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	<title>Imaginelf &#187; Science-fiction</title>
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	<description>Excursions littéraires dans l&#039;Imaginaire</description>
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		<title>Sans parler du chien (Connie Willis)</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Sep 2010 23:40:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[Prix Bob Morane]]></category>
		<category><![CDATA[Prix Hugo]]></category>
		<category><![CDATA[Prix Locus]]></category>
		<category><![CDATA[voyage temporel]]></category>
		<category><![CDATA[Willis]]></category>
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		<description><![CDATA[En 2057 le voyage temporel est monnaie courante. L'excentrique et riche mécène Lady Shrapnell envoie des historiens dans le passé dans le but de retrouver les détails les plus infimes pour la reconstruction de la Cathédrale de Coventry. Ned Henry est quant à lui chargé de retrouver la potiche de l'Êvêque, mystérieusement disparue dans un bombardement lors de la seconde guerre mondiale. Mais un chat ramené au XXIè siècle pourrait provoquer un paradoxe temporel sans précédent ; et c'est à l'époque victorienne qu'il faudra résoudre le problème.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/09/sans-parler-du-chien.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/09/sans-parler-du-chien.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>Sans parler du chien</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Connie Willis <br/><b>Editeur : </b>J'ai Lu <br/><b>Parution : </b>06/2009 <br/><b>Pages : </b>573 <br/><b>Prix : </b>8€ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_9.png"/></center></td></tr></table></center></p>
<p style="text-align: justify;">En 2057 le voyage temporel est monnaie courante. L&#8217;excentrique et riche mécène Lady Shrapnell envoie des historiens dans le passé dans le but de retrouver les détails les plus infimes pour la reconstruction de la Cathédrale de Coventry. Ned Henry est quant à lui chargé de retrouver la potiche de l&#8217;Êvêque, mystérieusement disparue dans un bombardement lors de la seconde guerre mondiale. Mais un chat ramené au XXIè siècle pourrait provoquer un paradoxe temporel sans précédent ; et c&#8217;est à l&#8217;époque victorienne qu&#8217;il faudra résoudre le problème.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un roman victorien ?</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ce roman résolument SF (voyage et paradoxe temporels) offre néanmoins un cadre des plus particuliers. En effet, la majeure partie de l&#8217;intrigue se déroule en 1888 dans la région d&#8217;Oxford, en pleine époque victorienne. Canotage sur la Tamise, jeunes filles de bonne famille et gentlemen, tenues à volant et ombrelles, bibelots, domestiques&#8230; que d&#8217;éléments dépaysants et caractéristiques, inattendus dans un livre de science-fiction. <em>Sans parler du chien</em> est en réalité un véritable hommage à cette époque, aux auteurs et œuvres contemporains, ainsi qu&#8217;au décor et aux habitants. Les références sont multiples, de Lewis Caroll et son jeu de croquet avec la Reine de coeur, à Jérôme K. Jérôme et son roman <em>Trois hommes dans un bateau (sans parler du chien)</em>, en passant par Wilkie Collins et sa <em>Pierre de Lune</em>, considéré comme le premier roman policier. Le héros utilise d&#8217;ailleurs ses connaissances des œuvres du passé pour avancer dans ses réflexions et résoudre les problèmes. Ces détails sont abondants et raviront ceux qui les connaissent sans perdre ceux qui ne les connaissent pas, leur donnant par la même occasion l&#8217;envie de les découvrir.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour offrir un tel nombre de clins d&#8217;œil dans les décors, les personnages et le contexte, Connie Willis a sans conteste fourni un énorme travail de documentation. Elle réussit par la même occasion à transmettre sa passion pour L&#8217;Angleterre de ce siècle, grâce à de superbes descriptions et aux sentiments de personnages concernant leur vie dans ce siècle qui n&#8217;est pas le leur. Le lecteur sort admiratif face à l&#8217;érudition qui imprègne les pages et qui s&#8217;intègre si naturellement au récit, loin de la simple démonstration culturelle, car chaque détail a son intérêt.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un ton humoristique pour un travail sérieux et des personnages superbes</em></p>
<p style="text-align: justify;">La mise en scène est résolument tournée vers le burlesque. Le héros, Ned Henry est dès le début de l&#8217;histoire en état de déphasage, soit un état absurde qui a tendance à faire divaguer et qui s&#8217;avère drôlissime par les dialogues qu&#8217;il provoque. Connie Willis s&#8217;approprie un humour british tout à fait exquis et fait subir à ses personnages des situations typiques de certains genres littéraires ou théâtraux. Tel ce passage savoureux digne des meilleurs vaudevilles ou des &#8220;running gags&#8221; comme les allusions aux brocantes, dont Ned a la hantise et qui ne cessent de le poursuivre. Les dialogues sont également de pures bijoux, les protagonistes réagissant avec finesse, intelligence et humour à toute occasion, même la plus désespérée. L&#8217;incompréhension de Ned face à des choses tellement simples pour le lecteur, comme anticiper les réactions d&#8217;un chat ou se servir d&#8217;un matériel basique, ajoute à l&#8217;amusement.</p>
<p style="text-align: justify;">Les personnages sont tous fascinants. A commencer par Ned, cet homme du futur qui trouve néanmoins bien sa place au XIXè siècle. Il est plein d&#8217;esprit mais se trouve complètement démuni devant un simple chat. Dans son périple, il rencontre Terence, jeune homme accompagné de son fidèle chien Cyril, bouledogue affectueux mais un peu encombrant. Terence tombe amoureux de Tocelyn, une jeune fille de bonne famille insupportable qui s&#8217;avère être l&#8217;ancêtre de Lady Shrapnell, la terreur de Ned et Verity. Cette dernière est à l&#8217;origine de l&#8217;incongruité qu&#8217;il leur faut rétablir et sert de chaperon à la peste &#8220;Tossie&#8221;. Les personnages secondaires ne sont pas en reste, du majordome lettré et surnaturellement efficace Baine, en passant par le père de Tossie amoureux de ses poissons (qui souffrent régulièrement de la présence du chat), ainsi que sa mère, adepte du spiritisme et parfaite incarnation de la bourgeoise d&#8217;époque. Ces personnalités sont extrêmement attachantes et spontanées, c&#8217;est un plaisir de suivre au quotidien le spectacle de leur vie qui se joue rien que pour le bonheur du lecteur, qui aura envie d&#8217;adopter Cyril, de jeter Tossie dans la Tamise ou de faire tomber Verity dans les bras de Ned.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Des fragments parfois peu accessibles</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le seul reproche qu&#8217;il est possible de faire à ce roman ultra complet est la complexité qui touche aux voyages temporels et aux paradoxes qu&#8217;ils engendrent. Attention au mal de tête lors des explications théoriques. Cependant, même sans suivre et sans tout saisir, ces scènes restent bien intégrées au reste et cette danse scientifique peut être appréhendée avec humour, comme si le lecteur se trouvait devant une auteure déphasée en plein délire. Cela ne gêne pas spécialement la compréhension, Connie Willis étant assez habile pour que les différents niveaux de son récit se rejoignent sans heurt.<br />
Le départ peut également être déroutant, avec une plongée directe dans l&#8217;intrigue combinée au déphasage de Ned qui rend le suivi un peu ardu. Qu&#8217;à cela ne tienne, deux chapitres plus tard ce désagrément est oublié et le cœur du récit démarre. Le conseil est donc de s&#8217;accrocher et de ne pas se fier à ces quelques pages qui, placées au démarrage, peuvent bloquer les plus réticents.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Sans parler du chien</em> est un roman incontournable. Complexe, intelligent, drôle, aux personnages splendides, il ne vole pas ses compliments ni ses prestigieux prix Locus et Hugo obtenus en 1999. Ce roman est un condensé de bonne humeur, recommandé contre la déprime hivernale ou pour embellir le reste de l&#8217;année. Embarquez pour l&#8217;Angleterre du XIXè siècle avec Ned, vous ne le regretterez pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/logo_atuan.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-762" title="Le Cercle d'Atuan" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/logo_atuan-300x44.jpg" alt="" width="300" height="44" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Un coup de cœur découvert en compagnie des Atuaniens : <a href="http://aruthablog.blogspot.com/2010/08/sans-parler-du-chien-connie-willis.html" target="_blank">Arutha</a>,<a href="http://quadrant-alpha.blogspot.com/2010/08/sans-parler-du-chien-connie-willis.html" target="_blank"> El Jc</a>, <a href="http://naufragesvolontaires.blogspot.com/2010/08/sans-parler-du-chien-de-connie-willis.html" target="_blank">Julien</a>, <a href="http://kactusss.blogspot.com/2010/08/sans-parler-du-chien-de-connie-willis.html" target="_blank">Kactusss</a>, <a href="http://chezlaventurierdesreves.over-blog.com/article-sans-parler-du-chien-connie-willis-54937569.html" target="_blank">Lael</a>, <a href="http://olyaolenka.over-blog.com/article-sans-parler-du-chien-de-connie-willis-54791171.html" target="_blank">Olya</a>, <a href="http://edroxy.livejournal.com/48251.html" target="_blank">Roxane</a>, <a href="http://parchmentsha.blogspot.com/2010/07/sans-parler-du-chien-de-connie-willis.html" target="_blank">Shaya</a>, <a href="http://spocky-qui-lit.blogspot.com/2010/07/sans-parler-du-chien-connie-willis.html" target="_blank">Spocky</a>, <a href="http://tortoise.servhome.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=432:sans-parler-du-chien-connie-willis&amp;catid=9:readingpatch&amp;Itemid=24" target="_blank">Tortoise</a>, <a href="http://nevertwhere.blogspot.com/2010/08/sans-parler-du-chien-connie-willis.html" target="_blank">Vert</a></p>
