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	<title>Imaginelf &#187; Fantasy</title>
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	<description>Excursions littéraires dans l&#039;Imaginaire</description>
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		<title>Chien du Heaume (Justine Niogret)</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Aug 2010 22:29:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[GPI]]></category>
		<category><![CDATA[médiéval]]></category>
		<category><![CDATA[Niogret]]></category>
		<category><![CDATA[Prix Imaginales]]></category>
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		<description><![CDATA[louant son bras, ne trouvant le repos qu'auprès de ses compères d'armes. Son arme préférée : une hache gravée, unique en son genre, du moins jusqu'à ce que la guerrière trouve une jumelle dans les mains d'un chevalier nommé Sanglier. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/chien-du-heaume.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/chien-du-heaume.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>Chien du Heaume</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Justine Niogret <br/><b>Editeur : </b>Mnémos <br/><b>Parution : </b>11/2009 <br/><b>Pages : </b>214 <br/><b>Prix : </b>18€ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_8.png"/></center></td></tr></table></center>
<p style="text-align: justify;">On l&#8217;appelle Chien du Heaume car elle a perdu son nom. Mercenaire, elle erre au fil des saisons, en quête de son identité, louant son bras, ne trouvant le repos qu&#8217;auprès de ses compères d&#8217;armes. Son arme préférée : une hache gravée, unique en son genre, du moins jusqu&#8217;à ce que la guerrière trouve une jumelle dans les mains d&#8217;un chevalier nommé Sanglier.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Tranquille découverte d&#8217;un univers rude mais fabuleux</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le rythme de ce cours roman est lent et porte au fil des saisons, suivant le chemin de vie de la femme d&#8217;armes qui se fait appeler Chien du Heaume. L&#8217;action n&#8217;est pas prépondérante ici, le temps est la clé. Il change les hommes, supporte leurs quêtes personnelles, tue comme il rassemble pendant les hivers rudes. Les protagonistes évoluent ainsi, au gré de leurs envies et du rythme d&#8217;un château, d&#8217;un village. Cependant, il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une vie de tout repos. Car la poursuite d&#8217;un but précis provoque des rencontres plus ou moins amicales et la vie elle-même est à l&#8217;origine de bien de doutes et de blessures. Heureusement, il reste l&#8217;amitié et les soirées au coin du feu, un sentiment de sécurité qui suit un dur voyage.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce choix est idéal pour souligner les détails de l&#8217;univers médiéval, qui s&#8217;avère être bien plus qu&#8217;un simple décor. En avançant en rythme avec les saisons, chaque sensation imprègne le lecteur. Froid et humidité de la neige, chaleur des des feux et des coeurs, abandon et amitié, son des armes qui s&#8217;entrechoquent. La simplicité règne en maître. Point de fantasy ici, seulement un monde qui offre danger et douceur selon les occasions, un moyen-âge pour lequel Justine Niogret semble avoir une grande affection.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Des personnages facile à apprécier</em></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;héroïne est atypique. Femme ronde, marqué par la vie et les batailles, pas vraiment belle et qui a tendance à se laisser aller, elle est plus à l&#8217;aise entourée de guerriers que pour discuter de mondanités. La mercenaire ne manque pourtant pas de charme, sous la plume de Justine Niogret. Bourrue et rude, elle inspire la sympathie. Son dévouement envers ses amis et sa ténacité sont admirables. Chien du Heaume est un personnage facile à aimer. Pourtant, nul doute qu&#8217;une telle affirmation la surprendrait, elle qui vit souvent à l&#8217;écart de ses semblables, fuit leur conversation et se cache derrière un physique ingrat. Chien est un être très humain et l&#8217;auteure lui donne un magnifique rôle, lui épargnant l&#8217;étalage des détails de sa vie privée pour se concentrer sur son humanité.</p>
<p style="text-align: justify;">Si Chien est un superbe personnage, ses compagnons de route ne sont pas en reste. Chacun à leur manière, ils resplendissent. Jeune chevalier fougueux avide de faire ses preuves, vieux chevalier qui sent le changement des époques et qui ne vit pleinement que dans le son des épées qui s&#8217;entrechoquent, homme mystérieux apportant une parole toute aussi énigmatique ou encore belle et fière jeune femme, tous prennent vie au fil des pages. Justine sait provoquer l&#8217;amour, la haine et la sympathie ; ces protagonistes sont vrais et aident à plonger dans cet univers magnifique. Le lecteur ressent des émotions intenses envers ces gens et les quitter s&#8217;avère difficile tellement ils semblent nous intégrer à leur monde.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><em>Une écriture de grande qualité et pleine de force</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le style de Justine Niogret est sans conteste l&#8217;élément clé qui fait de<em> Chien du Heaume</em> une oeuvre à part. Au point que parfois, les mots forment un véritable poème. Le narrateur est d&#8217;ailleurs un conteur anonyme ; il n&#8217;y a pas à dire, le bougre sait y faire. Au point de pouvoir aisément pardonner quelques ressorts narratifs un peu maladroits. C&#8217;est un bonheur de lire un récit de cette qualité, même si, tel une rivière, il s&#8217;efface comme il s&#8217;est dessiné au départ : comme l&#8217;hiver laisse place au printemps après la fonte des neiges. Mais finalement, c&#8217;est aussi un peu ça l&#8217;histoire de ce roman : le lecteur repart à la fin comme il était venu, en pleine saison, discrètement et simplement, comme s&#8217;éveillant d&#8217;un rêve, après avoir vécu une aventure dont les détails s&#8217;estompent peu à peu mais dont il sent encore bien la marque, quittant une amie avec qui il avait fait un bout de chemin.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous aussi, prenez le temps de partager la route de Chien du Heaume pour quelques hivers, et ainsi rencontrer des hommes et des femmes remarquables dans un univers rude et doux à la fois.</p>
<p style="text-align: justify;">Une lecture commune avec <a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2010/08/14/18698902.html" target="_blank">Lhisbei</a> et <a href="http://edroxy.livejournal.com/" target="_blank">Roxane</a>.</p>
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		<title>Neverwhere (Neil Gaiman)</title>
		<link>http://www.imaginelf.com/2010/07/neverwhere-neil-gaiman/</link>
		<comments>http://www.imaginelf.com/2010/07/neverwhere-neil-gaiman/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 05 Jul 2010 11:11:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[conte]]></category>
		<category><![CDATA[coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[fantasy urbaine]]></category>
		<category><![CDATA[Gaiman]]></category>
		<category><![CDATA[Londres]]></category>
		<category><![CDATA[VO]]></category>
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		<description><![CDATA[Richard Mayhew a une petite vie bien réglée : un appartement londonien, un travail de bureau, des amis, une fiancée qui l'entraîne dans toutes les manifestations artistiques et dirige une bonne partie de sa vie. Tout bascule le jour où apparaît devant lui une jeune fille blessée, qu'il emmène chez lui pour la soigner et qui se présente sous le nom de Door (Porte). Mais en rendant service à cette inconnue, sa vie vole en éclat et il se retrouve propulsé dans un monde hostile dont il ne soupçonnait même pas l'existence : le Londres d'en bas, à la société étrange et très bien organisée.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/07/neverwhere.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/07/neverwhere.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>Neverwhere</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Neil Gaiman <br/><b>Editeur : </b>Headline Review <br/><b>Parution : </b>2005 <br/><b>Pages : </b>372 <br/><b>Prix : </b>7,99£ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_9.png"/></center></td></tr></table></center></p>
<p style="text-align: justify;">Richard Mayhew a une petite vie bien réglée : un appartement londonien, un travail de bureau, des amis, une fiancée qui l&#8217;entraîne dans toutes les manifestations artistiques et dirige une bonne partie de sa vie. Tout bascule le jour où apparaît devant lui une jeune fille blessée, qu&#8217;il emmène chez lui pour la soigner et qui se présente sous le nom de Door (Porte). Mais en rendant service à cette inconnue, sa vie vole en éclat et il se retrouve propulsé dans un monde hostile dont il ne soupçonnait même pas l&#8217;existence : le Londres d&#8217;en bas, à la société étrange et très bien organisée.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un conte merveilleux</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Neverwhere</em> fut au départ une mini-série TV commandée à Gaiman par la BBC. N&#8217;ayant pu développer son univers de manière aussi détaillée qu&#8217;il le souhaitait, l&#8217;auteur décida d&#8217;écrire le roman qu&#8217;il avait en tête. Grand bien lui en a pris !<br />
