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	<title>Imaginelf &#187; historique</title>
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	<description>Excursions littéraires dans l&#039;Imaginaire</description>
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		<title>Lavinia (Ursula Le Guin)</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Feb 2011 14:29:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
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		<description><![CDATA[Lavinia, princesse latine, a peine esquissée dans le poème de Virgile. Suffisamment cependant pour lui donner vie ; vie dont elle prend le contrôle pour raconter elle-même son histoire et rétablir la vérité sur son quotidien, ses années d'enfance, son destin de femme appelée à épouser un roi étranger. Fille, femme, épouse, mère, reine, le destin de Lavinia se dévoile, au rythme de ses paroles, de cette confession intemporelle.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><div class="imagitheque"><div class="encart"><center><table><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2011/01/lavinia-le-guin.jpg"><img class="couv" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2011/01/lavinia-le-guin.jpg" title="Lavinia"/></a></td><td><h2>Lavinia</h2><span class="label">Auteur : </span>Ursula Le Guin <br/><span class="label">Editeur : </span>L'Atalante <br/><span class="label">Parution : </span>01/2011 <br/><span class="label">Pages : </span>304 <br/><span class="label">Prix : </span>18€ <br/><br/><center><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/themes/imaginelf-newspaper/images/notes/kiwi_9.png"/></center></td></tr></table></center></div></div></p>
<p style="text-align: justify;">Lavinia, princesse latine, a peine esquissée dans le poème de Virgile. Suffisamment cependant pour lui donner vie ; vie dont elle prend le contrôle pour raconter elle-même son histoire et rétablir la vérité sur son quotidien, ses années d&#8217;enfance, son destin de femme appelée à épouser un roi étranger. Fille, femme, épouse, mère, reine, le destin de Lavinia se dévoile, au rythme de ses paroles, de cette confession intemporelle.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un contexte original attrayant</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Lavinia </em>est un roman qui plonge dans un univers vraiment original. Le Latium, province italienne où règnent Latinus et son épouse Amata, accompagnés de leur fille Lavinia, semble être une paisible province où il fait bon vivre. Le lecteur voit grandir la fillette, qui remplit avec obéissance et piété ses devoirs de fille de maison. Accompagnant son père lorsqu&#8217;il consulte les oracles, elle y rencontrera son poète et comprendra la nature de son existence : une esquisse, quelques mots d&#8217;une épopée. Ce point est le seul élément fantastique du récit, pas de Dieux vengeurs qui apparaissent par la suite, seulement des hommes qui marchent vers leur destin, dicté par un artiste qui vivra plusieurs siècles après eux.<br />
Le concept de donner la parole à un personnage secondaire de Virgile est assez extraordinaire. Ursula Le Guin redonne une voix à une femme oubliée, à la vie trop vite survolée et pourtant bien remplie. La narration à la première personne renforce la densité de l&#8217;héroïne, rend son existence bien réelle. Seule Lavinia était à même de parler de ce qu&#8217;elle fut et de ce qu&#8217;elle vécut, de la façon dont elle perçut les événements qui jalonnèrent son existence. De nombreuses années s&#8217;écoulent au fil des pages, voyant les personnages changer, grandir, vieillir et mourir, mais aussi la géopolitique changer, des conflits naître, des relations se nouer, porteuses de promesses&#8230; Bref, c&#8217;est tout un monde qui vit, sous le regard de Lavinia.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un style précis et vivant qui entraîne</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ursula Le Guin facilite la plongée dans l&#8217;univers de <em>Lavinia</em> par sa plume fluide, adaptée à la personnalité de l&#8217;héroïne. De nombreux éléments sensitifs ponctuent le texte, notamment des détails très visuels comme les paysages, forêt ou village, le bord du fleuve. La chaleur du soleil d&#8217;Italie, l&#8217;odeur des sources d&#8217;Albunea, des cris ou des murmures, la chaleur d&#8217;un feu&#8230; sont autant de points supplémentaires qui rendent le récit extrêmement vivant. L&#8217;histoire n&#8217;est pas linéaire, mêlant passé, présent et futur ce qui permet de mieux apprécier les causes et conséquences, la fatalité du destin.<br />
La découverte du quotidien de Lavinia est passionnante, une véritable plongée dans cette Italie depuis longtemps disparue, un voyage où l&#8217;on garde les yeux bien ouvert pour ne rien manquer. Bien que l&#8217;auteure ait fait quelques spéculations quant au mode de vie des latins de l&#8217;époque (choix expliqués en postface), on se régale à observer les habitants de Latium, à les voir suivre leurs traditions, travailler, aimer&#8230; Leur rapport avec leurs voisins et les étrangers, leur politique, la manière de gérer les conflits, leur foi, sont aussi des éléments passionnants de cette lecture et les protagonistes sont rendus attachants par l&#8217;auteure, s&#8217;avérant très humains, complexes, beaux chacun à leur manière.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Une héroïne fascinante, un Destin</em></p>