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		<title>Les Pilleurs d&#8217;Âmes (Laurent Whale)</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Aug 2010 00:00:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Ad Astra]]></category>
		<category><![CDATA[coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[pirates]]></category>
		<category><![CDATA[space opera]]></category>
		<category><![CDATA[Whale]]></category>
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		<description><![CDATA[1666, deux agents spatiaux débarquent sur Terre, l'un est chargé d'empêcher la mission de l'autre. Yoran Le Goff, ainsi qu'il se fait appeler pour l'occasion, décide de se fondre dans le paysage et de rejoindre un équipage pirate : celui de Jean-David Nau, dit L'Olonnais.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/07/pilleurs-ames.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/07/pilleurs-ames.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>Les Pilleurs d'Âmes</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Laurent Whale <br/><b>Couverture : </b>Eric Scala <br/><b>Editeur : </b>Ad Astra <br/><b>Parution : </b>07/2010 <br/><b>Pages : </b>218 <br/><b>Prix : </b>18€ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_8.png"/></center></td></tr></table></center>
<p style="text-align: justify;">1666, deux agents spatiaux débarquent sur Terre, l&#8217;un est chargé d&#8217;empêcher la mission de l&#8217;autre. Yoran Le Goff, ainsi qu&#8217;il se fait appeler pour l&#8217;occasion, décide de se fondre dans le paysage et de rejoindre un équipage pirate : celui de Jean-David Nau, dit L&#8217;Olonnais.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;approche des <em>Pilleurs d&#8217;Âmes</em> est originale : ici, le Space Opera se déroule sur Terre, monde étranger au héros, issu d&#8217;une civilisation évoluée technologiquement, mais en proie à une crise grave. La construction du récit permet à la fois de suivre l&#8217;intrigue principale au cœur de la piraterie des Caraïbes, ainsi que les évolutions politiques qui conditionnent la mission de Yoran et perturbent l&#8217;équilibre de son univers. L&#8217;essentiel du roman se concentre sur le jeune homme et son quotidien, les fins de chapitres lui offrant un contexte très intéressant et donnant un aperçu, que l&#8217;on aimerait plus vaste, de l&#8217;espace civilisé au delà du système solaire. Ces deux parties évoluent en parallèle pour mener à la conclusion de l&#8217;aventure, cohérente de bout en bout.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un univers tangible grâce à un beau style</em></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;histoire est extrêmement prenante, Laurent Whale est doué pour transmettre les diverses émotions ambiantes. Le lecteur n&#8217;aura pas de mal à sourire à une bonne blague ou face à la sincère amitié qui lie les protagonistes, ainsi qu&#8217;à ressentir du dégoût suite aux exactions sanglantes des pirates. Le style est fluide, efficace, les descriptions font aisément naître des images mentales. Sans tomber dans l&#8217;horreur absolue et le détail gore, les tableaux de bataille et de torture sont assez parlants et bien dosés pour que le lecteur puisse prendre la mesure de ce qui se passe. Roman d&#8217;évasion, <em>Les Pilleurs d&#8217;Âmes </em>entraîne loin dans l&#8217;imaginaire. Les décors sont splendides, il est facile de se sentir transporté dans ces Caraïbes, à bord des navires d&#8217;époque, dans l&#8217;ambiance des tavernes. Les rires des soulards résonnent, ainsi que leurs chants et celui des canons. Laurent Whale s&#8217;est assurément énormément documenté pour faire revivre ce passé et certains de ses illustres habitants. Car s&#8217;il met en scène des protagonistes fictifs, ceux-ci croisent de véritables figures de la piraterie, avec au premier rang le redoutable Olonnais.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Pas de trêve pour les braves</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le rythme est endiablé, une bataille succédant à une autre, tantôt sur mer, tantôt sur terre, à la poursuite de la fortune et de la gloire, au mépris du danger. Le lecteur, tout comme Yoran, n&#8217;a droit à aucun répit, pour son plus grand bonheur. Avec ses 200 pages, le roman est court, mais dense. Les scènes s&#8217;enchaînent parfaitement, le parcours des personnages offrant une image relativement complète des conditions de vie de l&#8217;époque. Le lecteur découvre tout ceci en même temps que le jeune homme et s&#8217;enthousiasme ou rejette avec lui cette société rude et violente. Les détails foisonnent, bien intégrés aux chapitres grâce à l&#8217;écriture maîtrisée et la narration à la première personne. Le suspense est de mise, l&#8217;ennemi de Yoran étant non-identifié et ses actions impossibles à anticiper. L&#8217;Olonnais ne cesse également de surprendre par son audace et ses divers plans. Les passages concernant l&#8217;univers d&#8217;origine de l&#8217;apprenti pirate ne manquent pas de rebondissements, et le lecteur va ainsi de surprise en surprise, ne lâchant plus l&#8217;ouvrage jusqu&#8217;à la dernière page, pris dans le tourbillon des événements.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un récit au caractère complexe et personnages intéressants</em></p>
<p style="text-align: justify;">Un des multiples intérêt de ce livre, est sa double personnalité. Roman de space opera et de piraterie, il est aussi un roman optimiste, plein de bons sentiments, mais également réaliste sur les hommes de l&#8217;époque et leur capacité meurtrière. Ceci est à l&#8217;origine d&#8217;une grande richesse humaine et de personnages magnifiques et fascinants, qu&#8217;ils soient destinés à être aimés ou craints. Nul n&#8217;est &#8220;le&#8221; méchant, nul n&#8217;est tout blanc ou tout neige. Malgré les meurtres et les pillages, les pirates montrent de bons côté. Inversement, malgré une morale apparemment sans reproche, le personnage principal prend par à toutes ces actions.<br />
Yoran est un héros attachant, il est intelligent et a du cœur . Au travers de son regard se peint un bout d&#8217;histoire. Habitué à une société &#8220;civilisée&#8221;, il juge au départ durement ce peuple barbare. Cependant, ses sentiments évoluent au contact de ses compagnons de route, lorsqu&#8217;il apprend à connaître leurs rituels, leur état d&#8217;esprit, leurs envies&#8230; Ses relations avec certains de ses amis sont parfois un peu gentillettes et positives, frôlant une naïveté qui n&#8217;enlève rien à la qualité du récit, mais lui donne au contraire une dimension enthousiasmante et fait ressortir de cette lecture le sourire aux lèvres et la joie au cœur.</p>
<p style="text-align: justify;">Roman historique, d&#8217;action, de science-fiction, <em>Les Pilleurs d&#8217;Âmes</em> est une œuvre complète, passionnante, qui saura plaire à tous les publics. L&#8217;éditeur a eu un véritable coup de cœur pour ce manuscrit, il est amplement partagé.</p>
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		<title>L&#8217;Enfant tombé des étoiles (Robert Heinlein)</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 21:51:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Heinlein]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
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		<description><![CDATA[Comme ses ancêtres avant lui, John Thomas Stuart, onzième du nom, prend soin de Lummox, extraterrestre rapporté lors d'un voyage interstellaire. Oui mais voilà, Lummox est grand, très grand. Alors quand il s'échappe du jardin, c'est pour semer la panique en ville. S'ensuit alors un procès, qui pourrait bien coûter cher au jeune garçon et à son protégé. A moins que l'intervention du ministère des Affaires Spatiales soit en leur faveur...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/07/enfant_tombe_etoiles.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/07/enfant_tombe_etoiles.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>L'Enfant tombé des étoiles</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Robert Heinlein <br/><b>Couverture : </b>Manchu <br/><b>Editeur : </b>Le Livre de poche (Science-fiction) <br/><b>Parution : </b>05/2010 <br/><b>Pages : </b>346 <br/><b>Prix : </b>6,95€ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_9.png"/></center></td></tr></table></center>