Dans son style simple mais débordant d&#8217;imagination, Neil Gaiman donne vie à cet autre Londres, effrayant et sale, mais merveilleux et fascinant à la fois. Il propose au lecteur un conte moderne, où la princesse se balade dans les égouts, où la méchante sorcière est un duo démoniaque, la bonne marraine un dandy se faisant payer en faveurs et le preux chevalier un londonien moyen bien ennuyé de se retrouver au milieu. Le décor est atypique et malgré les répulsions qu&#8217;il pourrait inspirer, les descriptions le font apparaître coloré, vivant, charmant à sa manière. C&#8217;est là tout le talent de l&#8217;auteur d&#8217;arriver à mettre de la poésie dans la misère, de la magie et de la féérie dans la grisaille et de rendre visible l&#8217;invisible. L&#8217;univers est extrêmement riche et détaillé, rien n&#8217;étant laissé au hasard, ni les personnalités croisées ni les lieux évoqués.<br />
Après avoir lu <em>Neverwhere</em>, le lecteur ne verra plus le métro londonien de la même façon et saura sans doute prendre le temps d&#8217;observer ces choses insignifiantes qui l&#8217;entourent, mais qui pourraient bien révéler une magie ancienne, une porte vers une autre vie.</p>
<p style="text-align: center;"><em>De beaux personnages&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;">Même si le lecteur est parfois tenté de secouer Richard Mayhew, le héros malgré lui, pour être un peu trop empoté, il est aisé de s&#8217;attacher à cet homme simple qui tente maladroitement de s&#8217;en sortir dans un univers qui dépasse son entendement. Son bon cœur et sa volonté de ne pas être un fardeau le rendent touchant et le définissent bien en tant que héros. Chaque personnage est comme un acteur de théâtre au costume exubérant, à la personnalité bien définie, captivant par ses gestes et ses paroles, scotchant le spectateur à son fauteuil. Proches de la caricature, ils y échappent par le côté conte que possède le récit. Le Marquis de Carabas est un énergumène particulièrement magnifique et un des personnages secondaires les plus attachant. Lady Door est une jeune personne charmante, fragile et forte à la fois, petit lutin plein de noblesse, maîtrisant son territoire souterrain. Les méchants, M. Croup et M.Vandemar, sont assez atypiques, à la fois détachés de la condition humaine et sensibles à la colère, diablement cruels et complètement décalés dans ce monde humain, ce qui les rend d&#8217;autant plus effrayants et&#8230; drôles. Un paradoxe intéressant sur lequel joue très bien l&#8217;auteur.</p>
<p style="text-align: center;"><em>&#8230;qui portent un récit prenant</em></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;intrigue est bien équilibrée, les rebondissements sont nombreux, entre trahisons, attaques inattendues, énigmes et lieux étranges. L&#8217;auteur balade le lecteur, qui se laisse prendre par la main et écarquille les yeux à chaque bifurcation des égouts, émerveillé par la beauté que l&#8217;écrivain réussit à leur donner. Neil Gaiman réserve quelques franches surprises le long du récit, laissant planer des ambiguïtés sur certains personnages et leur intentions. Bien que ces surprises soient absentes à la relecture, le roman ne perd rien de son charme, les réactions de déception ou de douleur des héros étant toujours communicative. Chaque petit détail du récit a son importance, révélée au fil de l&#8217;aventure, marquant l&#8217;habile construction de l&#8217;auteur et sa maîtrise de l&#8217;œuvre de bout en bout.</p>
<p style="text-align: justify;">Neil Gaiman est particulièrement doué pour les fins, ce qu&#8217;il prouve dans ce titre encore une fois. Le dernier chapitre plonge le lecteur dans une errance personnel, il fusionne ainsi avec Richard et vit les derniers moments de l&#8217;aventure avec lui, oubliant son univers personnel et plongeant dans <em>Neverwhere</em> sans aucune retenue.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un livre magique ?</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a de la magie pure dans Neverwhere, de celle qui fait les contes qui traversent le temps. De celle qui se transmet d&#8217;un monde à l&#8217;autre, qui imprègne la lecture même une fois qu&#8217;elle est terminée et qui donne à chaque petite détail de la vie un goût fabuleux. Premier livre que j&#8217;ai lu de Neil Gaiman, il reste un de mes préférés, captivant et facile à lire (même en VO), plein de charme. Neverwhere se lit à la fois avec des yeux d&#8217;enfant et d&#8217;adulte, avec le même émerveillement.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/07/neverwherea.gif"><img class="alignnone size-medium wp-image-944" title="Neverwhere (version adulte)" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/07/neverwherea-229x350.gif" alt="" width="137" height="210" /></a> <a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/07/neverwherej.gif"><img class="alignnone size-medium wp-image-945" title="Neverwhere (version jeunesse)" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/07/neverwherej-228x350.gif" alt="" width="137" height="210" /></a></p>
<p style="text-align: center;">(nouvelles éditions Au Diable Vauvert)</p>
<p style="text-align: justify;">Merci à <a href="http://leylies.wordpress.com/" target="_blank">Leyla</a> pour m&#8217;avoir permis de redécouvrir ce coup de coeur pour la première fois en VO, ainsi que pour l&#8217;avoir parsemé de petites choses, faisant de mon exemplaire un livre doublement plein de souvenirs.<br />
Neverwhere, une lecture commune avec : <a href="http://autrecotedumiroir.net/neverwhere" target="_blank">Laure</a>, <a href="http://lesescapadesculturellesdefrankie.blogspot.com/2010/07/neverwhere-de-neil-gaiman.html" target="_blank">Frankie</a>, <a href="http://lilyn-kirjahylly.blogspot.com/2010/07/neverwhere-de-neil-gaiman.html" target="_blank">Miss Spooky Muffin</a>, <a href="http://little-read-planet.blogspot.com/2010/07/neverwhere-de-neil-gaiman.html" target="_blank">Lexounet</a>, Leyla, Alice, Mélo.</p>
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		<title>Janua Vera (Jean-Philippe Jaworski)</title>
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		<pubDate>Sat, 08 May 2010 19:43:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Recueil]]></category>
		<category><![CDATA[Cercle d'Atuan]]></category>
		<category><![CDATA[challenge]]></category>
		<category><![CDATA[Jaworski]]></category>
		<category><![CDATA[lecture commune]]></category>
		<category><![CDATA[médiéval]]></category>
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		<description><![CDATA[8 nouvelles, 8 destinées. Au cœur du Vieux Royaume évoluent des personnalités bien différentes. Prêtre d&#8217;un vieux culte, barbare au combat, paysanne, assassin, copiste, chevalier ou roi, tous sont confrontés aux affres de la vie médiévale. Quand certains se trouvent mêlés à des intrigues politiques, d&#8217;autres tentent de survivre à de rudes combats ou courent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/janua_vera.gif"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/janua_vera.gif" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>Janua Vera</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Jean-Philippe Jaworski <br/><b>Editeur : </b>Folio SF <br/><b>Parution : </b>02/2009 <br/><b>Pages : </b>488 <br/><b>Prix : </b>8,20€ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_8.png"/></center></td></tr></table></center>
<p style="text-align: justify;">8 nouvelles, 8 destinées. Au cœur du Vieux Royaume évoluent des personnalités bien différentes. Prêtre d&#8217;un vieux culte, barbare au combat, paysanne, assassin, copiste, chevalier ou roi, tous sont confrontés aux affres de la vie médiévale. Quand certains se trouvent mêlés à des intrigues politiques, d&#8217;autres tentent de survivre à de rudes combats ou courent après des chimères.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un univers médiéval</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Janua Vera</em>, bien plus qu&#8217;un simple livre de fantasy, est un véritable volume historique. Ce monde moyenâgeux est décrit avec soin. Barbare et rude, loin des visions romantiques de certaines séries, il est d&#8217;une grande crédibilité. Les protagonistes souffrent, subissent le froid et la faim, vivent tranquillement, complotent ou plus simplement travaillent. L&#8217;aspect fantasy s&#8217;exprime de façon très légère, surtout au travers ce royaume inconnu, mais aussi par l&#8217;apparition de certaines formes de magie ou de créatures quelque peu différentes, qui s&#8217;intègrent discrètement aux nouvelles. Les textes se terminent par des chutes intelligentes et bien amenées, souvent lourdes de sens, parfois attendues mais sans pour autant provoquer la frustration, simplement peut-être parce qu&#8217;elles sont inévitables.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Des nouvelles un peu longues, servies par un style splendide</em></p>
