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	<title>Imaginelf &#187; Recueil</title>
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	<description>Excursions littéraires dans l&#039;Imaginaire</description>
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		<title>Marches Nocturnes (Franck Ferric)</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Apr 2011 13:26:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantastique/Horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Recueil]]></category>
		<category><![CDATA[coup de coeur]]></category>
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		<description><![CDATA[Bienvenue dans des villes poussiéreuses, dans l'ombre d'une ruelle ou celle d'une taverne, rejoignez des enfants, des hommes ou des femmes changés à jamais par une rencontre, une découverte. Plongez dans des contes fantastiques, par une nuit noire, bercé par la voix d'un visiteur inattendu. 17 nouvelles et autant de contes, signés par Franck Ferric.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="imagitheque"><div class="encart"><center><table><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2011/04/marches-nocturnes-ferric.jpg"><img class="couv" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2011/04/marches-nocturnes-ferric.jpg" title="Marches Nocturnes"/></a></td><td><h2>Marches Nocturnes</h2><span class="label">Auteur : </span>Franck Ferric <br/><span class="label">Couverture : </span>Bastien Lecouffe-Deharme <br/><span class="label">Editeur : </span>Lokomodo (Fantastique) <br/><span class="label">Parution : </span>03/2011 <br/><span class="label">Pages : </span>293 <br/><span class="label">Prix : </span>8€ <br/><br/><center><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/themes/imaginelf-newspaper/images/notes/kiwi_8.png"/></center></td></tr></table></center></div></div>
<p style="text-align: justify;">Bienvenue dans des villes poussiéreuses, dans l&#8217;ombre d&#8217;une ruelle ou celle d&#8217;une taverne, rejoignez des enfants, des hommes ou des femmes changés à jamais par une rencontre, une découverte. Plongez dans des contes fantastiques, par une nuit noire, bercé par la voix d&#8217;un visiteur inattendu. 17 nouvelles et autant de contes, signés par Franck Ferric.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un recueil à l&#8217;identité forte, porté par un style remarquable</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Marches Nocturnes</em> n&#8217;est pas de ces recueils qui se contentent de rassembler une collection de textes sans logique entre eux. Il s&#8217;avère être un livre très cohérent, où l&#8217;auteur développe des univers très noirs sur un ton de conte, merveilleux et horreur se mêlant alors dans les pages. Héros et époques varient presque à chaque titre, mais aucune rupture ne se ressent en passant de l&#8217;un à autre, l&#8217;ambiance particulière, sombre et fascinante, se retrouvant chaque fois. Et même si période et géographie sont à peu près identifiables, un flou subsiste, passé, présent et futur trouvant échos l&#8217;un dans l&#8217;autre, seul le comportement humain important au final. Un fil rouge discret se glisse également sous l&#8217;apparence de la couleur rousse, donnant ainsi un éclat uniforme à l&#8217;œuvre.<br />
Franck Ferric plonge son lecteur dans des environnements souvent hostiles, très &#8220;bruts&#8221;, où la survie physique et mentale est un enjeu constant. Sa plume est sublime, donnant aux atrocités un éclat sans pareil, rendant le répugnant attirant. Son univers est sans pareil, il prend vie sous ses mots, acquiert rapidement une identité propre et la poussière des chemins viendrait pour un peu gratter la gorge du lecteur hameçonné par ses mots.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Des personnages entre réalité et merveilleux, suivant des chemins torturés</em></p>
<p style="text-align: justify;">Les thématiques abordées sont tout simplement captivantes et poignantes. L&#8217;innocence et les illusions sont brisées, perdues d&#8217;avance ou n&#8217;ont jamais été là, les protagonistes doivent sans cesse s&#8217;adapter, faire des choix cruciaux qui n&#8217;ont de choix souvent que le nom. Les raisons qui dominent les actes sont prises en pleine conscience ou inconscience selon les héros, qui découvrent (ou non, ce qui est parfois plus effrayant) les conséquences de leurs actions sur eux-mêmes et ceux qui les entourent. Parfois perce un espoir, une étincelle, mais à quel prix&#8230; L&#8217;auteur n&#8217;épargne rien à ses héros, guettés ou emprisonnés par la folie, qu&#8217;elle soit la leur ou celles des autres.<br />