<p style="text-align: justify;">Comme ses ancêtres avant lui, John Thomas Stuart, onzième du nom, prend soin de Lummox, extraterrestre rapporté lors d&#8217;un voyage interstellaire. Oui mais voilà, Lummox est grand, très grand. Alors quand il s&#8217;échappe du jardin, c&#8217;est pour semer la panique en ville. S&#8217;ensuit alors un procès, qui pourrait bien coûter cher au jeune garçon et à son protégé. A moins que l&#8217;intervention du ministère des Affaires Spatiales soit en leur faveur&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><em>De superbes personnages</em></p>
<p style="text-align: justify;">Lire Heinlein c&#8217;est, semble-t-il, toujours s&#8217;exposer à un excellent moment de lecture. L&#8217;aventure est encore une fois riche en rebondissements, portée par des personnages fortement sympathiques. Lummox, la star du livre, est un imposant extraterrestre qui se comporte comme un enfant, ne distinguant pas le bien du mal sauf si John Thomas le lui enseigne. Cette grosse bête est d&#8217;entrée de jeu attachante, grâce à une focalisation interne qui permet d&#8217;entrer dans la tête de l&#8217;alien. Le lecteur en ferait bien son compagnon personnel. Sa stature vaut à Lummox et son propriétaire bien des tracas, mais ils sont heureusement soutenus par Betty, l&#8217;amie de John Thomas. Heinlein ne se moque pas de ses héros et leur donne à tous le beau rôle. John Thomas est un jeune homme timide dévoué à son ami extraterrestre, très attachant. Betty est, elle, une figure de femme forte et indépendante, celle qui trouve toujours les solutions et mène les discussions. Un point extrêmement intéressant à souligner, pour un roman publié en 1954. Le vice-ministre Kiku est sujet aux maux d&#8217;estomac et orchestre d&#8217;une main de maître toutes les réclamations où sont impliqués de près ou de loin des étrangers de l&#8217;espace ; il fait également preuve d&#8217;une intelligence redoutable, associée à une pointe d&#8217;humour bien sentie. Son acolyte, le délégué Greenberg, ne manque également pas de charisme, d&#8217;esprit et de compétences.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Une aventure trépidante</em></p>
<p style="text-align: justify;">Tout ce petit monde se croise et se recroise, autour de Lummox, qui lui ne demande qu&#8217;à manger et vivre tranquille avec son John Thomas. Le rythme de l&#8217;aventure est endiablé, les pauvres amis n&#8217;ayant aucun répit, la survie et la liberté de l&#8217;attachante bestiole étant en jeu. Le roman se dévore de la première à la dernière ligne, sans temps mort, alternant parfois entre le ministère et la petite ville de campagne où a élu domicile Lummox, pour mieux amener des péripéties toujours plus nombreuses. Un conseil cependant : lecteur, évite de lire le quatrième de couverture qui te raconte l&#8217;histoire. Car même si certains événements peuvent être facilement anticipés, il y a plus de plaisir à se dire qu&#8217;on les a découverts soi même que parce que le résumé l&#8217;a dit. Cette facilité à percevoir à l&#8217;avance les péripéties ne gâche en rien la lecture, car le plaisir se situe surtout dans l&#8217;ambiance créée par Heinlein et les dialogues savoureux entre personnages colorés.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Style, humour et profondeur</em></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;univers de <em>L&#8217;Enfant tombé des étoiles</em> est très riche. Heinlein imagine une Terre future où les explorations stellaires ont déjà permis de créer de nombreux liens diplomatiques entre les espèces, comme les Rargylliens, ces extraterrestres à tête de Méduse qui négocient pour le compte d&#8217;autres peuples. Sous cette science-fiction, l&#8217;auteur se permet d&#8217;évoquer les différences entre sociétés et le regard de l&#8217;autre face à l&#8217;étranger, ainsi que les préjugés qui semblent inévitables au premier contact avec des inconnus. De nombreuses valeurs sont ainsi défendues, parmi elles la tolérance et l&#8217;amitié. Le roman aborde discrètement de nombreux thèmes, en étant réalisé de façon à éviter d&#8217;imposer une morale, laissant la part belle à l&#8217;aventure et aux personnages.<br />
Comme à son habitude, Heinlein fait preuve d&#8217;un humour fin, créant des dialogues et situations loufoques, sans oublier de construire son récit de bout en bout. L&#8217;écriture est un délice, les phrases coulent les unes après les autres, dans ce style toujours décalé et poétique. Le lecteur plonge dans les réflexions des différents personnages, ce qui l&#8217;en rapproche d&#8217;autant plus. Il en résulte une œuvre équilibrée et tout simplement passionnante qui, bien que faisant partie des productions jeunesse de l&#8217;auteur, saura plaire à un très large public.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L&#8217;Enfant tombé des étoiles</em> est une pépite de littérature SF, qui plaira à tous les lecteurs, même ceux n&#8217;ayant aucune affinité a priori avec ce genre. Il serait dommage de passer à côté de ce moment de tendresse et de  bonne humeur.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;autres avis :<a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2010/07/l%E2%80%99enfant-tombe-des-etoiles-robert-heinlein/" target="_blank"> Guillaume44</a>, <a href="http://leslecturesdecachou.over-blog.com/article-l-enfant-tombe-des-etoiles-robert-heinlein-53538711.html" target="_blank">Cachou</a>, <a href="http://iluze.over-blog.com/article-robert-heinlein-l-enfant-tombe-des-etoiles-50876510.html" target="_blank">Iluze</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/06/logo_summer_star_wars.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-887" title="Summer Star Wars" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/06/logo_summer_star_wars.jpg" alt="" width="135" height="101" /></a></p>
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		<title>Axiomatique (Greg Egan)</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Jun 2010 18:48:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recueil]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Egan]]></category>
		<category><![CDATA[hard-science]]></category>
		<category><![CDATA[lecture commune]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
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		<description><![CDATA[Axiomatique, où l'on trouve des assassins marchant entre les mondes parallèles, des artistes fous prêts à tout pour faire vivre l'Art, un cristal qui permet l'immortalité, des implants qui modifient les convictions profondes, des vortex temporels instables ou encore des savants qui jouent au Tout Puissant.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/axiomatique.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/axiomatique.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>Axiomatique</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Greg Egan <br/><b>Couverture : </b>Manchu <br/><b>Editeur : </b>Le Livre de Poche <br/><b>Parution : </b>10/2009 <br/><b>Pages : </b>496 <br/><b>Prix : </b>7,50€ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_8.png"/></center></td></tr></table></center>
<p style="text-align: justify;"><em>Axiomatique </em>est un recueil de 18 nouvelles de science-fiction, écrites par Greg Egan, auteur australien très remarqué ces dernières années. En France, son recueil <em>Océanique </em>vient de recevoir le prix du Cafard Cosmique après avoir obtenu le prestigieux Prix Hugo et le Prix Locus en 1999. Greg Egan est spécialisé en Hard Science, ses nouvelles sont empruntes des connaissances scientifiques actuelles, utilisées pour expliquer des sociétés futuristes.<br />
<em> Axiomatique</em>, où l&#8217;on trouve des assassins marchant entre les mondes parallèles, des artistes fous prêts à tout pour faire vivre l&#8217;Art, un cristal qui permet l&#8217;immortalité, des implants qui modifient les convictions profondes, des vortex temporels instables ou encore des savants qui jouent au Tout Puissant.</p>
<p style="text-align: center;"><em>De la hard-science au service d&#8217;une réflexion sur la condition humaine</em></p>
<p style="text-align: justify;">La plongée dans ce recueil n&#8217;est pas des plus aisée, le style de Greg Egan étant très poussé, notamment dans la théorie scientifique. Physique, chimie, biologie ou mathématiques sont les supports des nouvelles et l&#8217;auteur se sert de connaissances avérées pour imaginer les évolutions et dérives possibles de ces sciences. Le lecteur scientifique reconnaitra ainsi du vocabulaire et des principes connus, mais que les non-scientifiques se rassurent, il n&#8217;est pas facile, quoi qu&#8217;il en soit, de suivre la pensée de l&#8217;auteur. Néanmoins, selon les nouvelles la théorie est accessible ; et même en renonçant à une compréhension totale le message passe bien et l&#8217;aventure est un plaisir à suivre.</p>