<p style="text-align: justify;">La difficulté principale du recueil vient de la longueur des nouvelles et du détail du texte qui nécessitent une bonne disponibilité de lecture pour bien entrer dans l&#8217;histoire (à ne pas lire deux pages par jour en somme). L&#8217;appel émotionnel ne fonctionne pas à tous les coups, mais quel bonheur de se retrouver à rire, pleurer ou angoisser devant ce livre lorsque Jaworski réussit à entraîner à sa suite !<br />
Le grand point fort du recueil réside dans la qualité du langage et la capacité de l&#8217;auteur a intégrer une multitude de détails et de vocabulaire précis sans alourdir son style. La plume de Jean-Philippe Jaworski est un vrai plaisir de maîtrise et d&#8217;ambiance. Elle rend vivant les personnages et donne réellement consistance aux décors, le lecteur arrivant à percevoir l&#8217;humidité, le froid ou le poids d&#8217;une arme à leur simple évocation. Un tour de force impressionnant qui permet au Vieux Royaume de se dessiner sans effort sous les yeux du lecteur, qui s&#8217;attachera sans soucis à cet univers médiéval.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Petit détail par nouvelles</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Janua Vera</strong> – Évoque un Roi-Dieu en proie à un cauchemar, s&#8217;apparentant à un mythe évoquant Gilgamesh. La chute est bien amenée, mais la nouvelle reste une des plus « faibles » du recueil.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mauvaise donne</strong> – Permet de suivre un assassin de profession : Benvenuto. Ce texte, prélude au roman Gagner la guerre, présente un intérêt à la fois pour son côté « bas-fonds » dans la première partie, et dans la seconde pour le côté politique très intelligent et intéressant. La chute annonce le roman à la perfection.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Service des dames</strong> – Fait penser aux romans de courtoisies grâce à ce chevalier joutant verbalement avec une Châtelaine et un duel d&#8217;honneur. Il y a beaucoup de jeu de paroles, fiel derrière des mots de miel. Le paysage est particulièrement réussi ici. Et encore un belle chute.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une offrande très précieuse</strong> – Décrit une bataille avec un héros pas très malin qui le sait, loin des clichés de fantasy. Le texte présente un aspect onirique en seconde partie, des longueurs au milieu, mais se révèle émouvant grâce à son héros. Le cœur se serre à l&#8217;évocation de son histoire.</p>
<div style="text-align: justify;"><strong>Le Conte de Suzelle</strong> – La nouvelle la plus émouvante suit le parcours d&#8217;une jolie fillette un peu rêveuse et attachante à qui le lecteur ne peut que souhaiter une belle vie. Il la verra grandir et passer les ans, jusqu&#8217;à la chute, poignante. Une nouvelle qui émeut et laisse au bord des larmes.</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jour de guigne</strong> – Dans un style purement Pratchettien, Jaworski choisit le burlesque et le grotesque, arrivant à faire bien sourire pour une nouvelle bien décalée au ton léger appréciable. Maître Calame est un beau guignol, victime d&#8217;une malédiction.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un amour dévorant</strong> – Une très longue nouvelle où des fantômes du passé hantent un bois pour le malheur de ceux qui les approchent de trop près. Sympa pour le décor et les anecdotes des habitants, un peu angoissante. Je l&#8217;ai moyennement appréciée, mais la lecture hachée n&#8217;aide pas ici.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Confident</strong> – Un prêtre a choisi de s&#8217;enfermer dans le noir absolu et s&#8217;explique. Il est intéressant de voir son parcours et d&#8217;apprendre à connaître son culte. La chute m&#8217;a un peu laissée de marbre alors qu&#8217;elle se serait bien prêtée à quelque chose de poignant.</p>
<p style="text-align: justify;">En résumé : Un très bon recueil qui vaut surtout pour la qualité de l&#8217;écriture, mais aussi pour quelques beaux moments d&#8217;émotions. Une lecture parfois difficile à cause des longueurs, mais qui laisse une impression très positive.</p>
<p style="text-align: justify;">
<hr />
<p style="text-align: justify;">Une lecture commune avec <strong>Le Cercle d&#8217;Atuan</strong>.  Chroniques des membres :<a href="http://quadrant-alpha.blogspot.com/2010/05/janua-vera-jean-philippe-jaworski.html" target="_blank"> El Jc</a>, <a href="http://olyaolenka.over-blog.com/article-juana-vera-de-jean-philippe-jaworski-49650949.html" target="_blank">Olya</a>, <a href="http://nevertwhere.blogspot.com/2010/05/janua-vera-jean-philippe-jaworski.html" target="_blank">Vert</a>, <a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/05/janua-vera-jeanphilippe-jaworsky.html" target="_blank">Tigger Lilly</a>, <a href="http://chez-craklou.over-blog.com/article-janua-vera-jean-philippe-jaworski-49711489.html" target="_blank">Daenerys</a>, <a href="http://aruthablog.blogspot.com/2009/05/janua-vera-jean-philippe-jaworski.html" target="_blank">Arutha</a>, <a href="http://mondesimaginaires.over-blog.fr/article-janua-vera-de-jean-philippe-jaworski-39905120.html" target="_blank">Ryuuchan</a>.<br />
Première lecture du défi <strong>Nouvelles sur les 5 continents</strong> pour l&#8217;Europe !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lecercle.atuan.org/" target="_blank"><img class="aligncenter size-medium wp-image-762" title="Le Cercle d'Atuan" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/logo_atuan-300x44.jpg" alt="" width="300" height="44" /><br />
</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://defis5continents.wordpress.com" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-734" title="Nouvelles sur les 5 continents" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/logo_defit_nouvelles.jpg" alt="" width="240" height="129" /></a> <a href="http://litteraturesdelimaginaire.over-blog.com/" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-735" title="Imaginaire sur les 5 continents" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/logo_defit_imaginaire.jpg" alt="" width="238" height="138" /></a></p>
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		<title>La Volonté du Dragon (Lionel Davoust)</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Apr 2010 16:06:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Novella]]></category>
		<category><![CDATA[coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Critic]]></category>
		<category><![CDATA[Davoust]]></category>
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		<description><![CDATA[L'Empire d'Asreth, fort de sa technologie avancée, s'est donné pour mission d'envahir et de convertir les peuples à son mode de vie, pour leur propre bien, mais contre leur volonté si nécessaire. Entre cette fabuleuse puissance et les derniers pays libres, se trouve le Qhmarr, petite contrée orgueilleuse au développement moyenâgeux. Le généralissime D'eolus Vasreth, venu demander une réddition qui éviterait le massacre d'un peuple, se trouve confronté à une résistance particulière et finit par suivre le petit roi du Qhmarr dans un jeu qui pourrait faire basculer l'issue d'une guerre qui paraissait acquise d'avance.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/03/volonte_dragon.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/03/volonte_dragon.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>La Volonté du Dragon</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Lionel Davoust <br/><b>Couverture : </b>Cyrielle Alaphilippe <br/><b>Editeur : </b>Critic <br/><b>Parution : </b>02/2010 <br/><b>Pages : </b>170 <br/><b>Prix : </b>13€ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_9.png"/></center></td></tr></table></center>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;Empire d&#8217;Asreth, fort de sa technologie avancée, s&#8217;est donné pour mission d&#8217;envahir et de convertir les peuples à son mode de vie, pour leur propre bien, mais contre leur volonté si nécessaire. Entre cette fabuleuse puissance et les derniers pays libres, se trouve le Qhmarr, petite contrée orgueilleuse au développement moyenâgeux. Le généralissime D&#8217;eolus Vasreth, venu demander une réddition qui éviterait le massacre d&#8217;un peuple, se trouve confronté à une résistance particulière et finit par suivre le petit roi du Qhmarr dans un jeu qui pourrait faire basculer l&#8217;issue d&#8217;une guerre qui paraissait acquise d&#8217;avance.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Bataille passionnante à l&#8217;issue incertaine</em></p>
<p style="text-align: justify;">Technologie versus spiritualité, qui peut bien l&#8217;emporter ? Si la folie des armes et navires sophistiqués paraissent être l&#8217;atout idéal face à quelques frêles embarcations de paysans menés par leur foi, le lecteur se rend vite compte, tout comme les personnages, que tout n&#8217;est pas si simple. Et la bataille devient par là même passionnante. Car <em>La Volonté du Dragon</em> est un petit roman qui retrace un seul et violent combat qui décidera de la victoire de l&#8217;une ou l&#8217;autre contrée, symbole de la lutte entre science et philosophie de vie.<br />