La place du fantastique et de la magie dans la réalité et le lien qui les unit est une constante dans les nouvelles de Franck Ferric et de toute évidence cette question lui tient à cœur. Il en résulte des textes parfois déchirants, mais toujours emprunts d&#8217;une grande beauté.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Une lecture qui marque, un choc fasciné qui efface les inégalités</em></p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr, tous les textes ne présentent pas la même force. les nouvelles plus longues peinent un peu plus à entraîner au démarrage et certains cadres se révèlent plus facilement enchanteurs ou effrayants. Cependant, la qualité est globalement très bonne, l&#8217;auteur faisant preuve d&#8217;un style maîtrisé et esthétique. D&#8217;une autre façon, le lecteur sera plus touché par certains protagonistes que d&#8217;autres, mais saura être réellement ému par ceux qui auront su lui parler. Les émotions ressenties à la lecture sont profondes, allant de l&#8217;émerveillement esthétique, au rejet de l&#8217;horreur; en passant par la fascination inspirée par une personnalité fantastique ou par une réalité montrée nue. <em>Marches Nocturnes</em> est un recueil qui se vit, un ensemble indissociable ; le lecteur adopte le rythme de ces contes et succombe au charme des scènes qui se déroulent sous ses yeux.</p>
<p style="text-align: justify;">Même si individuellement chaque nouvelle n&#8217;apporte pas forcément de coup de cœur, certaines comme <em>La Part des cendres</em> ou <em>Fée d&#8217;hiver</em> sont absolument superbes et le recueil, pour la belle plume de l&#8217;auteur et son ambiance si particulière, mérite largement un coup de cœur général. <em>Marches Nocturnes</em> est une lecture réellement enthousiasmante, maintenant disponible en format poche grâce aux éditions Lokomodo. Aucune excuse pour ne pas succomber.</p>
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		<title>The Ladies of Grace Adieu and other stories (Susanna Clarke)</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Mar 2011 13:54:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Grnx</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Recueil]]></category>
		<category><![CDATA[Clarke]]></category>
		<category><![CDATA[Faerie]]></category>

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		<description><![CDATA[Le directeur des études Sidhe de l’université d’Aberdeen, nous présente très sérieusement ce livre comme une anthologie de récits permettant de comprendre Faerie (le pays miroir de l’Angleterre, terre des légendes et de la magie) et par là le développement de la magie britannique. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><div class="imagitheque"><div class="encart"><center><table><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2011/02/ladies-of-grace-adieu-clarke.jpg"><img class="couv" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2011/02/ladies-of-grace-adieu-clarke.jpg" title="The Ladies of Grace Adieu<br />
and other stories"/></a></td><td><h2>The Ladies of Grace Adieu<br />
and other stories</h2><span class="label">Auteur : </span>Susanna Clarke <br/><span class="label">Couverture : </span>Petra Borner <br/><span class="label">Editeur : </span>Bloomsbury <br/><span class="label">Parution : </span>2006 <br/><span class="label">Pages : </span>256 <br/><span class="label">Prix : </span>7,50€ <br/><br/><center><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/themes/imaginelf-newspaper/images/notes/kiwi_7.png"/></center></td></tr></table></center></div></div></p>
<p style="text-align: center;"><em>La magie est juste de l&#8217;autre côté du miroir</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em></em>Le directeur des études Sidhe de l’université d’Aberdeen, nous présente très sérieusement ce livre comme une anthologie de récits permettant de comprendre Faerie (le pays miroir de l’Angleterre, terre des légendes et de la magie) et par là le développement de la magie britannique. <em>The Ladies of Grace Adieu</em> est un exemple de magie au féminin ; tout comme <em>On Lickerish Hill</em> qui revisite le conte allemand &#8220;Rumpelstilchen&#8221;, ou <em>Mrs Mabb</em>. <em>The Duke of Wellington Misplaces His Horse</em> se déroule dans le village de Wall (créé par Neil Gaiman dans son roman <em>Stardust</em>), où ledit duc paiera son arrogance d’un voyage en Faerie non sans conséquences. Dans <em>Mr Simonelli or The Fairy Widower</em> ainsi que dans<em> Tom Brightwind or How the Fairy Bridge Was Built at Thoresby</em> sont des exemples de relations entre des humains et des faeries, célèbres ou non. <em>Antickes and Frets</em> nous offre un aperçu original des dernières années d&#8217;une Marie Stuart prisonnière de sa cousine Elizabeth et d&#8217;humeur vengeresse. Enfin, <em>John Uskglass and the Cumbrian Charcoal Burner</em> est un conte mettant en scène un personnage fondamental dans ce folklore, the Raven King (John Uskglass), roi mythique d&#8217;Angleterre et de Faerie.