<p style="text-align: justify;">La science sert de prétexte à une profonde réflexion sur l&#8217;humain. L&#8217;auteur soulève notamment de nombreuses questions d&#8217;éthique (eugénisme, tests pharmaceutiques, définition d&#8217;une entité intelligente, les scientifiques qui jouent au Tout-Puissant&#8230;), ainsi que sur la nature profonde de l&#8217;Homme (où commence et s&#8217;arrête la liberté, comment définir une personnalité &#8211; notamment si on la copie, qu&#8217;est-ce qui définit un couple et sa longévité&#8230;). Ces interrogations philosophiques sont relativement poussées et abordées de différentes façons, certains textes se faisant parfois écho entre eux. La science-fiction est le moyen idéal pour soulever ces thématiques et Greg Egan l&#8217;utilise de manière subtile, proposant différents niveaux de lecture, le lecteur n&#8217;étant pas obligé de voir toutes ces analyses derrière l&#8217;aventure, mais la percevant néanmoins.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Des récits d&#8217;aventure riches</em></p>
<p style="text-align: justify;">Côté intrigue, le suspense est de mise. Les héros sont souvent amenés à faire des choix dont les conséquences bouleversent leur quotidien, ou celui de leur entourage immédiat, voire celui de la société entière. Le déroulement est parfois prévisible, ce qui n&#8217;entache pas vraiment l&#8217;intérêt de la lecture, étant donnée la profondeur de réflexion qu&#8217;il est possible de développer. Le petit détail amusant à souligner est le décor évoqué : l&#8217;Australie. Il est assez inhabituel de parcourir les rues des villes de ce pays ou d&#8217;avoir des histoires qui utilisent ses caractéristiques (comme par exemple dans <em>Eugène</em>, où l&#8217;on apprend que les gens choisissent d&#8217;avoir la peau noire, ce qui est plus pratique au soleil et fait chuter le taux de cancers de la peau).</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Quelques nouvelles appréciées, plus en détail </span>:</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><em>Lumière des événements</em> : Les hommes reçoivent le journal de leur vie à l&#8217;avance, écrit par leur moi futur. Quelle place reste-t-il pour l&#8217;imprévu, ne peut-il y avoir de mensonges et comment peut-on s&#8217;écarter de cette route toute tracée ?</li>
<li style="text-align: justify;"><em>Le Coffre-fort</em> : Une conscience qui passe de corps en corps, habitant les gens pour 24h. Plutôt comique au départ et intéressant de voir cet homme projeté dans des inconnus et s&#8217;approprier leur vie.</li>
<li style="text-align: justify;"><em>En apprenant à être moi</em> : Pour prévenir la dégradation du cerveau et garantir l&#8217;immortalité de la conscience, les hommes ont tous un cristal qui enregistre une copie de leur cerveau. Cristal et cerveau sont-ils une seule personne ou deux entités qui pourraient se différencier et qui cohabitent ? Une belle question d&#8217;identité, des réponses qui pourraient bien faire froid dans le dos.</li>
<li style="text-align: justify;"><em>Orbites instables dans la sphère des illusions</em> : Un couple marche entre les bulles d&#8217;attractions qui renferment des croyances. S&#8217;ils s&#8217;approchent de trop près d&#8217;une de ces bulles, ils pourraient malgré eux adopter la croyance qui la caractérise et ne plus jamais repartir. J&#8217;ai une petite affinité personnelle pour la réflexion qu&#8217;elle propose, autour de la définition de liberté. Même quand on se croit en liberté, l&#8217;est-on vraiment. Quand on se rebelle et refuse les sentiers battus, ne suit-on pas également un chemin établit par avance. Jusqu&#8217;à quel point est-on libre de ses choix et de ses mouvements ? La prise de conscience suffit-elle à changer cet état ? De bons souvenirs de philo en somme, et une nouvelle qui conclue bien le recueil.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">En bref, <em>Axiomatique </em>est un bon recueil, une bonne surprise de retrouver toute cette réflexion éthico-philosophique et de voir les sciences utilisées de manière aussi pointue. Mais c&#8217;est également une lecture un peu exigeante. Avis aux amateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">
<hr style="width: 50%;" />
<p style="text-align: justify;">Ce livre a été lu en <strong>LC</strong>, retrouvez les chroniques des autres blogueurs : <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2010/06/axiomatique-greg-egan/" target="_blank">Guillaume44</a>, <a href="http://grandebibliotheque.blogspot.com/2010/06/axiomatique.html" target="_blank">Anudar</a>, <a href="http://www.valunivers.fr/2010/06/greg-egan-axiomatique/" target="_blank">Valunivers</a>, <a href="http://leslecturesdecachou.over-blog.com/article-axiomatique-greg-egan-52952015.html" target="_blank">Cachou</a>, <a href="http://thebigmachine.over-blog.com/article-axiomatique-de-greg-egan-52956411.html" target="_blank">Charmante Lova</a>, <a href="http://books-a-lot.over-blog.com/article-greg-egan-axiomatique-51516468.html" target="_blank">Nadège</a></p>
<p style="text-align: justify;">Axiomatique constitue également la deuxième étape de mon tour des 5 continents en nouvelles et en imaginaire, pour l&#8217;<strong>Océanie</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://defis5continents.wordpress.com" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-734" title="Nouvelles sur les 5 continents" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/logo_defit_nouvelles.jpg" alt="" width="240" height="129" /></a> <a href="http://litteraturesdelimaginaire.over-blog.com/" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-735" title="Imaginaire sur les 5 continents" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/logo_defit_imaginaire.jpg" alt="" width="238" height="138" /></a></p>
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		<title>Old man&#8217;s war (John Scalzi)</title>
		<link>http://www.imaginelf.com/2010/06/old-mans-war-john-scalzi/</link>
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		<pubDate>Mon, 21 Jun 2010 17:40:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Scalzi]]></category>
		<category><![CDATA[space opera]]></category>
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		<description><![CDATA[Le jour de son soixante-quinzième anniversaire, John Perry, comme bon nombre de ses congénères avant lui, s'engage dans l'armée. Pour joindre les Colonial Defense Forces, qui ont pour mission de défendre la colonisation terrienne dans l'univers, il lui faut tout laisser derrière lui et quitter la Terre de manière définitive. Ce qu'il fait sans remords après une ultime visite sur la tombe de sa femme. S'il réussit à survivre pendant deux ans, il pourra repartir de zéro sur une autre planète. C'est pour lui le début d'une nouvelle vie, faites de rencontres, d'amitiés et de pertes, mais surtout d'adaptation à un nouvel environnement, à la fois étrange et hostile.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/06/ols-mans-war.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/06/ols-mans-war.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>Old man's war</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>John Scalzi <br/><b>Editeur : </b>Tor Books <br/><b>Parution : </b>2007 <br/><b>Pages : </b>314 <br/><b>Prix : </b>6,99$ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_10.png"/></center></td></tr></table></center>
<p style="text-align: justify;">Le jour de son soixante-quinzième anniversaire, John Perry, comme bon nombre de ses congénères avant lui, s&#8217;engage dans l&#8217;armée. Pour joindre les<em> Colonial Defense Forces</em>, qui ont pour mission de défendre la colonisation terrienne dans l&#8217;univers, il lui faut tout laisser derrière lui et quitter la Terre de manière définitive. Ce qu&#8217;il fait sans remords après une ultime visite sur la tombe de sa femme. S&#8217;il réussit à survivre pendant deux ans, il pourra repartir de zéro sur une autre planète. C&#8217;est pour lui le début d&#8217;une nouvelle vie, faite de rencontres, d&#8217;amitiés et de pertes, mais surtout d&#8217;adaptation à un nouvel environnement, à la fois étrange et hostile.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un space opera admirablement humain</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Old man&#8217;s war</em> est un Space Opera, sans aucun doute. Le héros quitte la Terre dans les premiers chapitres, pour se diriger aux confins de l&#8217;univers et affronter des espèces inconnues de lui jusqu&#8217;alors. Le but : l&#8217;extension des colonies humaines et leur préservation. Les retraités terriens, après quelques modifications et un léger entraînement, se retrouvent propulsés dans un conflit gigantesque, de mission en mission, de planète en planète.<br />