Le lecteur suit les mouvements de l&#8217;Empire d&#8217;Asreth et voit la confiance absolue des débuts être d&#8217;abord ébranlée puis réduite au néant. Le récit alterne entre le champ de bataille maritime et le duel des chefs autour d&#8217;un jeu bien particulier. Au moment où cet enchaînement aurait pu devenir répétitif, l&#8217;auteur glisse un chapitre différent, sur l&#8217;origine de la volonté de conquête de l&#8217;Empire, qui avive encore plus l&#8217;intérêt. A aucun moment l&#8217;issue de la guerre n&#8217;est certaine et c&#8217;est bien là une des forces majeures du roman, qui opte pour une approche psychologique, suivant l&#8217;évolution des personnages au cours de l&#8217;affrontement. Alors que semblent s&#8217;opposer un fort et un faible, la situation apporte rapidement son lot de surprises. Il est alors impossible d&#8217;anticiper la fin, qui se révèle remarquable, Lionel Davoust ayant travaillé son effet jusqu&#8217;à la dernière ligne.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Des personnages magnifiques</em></p>
<p style="text-align: justify;">Outre le suspense admirablement bien entretenu, le grand atout de <em>La Volonté du Dragon</em> est représenté par ses personnages. Pas de héros à proprement parler ici, mais des personnalités variées et intéressantes. Parmi elles, D&#8217;eolus Vasteth bien sûr, charismatique, sûr de la puissance de l&#8217;Empire et de la justesse de son combat, orgueilleux juste ce qu&#8217;il faut mais sachant douter et se remettre en cause. Face à lui, l&#8217;enfant roi et son conseiller, ce dernier faisant également preuve d&#8217;une foi absolue en son pays mais jubilant un peu trop et se révélant quelque peu grotesque. La joute polie qui se joue entre les dirigeants est savoureuse, Lionel Davoust dévoile tout son talent pour les dialogues bien sentis.<br />
Dehors, dans le vif de l&#8217;action, se trouve notamment Krell, combattant issu d&#8217;un peuple soumis à l&#8217;Empire, le « barbare » de l&#8217;histoire, la force physique incarnée combinée à l&#8217;instinct du combat. Ce dernier s&#8217;est lié d&#8217;amitié avec l&#8217;aspirant Jael, jeune ingénieur tout juste sorti de l&#8217;académie et peu sûr de lui, dont les doutes sur ses capacités sauront faire écho chez le lecteur. Ses sentiments sont décrits de façon tellement réaliste, que ce dernier vit pleinement la situation à travers le jeune homme, percevant ses angoisses, compatissant à son effort pour surmonter sa peur. Son parcours émotionnel suit le cours inverse de celui de l&#8217;Empire, car face à l&#8217;adversité, forcé à prendre des décisions, Jael s&#8217;affirme et prend confiance. Il est aidé en cela par la maîtresse-artech Drenn Syaldon, abîmée par son métier et au parler haché, touchante dans sa faiblesse et admirable dans sa force. Ce duo est le plus attachant de l&#8217;histoire.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/Volonte_Cuirasse.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-726" title="La Volonté du Dragon - Cuirassé (Fred Navez)" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/Volonte_Cuirasse-300x132.jpg" alt="" width="300" height="132" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>Une narration maîtrisée, un univers original</em></p>
<p style="text-align: justify;">La technologie utilisée par l&#8217;Empire est inédite. Son identité s&#8217;intègre parfaitement au récit ; et là où d&#8217;ordinaire les mondes de fantasy ne connaissent pas le progrès, il apparaît très crédible qu&#8217;un Empire ait pu baser sa suprématie sur la science, plutôt que la magie. Les détails de fonctionnement sont fascinants sans être poussés au point de devenir envahissants. L&#8217;approche de la foi des Qhmarri est également intéressante. Elle devient l&#8217;instrument et l&#8217;expression d&#8217;une magie ancienne que les partisans de l&#8217;Empire peinent à appréhender.<br />
Lionel Davoust sait aussi trouver la juste dose entre action, description et alternance des points de vue narratifs. Les paysages peints sont sublimes, les pages sentent l&#8217;iode et le sel, mais aussi la souffrance du combat et la chaleur écrasante du soleil. L&#8217;apparence des navires est originale, marquant bien ce mélange entre science avancée et savoir médiéval. Le langage est maîtrisé, fluide et prenant, au rythme soutenu et parfaitement orchestré, pour un roman de grande qualité. Dès les premières pages, la singularité de ce monde surprend et envoûte, avant que le lecteur soit totalement happé dans le bouillonnement des événements.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout ceci contribue à l&#8217;originalité de l&#8217;approche de la fantasy dans l&#8217;œuvre.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Une fenêtre ouverte sur le monde d&#8217;Evanégyre</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Bataille pour un souvenir</em>, nouvelle parue dans l&#8217;anthologie <em>Identités </em>(dirigée par Lucie Chenu et paru chez Glyphe) avait donné un aperçu d&#8217;un lieu et d&#8217;un temps particulier du monde d&#8217;Evanégyre. <em>La Volonté du Dragon</em> constitue la deuxième incursion de l&#8217;auteur dans cet univers étonnant qui n&#8217;a pas fini de surprendre les lecteurs et de les faire voyager dans des pays et des époques à la saveur d&#8217;inconnu. On en redemande !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/Volonte_qahimsa.jpg"><img class="size-medium wp-image-725 aligncenter" title="La Volonté du Dragon - Qahimsa (Fred Navez)" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/Volonte_qahimsa-300x272.jpg" alt="" width="300" height="272" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>(Illustrations de Fred Navez &#8211; vous pouvez en trouver d&#8217;autres sur le </em><a href="http://lioneldavoust.com/2010/03/la-volonte-du-dragon-en-images-semaine-1/#more-1724" target="_blank"><em>blog </em></a><em>de Lionel Davoust.)</em></p>
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		<title>Élantris (Brandon Sanderson)</title>
		<link>http://www.imaginelf.com/2010/04/elantris-brandon-sanderson/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Apr 2010 21:02:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Belgarion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Sanderson]]></category>
		<category><![CDATA[Tor Books]]></category>
		<category><![CDATA[VO]]></category>
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		<description><![CDATA[Élantris était une cité resplendissante, la cité des Dieux. Tout y était merveilleux, elle brillait de milles feux, ses habitants étaient immortels et pratiquaient la magie. C'est le Shaod, une magie bienveillante qui transformait au hasard, pendant la nuit, des personnes les rendant immortels et leur permettant de vivre dans Élantris.  Mais voilà, cette bénédiction, cette splendeur a pris fin il y a 10 ans.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/elantris.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/elantris.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>Elantris</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Brandon Sanderson <br/><b>Editeur : </b>Tor Books <br/><b>Pages : </b>656 <br/><b>Prix : </b>7,99$ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_7.png"/></center></td></tr></table></center>
<p style="text-align: justify;">Élantris était une cité resplendissante, la cité des Dieux. Tout y était merveilleux, elle brillait de mille feux, ses habitants étaient immortels et pratiquaient la magie. C&#8217;était le Shaod, une magie bienveillante, qui transformait des personnes au hasard, pendant la nuit, les rendant immortelles et leur permettant de vivre dans Élantris.  Mais voilà, cette bénédiction, cette splendeur a pris fin il y a 10 ans.</p>
<p style="text-align: center;"><em>un premier roman intéressant</em></p>
<p style="text-align: justify;">Sanderson propose dans <em>Élantris</em>, son premier roman, un scénario intéressant et assez inhabituel : un mariage arrangé entre les héros, une disparition tragique qui les empêche de se rencontrer, un grand prêtre qui essaye de convertir tout le royaume, autant de points peu communs. Il emploie des personnages qui ne répondent pas aux clichés habituels de la fantasy. Il privilégie l&#8217;aspect politico-religieux à l&#8217;aspect combat entre brutes sanguinaires ruisselantes de sueurs, ce que j&#8217;ai trouvé plutôt rafraichissant, surtout venant d&#8217;un nouvel auteur. Le tout est appuyé par des dialogues biens construits, avec un peu de finesse, tout en restant simples.</p>
<p style="text-align: center;"><em>une construction plutôt originale</em></p>
<p style="text-align: justify;">La construction est assez originale, Sanderson a choisi d&#8217;alterner ses chapitres de manière à suivre les trois personnages principaux (qui ne sont pas nécessairement dans le même camp). Cela est intéressant, mais peut devenir gênant par moments. En effet, si au début il existe un équilibre entre ces différents intervenants, au bout d&#8217;un moment on nous révèle plus d&#8217;informations sur certains personnages. Peuvent donc apparaître des paragraphes très courts qui sont plutôt frustrants et n&#8217;apportent rien, ou très peu. Bien sûr ce déséquilibre a ses raisons, si il n&#8217;était pas là, les rebondissements seraient difficiles, voire impossibles. Même si l&#8217;idée d&#8217;alterner un chapitre par protagoniste est très intéressante et apporte beaucoup au début, on peut se demander s&#8217;il n&#8217;aurait pas dû repasser à une construction plus classique par la suite.<br />