<p style="text-align: justify;">Lavinia elle-même est un personnage très intéressant. Consciente de devoir son existence à un poète, elle accepte sa condition, son destin déjà tracé, mais n&#8217;oublie pas pour autant de s&#8217;approprier sa vie, de se construire une personnalité bien lointaine de celle esquissée par Virgile. Très pieuse, soumise à son père, chaste, elle ne manque en aucun cas de personnalité ni de détermination. Partager son chemin s&#8217;avère très agréable, car la jeune femme, en plus d&#8217;être gentille et droite, est lucide sur sa condition et parle sans détour. L&#8217;absence de haine ou de colère, son acceptation, facilitent son récit ; son amour pour son pays et ses proches illumine les décors traversés et rend hommage aux personnalités croisées. Presque parfaite, elle n&#8217;en est pas pour autant irréelle et  suscite beaucoup de sympathie. C&#8217;est autant cette dignité que le style précis d&#8217;Ursula Le Guin qui donne toute la grandeur au roman, un caractère épique, l&#8217;allure d&#8217;un drame sans noirceur, sans regrets, mais un récit enjolivé par un cœur enraciné dans ce sol latin pour l&#8217;éternité.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Lavinia</em> est une oeuvre sublime, qui sort de ce que la fantasy ou tout autre genre de l&#8217;imaginaire peut proposer habituellement. Plein de fraîcheur, rempli de sensations variées et mettant en scène une héroïne magnifique, le roman s&#8217;avère très séduisant et remplit ses promesses. L&#8217;écriture d&#8217;Ursula Le Guin est un plaisir à parcourir, l&#8217;auteure a bien réussi son but : donner une existence bien remplie à la princesse latine Lavinia.</p>
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		<title>Les Lames du Cardinal t.3 (Pierre Pevel)</title>
		<link>http://www.imaginelf.com/2010/09/les-lames-du-cardinal-t-3-pierre-pevel/</link>
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		<pubDate>Wed, 15 Sep 2010 09:35:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
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		<category><![CDATA[Bragelonne]]></category>
		<category><![CDATA[cape et épée]]></category>
		<category><![CDATA[historique]]></category>
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		<description><![CDATA[Agnès, partie enquêter au sein des Châtelaines, découvre une terrible vérité : Paris est en danger, menacée par un Dragon Ancestral dont les flammes pourraient tout détruire. Les Lames subissent coups durs sur coups durs tandis que les ennemis de la France s'organisent.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><div class="imagitheque"><div class="encart"><center><table><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/09/lames-du-cardinal-3.jpg"><img class="couv" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/09/lames-du-cardinal-3.jpg" title="Les Lames du Cardinal t.3"/></a></td><td><h2>Les Lames du Cardinal t.3</h2><h3>Le Dragon des Arcanes</h3><span class="label">Auteur : </span>Pierre Pevel <br/><span class="label">Editeur : </span>Bragelonne <br/><span class="label">Parution : </span>09/2010 <br/><span class="label">Pages : </span>331 <br/><span class="label">Prix : </span>20 <br/><br/><center><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/themes/imaginelf-newspaper/images/notes/kiwi_4.png"/></center></td></tr></table></center></div></div></p>
<p style="text-align: justify;">Agnès, partie enquêter au sein des Châtelaines, découvre une terrible vérité : Paris est en danger, menacée par un Dragon Ancestral dont les flammes pourraient tout détruire. Les Lames subissent coups durs sur coups durs tandis que des ennemis de la France s&#8217;organisent en vue de la réalisation d&#8217;un Grand Dessein.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un volume rythmé malgré un démarrage questionnable</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ce dernier tome démarre sur des chapeaux de roue&#8230; par la fin du tome 2. Quelque peu réécrite certes, dans un contexte mieux développé et un petit retour en arrière. Une vérité est également assénée sans détour : un personnage principal est décédé et les détails sont obtenus par flash back. Résultat, le lecteur tombe un peu des nues.<br />
Mais attention, ce dernier tome est tout de même le meilleur de la série, une fois passé ce démarrage qui semble maladroit. L&#8217;action y est ininterrompue du début à la fin, les mystères s&#8217;épaississent et se résolvent, des vieux ennemis réapparaissent. Le spectacle est grandiose, les combats acharnés, surtout lors du final.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Une narration inégale</em></p>
<p style="text-align: justify;">Certains passages ne passent pas loin d&#8217;enflammer le lecteur (apprécions le jeu de mot&#8230;), deux bons moments d&#8217;émotions lui étant même réservés suite aux tragédies dont souffrent les Lames. Quelques scènes sont même plutôt belles, notamment dans les débuts. Mais sans s&#8217;en rendre compte, l&#8217;auteur fait tomber à plat ses plus belles envolées. Certains passages sont en effet très abrupts, coupés en pleine action pour se focaliser sur un autre personnage&#8230; qui à son tour voit son action brisée dans son élan. Ce qui aurait pu être dynamique ne fait que refroidir une ardeur qui ne demande qu&#8217;à s&#8217;exprimer et frustre au plus haut point.</p>