Ce qui frappe dès le départ, c&#8217;est la profonde humanité qui se dégage du texte. John Perry est un homme sensible, qui a perdu sa femme de manière brutale, mais fait preuve d&#8217;une importante force intérieure. C&#8217;est aussi un homme intelligent, ouvert sur le monde, au parler percutant et subtil. Le petit vieux qui fait ses jeux de mots mine de rien, qui tente de dérider une jeune femme un peu froide par une petite blague qui tombe à plat. En bref, une personnalité crédible et attachante. Les personnes qu&#8217;il rencontre au fil de son aventure sont également de cette nature, chacun ayant son propre caractère, souvent bien trempé. John Scalzi dépeint des portraits criants de vérité, et sans qu&#8217;il s&#8217;en rende compte, les protagonistes sont devenus importants pour le lecteur, qui souffre, aime et vit avec eux.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Des défauts ? Mineurs !</em></p>
<p style="text-align: justify;">Peut-être est-ce là une certaine faiblesse du roman : les héros sont presque trop parfaits. Intelligents, forts, drôles, philosophes, aux ressources presque inépuisables. Mais l&#8217;auteur compense largement ceci par leur condition humaine. Ils ne sont pas éternels et peuvent être blessés ou mourir. Un peu de bon sentiment à l&#8217;américaine en somme, qui donne une grande puissance à l&#8217;œuvre malgré tout.<br />
Le second petit défaut vient de la fin. Moins forte que le début, elle clôture néanmoins bien ce premier opus, à la fois pour terminer l&#8217;intrigue et ouvrir sur les autres romans de la saga, laissant au lecteur le soin de choisir s&#8217;il souhaite continuer l&#8217;aventure ou non. Nul doute que la réponse sera oui. L&#8217;épilogue donne, sinon une force, une nostalgie et un espoir communicatifs, qui ne laissent aucune frustration quant à l&#8217;aventure émotionnelle vécue tout au long du livre.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un style exceptionnel, humour et émotion</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Old man&#8217;s war</em> est un premier roman, ce qui souligne d&#8217;autant plus le talent de John Scalzi, qui entraîne dès le départ le lecteur dans l&#8217;univers fantastique qu&#8217;il a créé. Le récit est très bien construit, avec des phrases simples mais pleines d&#8217;esprit ; l&#8217;auteur n&#8217;en fait pas trop, ce qui est appréciable, et laisse l&#8217;histoire le porter. Les pointes dramatiques et humoristiques arrivent aux meilleurs moments, qu&#8217;elles soient attendues ou non, et font mouche, provoquant sourire – voire rire franc – ou larmes. Cette histoire humaine en devient poétique à chaque instant, fut-il noir et sans espoir. La grande lucidité des personnages sur leur condition donne toutes les informations nécessaire au lecteur sans l&#8217;abreuver de termes techniques, tout en y associant la dimension affective. John Perry n&#8217;est de toute façon pas du tout versé dans la physique, les éléments théoriques sont apportés par un personnage secondaire et leur compréhension n&#8217;est pas vitale. Certains passages et/ou dialogues sont de véritables pépites, prenant parfois à contre-pied les attentes du lecteur, pour son plus grand plaisir.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Old man&#8217;s war</em> (publié en France chez L&#8217;Atalante sous le titre <em>Le Vieil homme et la guerre</em>) est de ces livres qui font honneur à la richesse de la science-fiction, mêlant la chronique humaine aux paysages interstellaires. Un énorme coup de coeur pour ce magnifique roman de Space Opera, surement un des plus gros de ma petite carrière de lectrice SF.  Indispensable !</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/06/Le-vieil-homme-et-la-guerre.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-909" title="Le Vieil homme et la guerre (Scalzi)" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/06/Le-vieil-homme-et-la-guerre-243x350.jpg" alt="" width="243" height="350" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/06/logo_summer_star_wars.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-887" title="Summer Star Wars" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/06/logo_summer_star_wars.jpg" alt="" width="135" height="101" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Voilà qui ouvre en beauté le Summer Star Wars ! Let&#8217;s begin !</p>
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		<title>Une porte sur l&#8217;été (Robert Heinlein)</title>
		<link>http://www.imaginelf.com/2010/06/une-porte-sur-lete-robert-heinlein/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Jun 2010 20:16:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Heinlein]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[voyage temporel]]></category>
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		<description><![CDATA[Daniel B. Davis est ingénieur génial. Inventeur de robots ménagers intelligents, il a l'idée en 1970 d'un robot à tout faire qui révolutionnerait d'autant plus la vie des hommes et femmes de son époque. Il est toujours accompagné de Pétronius le Sage, le chat toujours à la recherche d'une porte sur l'été, même en plein hiver. Tout pourrait aller pour le mieux. Seulement, trahi par son meilleur ami et sa fiancée, il se résout à prendre le Grand Sommeil, pour se réveiller en l'an 2000.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/06/une_porte_sur_ete.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/06/une_porte_sur_ete.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>Une porte sur l'été</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Robert Heinlein <br/><b>Editeur : </b>Le Livre de Poche <br/><b>Parution : </b>05/2010 <br/><b>Pages : </b>281 <br/><b>Prix : </b>6,95€ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_8.png"/></center></td></tr></table></center>
<p style="text-align: justify;">Daniel B. Davis est ingénieur génial. Inventeur de robots ménagers intelligents, il a l&#8217;idée en 1970 d&#8217;un robot à tout faire qui révolutionnerait d&#8217;autant plus la vie des hommes et femmes de son époque. Il est toujours accompagné de Pétronius le Sage, le chat toujours à la recherche d&#8217;une porte sur l&#8217;été, même en plein hiver. Tout pourrait aller pour le mieux. Seulement, trahi par son meilleur ami et sa fiancée, il se résout à prendre le Grand Sommeil, pour se réveiller en l&#8217;an 2000.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Vieillot et charmant</em></p>
<p style="text-align: justify;">Écrit dans les années 50, ce roman présente toutes les caractéristiques de la bonne vieille SF, à commencer par une vision kitchissime du futur. Dans les années 70 les robots qui font le ménage tous seuls sont monnaie courante et la cryogénisation relativement démocratisée, en l&#8217;an 2000 on a des fermetures éclairs électrostatiques&#8230; bref, de quoi provoquer le sourire. Les relations humaines sont également empruntes d&#8217;une touche old school, les dames donnant du &#8220;chéri&#8221; à tout va, les hommes faisant preuve d&#8217;une galanterie aux petites pointes de machisme. Ces aspects  délicieusement décalés font d&#8217;<em>Une porte sur l&#8217;été</em> une lecture nostalgie de la vieille SF, qui a décidément un goût bien particulier.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Une pointe d&#8217;humour et de poésie</em></p>
<p style="text-align: justify;">Les caractéristiques ne s&#8217;arrêtent pas à une vision complètement erronée d&#8217;un futur devenu passé pour le lecteur. L&#8217;humour est également omniprésent, jamais vraiment avoué, finement caché derrière une apparence de sérieux. Les dialogues entre Dan et Pete (le chat) sont de vraies pépites (et trop peu nombreuses à mon goût), certaines situations frisent discrètement l&#8217;absurde. Il flotte sur cette œuvre comme une vague de poésie, impression renforcée par le côté &#8220;hors du temps&#8221; de ce petit roman de SF. Une sorte de conte ou de romance, à la fois moderne et daté.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Une lecture rapide et prenante</em></p>
<p style="text-align: justify;">Dan est un personnage très attachant, tout comme Pete. Ses ennemis sont quant à eux antipathiques à souhait, c&#8217;est un véritable plaisir que d&#8217;aimer les uns et détester les autres. L&#8217;aventure est dépaysante et entraîne sur un bon rythme dans les années 1970 et les années 2000 de ce monde qui n&#8217;aura jamais existé que dans l&#8217;imaginaire de l&#8217;auteur. L&#8217;intrigue, bien que très prévisible (n&#8217;étant pas douée au jeu des devinettes, j&#8217;en ai pourtant anticipé une bonne partie) est sympathique. Il est notamment intéressant de voir comment Heinlein gère les multiples voyages dans le temps et leurs conséquences, ainsi que de voir comment il réunit ceux qui sont destinés à l&#8217;être. L&#8217;ensemble ne manque pas d&#8217;intelligence et de malice, pour<em> </em>un roman de science-fiction accessible à tous les publics, autant pour les nostalgiques de la SF d&#8217;antan que pour le lecteur souhaitant aborder ce genre par une histoire à la fois légère et travaillée.</p>