Cette sensation est renforcé par un autre point. Sanderson essaye d&#8217;induire des éléments de surprise, des retournements de situation, assez régulièrement dans l&#8217;histoire. Il y arrive plutôt bien, mais le problème, c&#8217;est que cette alternance de chapitres donne un rythme régulier qui est gênant. Assez systématiquement on va voir apparaitre un schéma : un problème surprise surgit dans un chapitre et dans le chapitre suivant du même personnage, la solution.</p>
<p style="text-align: center;"><em>une lecture agréable</em></p>
<p style="text-align: justify;">Au final cela reste une lecture agréable, et vraiment très bonne si on tient compte du fait qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un premier roman. En absolu, c&#8217;est vrai il y a des défauts importants, mais les points forts valent vraiment le coup. Ayant déjà lu d&#8217;autres oeuvres de Sanderson, il est d&#8217;ailleurs possible de voir qu&#8217;il s&#8217;est amélioré et a corrigé certains de ses défauts. <em>Élantris </em>est au final, pour moi, une oeuvre qui mérite le détour et permet de passer un bon moment de lecture.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Élantris </em>est paru en 2009 chez <a href="http://www.orbitbooks.fr/ouvrage/chute-elantris" target="_blank">Orbit</a> en deux volumes (couvertures d&#8217;Alain Brion) : <em>Chute</em> &amp; <em>Rédemption</em>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/elantris-chute.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-684" title="Élantris - Chute" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/elantris-chute-227x350.jpg" alt="" width="159" height="245" /></a> <a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/elantris-redemption.gif"><img class="alignnone size-medium wp-image-685" title="Élantris - Redemption" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/elantris-redemption-221x350.gif" alt="" width="155" height="245" /></a></p>
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		<title>Mistborn (Brandon Sanderson)</title>
		<link>http://www.imaginelf.com/2010/04/mistborn-brandon-sanderson/</link>
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		<pubDate>Sat, 03 Apr 2010 13:19:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Belgarion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Sanderson]]></category>
		<category><![CDATA[Tor Books]]></category>
		<category><![CDATA[VO]]></category>
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		<description><![CDATA[A Luthadel, capitale de l'Empire, l'adolescente Vin fait partie d'une bande de voleurs. Sa vie se résume à se cacher et se méfier, de ses compère aussi bien que des autorités. Il faut dire que l'empire est dirigé d'une main de fer depuis un millier d'années par le Seigneur Maître (Lord Ruler). Dans ce monde, il faut prendre garde aux brumes nocturnes qui tuent régulièrement les gens s'y aventurant et affronter les pluies de cendres permanentes. Mais surtout, il faut prendre garde à la noblesse, qui est la seule à avoir accès à l'allomancie (une puissante magie des métaux) et a tous les droits sur les gens du peuple.
Mais un jour, Vin va voir s'ouvrir à elle tout un nouveau monde, en se retrouvant à travailler pour Kelsier, un voleur à l'histoire tragique qui s'est fixé un objectif fou dans ce monde où tout paraît impossible : renverser le gouvernement.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/02/mistborn.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/02/mistborn.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>Mistborn</b></span> <br/><span style="font-size:130%;"><b>Trilogie</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Brandon Sanderson <br/><b>Editeur : </b>Tor Books <br/><b>Pages : </b>2272 <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_9.png"/></center></td></tr></table></center>
<p style="text-align: justify;">A Luthadel, capitale de l&#8217;Empire, l&#8217;adolescente Vin fait partie d&#8217;une bande de voleurs. Sa vie se résume à se cacher et se méfier, de ses compère aussi bien que des autorités. Il faut dire que l&#8217;empire est dirigé d&#8217;une main de fer depuis un millier d&#8217;années par le Seigneur Maître (Lord Ruler). Dans ce monde, il faut prendre garde aux brumes nocturnes qui tuent régulièrement les gens s&#8217;y aventurant et affronter les pluies de cendres permanentes. Mais surtout, il faut se méfier de la noblesse, qui est la seule à avoir accès à l&#8217;allomancie (une puissante magie des métaux) et qui a tous les droits sur les gens du peuple.<br />
Mais un jour, Vin va voir s&#8217;ouvrir à elle tout un nouveau monde, en se retrouvant à travailler pour Kelsier, un voleur à l&#8217;histoire tragique qui s&#8217;est fixé un objectif fou dans ce monde où tout paraît impossible : renverser le gouvernement.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mistborn </em>(<em>Fils-des-brumes</em> en français) est une trilogie de Sanderson qui présente une particularité :  il est possible de ne lire que le tome 1, et éventuellement de s&#8217;arrêter à la fin du tome 2. Il est assez rare de trouver des séries de Fantasy permettant cela.</p>
<p style="text-align: center;"><em>un scénario classique, une construction excellente</em></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;idée est très intéressante et bien menée même si elle est classique à la base : rendre les choses meilleures dans ce monde cruel en renversant un gouvernement. L&#8217;approche et la construction sont originales, et Sanderson arrive assez rapidement à faire ressentir ce qui ne va pas dans ce monde, ce qui doit changer. Les trois tomes sont construits sur le même modèle, l&#8217;histoire est menée sans vraiment laisser entrevoir où l&#8217;auteur souhaite emmener le lecteur. Nous suivons en effet le point de vue de Vin, qui est loin de tout savoir/comprendre sur ce qui se passe. Cela est renforcé par la grande capacité de l&#8217;auteur à distiller les informations au bon moment. Il est souvent très difficile de savoir où il désire nous emmener. Et non pas parce qu&#8217;il a construit son histoire sans savoir où il allait lui même, mais bien parce qu&#8217;il la maîtrise énormément. Il utilise toujours les petits détails qu&#8217;il a laissé percer bien avant et arrive à tout expliquer, à ne rien laisser dans l&#8217;ombre.</p>
<p style="text-align: center;"><em>une maitrise des retournements de situation</em></p>
<p style="text-align: justify;">Sanderson prouve ici qu&#8217;il est très fort pour réguler les émotions chez ses lecteurs, et pour retranscrire celles de ses personnages. Il arrive à la perfection à faire ressentir le désespoir de Vin et ses compères, mais aussi à distiller l&#8217;espoir assez régulièrement pour éviter la lassitude. Mais sa spécialité, s&#8217;il en a une, est le retournement de situation. Il en use et abuse en arrivant à surprendre avec la fin des différents tomes (surtout les deux derniers). De plus, chose assez rare pour être mentionnée, il ne se fixe pas beaucoup de limites sur ce qu&#8217;il fait subir à ses héros. Il a compris que le monde idéal est une utopie, et nous le transmet au travers de ses personnages et des tourments qu&#8217;ils subissent.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Sanderson, un auteur incontournable</em></p>
<p style="text-align: justify;">Personnellement, j&#8217;ai beaucoup aimé, une fois plongé dans l&#8217;histoire j&#8217;ai eu du mal à la lâcher avant la fin, chaque tome apporte un regain d&#8217;intérêt fort pour l&#8217;histoire. Il y a pas mal de chose que je n&#8217;ai pas vu venir (ou du moins je ne m&#8217;attendait pas quelque chose d&#8217;aussi fort) contrairement à mon habitude. Je suis ravi d&#8217;avoir pu découvrir le travail personnel de Brandon Sanderson, pour faire la différence avec la patte de Robert Jordan dans le dernier tome de<em> la Roue du Temps</em>. Ma conclusion est simple : Sanderson est un nouvel auteur incontournable de la Fantasy. J&#8217;ai désormais hâte de découvrir ses autres travaux !</p>
<p style="text-align: justify;">PS : J&#8217;ai lu les Mistborn en VO, mais la traduction du tome 1 par <a href="http://www.melaniefazi.net/" target="_blank">Mélanie Fazi</a> vient tout juste de sortir chez Orbit. Vous pouvez d&#8217;ailleurs lire le premier chapitre sur leur <a href="http://www.orbitbooks.fr/articles/decouvrez-le-premier-chapitre-de-laempire-ultime" target="_blank">site</a>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/02/mistborn.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-624" title="Mistborn" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/02/mistborn-217x350.jpg" alt="" width="130" height="210" /></a> <a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/mistborn2.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-681" title="The Well of Ascension" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/mistborn2-216x350.jpg" alt="" width="130" height="210" /></a> <a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/mistborn3.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-680" title="The Hero of Ages" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/mistborn3-217x350.jpg" alt="" width="130" height="210" /></a></p>