<p style="text-align: justify;">Certaines descriptions plutôt bien senties se voient affadir par une phrase récapitulative, comme si le lecteur avait besoin d&#8217;une lapalissade pour bien assimiler ce qu&#8217;il vient de lire. Ces petites phrases courtes se trouvent en fin de partie, laissant une scène se conclure par cette sensation un peu amère d&#8217;être pris pour un idiot, même s&#8217;il n&#8217;en est rien, de toute évidence. Le lecteur aimerait plutôt pouvoir poursuivre la lecture de l&#8217;action sans attendre que le focus reviennent à nouveau sur cette partie de l&#8217;intrigue.<br />
Le style de Pierre Pevel n&#8217;est pas désagréable, bien au contraire, mais ces choix narratifs inégaux ôtent une bonne partie du plaisir que procure cette plume vive et dynamique.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Des clichés inévitables (?)</em></p>
<p style="text-align: justify;">S&#8217;ajoutent ensuite des clichés, relativement inévitables et presque attendus (voire plaisants) pour certains il est vrai, assez visibles dans ce tome-ci. Les grands héros plein de courage, les sauvetages in-extremis, l&#8217;apparition d&#8217;un sauveur&#8230; accumulation d&#8217;effets de style qui, pour plaisant qu&#8217;ils soient dans un roman de ce genre, ne sont pas toujours très heureux. Surtout lorsque l&#8217;impression finale reste sur ceux-ci.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils nuisent également à l&#8217;attachement envers les personnages, qui est déjà difficile à obtenir malgré leur évidente sympathie. Ceci est d&#8217;ailleurs des plus insatisfaisant pour le lecteur qui, après avoir pratiquement eu les larmes aux yeux dans une situation (enfin !), se retrouve à nouveau froid et insensible au sort de ses Lames préférées. N&#8217;allons pas trop loin non plus, le triomphe des Lames est souhaité de toutes les forces possibles, mais la victoire étant si prévisible et arrivant dans une indifférence relative, la déception est de mise. Certaines situations de détresse des personnages ne convainquent pas et l&#8217;affrontement ultime débarque un peu sans explication et est vite expédié. D&#8217;ailleurs certains mystères restent irrésolus, ce qui seraient appréciable et intéressant s&#8217;ils ne côtoyaient certaines platitudes qui leur enlèvent une bonne dose de charme.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Inutilité et manque de subtilité</em></p>
<p style="text-align: justify;">Mais au delà du cliché, encore acceptable dans le déroulement d&#8217;un roman de cape et d&#8217;épée, ce sont les scènes inutiles et les impressions de remplissage plein de vide qui marquent. En effet, ce tome voit par exemple le retour d&#8217;un opposant redoutable. Mais le tapage autour de celui-ci, notamment face à une grande menace sur Paris, ne sert pas grand chose. Aucune de ses actions n&#8217;a d&#8217;incidence majeure sur la trame principale et frisent parfois l&#8217;incohérence (quel poids un caprice personnel peut-il avoir à l&#8217;aube de la réalisation d&#8217;un Grand Dessein&#8230;). Plusieurs scènes au fil du tome ne paraissent ainsi pas trouver leur place ou manquent de naturel dans le flot du récit, et souffrent d&#8217;indifférence ou d&#8217;oublis spontanés de la part du lecteur, comme cela aura pu se produire dans l&#8217;opus précédent.</p>
<p style="text-align: justify;">Le manque de subtilité, réside encore une fois (cf.tome 2) dans les révélations assénées sans indice préalable et qui coupent court à toute surprise. Amenées sans détour aucun, celles-ci ne laissent pas au lecteur la possibilité d&#8217;extrapoler, l&#8217;auteur concluant à sa place. Bref, le lecteur ne se sent pas libre de sa lecture, lui qui n&#8217;est déjà pas acteur de par sa condition d&#8217;homme (ou femme) du XXIè siècle et de par son attachement fragile aux personnages et leur situation. Dommage car un peu plus de finesse aurait bien caractérisé cette époque d&#8217;apparences et de galanterie.<br />
De plus, les clés de l&#8217;intrigue lui sont dévoilées par un personnage et bien malin le lecteur qui aurait compris de quoi il retourne sans les explications de celui-ci. Des indices, toujours un manque d&#8217;indice, pour arriver plus en douceur vers la compréhension globale et garder l&#8217;attention pleine et entière du public.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Conclusion sur la trilogie</em></p>
<p style="text-align: justify;">Les dernières pages du <em>Dragon des Arcanes</em> concluent très bien le cycle, replaçant le contexte historique et son futur immédiat, envoyant les héros vers d&#8217;autres horizons et laissant ouverte la porte des complots et des intrigues car une bataille n&#8217;est point une guerre, aussi faut-il toujours rester sur ses gardes.<br />
Concernant la trilogie, il est à regretter un manque de cohérence globale. &#8220;<em>Tout ça pour ça</em>&#8221; pourrait-on se dire ; un roman simple de Cape et d&#8217;épée aurait pu suffire au bonheur, là où une intrigue de fantasy, ressentie comme très accessoire, ne convainc finalement pas vraiment. Du beau spectacle néanmoins, même s&#8217;il manque de profondeur et de cohésion entre les tomes, qui saura conquérir les fans de la première heure jusqu&#8217;au bout mais laissera les sceptiques&#8230; toujours sceptiques.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/09/Bragelonne_logo.png"><img class="alignnone size-full wp-image-1107" title="Bragelonne" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/09/Bragelonne_logo.png" alt="" width="147" height="45" /></a> <a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/06/logo_livraddict.png"><img class="alignnone size-full wp-image-895" title="Livraddict" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/06/logo_livraddict.png" alt="" width="128" height="30" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>Merci à Bragelonne et Livraddict pour cette lecture qui, si elle n&#8217;a pas été convaincante, a éveillé assez ma curiosité pour tenter une autre lecture avec l&#8217;auteur. La trilogie Wielstadt est dans ma PAL et j&#8217;espère pouvoir mieux apprécier cette plume non dénuée de talent.</em></p>