<p style="text-align: justify;">La lecture d&#8217;<em>Une porte sur l&#8217;été </em>est rapide et plaisante, idéale pour se changer les idées. Le style de Robert Heinlein est fluide et capte aisément l&#8217;attention, emmenant sans peine dans son univers (pas si) décalé. Il était inutile de passer à côté d&#8217;un instant aussi agréable, aussi je remercie grandement Livraddict et Le Livre de Poche pour cette lecture.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.livraddict.com" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-895" title="Livraddict" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/06/logo_livraddict.png" alt="" width="128" height="30" /></a> <a href="http://www.livredepoche.com/" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-896" title="Le Livre de Poche" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/06/logo_ldp.png" alt="" width="128" height="35" /></a></p>
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		<title>La Quête d&#8217;Espérance t.1 (Johan Heliot)</title>
		<link>http://www.imaginelf.com/2010/05/la-quete-desperance-t-1-johan-heliot/</link>
		<comments>http://www.imaginelf.com/2010/05/la-quete-desperance-t-1-johan-heliot/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 13 May 2010 21:09:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Heliot]]></category>
		<category><![CDATA[L'Atalante]]></category>
		<category><![CDATA[pirates]]></category>
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		<description><![CDATA[Orso est bosco du navire Espérance, créature vivante qui parcourt le désert, commandé par la jeune capitaine Légyria. Lors d'une excursion, un naufragé se retrouve à suivre leur sillage durant plusieurs jours. Touché par la détermination de l'enfant, Orso le sauve d'une mort certaine et le baptise Izaïn, premier mot qu'il prononce une fois à bord.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/quete_esperance_1.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/quete_esperance_1.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>La Quête d'Espérance t.1</b></span> <br/><span style="font-size:130%;"><b>Izaïn, né du désert</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Johan Heliot <br/><b>Couverture : </b>Manchu <br/><b>Editeur : </b>L'Atalante <br/><b>Parution : </b>10/2009 <br/><b>Pages : </b>188 <br/><b>Prix : </b>10€ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_10.png"/></center></td></tr></table></center></p>
<p style="text-align: justify;">Orso est bosco du navire Espérance, créature vivante qui parcourt le désert, commandé par la jeune capitaine Légyria. Lors d&#8217;une excursion, un naufragé se retrouve à suivre leur sillage durant plusieurs jours. Touché par la détermination de l&#8217;enfant, Orso le sauve d&#8217;une mort certaine et le baptise Izaïn, premier mot qu&#8217;il prononce une fois à bord.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un univers mystérieux</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Izaïn, né du désert</em> plonge dès la première page dans une aventure palpitante. Décor inconnu et vocabulaire étrange accueillent le lecteur, qui doit alors se fier aux yeux du bosco pour découvrir l&#8217;univers environnant. Du sable à perte de vue et pourtant l&#8217;intrigue se déroule sur un navire bien particulier : Espérance, sorte de grosse limace décrite de manière affectueuse et personnage à part entière du récit. Où se trouve ce désert, quelles sont ces créatures-navires et d&#8217;où viennent-elles, qu&#8217;est-ce que ces créatures mécaniques qui hantent l&#8217;étendue ? Les premières questions se bousculent, le lecteur est d&#8217;ores et déjà captivé.</p>
<p style="text-align: justify;">Izaïn entre en scène immédiatement, naufragé secouru, ne parlant au départ pas la langue des terreux et possédant un livre étrange. A la fois terriblement enfantin et faisant preuve d&#8217;une étonnante sagesse, il apporte de nouvelles interrogations. Mais Johan Heliot choisit de révéler son univers petit à petit et de laisser la part belle à l&#8217;aventure humaine plutôt qu&#8217;aux explications théoriques. Sans frustrer le lecteur, il apporte à chaque page de nouvelles connaissances, notamment concernant les différents peuples qui sont amenés à se croiser, tout en laissant une ouverture importante pour la suite. Tout ceci laisse entrevoir la complexité d&#8217;une trame bien pensée, un pur régal de maîtrise narrative.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Fabuleuse aventure servie par des personnages attachants</em></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;histoire ne connaît aucun répit, l&#8217;auteur rythmant son récit par de nombreuses rencontres, souvent peu amicales, et par la découverte de nombreux sites géographiques. Difficile d&#8217;en dire suffisamment pour intéresser sans trahir quelques éléments clés. Sont évoqués bien entendu d&#8217;inévitables abordages, bandes de voleurs ou fanatiques religieux, qui croisent tous le sillage d&#8217;Espérance.</p>
<p style="text-align: justify;">Le roman est admirablement porté par de superbes personnages, tous intéressants à leur manière. Bien que certaines personnalités soient un peu attendues, pour ne pas dire &#8220;clichées&#8221;, cela n&#8217;entame aucunement la satisfaction car il est impossible de prévoir les rebondissements et donc les réactions de chacun. Les caractères sont bien trempés, qu&#8217;il s&#8217;agisse du guerrier Orso, à la fois protecteur et bourru, de la capitaine Légyria, jeune mais autoritaire, de l&#8217;artiste Fentz, profiteur et couard, ou même du vieux guérisseur Bayu, mémoire vivante des terreux qui s&#8217;occupe d&#8217;Izaïn. Les méchants ou assimilés ne sont pas en reste, notamment les mystérieux pirates de fer que craignent les terreux et dont le premier opus révèle peu, mais suffisamment pour vouloir dévorer la suite. Le destin de ces protagonistes ne laisse pas indifférent. Chacun a un passé bien rempli, parfois lourd à porter, qui leur donne une grande profondeur. Les surprises ne manquent pas au moment de l&#8217;action, dans leurs agissements ou leurs décisions, révélant ainsi leurs subtilités.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Une histoire à suivre absolument</em></p>
<p style="text-align: justify;">La lecture, véritable exploration, est rapide et bien trop courte pour le plaisir ressenti. Johan Heliot réussit à construire un univers dense et à lancer plusieurs pistes intéressantes en un petit nombre de pages, performance à souligner. Sans oublier le style fluide, aux descriptions envoûtantes et aux dialogues savoureux, peignant avec subtilité cet horizon inconnu qui ne demande qu&#8217;à se dévoiler.</p>
<p style="text-align: justify;">Nul doute que la suite, intitulée <em>Les Pirates de fer</em>, sera du même acabit, en attendant la conclusion dans le troisième opus à paraître. Un coup de cœur pour un roman certes jeunesse, mais dont le charme saura ravir les lecteurs de tous âges.</p>
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		<item>
		<title>Le Déchronologue (Stéphane Beauverger)</title>
		<link>http://www.imaginelf.com/2010/05/le-dechronologue-stephane-beauverger/</link>
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		<pubDate>Mon, 03 May 2010 15:41:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Beauverger]]></category>
		<category><![CDATA[coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[La Volte]]></category>
		<category><![CDATA[pirates]]></category>
		<category><![CDATA[uchronie]]></category>
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		<description><![CDATA[1653. Henri Villon, capitaine du Déchronologue, navire dont les canons sont capables de tirer du temps, est sur le point de mourir. Il décide de livrer son histoire depuis l'an 1641, où l'Histoire commença à basculer. Obsédé par les "maravillas", ces objets fascinants et rares, il s'engage dans une course à leur recherche, sans réaliser que les forces qui se cachent derrière ces mystères sont extrêmement dangereuses et le dépassent de loin. Au fil des ans, sur la mer des Caraïbes, Villon fait de nombreuses rencontres, certaines dangereuses et venues d'autres âges, ayant un lien avec ces perturbations temporelles qui touchent les côtes et les océans de la région.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/02/dechronologue.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/02/dechronologue.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>Le Déchronologue</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Stéphane Beauverger <br/><b>Editeur : </b>La Volte <br/><b>Parution : </b>03/2009 <br/><b>Pages : </b>390 <br/><b>Prix : </b>18€ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_9.png"/></center></td></tr></table></center>