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		<title>Les Fables de l&#8217;Humpur (Pierre Bordage)</title>
		<link>http://www.imaginelf.com/2010/03/les-fables-de-lhumpur-pierre-bordage/</link>
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		<pubDate>Mon, 29 Mar 2010 14:55:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Au Diable Vauvert]]></category>
		<category><![CDATA[Bordage]]></category>
		<category><![CDATA[coup de coeur]]></category>
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		<description><![CDATA[Véhir est un Grogne de Manac, une communauté agricole des bords de la Dorgne qui cultive le blaïs et sert de nourriture aux Hurles de Luprat. Le soir de son premier grut collectif, alors que l'individualité est sévèrement condamnée, il refuse son destin et la régression vers laquelle se sont engagés les siens. Il se retrouve soudainement sur la route, à la merci des prédateurs, mais aussi du froid et de la faim. Bientôt, il fait une rencontre qui va bouleverser ses sens et toutes ses croyances, et entame un long voyage vers le Grand Centre, à la recherche des Dieux Humains.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/03/fablesdelhumpur.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/03/fablesdelhumpur.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>Les Fables de l'Humpur</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Pierre Bordage <br/><b>Editeur : </b>Au Diable Vauvert <br/><b>Parution : </b>02/2010 <br/><b>Pages : </b>574 <br/><b>Prix : </b>23€ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_10.png"/></center></td></tr></table></center>
<p style="text-align: justify;">Véhir est un Grogne de Manac, une communauté agricole des bords de la Dorgne qui cultive le blaïs et sert de nourriture aux Hurles de Luprat. Le soir de son premier grut collectif, alors que l&#8217;individualité est sévèrement condamnée, il refuse son destin et la régression vers laquelle se sont engagés les siens. Il se retrouve soudainement sur la route, à la merci des prédateurs, mais aussi du froid et de la faim. Bientôt, il fait une rencontre qui va bouleverser ses sens et toutes ses croyances, et entame un long voyage vers le Grand Centre, à la recherche des Dieux Humains.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un univers, un langage, des personnages</em></p>
<p style="text-align: justify;">Dès les premières pages, le lecteur est entraîné dans un monde divisé en clans où vivent des êtres mi-animaux, mi-humains. Les prédateurs mangent les « pue-la-merde », aucun mélange n&#8217;est autorisé et l&#8217;esprit collectif domine. Tous glissent inexorablement vers une régression et ne cherchent pas à remettre en cause l&#8217;ordre établi. Le physique des personnages est déstabilisant, leur mode de vie bien organisé est dérangeant et leur langage qui tend à la simplification, proche de certains patois français, demande un léger temps d&#8217;adaptation. En deux petits chapitres, Pierre Bordage pose la problématique de tout un monde, brutal et animal, dont l&#8217;humanité est peu à peu écartée. Il en résulte des scènes un peu difficiles et perturbantes, avec des descriptifs assez crus.<br />
Afin de mieux entraîner le lecteur dans cette lecture d&#8217;une grande force, des petites fables ouvrent chaque chapitre, telles des fenêtres sur des croyances bien étranges, permettant de mieux accompagner le quotidien des habitants de la Dorgne et d&#8217;ailleurs. Aucun détail n&#8217;est laissé au hasard, tout ayant une grande importance dans le déroulement du récit. Les sociétés, les personnages et les émotions sont très crédibles, ce qui rend d&#8217;autant plus effrayante cette plongée dans un monde impitoyable.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Une aventure humaine, une histoire d&#8217;amour</em></p>
<p style="text-align: justify;">Au delà du voyage, des dangers et de l&#8217;action, <em>Les Fables de l&#8217;Humpur</em> laisse une grande place à l&#8217;humanité et aux relations entre les personnages. Ces derniers doivent combattre des instincts puissants, entre soumission et prédation, peur et férocité. La narration permet au lecteur de se plonger dans l&#8217;esprit des personnages. Véhir est en lutte permanente pour refuser son conditionnement de proie et est touchant dans sa manière de courir après ses espoirs de compréhension et de changement. Les autres ne sont pas en reste ; croiser Véhir et ses compagnons provoque souvent un rejet brutal ou une prise de conscience conduisant à une remise en question importante, parfois difficile à vivre.<br />
Pour les compagnons de chemin, contraints à se soutenir les uns les autres, la méfiance doit laisser place à la confiance et celle-ci peut parfois évoluer vers des sentiments plus doux. La découverte et l&#8217;acceptation de soi et de l&#8217;autre sont un axe primordial de la narration, qui donne toute sa dimension à l&#8217;œuvre. Néanmoins (car il faut bien un bémol, même pour les meilleurs ouvrages), les scènes un peu sentimentales semblent une ou deux fois un peu décalées, pas vraiment à leur place à ce moment précis de l&#8217;histoire. Cela n&#8217;empêche en rien le développement de l&#8217;affection du lecteur pour ces êtres à la fois si semblables et si différents, unis par un but commun.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un incontournable du paysage SF/Fantasy français</em></p>
<p style="text-align: justify;">Avec ce roman, Pierre Bordage fait une nouvelle fois preuve de cette ingéniosité qui plaît tant à ses lecteurs. A la fois roman de fantasy, par cet univers médiéval et brutal, et de science-fiction par ses références aux Dieux Humains, <em>Les Fables de l&#8217;Humpur</em> s&#8217;avère surtout être un roman incontournable pour tout amateur d&#8217;Imaginaire, un conte d&#8217;Humanité dont la morale bouscule et pousse à la réflexion. La maîtrise narrative laisse le lecteur admiratif devant ce fabuleux travail et émerveillé par la beauté de ce récit puissant, d&#8217;une profondeur rarement égalée. La nouvelle couverture Au Diable Vauvert est magnifique, avec notamment en quatrième un relief du vernis dessinant un Grogne, à peine visible selon la lumière. Un bel écrin pour une belle histoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Il aurait été dommage de passer à côté de ce chef-d&#8217;œuvre. C&#8217;est pourquoi je tiens à remercier chaleureusement <em>Livraddict </em>et <em>Au Diable Vauvert</em> pour m&#8217;avoir donné l&#8217;opportunité de découvrir cette autre facette d&#8217;un auteur que j&#8217;appréciais déjà beaucoup.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.audiable.com/" target="_blank"><img class="alignnone size-medium wp-image-676" title="Au Diable Vauvert" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/03/logo-diable-vauvert-300x80.gif" alt="" width="270" height="72" /></a> <a href="http://www.livraddict.com" target="_blank"><img class="alignnone size-medium wp-image-615" title="Livraddict" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/02/logo_livraddict-300x74.jpg" alt="" width="300" height="74" /><br />
</a></p>
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		<title>Fablehaven T.1 (Brandon Mull)</title>
		<link>http://www.imaginelf.com/2010/03/fablehaven-t-1-brandon-mull/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 17:27:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Mull]]></category>
		<category><![CDATA[VO]]></category>
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		<description><![CDATA[Seth, 11 ans, et Kendra, 13 ans, sont contraints de passer dix-sept jours chez leurs grands parents paternels, qui vivent dans une propriété isolée dans la campagne américaine. Alors qu'ils se préparent à s'ennuyer ferme, des mystères viennent éveiller leur curiosité et leur intérêt pour le lieu. C'est ainsi qu'ils vont découvrir que Stan Sorenson, leur grand-père, est le gardien d'un sanctuaire appelé Fablehaven, dans lequel évoluent une myriade de créatures magiques, amicales comme dangereuses.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/03/fablehaven.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/03/fablehaven.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>Fablehaven</b></span> <br/><span style="font-size:130%;"><b>Book One</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Brandon Mull <br/><b>Editeur : </b>Aladdin Paperbacks <br/><b>Pages : </b>351 <br/><b>Prix : </b>7,99$ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_9.png"/></center></td></tr></table></center>