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		<title>Les Lames du Cardinal t.2 (Pierre Pevel)</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Sep 2010 21:44:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pas de répit pour les Lames du Cardinal. Après des aventures mouvementées les voilà de nouveau en mission, à la rencontre d'une Italienne qui affirme détenir un secret d'état. Un complot se préparerait contre la France et il serait mené par un Dragon redoutable : L'Alchimiste des Ombres.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><div class="imagitheque"><div class="encart"><center><table><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/09/alchimiste-des-ombres.jpeg"><img class="couv" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/09/alchimiste-des-ombres.jpeg" title="Les Lames du Cardinal t.2"/></a></td><td><h2>Les Lames du Cardinal t.2</h2><h3>L'Alchimiste des Ombres</h3><span class="label">Auteur : </span>Pierre Pevel <br/><span class="label">Editeur : </span>Bragelonne <br/><span class="label">Parution : </span>06/2009 <br/><span class="label">Prix : </span>20€ <br/><br/><center><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/themes/imaginelf-newspaper/images/notes/kiwi_4.png"/></center></td></tr></table></center></div></div></p>
<p style="text-align: justify;">Pas de répit pour les Lames du Cardinal. Après des aventures mouvementées les voilà de nouveau en mission, à la rencontre d&#8217;une Italienne qui affirme détenir un secret d&#8217;état. Un complot se préparerait contre la France et il serait mené par un Dragon redoutable : L&#8217;Alchimiste des Ombres.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Une intrigue plus rythmée, toujours relativement peu dense</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ce deuxième opus est un peu plus dense que son prédécesseur, pour une intrigue de fond qui semble plus développée. Logique quand dans le premier tome la mise en place était si longue. Ici, le lecteur est directement plongé dans l&#8217;action et rencontre de nouveaux personnages comme l&#8217;Italienne, accompagnée de ses mignons dragonnets ; et fait connaissance dans une moindre mesure avec les mystérieux Gardes Noirs qui accompagnent les Châtelaines, ces religieuses qui combattent les Dragons.<br />
L&#8217;enquête concernant le complot mène les Lames en dehors de Paris, ce qui apporte un changement de décor bienvenu tant les répétitions concernant la puanteur et la chaleur des rues parisiennes étouffent. Comme dans le premier volume, l&#8217;action se condense surtout dans la deuxième partie du livre et les détails de ce qui précède s&#8217;estompent rapidement, notamment certaines scènes dont l&#8217;utilité échappe parfois.<br />
Le rapport au contexte historique est encore plus présent, Pierre Pevel mettant en scène Madame de Chevreuse et ses amis, figures emblématiques de l&#8217;opposition au roi. Parfois, l&#8217;intégration d&#8217;éléments de fantasy semble être réalisée exprès pour coller à certains faits historiques, et manque quelque peu de spontanéité. Mais dans l&#8217;ensemble, le mélange est plutôt bien dosé.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Des choix de narration inégaux</em></p>
<p style="text-align: justify;">Si le côté guide touristique est moins envahissant que dans le premier opus, ce sont les répétitions qui prennent le relai. Déjà présentes auparavant, elles deviennent agaçantes par moments. Comme si l&#8217;auteur considérait que le lecteur allait faire de longues pauses entre les chapitres, au point d&#8217;avoir besoin qu&#8217;on lui rappelle sans cesse des faits basiques. En guise d&#8217;exemple, l&#8217;apparition d&#8217;un agent de la Griffe Noire déjà connu au tome 1 est quasiment toujours accompagnée d&#8217;une phrase du style « S., qui était en réalité un agent de la Griffe Noire ». De nombreuses descriptions sont ainsi reprises régulièrement au fil des pages, alourdissant la lecture.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l&#8217;histoire en elle-même, l&#8217;auteur donne l&#8217;impression de passer par de nombreux détours pour arriver à un point qui n&#8217;en méritait pas tant, apportant certaines révélations sans subtilité, telle l&#8217;identité de l&#8217;Alchimiste des Ombres, que l&#8217;auteur désigne du doigt dès son apparition, sans indice préalable, malgré un pseudonyme et l&#8217;ignorance des personnages. A cela s&#8217;ajoutent les descriptions relativement distantes, trop carrées peut être, où ne perce que peu d&#8217;émotion.</p>