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Une approche multiforme</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em></em>Les caractéristiques de l’écriture de Susanna Clarke sont l’humour incisif, la satire sociale (à l’image de Jane Austen), la précision historique et la capacité à créer une atmosphère d’étrangeté. La narration est polymorphe. <em>On Lickerish Hill</em> est rédigé en ancien anglais à la première personne, <em>Mr Simonelli </em>est un journal intime,<em> Tom Brightwind</em> et <em>John Uskglass</em> sont des retranscriptions de récits, annotés ou non, par des personnages fictifs. Cette technique renforce l’impression de réalité de ces textes, qui font partie du folklore d’une Angleterre qui n’est pas la nôtre, mais que l’on reconnaît tout de même. Pour ne rien gâcher, chaque nouvelle bénéficie d&#8217;une page de titre et d&#8217;une illustration pleine page de Charles Vess, que certains connaîtront sans doute pour sa collaboration avec Neil Gaiman ou Jeff Smith.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un style classique très bien exploité</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em></em>Cet ouvrage est donc une construction cohérente et non une simple juxtaposition de textes. La dimension fantastique se fond uniformément dans la réalité du monde décrit. La qualité de la langue, notamment des dialogues, permet d’appréhender à la fois la psychologie des personnages, humains ou faeries, et l’époque à laquelle se déroulent ces histoires. Le classicisme du style et le fait que certaines choses soient laissées à l’intuition du lecteur peut cependant rendre ce livre moins accessible. Clin d&#8217;oeil pour les lecteurs du roman de Susanna Clarke <em>Jonathan Strange and Mr Norrell</em>, la nouvelle qui donne son titre au recueil met en scène Jonathan Strange.</p>
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		<title>Axiomatique (Greg Egan)</title>
		<link>http://www.imaginelf.com/2010/06/axiomatique-greg-egan/</link>
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		<pubDate>Fri, 25 Jun 2010 17:48:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Recueil]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Egan]]></category>
		<category><![CDATA[hard-science]]></category>
		<category><![CDATA[lecture commune]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>

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		<description><![CDATA[Axiomatique, où l'on trouve des assassins marchant entre les mondes parallèles, des artistes fous prêts à tout pour faire vivre l'Art, un cristal qui permet l'immortalité, des implants qui modifient les convictions profondes, des vortex temporels instables ou encore des savants qui jouent au Tout Puissant.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="imagitheque"><div class="encart"><center><table><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/axiomatique.jpg"><img class="couv" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/axiomatique.jpg" title="Axiomatique"/></a></td><td><h2>Axiomatique</h2><span class="label">Auteur : </span>Greg Egan <br/><span class="label">Couverture : </span>Manchu <br/><span class="label">Editeur : </span>Le Livre de Poche <br/><span class="label">Parution : </span>10/2009 <br/><span class="label">Pages : </span>496 <br/><span class="label">Prix : </span>7,50€ <br/><br/><center><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/themes/imaginelf-newspaper/images/notes/kiwi_8.png"/></center></td></tr></table></center></div></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Axiomatique </em>est un recueil de 18 nouvelles de science-fiction, écrites par Greg Egan, auteur australien très remarqué ces dernières années. En France, son recueil <em>Océanique </em>vient de recevoir le prix du Cafard Cosmique après avoir obtenu le prestigieux Prix Hugo et le Prix Locus en 1999. Greg Egan est spécialisé en Hard Science, ses nouvelles sont empruntes des connaissances scientifiques actuelles, utilisées pour expliquer des sociétés futuristes.<br />