<p style="text-align: justify;">Seth, 11 ans, et Kendra, 13 ans, sont contraints de passer dix-sept jours chez leurs grands parents paternels, qui vivent dans une propriété isolée dans la campagne américaine. Alors qu&#8217;ils se préparent à s&#8217;ennuyer ferme, des mystères viennent éveiller leur curiosité et leur intérêt pour le lieu. C&#8217;est ainsi qu&#8217;ils vont découvrir que Stan Sorenson, leur grand-père, est le gardien d&#8217;un sanctuaire appelé Fablehaven et dans lequel évolue une myriade de créatures magiques, amicales aussi bien que dangereuses.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un rythme bien dosé</em></p>
<p style="text-align: justify;">Se plonger dans <em>Fablehaven </em>est chose facile tant Brandon Mull favorise le voyage par un style fluide et des enchaînements bien pensés. L&#8217;auteur réussit à capter très rapidement l&#8217;attention de son lecteur, en l&#8217;emmenant sur les lieux du sanctuaire. La mise en place est rapide, très vite les enfants sentent qu&#8217;un lourd secret imprègne le lieu et tentent chacun à leur manière de le percer à jour. Seth, enfant turbulent, prend un malin plaisir à briser les règles et à se fourrer dans les pires guêpiers. Kendra, plus observatrice et sage, suit la piste laissée par son grand-père et se contente des indices qui lui sont donnés. Une fois  Fablehaven dévoilé, les révélations viennent à petite dose, bien que les enfants souhaitent tout voir d&#8217;un seul coup. Mais Fablehaven est vaste et sa découverte nécessite un long parcours. Aucune frustration n&#8217;en découle pour le lecteur, car le rythme s&#8217;accélère de page en page. Aux bons côtés et aux gentilles créatures succèdent des instants plus noirs et des dangers inévitables, conduisant à une montée de la tension dramatique jusqu&#8217;à l&#8217;apothéose finale, véritable combat entre le bien et le mal. Le point final laisse en suspens bon nombre de questions qui ne manqueront pas d&#8217;être soulevées dans les prochains tomes.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un émerveillement non édulcoré</em></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;univers créé par Brandon Mull est tout simplement fabuleux. Une palette impressionnante de créatures, de paysages et de couleurs se croisent sur les sols du refuge et interagissent avec les personnages. Loin d&#8217;une vision idyllique du lieu, il est vite prouvé que même les êtres les plus beaux et les plus gentils peuvent se révéler dangereux, par vanité ou par simple jeu. La moindre erreur peut avoir de graves conséquences, comme le découvrent les enfants,  en particulier Seth, lorsque les règles ne sont pas respectées. Chaque élément mis en place par l&#8217;auteur a son utilité, immédiate ou encore à venir et tout en dévoilant son sanctuaire magnifique, il n&#8217;oublie pas de signaler qu&#8217;un tel secret peut se révéler un fardeau par de nombreux aspects. Qu&#8217;à cela ne tienne, l&#8217;aventure est trop belle. Le lecteur n&#8217;a qu&#8217;une envie, quelque soit son âge : faire son sac et partir explorer ce monde merveilleux qui lui est offert et il en pardonnerait presque au jeune héros de provoquer tant de catastrophes, du moment qu&#8217;il lui est permis d&#8217;entrevoir encore un peu l&#8217;étendue de ces paysages magiques.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Des personnages attachants</em></p>
<p style="text-align: justify;">Seth a déjà été évoqué. Il est parfois difficile de le supporter ; il semble ne rien retenir des dures leçons qui lui sont infligées et n&#8217;hésite pas à mettre en péril sa famille pour satisfaire sa curiosité. Néanmoins, il est un moteur important de la progression du récit et son ingéniosité est une aide précieuse. Kendra est douce et attentive mais se comporte en véritable grande sœur, faisant par moment des blagues à son idiot de frère. Elle fait d&#8217;importantes découvertes dont elle ne mesure pas nécessairement toute l&#8217;ampleur. Ces enfants ont des comportement très réalistes, en absolu et l&#8217;un envers l&#8217;autre, ce qui aide d&#8217;autant mieux à croire à cet univers.<br />
Les grands-parents et leurs aides Dale et Lenna sont aussi attachants dans leurs forces comme leurs faiblesses. Les aventures sont source de changement pour les protagonistes, Stan se rendant compte qu&#8217;il n&#8217;est pas facile de gérer des enfants, Seth prenant conscience de son imprudence, Kendra se découvrant des forces cachées. Nul doute que tous ceux là en apprendront encore beaucoup sur Fablehaven et sur eux-mêmes dans les prochains épisodes. Car c&#8217;est aussi un point important du récit : la connaissance n&#8217;est pas acquise de manière définitive et même les grands-parents qui prennent soin du sanctuaire font de nouvelles trouvailles.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Une saga à suivre de près</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il serait facile de comparer <em>Fablehaven </em>à Harry Potter. Des héros enfants, confrontés à la magie et à des événements qui les dépassent, se retrouvent au cœur d&#8217;aventures extraordinaires. Et la série pourrait en être le signe successeur au vu de ce premier tome. Mais <em>Fablehaven </em>possède sa propre identité et sait s&#8217;imposer dans la cour des grands, grâce à son univers fabuleux et à l&#8217;excellent travail de Brandon Mull. Ce premier opus n&#8217;est pas exempt de défauts : par deux fois, un personnage parle un peu trop alors que la situation nécessite une action immédiate et le combat final, bien que violent, semble un peu rapide par rapport à la menace annoncée. Mais pas de quoi éclipser la beauté du reste et l&#8217;intérêt que ces pages provoquent chez le lecteur qui n&#8217;aura qu&#8217;une seule envie en refermant le livre : se procurer la suite pour retrouver le sanctuaire et ses secrets. Bien que destiné avant tout à un jeune public, les plus grands sauront retrouver leur âme d&#8217;enfant devant les merveilles de Fablehaven.</p>
<p style="text-align: justify;">Cinq tomes composeront la totalité de la saga. Deux sont déjà publiés en France chez Nathan, le cinquième est sur le point de sortir aux Etats-Unis. N&#8217;hésitez pas à partager cette lecture, qui en vaut vraiment la peine. Un gros coup de cœur  pour cette série jeunesse !</p>
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		<title>The Graveyard Book (Neil Gaiman)</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Feb 2010 11:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Gaiman]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
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		<description><![CDATA[Il fut recueilli un soir, encore nourrisson, alors qu&#8217;il était poursuivi par the man Jack, qui venait de massacrer toute sa famille. Le libre accès au cimetière lui fut donné, ainsi qu&#8217;un nom : Nobody. De ses fantômes de parents adoptifs, il prit le nom d&#8217;Owens. Un mystérieux parrain, nommé Silas, lui fut donné. Ainsi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/01/the-graveyard-book.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/01/the-graveyard-book.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>The Graveyard Book</b></span> <br/><span style="font-size:130%;"><b>(L'étrange vie de Nobody Owens)</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Neil Gaiman <br/><b>Editeur : </b>Harper Collins <br/><b>Pages : </b>320 <br/><b>Prix : </b>19$ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_9.png"/></center></td></tr></table></center>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: justify;">Il fut recueilli un soir, encore nourrisson, alors qu&#8217;il était poursuivi par the man Jack, qui venait de massacrer toute sa famille. Le libre accès au cimetière lui fut donné, ainsi qu&#8217;un nom : Nobody. De ses fantômes de parents adoptifs, il prit le nom d&#8217;Owens. Un mystérieux parrain, nommé Silas, lui fut donné. Ainsi grandit l&#8217;enfant, au milieu des spectres et protégé par les grilles du cimetière, sans se rendre compte de l&#8217;étrangeté de sa condition.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Un héros chenapan</em></p>
<p style="text-align: justify;">La quasi-totalité du récit se passe dans le cimetière et où le garçon grandit. Le début le voit bébé, sachant tout juste marcher, mais rapidement Nobody fait preuve de curiosité, d&#8217;esprit d&#8217;aventure ainsi que d&#8217;une grande intelligence. Sa personnalité est très crédible, son caractère très bien décrit, du garnement boudeur au casse-cou, en passant par le garçon attentif et bien élevé. Nobody fait toujours de nouvelles découvertes, qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;un nouveau lieu dans le cimetière, d&#8217;un habitant encore non rencontré ou d&#8217;un visiteur. Chaque événement donne lieu à une leçon de vie pour celui dont elle ne fait que commencer.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Une aventure magique</em></p>