<p style="text-align: justify;">Le lecteur pourra donc se perdre, dans l&#8217;attente de rebondissements qui arrivent surtout vers la fin, et risque d&#8217;oublier une bonne partie de l&#8217;intrigue en court de route, sans que cela nuise à la compréhension globale, heureusement. Ou malheureusement, car ceci pourrait être le symptôme du sentiment de vide qui caractérise une partie de l&#8217;œuvre lorsque l&#8217;on souhaite en tirer la moelle. La dernière partie elle-même reste relativement énigmatique et cette incertitude quant à son importance n&#8217;aide pas à ressortir satisfait de la lecture. Mais l&#8221;histoire néanmoins coule assez bien et emporte au fil des pages et l&#8217;explosion finale fait repartir l&#8217;intrigue, suscitant assez d&#8217;intérêt encore une fois pour ouvrir le tome suivant. Pierre Pevel est décidément bon sur les cliffhangers.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Des personnages toujours agréables mais qui ne provoquent pas de passion</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le point positif majeur, outre cet attachement réussi à la cohérence historique et le changement de décor, réside encore une fois dans les personnages. Leprat, le mousquetaire, prend une dimension intéressante face à un alter ego dans l&#8217;autre camp. Laincourt, lui, révèle un côté sentimental. Le Cardinal garde sa superbe, secret et distant comme toujours. Des duplicités évoquées dans le premier opus, il ne reste en revanche plus grand chose. Les Châtelaines sont les énigmes de ce volume, cachant de toute évidence un secret, de telle façon qu&#8217;il est peu aisé de savoir si elles se classent parmi les alliés ou si elles jetteront sans regret des bâtons dans les pattes des chevaux de nos héros.<br />
Malgré toute la sympathie que peuvent provoquer les protagonistes, s&#8217;y attacher semble toujours aussi difficile, leur sort pouvant laisser relativement froid, malgré le spectacle qu&#8217;ils offrent au lecteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Du spectacle, des rebondissements et du mystère, voilà qui ne manque pas. Oui, mais. L&#8217;oubli vient vite, l&#8217;indifférence reprend le dessus, l&#8217;incompréhension menace. La curiosité est heureusement toujours là, avec l&#8217;espoir que la suite et fin apporte l&#8217;éblouissement attendu.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.bragelonne.fr/" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1107" title="Bragelonne" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/09/Bragelonne_logo.png" alt="" width="147" height="45" /></a> <a href="http://www.livraddict.com" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-895" title="Livraddict" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/06/logo_livraddict.png" alt="" width="128" height="30" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>Merci aux éditions Bragelonne et à Livraddict</em></p>
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		<title>Les Lames du Cardinal t.1 (Pierre Pevel)</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Sep 2010 23:25:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Bragelonne]]></category>
		<category><![CDATA[cape et épée]]></category>
		<category><![CDATA[historique]]></category>
		<category><![CDATA[Pevel]]></category>

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		<description><![CDATA[Paris 1633. Louis XIII règne, secondé par le Cardinal de Richelieu. La situation avec l'Espagne est tendue et le gouvernement doit sans cesse être à l’affût des complots. Parmi les pires ennemis de la France et de la race humaine, les Dragons menacent le fragile équilibre diplomatique entre les deux pays en froid. Richelieu fait appel à sa carte secrète : le Capitaine La Fargue, à qui il ordonne de réunir Les Lames du Cardinal, groupe de fameux espions et combattants qui œuvraient autrefois pour lui avant de tomber en disgrâce.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><div class="imagitheque"><div class="encart"><center><table><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/08/lames-cardinal-1.jpg"><img class="couv" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/08/lames-cardinal-1.jpg" title=""/></a></td><td><span class="label">Auteur : </span>Pierre Pevel <br/><span class="label">Editeur : </span>Bragelonne <br/><span class="label">Parution : </span>03/2010 <br/><span class="label">Pages : </span>300 <br/><span class="label">Prix : </span>20€ <br/><br/><center><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/themes/imaginelf-newspaper/images/notes/kiwi_4.png"/></center></td></tr></table></center></div></div></p>
<p style="text-align: justify;">Paris 1633. Louis XIII règne, secondé par le Cardinal de Richelieu. La situation avec l&#8217;Espagne est tendue et le gouvernement doit sans cesse être à l’affût des complots. Parmi les pires ennemis de la France et de la race humaine, les Dragons menacent le fragile équilibre diplomatique entre les deux pays en froid. Richelieu fait appel à sa carte secrète : le Capitaine La Fargue, à qui il ordonne de réunir Les Lames du Cardinal, groupe de fameux espions et combattants qui œuvraient autrefois pour lui avant de tomber en disgrâce.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Saga historique à la fantasy légère</em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette série de Pierre Pevel s&#8217;annonce comme de la fantasy historique. L&#8217;auteur maîtrise parfaitement la situation géo-politique de l&#8217;époque et intègre une fantasy somme toute discrète au roman de cape et d&#8217;épée, via des dragons ayant apparence humaine et pratiquant la magie, œuvrant contre la France et pour une domination de leur espèce. Les complots étant monnaie courante à l&#8217;époque, l&#8217;idée d&#8217;en intégrer un de cette nature est plutôt bien imaginé et cohérent, pour une fantasy qui se fond dans le décor.</p>