<em> Axiomatique</em>, où l&#8217;on trouve des assassins marchant entre les mondes parallèles, des artistes fous prêts à tout pour faire vivre l&#8217;Art, un cristal qui permet l&#8217;immortalité, des implants qui modifient les convictions profondes, des vortex temporels instables ou encore des savants qui jouent au Tout Puissant.</p>
<p style="text-align: center;"><em>De la hard-science au service d&#8217;une réflexion sur la condition humaine</em></p>
<p style="text-align: justify;">La plongée dans ce recueil n&#8217;est pas des plus aisée, le style de Greg Egan étant très poussé, notamment dans la théorie scientifique. Physique, chimie, biologie ou mathématiques sont les supports des nouvelles et l&#8217;auteur se sert de connaissances avérées pour imaginer les évolutions et dérives possibles de ces sciences. Le lecteur scientifique reconnaitra ainsi du vocabulaire et des principes connus, mais que les non-scientifiques se rassurent, il n&#8217;est pas facile, quoi qu&#8217;il en soit, de suivre la pensée de l&#8217;auteur. Néanmoins, selon les nouvelles la théorie est accessible ; et même en renonçant à une compréhension totale le message passe bien et l&#8217;aventure est un plaisir à suivre.</p>
<p style="text-align: justify;">La science sert de prétexte à une profonde réflexion sur l&#8217;humain. L&#8217;auteur soulève notamment de nombreuses questions d&#8217;éthique (eugénisme, tests pharmaceutiques, définition d&#8217;une entité intelligente, les scientifiques qui jouent au Tout-Puissant&#8230;), ainsi que sur la nature profonde de l&#8217;Homme (où commence et s&#8217;arrête la liberté, comment définir une personnalité &#8211; notamment si on la copie, qu&#8217;est-ce qui définit un couple et sa longévité&#8230;). Ces interrogations philosophiques sont relativement poussées et abordées de différentes façons, certains textes se faisant parfois écho entre eux. La science-fiction est le moyen idéal pour soulever ces thématiques et Greg Egan l&#8217;utilise de manière subtile, proposant différents niveaux de lecture, le lecteur n&#8217;étant pas obligé de voir toutes ces analyses derrière l&#8217;aventure, mais la percevant néanmoins.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Des récits d&#8217;aventure riches</em></p>
<p style="text-align: justify;">Côté intrigue, le suspense est de mise. Les héros sont souvent amenés à faire des choix dont les conséquences bouleversent leur quotidien, ou celui de leur entourage immédiat, voire celui de la société entière. Le déroulement est parfois prévisible, ce qui n&#8217;entache pas vraiment l&#8217;intérêt de la lecture, étant donnée la profondeur de réflexion qu&#8217;il est possible de développer. Le petit détail amusant à souligner est le décor évoqué : l&#8217;Australie. Il est assez inhabituel de parcourir les rues des villes de ce pays ou d&#8217;avoir des histoires qui utilisent ses caractéristiques (comme par exemple dans <em>Eugène</em>, où l&#8217;on apprend que les gens choisissent d&#8217;avoir la peau noire, ce qui est plus pratique au soleil et fait chuter le taux de cancers de la peau).</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Quelques nouvelles appréciées, plus en détail </span>:</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><em>Lumière des événements</em> : Les hommes reçoivent le journal de leur vie à l&#8217;avance, écrit par leur moi futur. Quelle place reste-t-il pour l&#8217;imprévu, ne peut-il y avoir de mensonges et comment peut-on s&#8217;écarter de cette route toute tracée ?</li>
<li style="text-align: justify;"><em>Le Coffre-fort</em> : Une conscience qui passe de corps en corps, habitant les gens pour 24h. Plutôt comique au départ et intéressant de voir cet homme projeté dans des inconnus et s&#8217;approprier leur vie.</li>
<li style="text-align: justify;"><em>En apprenant à être moi</em> : Pour prévenir la dégradation du cerveau et garantir l&#8217;immortalité de la conscience, les hommes ont tous un cristal qui enregistre une copie de leur cerveau. Cristal et cerveau sont-ils une seule personne ou deux entités qui pourraient se différencier et qui cohabitent ? Une belle question d&#8217;identité, des réponses qui pourraient bien faire froid dans le dos.</li>