<p style="text-align: justify;">Des goules, une perceptrice revêche aux étranges capacités, un parrain fuyant, des parents fantômes, des tombes millénaires, une danse, un meurtrier&#8230; l&#8217;histoire ne manque ni de rebondissements, ni de personnages secondaires hauts en couleur. Et surtout, il y a le jeune Bod, protégé par le cimetière et bénéficiant de talents enviables, comme celui d&#8217;être invisible aux yeux des mortels tant que l&#8217;attention ne se porte pas sur lui, ou celui de traverser les pierres tombales comme les spectres. Les ingrédients sont captivants et la recette est bonne, mettant rapidement en appétit et ne rassasiant jamais. Le lecteur découvre l&#8217;impossible et le merveilleux avec l&#8217;enfant et lorsque le danger pointe son nez, il tremble pour la sécurité de ce petit être, plus effrayé que lui parfois, en un réflexe protecteur.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Un conte sur la vie</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le contexte est original, les aventures effrayantes et fantastiques à la fois. Mais The Graveyard Book c&#8217;est avant tout une ode à l&#8217;enfance, à la liberté et la vulnérabilité de ces âges innocents, un conte en huis clos. Neil Gaiman entraîne le lecteur dans un environnement fabuleux, avec son style bien à lui : efficace et poétique à la fois. Les illustrations en noir et blanc de Dave McKean ponctuent discrètement le récit et ne sont pas dénuées de charme. Cependant, l&#8217;univers magique inventé pour ce livre est très riche et au final assez peu développé face aux possibilités que l&#8217;auteur a lui même créées. Certaines questions quant aux rebondissements « périphériques » restent en suspens et laissent espérer une suite.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré tout, en gardant à l&#8217;esprit que le cœur du récit est centré sur Nobody, ces manques deviennent secondaires et il est impossible de ne pas se prendre d&#8217;affection pour le petit garçon ou de s&#8217;attacher à lui au fil des ans et des pages. A tel point que la fin, poignante, laisse au lecteur une boule dans le gorge, entre tristesse et joie. Encore une belle tranche d&#8217;émotion dans les pages d&#8217;un Neil Gaiman toujours en forme.</p>
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		<title>Wheel of Time T12 &#8211; The Gathering Storm (Robert Jordan &#8211; Brandon Sanderson)</title>
		<link>http://www.imaginelf.com/2010/01/wheel-of-time-t12-the-gathering-storm-robert-jordan-brandon-sanderson/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 09:00:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Belgarion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[cycle]]></category>
		<category><![CDATA[Jordan]]></category>
		<category><![CDATA[Sanderson]]></category>
		<category><![CDATA[Tor Books]]></category>
		<category><![CDATA[VO]]></category>
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		<description><![CDATA[La prison de Shai'tan, le seigneur des Ténèbres commence à montrer ses faiblesses, il parvient de nouveau à répandre son influence néfaste sur le monde, à corrompre les pouvoir. Ses armées commencent déjà à se reformer, à s'aventurer là où elles n'osaient plus aller avant. Mais qui pourra les arrêter, qui pourra reseller la prison du Ténèbreux ? La prophétie parle d'un Dragon réincarné, un homme avec un pouvoir immense qui guidera les armés à la victoire. Moiraine, une Aes Sedai, a consacré sa vie à chercher cet homme. Au début de la série nous nous situons dans un petit village isolé, Moiraine y arrive et y découvre, parmi d'autres habitants, trois jeunes hommes. Un d'eux est le Dragon, elle en est sûr et certaine, mais lequel ? Pas le temps de décider, ils sont traqués par les séides de Shai'tan, il faut fuir. C'est comme Rand, Perrin et Mat se retrouve sur les routes accompagnés de l'Aes Sedai et quelques autres personnes, en direction d'une destinée plus qu'incertaine.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/The-Gathering-Storm-Wheel-of-Time-Series-197x300.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/The-Gathering-Storm-Wheel-of-Time-Series-197x300.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>Wheel of Time</b></span> <br/><span style="font-size:130%;"><b>12 - The Gathering Storm</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Robert Jordan &amp; Brandon Sanderson <br/><b>Editeur : </b>Tor books <br/><b>Parution : </b>10/2009 <br/><b>Pages : </b>784 <br/><b>Prix : </b>30$ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_9.png"/></center></td></tr></table></center>
<p>La prison de Shai&#8217;tan, le seigneur des Ténèbres, commence à montrer ses faiblesses et son occupant parvient à nouveau à répandre son influence néfaste sur le monde, à corrompre les pouvoirs. Ses armées commencent déjà à se reformer, à s&#8217;aventurer là où elles n&#8217;osaient plus aller. Mais qui pourra les arrêter, qui pourra resceller la prison du Ténèbreux ? La prophétie parle d&#8217;un Dragon réincarné, un homme avec un pouvoir immense qui guidera les armées à la victoire. Moiraine, une Aes Sedai, a consacré sa vie à chercher cet homme. Au début de la série, dans un petit village isolé, Moiraine découvre, parmi d&#8217;autres habitants, trois jeunes hommes. L&#8217;un d&#8217;eux est le Dragon, elle en est sûr et certaine, mais lequel ? Pas le temps de décider ; traqués par les séides de Shai&#8217;tan, il leur faut fuir. C&#8217;est ainsi que Rand, Perrin et Mat se retrouvent sur les routes accompagnés de l&#8217;Aes Sedai et de quelques autres personnes, en direction d&#8217;une destinée plus qu&#8217;incertaine.</p>
<p style="text-align: center;"><em>23 ans pour ne pas voir la fin&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>La Roue du Temps</em> (<em>Wheel of Time</em>) est un grand cycle de fantasy né sous la plume de <em>Robert Jordan</em> en 1984. L&#8217;auteur a consacré une grande partie de sa vie à cette histoire, et plus que sa vie, son coeur. Mais il n&#8217;en verra hélas pas la fin, étant décédé en septembre 2007 d&#8217;une amylose, après la publication du tome 11 (sur 12 de prévus à ce moment là). <em>Brandon Sanderson</em>, jeune auteur prometteur, a repris le flambeau (et les très nombreux brouillons) pour écrire la fin. Il a très vite annoncé qu&#8217;il faudrait diviser le tome 12 en 3 (si vous suivez cela fait donc 14 tomes au total) et s&#8217;est attelé à l&#8217;ouvrage. La première partie de ce tome 12, <em>The Gathering Storm</em>, est sorti en octobre dernier aux USA.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Est-ce que le changement d&#8217;auteur se ressent et gêne ?</em></p>
<p style="text-align: justify;">Une question qu&#8217;on peut se poser tant il semble difficile de reprendre une série, et encore plus de s&#8217;imprégner du style d&#8217;un autre auteur ! En pratique, le tome 12 intervient à un tournant du récit. Un changement de rythme important en ressort, sans qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une faute de l&#8217;auteur. En effet, sur une série aussi longue la narration a été adaptée, le rythme s&#8217;étant fortement ralenti depuis le tome 6. Avec le dénouement qui approche, tous les engrenages commencent à se mettre en marche. Nous somme donc dans un récit où les révélations commencent à tomber, où des problèmes commencent à trouver des solutions. <em>The Gathering Storm</em> est bien plus basé sur l&#8217;action que le tome précédent, présentant un style plus direct. Là où <em>Brandon Sanderson</em> a été très intelligent, c&#8217;est de ne pas avoir essayé de faire du plagiat, en faisant ce qu&#8217;il sait faire de mieux : installer une ambiance sombre et faire avancer les choses. La transition d&#8217;une plume à l&#8217;autre se fait en douceur, certainement dû au fait que <em>Robert Jordan</em> avait déjà des brouillons assez avancés de ce tome. On observe donc un mélange très fluide des deux styles.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un tome qui joue avec les émotions</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour moi <em>La Roue du Temps</em> reste un saga excellente. L&#8217;accélération du rythme, la sensation de voir le dénouement approcher redonne un intérêt nouveau, permet de relancer après une torpeur qui commençait à s&#8217;installer dans les derniers tomes. J&#8217;y ai retrouvé les personnage auxquels je me suis attaché, ce monde hyper détaillé et réaliste, mais aussi ces personnalités si dérangeantes tant elles sont réalistes. Oui, ici les hommes sont des hommes, ils feront n&#8217;importe quoi pour protéger ceux qu&#8217;ils aiment, ils ont soif de pouvoir, ils ont peur de mourir. Des amis s&#8217;opposent, se déchirent, des ennemis se comprennent. On vit ces sentiments ambigus avec les personnages. Dans ce tome 12, <em>Sanderson</em> arrive à donner un poids très fort aux émotions. Jamais je n&#8217;avais vu la situation aussi désespérée que dans ce tome, aussi vide d&#8217;espoir pour le Dragon et l&#8217;humanité ; mais d&#8217;un autre côté il arrive à nous éclairer avec la réussite d&#8217;autres personnes. Il réussit à mettre cette boule dans la gorge, à nouer les tripes. Pour cela, je le remercie. Ce tome est excellent, meilleur que les précédents et relève quasiment du chef d&#8217;oeuvre. Quasiment car on en espère toujours plus pour le suivant, et toujours plus fort.</p>
<p>Plus qu&#8217;à attendre la suite avec fébrilité (fin 2010 pour le tome 13) en lisant <em>Mistborn</em> (une trilogie de <em>Sanderson</em> en cours de traduction chez <em>Orbit</em>).</p>
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