<p style="text-align: justify;">La maîtrise du contexte et de la ville de Paris est tellement importante, que l&#8217;auteur souhaite en montrer le maximum de détail, ce qui se traduit parfois par l&#8217;impression de suivre un guide touristique dès que les personnages se déplacent (voire un GPS : « ils tournèrent à gauche dans telle rue, puis à droite dans telle autre, qui était parallèle à celle-ci&#8230; »). Ce style pourra plaire aux amateurs de récits historiques, mais pourrait dérouter quelques lecteurs de fantasy habitués à d&#8217;autres styles descriptifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Certains lecteurs n&#8217;apprécieront également pas que, de la même manière, l&#8217;auteur les sorte du contexte. En effet, il arrive que certaines descriptions soient ouvertement faites par Pierre Pevel pour le lecteur du XXIè siècle, en rappelant qu&#8217;à cette époque tel bâtiment ne s&#8217;appelait pas encore comme maintenant, par exemple. Difficile de se plonger parfaitement dans le récit de cette manière et de se croire revenu au XVIIè lorsqu&#8217;on se fait régulièrement rappeler qu&#8217;on n&#8217;y appartient pas.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Une fluidité mise à l&#8217;épreuve</em></p>
<p style="text-align: justify;">A ces soucis d&#8217;impression de tourisme s&#8217;ajoute presque logiquement une certaine distance descriptive. L&#8217;auteur semble parfois raconter un film qu&#8217;il aurait vu la veille, décrivant les mouvements et les décors d&#8217;une manière qui peut sembler artificielle. De plus, une quantité non négligeable des descriptions ne semble pas intégrée à l&#8217;action, coupant celle-ci et nuisant à la fluidité de l&#8217;ensemble du livre.</p>
<p style="text-align: justify;">Le grand point noir de ce premier opus est certainement la confusion générale dans la manière de présenter les protagonistes. Les chapitres sont très nombreux, très courts et alternent entre les héros, qui ne sont pas ensemble au départ. Ce qui pourrait paraître rythmé et idéal pour un lecteur n&#8217;ayant pas forcément le temps de se plonger une heure dans le livre, s&#8217;avère être en réalité un sévère handicap. En effet, le lecteur n&#8217;a pas le temps de faire connaissance avec l&#8217;un, qu&#8217;il se retrouve à suivre l&#8217;autre. Sans compter que plusieurs personnages ont des noms à consonance proche (Saint-Luc, Leprat, Laincourt), ce qui accentue la confusion. On se retrouve ainsi page 200 sur 300 en se demandant encore qui est qui (à part Agnès, la dame de l&#8217;histoire, et le Capitaine).<br />
Les informations arrivent nombreuses de part et d&#8217;autre mais aucun temps d&#8217;assimilation n&#8217;est laissé, l&#8217;action à un endroit étant parfois coupée pour reprendre plusieurs pages plus loin, les passages s&#8217;enchaînant ainsi sans transition. Ce style aurait peut-être pu passer dans un film, mais n&#8217;apparaît pas comme le meilleur choix pour amener le lecteur à s&#8217;attacher à des personnages qu&#8217;il n&#8217;apprend pas à connaître.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Des personnages intéressants dans une intrigue au rythme inégal</em></p>
<p style="text-align: justify;">Malgré une rencontre difficile, les personnages sont sympathiques. S&#8217;y attacher est difficile avec toutes ces alternances, mais leur bonne humeur et l&#8217;ambiance cape et d&#8217;épée jouent en leur faveur. Chacun se démarque à sa façon et le lecteur trouvera sans doute son chouchou parmi ces Lames bien différentes les unes des autres. Leur point fort vient d&#8217;une certaine duplicité de la part de certains, dont on ne sait s&#8217;ils servent le Cardinal et la France ou bien les Dragons et où va leur loyauté entre leurs amis et leur maître. Laincourt est le personnage le plus complexe de ce tome et laisse longtemps planer le doute sur ses intentions. Le final dévoile le jeu d&#8217;un autre personnage, donnant envie de comprendre les implications d&#8217;une telle révélation en lisant le tome suivant.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rythme de l&#8217;intrigue est étrangement réparti. Alternances sur chacun des  personnages pendant environ 200 pages, le cœur de l&#8217;action ne semble prendre place que sur la dernière partie du livre. Celle-ci est très riche, donnant un coup d&#8217;accélérateur à la fin, bienvenu après avoir tant peiné. Mais elle tarde trop pour se condenser sur une petite partie et ce déséquilibre nuit au plaisir et à la fluidité de lecture. Néanmoins, cette fin d&#8217;opus attise curiosité et intérêt, suffisant pour avoir envie d&#8217;ouvrir la suite, sans pour autant ôter la frustration (voire la déception) engendrée par la confusion.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.bragelonne.fr/" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-1107" title="Bragelonne" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/09/Bragelonne_logo.png" alt="" width="147" height="45" /></a><a href="http://www.livraddict.com/forum/" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-895" title="Livraddict" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/06/logo_livraddict.png" alt="" width="128" height="30" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><em>Je remercie Livraddict et Bragelonne pour ce partenariat, car la découverte à défaut d&#8217;être bonne, est tout de même intéressante.</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>La Voix du Feu (Alan Moore)</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Sep 2010 22:08:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Belgarion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantastique/Horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[calmann-lévy]]></category>