<p style="text-align: justify;">1653. Henri Villon, capitaine du Déchronologue, navire dont les canons sont capables de tirer du temps, est sur le point de mourir. Il décide de livrer son histoire depuis l&#8217;an 1641, où l&#8217;Histoire commença à basculer. Obsédé par les &#8220;<em>maravillas</em>&#8220;, ces objets fascinants et rares, il s&#8217;engage dans une course à leur recherche, sans réaliser que les forces qui se cachent derrière ces mystères sont extrêmement dangereuses et le dépassent de loin. Au fil des ans, sur la mer des Caraïbes, Villon fait de nombreuses rencontres, certaines dangereuses et venues d&#8217;autres âges, ayant un lien avec ces perturbations temporelles qui touchent les côtes et les océans de la région.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un univers superbe, un héros attachant</em></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;univers historique dans lequel Stéphane Beauverger plonge ses lecteurs est tout simplement sublime. Les Caraïbes du XVIIè siècles sont colorées, exotiques, parcourues par les pirates et commerçants espagnols, anglais, français. Les descriptions sont détaillées et donnent de la consistance aux paysages et personnages. Le soleil est écrasant, le tafia saoule et la mer est impitoyable &#8211; au moins autant que les négociants en plein travail dans les comptoirs ou les chasseurs de pirates. Les geôles sont sordides, la maladie, la faim et les duels tuent aussi surement que les rudes batailles. Bref, c&#8217;est une plongée dans un monde fantastique qui est offerte ici.<br />
Le Capitaine Villon est charismatique. Intuitif et intelligent, il est parallèlement un alcoolique invétéré mû par ses obsessions, parfois au mépris du danger. Mais il aime son navire et son équipage et souffre à chaque perte. C&#8217;est par ses yeux que les émotions transitent – amitié, douleur, doute, frayeur ou même romantisme à l&#8217;occasion –, réalistes et prenantes et qui rendent le récit vivant.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Une belle écriture qui supporte une structure étonnante</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le style de Stéphane Beauverger et agréable à lire, les dialogues ont ce ton rude des gens de mer et soulignent l&#8217;intelligence des protagonistes aussi bien que leur bêtise. L&#8217;action ne connaît aucun répit, et ne devient jamais monotone, entre complots politiques, combats maritimes, négoce à terre, découvertes des étranges <em>maravillas </em>et des perturbations temporelles, rencontres attendues et non, parfois extraordinaires et hors du temps connu. Pour corser la chose, les chapitres ne sont pas dans l&#8217;ordre chronologique, comme si le roman était lui aussi perturbé par les modifications temporelles, sautant d&#8217;une année à l&#8217;autre, y revenant ensuite, des morts réapparaissant après leur trépas. Les derniers chapitres permettent de mieux mesurer le premier qui annonçait la mort du héros, pour mieux prendre mesure des catastrophes qui se sont déroulées. Cette structure rend la lecture exigeante en concentration. Mieux vaut lire<em> Le Déchronologue</em> par gros morceaux pour ne pas perdre le fil.<br />
Les fautes d&#8217;orthographe un peu grossières parfois pourront gêner les plus exigeants (mêmes si un livre est rarement exempt d&#8217;erreurs), mais le pardon est bien vite accordé au regard de ce monde captivant.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Une science-fiction discrète mais au cœur de la trame</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le côté science-fiction s&#8217;intègre subtilement, se dévoilant petit à petit au fil des pages (contrairement au récit non chronologique), s&#8217;articulant autour de ces mystérieuses maravillas, pour comprendre ce qu&#8217;elles sont, leur origine et les personnalités qui contrôlent leur approvisionnement. Plus cette connaissance avance et plus le monde semble tomber dans le chaos, cachant une morale cuisante et effrayante à la fois. Il est très intéressant de voir comment les pirates s&#8217;adaptent à l&#8217;apparition de ces choses qu&#8217;ils ne comprennent pas, alors que certaines sont familières au lecteur et que d&#8217;autres laissent aussi perplexes qu&#8217;eux. Cette intrigue est complexe mais bien menée, laissant dans le flou sans frustration, pour dévoiler le panorama final.</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir passé un début un peu difficile d&#8217;accès, le lecteur plonge véritablement dans l&#8217;intrigue et prend un grand plaisir à cette excellente lecture. <em>Le Déchronologue</em> est un roman original  et dépaysant, qui n&#8217;a pas volé les nombreux prix qu&#8217;il a obtenus. Un coup de cœur qui aura néanmoins beaucoup coûté à la lecture par sa destructuration de chapitres.</p>
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		<title>L&#8217;Odyssée de l&#8217;espèce (Roland C. Wagner)</title>
		<link>http://www.imaginelf.com/2010/04/lodyssee-de-lespece-roland-c-wagner/</link>
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		<pubDate>Mon, 12 Apr 2010 20:31:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[L'Atalante]]></category>
		<category><![CDATA[Wagner]]></category>
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		<description><![CDATA[Alors qu'il rend visite à un vieil ami en une paisible matinée parisienne de l'an 2063, Temple Sacré de l'Aube Radieuse (mais appelez-le Tem) a la désagréable surprise de trouver celui-ci sans vie. Alors que la matinée semble mal engagée, le cauchemar s'installe définitivement lorsque l'inspecteur Trovallec, premier arrivé sur les lieux, décide de la culpabilité de Tem et s'emploie, par un terrible jeu de harcèlement, à le faire condamner. Le don d'invisibilité du jeune homme l'aurait-il laissé tomber au plus mauvais moment ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/odysseedelespece.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/odysseedelespece.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>L'Odyssée de l'espèce</b></span> <br/><span style="font-size:130%;"><b>Les Futurs Mystères de Paris t.3</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Roland C. Wagner <br/><b>Couverture : </b>Caza <br/><b>Editeur : </b>L'Atalante <br/><b>Parution : </b>05/2002 <br/><b>Pages : </b>277 <br/><b>Prix : </b>14€ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_9.png"/></center></td></tr></table></center>
<p style="text-align: justify;">Alors qu&#8217;il rend visite à un vieil ami en une paisible matinée parisienne de l&#8217;an 2063, Temple Sacré de l&#8217;Aube Radieuse (mais appelez-le Tem) a la désagréable surprise de trouver celui-ci sans vie. Alors que la matinée semble mal engagée, le cauchemar s&#8217;installe définitivement lorsque l&#8217;inspecteur Trovallec, premier arrivé sur les lieux, décide de la culpabilité de Tem et s&#8217;emploie, par un terrible jeu de harcèlement, à le faire condamner. Le don d&#8217;invisibilité du jeune homme l&#8217;aurait-il laissé tomber au plus mauvais moment ?</p>
<p style="text-align: center;"><em>Enquête impossible et approfondissement de l&#8217;univers</em></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est toujours un plaisir de retrouver cet univers futuriste décalé créé par Roland C. Wagner. Tem est un héros très attachant, à s&#8217;habiller comme un clown pour se faire remarquer (le don de transparence n&#8217;a pas que des avantages) et à s&#8217;embarquer dans des histoires invraisemblables bien malgré lui. Cette affaire là le touche directement puisqu&#8217;il est propulsé premier suspect par un inspecteur un peu trop zélé pour être honnête. Mais son enquête &#8211; encore une fois impossible, comme celles que résolvait son héros Nestor Burma &#8211; le mène sur les traces de sa propre histoire et permet au lecteur de découvrir sa famille, Millénariste (les « mutants ») ou non, et les liens qu&#8217;il entretien avec eux depuis sa naissance. Une belle manière d&#8217;approfondir la personnalité d&#8217;un personnage qui n&#8217;en manque déjà pas.</p>
<p style="text-align: justify;">En plus de revenir sur les pas de Tem, <em>L&#8217;Odyssée de l&#8217;espèce</em> permet d&#8217;approfondir les concepts mis en place par l&#8217;auteur pour expliquer ce monde futur où certaines personnes possèdent des dons étranges. Centrale à la saga, la notion de Psychosphère ou &#8220;Bol de soupe&#8221; selon Tem, lieu imperceptible par les sens habituels où se trouverait l&#8217;inconscient collectif, connaît notamment quelques éclaircissements. Ceux-ci qui passent parfois par un peu d&#8217;obscurité, mais la concentration à fournir est largement récompensée. Des éléments de réponse sont également apportés concernant la Grande Terreur, qui est le point de basculement de l&#8217;humanité dans l&#8217;histoire et qui demeurait mystérieux, même pour Tem, bien trop jeune pour l&#8217;avoir connue.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Des personnages formidables pour un roman intelligent</em></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est un peu compliqué, me dites-vous ? Alors oui, un peu. Surtout sans avoir lu les autres tomes. Heureusement, les théories n&#8217;envahissent pas totalement le roman et Roland Wagner offre encore une fois de magnifiques scènes drôlissimes grâce notamment à ses personnages hauts en couleurs. Quel bonheur de retrouver l&#8217;Aya (intelligence artificielle) Gloria qui se prend pour une Vamp&#8217;, tente de libérer ses copines Aya de l&#8217;esclavage et peut interagir avec l&#8217;environnement (et même les gens).  Les copains habituels de Tem sont là également et côtoient de nouveaux arrivants, de jeunes apprentis voleurs pas très doués mais très serviables. Sans oublier les Millénaristes, équivalent de nos anciens babacool, peut être en plus stones et encore moins violents. Les dialogues sont de véritables pépites, utilisant certains codes du roman noir et complètement décalés à la fois, ils démontrent d&#8217;une maîtrise impressionnante de la narration au même titre que la progression générale du roman.</p>