		<category><![CDATA[historique]]></category>
		<category><![CDATA[Moore]]></category>

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		<description><![CDATA[C'est l'histoire de Northampton, la ville natale d'Alan Moore, vue au travers de 12 histoires plus ou moins liées. On retrouve dans la majorité de ces récits, comme le dit Neil Gaiman dans la préface "des gens, des voix, des têtes coupées, des pieds estropiés, des chiens noirs et des bûchers crépitant". Ces récits commençent par l'histoire d'un attardé venant de perdre sa mère en 40000 av. J.-C. et traversent les époque jusqu'à retrouver Alan Moore lui-même écrivant ce roman dans son manoir en 1995.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><div class="imagitheque"><div class="encart"><center><table><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/09/La-Voix-du-feu.jpg"><img class="couv" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/09/La-Voix-du-feu.jpg" title="La Voix du Feu"/></a></td><td><h2>La Voix du Feu</h2><h3>(VO : Voices of Fire)</h3><span class="label">Auteur : </span>Alan Moore <br/><span class="label">Editeur : </span>calmann-lévy - INTERSTICES <br/><span class="label">Parution : </span>2008 <br/><span class="label">Pages : </span>331 <br/><span class="label">Prix : </span>19,90 € <br/><br/><center><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/themes/imaginelf-newspaper/images/notes/kiwi_8.png"/></center></td></tr></table></center></div></div></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est l&#8217;histoire de Northampton, la ville natale d&#8217;Alan Moore, vue au travers de 12 histoires plus ou moins liées. On retrouve dans la majorité de ces récits, comme le dit Neil Gaiman dans la préface <em>&#8220;des gens, des voix, des têtes coupées, des pieds estropiés, des chiens noirs et des bûchers crépitant&#8221;</em>. Ces récits commençent par l&#8217;histoire d&#8217;un attardé venant de perdre sa mère en 40000 av. J.-C. et traversent les époque jusqu&#8217;à retrouver Alan Moore lui-même écrivant ce roman dans son manoir en 1995.</p>
<p style="text-align: center;"><em>un savant mélange de réalité et de fiction</em></p>
<p style="text-align: justify;">Nous trouvons dans ce roman, oui roman plus que recueil, douze récits qui présentent autant de différences que de points communs. Si ils se passent tous à des temps éloignés les uns des autres, tous se déroulent au même endroit et reprennent des élément du folklore local propre à la région de Northampton. L&#8217;auteur y mêle allègrement des faits qu&#8217;il a pu rassembler de toutes parts, un vrai travail de fourmi, avec son imagination débordante. Ce mélange est tellement bien fait qu&#8217;il est difficile de démêler la vérité de la fiction.</p>
<p style="text-align: center;"><em>une narration savamment maîtrisée</em></p>
<p style="text-align: justify;">Chaque récit a un ton unique. L&#8217;auteur adapte à la fois le vocabulaire et contenu à l&#8217;époque, mais aussi la manière de narrer son histoire. Un style direct avec un vocabulaire limité pour le simple d&#8217;esprit de l&#8217;âge de pierre, un style volontairement maladroit pour le journal intime d&#8217;un malade mental, une histoire raconté par une tête planté sur une pique à l&#8217;entrée d&#8217;une ville, bref, un exercice littéraire très utile dans ce récit et parfaitement maîtrisé par l&#8217;auteur. Chaque personnage racontant sa propre expérience, l&#8217;histoire en devient subjective, car orientée par une vision biaisée par la propre perception du narrateur.<br />
Toute ces techniques permettent une excellente immersion et de parfaitement se prendre au récit. La contrepartie étant un vocabulaire très riche et un style assez dense qui peut nécessiter une forte concentration pour la lecture.</p>
<p style="text-align: center;"><em>une lecture exigeante mais intéressante</em></p>
<p style="text-align: justify;">Alan Moore arrive à mêler avec brio son côté abrupt et direct avec son côté poétique, chose qui n&#8217;est pas aisée quand on aborde des sujets aussi violents et difficiles, comme l&#8217;abandon par les siens ou encore un choix de vie qui nous dépasse et se retourne contre nous. Au final <em>La Voix du Feu</em> est un récit très agréable à lire et très prenant. De plus, la grande variété d&#8217;époques abordées au cours des différents récits permettra à tout le monde de retrouver des périodes de l&#8217;histoire qu&#8217;il affectionne et peut-être dans découvrir d&#8217;autres sous un nouveau jour. Un petit mot de la fin pour l&#8217;excellent travail de traduction de Patrick Marcel, qui permet de profiter pleinement de l&#8217;excellent style de Moore.<br />
Je recommanderai donc ce récit, mais pas à n&#8217;importe qui, car même si il est extrêmement intéressant et bien construit, il n&#8217;en reste pas moins complexe et exigeant pour le lecteur.</p>
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		<title>L’Histoire des 3 Adolf T1 (Osamu Tezuka)</title>
		<link>http://www.imaginelf.com/2010/02/lhistoire-des-3-adolf-t1-osamu-tezuka/</link>
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		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 21:34:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bandes Dessinées]]></category>
		<category><![CDATA[Manga]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[historique]]></category>
		<category><![CDATA[Tezuka]]></category>

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		<description><![CDATA[Sohei Togué, ancien sportif, est envoyé à Berlin pour couvrir les JO de 1936, durant lesquels Hitler ne fait qu'asseoir son pouvoir. Il voudrait en profiter pour revoir son frère Isao, mais trouve ce dernier assassiné. Peu de temps auparavant, Isao avait affirmé détenir un document dont le secret marquerait la fin d'Hitler et du régime Nazi.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="imagitheque"><div class="encart"><center><table><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/02/histoire3adolf.jpg"><img class="couv" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/02/histoire3adolf.jpg" title="L'Histoire des 3 Adolf"/></a></td><td><h2>L'Histoire des 3 Adolf</h2><h3>Volume 1</h3><span class="label">Scénario : </span>Osamu Tezuka <br/><span class="label">Dessin : </span>Osamu Tezuka <br/><span class="label">Editeur : </span>Tonkam <br/><span class="label">Parution : </span>05/2008 <br/><span class="label">Pages : </span>287 <br/><span class="label">Prix : </span>19,90€ <br/><br/><center><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/themes/imaginelf-newspaper/images/notes/kiwi_10.png"/></center></td></tr></table></center></div></div>
<p style="text-align: justify;">Sohei Togué, ancien sportif, est envoyé à Berlin pour couvrir les JO de 1936, durant lesquels Hitler ne fait qu&#8217;asseoir son pouvoir. Il voudrait en profiter pour revoir son frère Isao, mais trouve ce dernier assassiné. Peu de temps auparavant, Isao avait affirmé détenir un document dont le secret marquerait la fin d&#8217;Hitler et du régime Nazi.<br />
Au Japon, deux enfants prénommés Adolf, d&#8217;origine allemande, aiment à jouer ensemble. Mais l&#8217;un est issu d&#8217;une famille de travailleurs juifs et l&#8217;autre est le fils d&#8217;un ambassadeur Nazi. Difficile de vivre une amitié dans un tel contexte, surtout si des informations confidentielles venaient à être connues de part et d&#8217;autre.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un retour sur l&#8217;Histoire</em></p>
<p style="text-align: justify;">Osamu Tezuka, né en 1928, a connu la seconde guerre mondiale, qui l&#8217;a profondément marqué. Avec ce manga en quatre tome, il a voulu revenir sur les horreurs qui ont eu lieu sous le régime nazi, notamment au Japon. Sous couvert d&#8217;un thriller, il peint un portrait très réaliste de la société d&#8217;alors, avec les allemands immigrés, juifs ou dignitaires nazis, n&#8217;oubliant aucun détail comme la grande inondation de 1938. Le secret porté par les documents à l&#8217;origine de l&#8217;intrigue, seule &#8220;faille&#8221; historique, a longtemps été considéré comme réel, avant que des chercheurs prouvent tardivement le contraire. Le dossier présent en fin de cette édition de luxe, écrit par Didier Pasamonik et Kôsei Ono, reprend les divers points historiques abordés et souligne le soucis d&#8217;exactitude de l&#8217;auteur, qui ne voulait pas faire du contexte réel un simple décor à son histoire, mais au contraire revenir sur les traumatismes engendrés cette période.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Une aventure humaine</em></p>
<p style="text-align: justify;">Même si Tezuka s&#8217;applique à raconter l&#8217;Histoire, il n&#8217;oublie pas pour autant de créer des personnages crédibles et terriblement humains. Les deux enfants nommés Adolf sont attachants et subissent un destin bien trop lourd pour leurs frêles épaules ; Sohei possède quant à lui un grand charisme et une force mentale impressionnante. Le lecteur suit ces trois protagonistes au plus près de leur quotidien, spectateur impuissant de situations qui plongent vers une fin inévitable. Grâce à ce récit à échelle humaine, l&#8217;empathie envers ses personnages fonctionne, permettant de mieux entraîner le spectateur dans les aspects les plus noirs du passé.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Une grande force émotionnelle</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L&#8217;Histoire des 3 Adolf</em> est un drame puissant. Il n&#8217;y a pas de place pour le doute, la tendresse ou l&#8217;innocence dans un monde où la guerre menace ; Osamu Tezuka le fait comprendre dès le départ et happe le lecteur dans une aventure qui le dépasse. Il ne lui accorde aucun répit, le plongeant très vite dans la peur et l&#8217;angoisse, d&#8217;abord avec la mort du frère de Sohei, puis avec le sort des garçons qui s&#8217;annonce bien noir pour tous deux. L&#8217;Histoire a beau être connue, la voir se répéter à nouveau ne laisse pas indifférent. Le plus effrayant est de voir comment la folie de quelques hommes a contaminé des milliers d&#8217;âmes innocentes au nom d&#8217;une idéologie meurtrière. Le dossier de fin revient sur le rapport affectif qu&#8217;entretient Tezuka avec l&#8217;Histoire, donnant une dimension d&#8217;autant plus forte et personnelle à ce début de série.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce premier tome se termine sur l&#8217;année 1938. La guerre n&#8217;est pas encore déclarée mais les horreurs sont déjà dramatiquement généralisées. Entre le rapport historique et le thriller palpitant, les trois prochains opus promettent de tragiques et émouvants rebondissements. A ne manquer sous aucune prétexte !</p>
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