<p style="text-align: justify;">Roland C. Wagner ne prend pas ses lecteurs pour des idiots et ne se contente pas de servir une soupe sans goût. Il la relève de mille épices dont les saveurs sont parfois difficilement identifiables, mais toujours indispensables à la personnalité unique de cette série. <em>L&#8217;Odyssée de l&#8217;espèce</em> est un roman admirablement bien écrit et construit, qui jongle à merveille entre le polar, la science-fiction et l&#8217;humour, allant jusqu&#8217;à mettre Tem sur la piste de l&#8217;origine de l&#8217;humanité. Un roman ambitieux et extrêmement bien réussi, qui fait honneur à la série ayant reçu le Grand Prix de l&#8217;Imaginaire en 1999.</p>
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		<title>The Eyre Affair (Jasper Fforde)</title>
		<link>http://www.imaginelf.com/2010/04/the-eyre-affair-jasper-fforde/</link>
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		<pubDate>Thu, 08 Apr 2010 20:45:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Fforde]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[VO]]></category>
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		<description><![CDATA[Thursday Next est une SpecOp 27 trentenaire vétéran de la guerre de Crimée qui dure depuis 130 ans. Elle s'occupe d'affaires touchant à la littérature, car dans l'Angleterre de 1985 passionnée par les livres, le crime littéraire rapporte. Flanquée de son dodo de compagnie Pickwick, dans un monde où les voyages temporels sont possibles, à la poursuite d'un criminel aux étranges pouvoirs, Thursday chercher à protéger les romans et leurs personnages, car le lien entre réalité et fiction peut être franchi et les conséquences seraient catastrophiques si un esprit maléfique décidait d'altérer les classiques tant adulés.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/eyre-affair.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/eyre-affair.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>The Eyre Affair</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Jasper Fforde <br/><b>Editeur : </b>Hodder &amp; Stoughton <br/><b>Parution : </b>2001 <br/><b>Pages : </b>373 <br/><b>Prix : </b>7,99£ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_7.png"/></center></td></tr></table></center>
<p style="text-align: justify;">Thursday Next est une SpecOp 27 trentenaire vétéran de la guerre de Crimée qui dure depuis 130 ans. Elle s&#8217;occupe d&#8217;affaires touchant à la littérature, car dans l&#8217;Angleterre de 1985 passionnée par les livres, le crime littéraire rapporte. Flanquée de son dodo de compagnie Pickwick, dans un monde où les voyages temporels sont possibles, à la poursuite d&#8217;un criminel aux étranges pouvoirs, Thursday chercher à protéger les romans et leurs personnages, car le lien entre réalité et fiction peut être franchi et les conséquences seraient catastrophiques si un esprit maléfique décidait d&#8217;altérer les classiques tant adulés.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Originalité et humour pour une œuvre complète</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour une Angleterre des années 80, le paysage semble bien peu familier. <em>The Eyre Affair</em> appartient à ce genre de la SF qu&#8217;est l&#8217;uchronie ; dans cette réécriture de l&#8217;histoire, les livres ont une importance dont n&#8217;oseraient même pas rêver les plus passionnés. Le décalage est total, les éléments apportés par Jasper Fforde sont souvent drôles et le lecteur se demande &#8220;mais où va-t-il chercher tout ça ?&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;originalité ne serait rien sans cohérence et <em>The Eyre Affair</em> n&#8217;en manque pas. Si certains détails sont là pour le spectacles, d&#8217;autres éléments sont fondamentaux dans l&#8217;affaire qui occupe les LiteraTechs. Loin d&#8217;être purement humoristique, le roman peut se vanter d&#8217;être un petit polar bien ficelé, doublé d&#8217;une aventure sentimentale bien dosée. Le rythme est relativement endiablé, peu de répit étant laissé à l&#8217;enquêtrice qui doit traquer l&#8217;être le plus dangereux jamais connu et essayer de construire sa vie personnelle en même temps. Pour un &#8220;petit&#8221; roman, <em>The Eyre Affair</em> bombarde de concepts, de personnages, d&#8217;idées et de courses-poursuites. Réjouissant.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Des personnages bien campés</em></p>
<p style="text-align: justify;">Les personnages principaux sont particulièrement intéressants. Thursday la première, trentenaire d&#8217;apparence assez banale et moyennement soignée, LiteraTech efficace à la volonté d&#8217;acier mais midinette adolescente lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de son amour de jeunesse. Elle est attachante dans sa normalité et son amour de la littérature. Son père est un ChronoGuard en fuite, qui n&#8217;apparaît qu&#8217;en figeant le temps et qui se balade dans les siècles, modifiant quelques éléments çà et là. Lui est un bonhomme décalé, vivant dans son monde et dont chaque intervention est un pur moment de plaisir. L&#8217;oncle de Thursday, Mycroft, est le savant fou de l&#8217;histoire, inventeur d&#8217;objets plus ou moins utiles et loufoques qu&#8217;il teste sur sa nièce, grand amoureux de sa femme Polly et gourmand invétéré.<br />
Acheron Hades est la représentation du méchant ultime, faisant le Mal pour le Mal et la gloire, sans considération monétaire (sauf si c&#8217;est un bonus), tuant comme il parle de la pluie et du beau temps. Un vrai gentleman qui fait froid dans le dos, machiavélique à souhait.</p>
<p style="text-align: justify;">Et bien sûr il y a les personnages de romans. C&#8217;est un pur plaisir que de se plonger dans la littérature anglaise et voir évoluer ces humains imaginaires dans leur élément, dans les pages mais aussi en dehors. Que fait Rochester lorsque Jane est partie rendre visite à sa tante ? Que ressent-il à revivre son histoire encore et encore ? La folie de Jasper Fforde consiste ici à altérer les intrigues originales pour servir son propos, de façon intelligente, expliquant ainsi l&#8217;origine de certains points des romans par l&#8217;action de sa propre histoire. Il fallait l&#8217;oser, le résultat est excellent. Il est également très intéressant de voir la relation que nouent les protagonistes avec les personnages des romans et comment le scénario que vivent ces derniers fait écho à la vie &#8220;réelle&#8221; de ceux qui les côtoie, notamment concernant le couple Rochester/Jane et Thursday/Landen.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Informations nombreuses et parfois peu approfondies,<br />
<span style="font-style: normal;"><em>mais une bonne mise en bouche pour la suite</em></span></em></p>
<p style="text-align: justify;">Attention cependant à ceux qui voudraient du Jane Eyre tout le long. L&#8217;affaire ne croise le roman de Charlotte Brontë qu&#8217;aux deux tiers environ, mais cette attente donne à la fin un goût de grandiose. Heureusement, il est relativement aisé de se plonger dans cet univers dès le départ et les éléments s&#8217;enchaînent logiquement. Jasper Fforde s&#8217;est laissé le temps d&#8217;installer son décor et les nombreuses surprises qui l&#8217;habitent. Parfois les nouveautés semblent un peu trop nombreuses et pas assez approfondies, qu&#8217;il s&#8217;agisse de certains personnages secondaires ou de détails science-fictionnesques. Mais <em>The Eyre Affair</em> étant le premier volume d&#8217;une série, il reste à espérer que certaines questions trouveront réponse dans les tomes suivants.</p>
<p style="text-align: justify;">Drôle, parfois hilarant, <em>The Eyre Affair</em> est un excellent roman plein d&#8217;audace. Il aura fallu 76 refus à l&#8217;auteur avant de trouver un éditeur, que ce dernier en soit remercié. Devant un tel étalage de loufoqueries, la curiosité pousse à vouloir lire les autres tomes, pour voir jusqu&#8217;où Jasper Fforde osera emmener ses lecteurs, qui ne manquent surement pas d&#8217;un petit grain de folie aux aussi, pour vouloir le suivre.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/affaire-jane-eyre-fr.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-690" title="L'Affaire Jane Eyre" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/affaire-jane-eyre-fr-212x350.jpg" alt="" width="170" height="280" /></a></p>
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