<li style="text-align: justify;"><em>Orbites instables dans la sphère des illusions</em> : Un couple marche entre les bulles d&#8217;attractions qui renferment des croyances. S&#8217;ils s&#8217;approchent de trop près d&#8217;une de ces bulles, ils pourraient malgré eux adopter la croyance qui la caractérise et ne plus jamais repartir. J&#8217;ai une petite affinité personnelle pour la réflexion qu&#8217;elle propose, autour de la définition de liberté. Même quand on se croit en liberté, l&#8217;est-on vraiment. Quand on se rebelle et refuse les sentiers battus, ne suit-on pas également un chemin établit par avance. Jusqu&#8217;à quel point est-on libre de ses choix et de ses mouvements ? La prise de conscience suffit-elle à changer cet état ? De bons souvenirs de philo en somme, et une nouvelle qui conclue bien le recueil.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">En bref, <em>Axiomatique </em>est un bon recueil, une bonne surprise de retrouver toute cette réflexion éthico-philosophique et de voir les sciences utilisées de manière aussi pointue. Mais c&#8217;est également une lecture un peu exigeante. Avis aux amateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">
<hr style="width: 50%;" />
<p style="text-align: justify;">Ce livre a été lu en <strong>LC</strong>, retrouvez les chroniques des autres blogueurs : <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2010/06/axiomatique-greg-egan/" target="_blank">Guillaume44</a>, <a href="http://grandebibliotheque.blogspot.com/2010/06/axiomatique.html" target="_blank">Anudar</a>, <a href="http://www.valunivers.fr/2010/06/greg-egan-axiomatique/" target="_blank">Valunivers</a>, <a href="http://leslecturesdecachou.over-blog.com/article-axiomatique-greg-egan-52952015.html" target="_blank">Cachou</a>, <a href="http://thebigmachine.over-blog.com/article-axiomatique-de-greg-egan-52956411.html" target="_blank">Charmante Lova</a>, <a href="http://books-a-lot.over-blog.com/article-greg-egan-axiomatique-51516468.html" target="_blank">Nadège</a></p>
<p style="text-align: justify;">Axiomatique constitue également la deuxième étape de mon tour des 5 continents en nouvelles et en imaginaire, pour l&#8217;<strong>Océanie</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://defis5continents.wordpress.com" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-734" title="Nouvelles sur les 5 continents" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/logo_defit_nouvelles.jpg" alt="" width="240" height="129" /></a> <a href="http://litteraturesdelimaginaire.over-blog.com/" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-735" title="Imaginaire sur les 5 continents" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/logo_defit_imaginaire.jpg" alt="" width="238" height="138" /></a></p>
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		<title>Serpentine (Mélanie Fazi)</title>
		<link>http://www.imaginelf.com/2010/05/serpentine-melanie-fazi/</link>
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		<pubDate>Sun, 30 May 2010 15:33:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantastique/Horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
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		<category><![CDATA[Cercle d'Atuan]]></category>
		<category><![CDATA[Fazi]]></category>
		<category><![CDATA[folie]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>

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		<description><![CDATA[Une étrange échoppe de tatoueur, une mère effondrée, une fascination née du feu, des âmes qui se croisent, des apparitions inquiétantes, des errances... Dix nouvelles composent ce recueil, Grand prix de l'Imaginaire 2005, paru originellement chez L'Oxymore, puis chez Bragelonne, avant sa sortie en poche chez Folio cette année.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><div class="imagitheque"><div class="encart"><center><table><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/serpentine.gif"><img class="couv" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/serpentine.gif" title="Serpentine"/></a></td><td><h2>Serpentine</h2><span class="label">Auteur : </span>Mélanie Fazi <br/><span class="label">Couverture : </span>Bastien L. <br/><span class="label">Editeur : </span>Folio SF <br/><span class="label">Parution : </span>02/2010 <br/><span class="label">Pages : </span>308 <br/><span class="label">Prix : </span>7,10€ <br/><br/><center><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/themes/imaginelf-newspaper/images/notes/kiwi_6.png"/></center></td></tr></table></center></div></div></p>
<p style="text-align: justify;">Une étrange échoppe de tatoueur, une mère effondrée, une fascination née du feu, des âmes qui se croisent, des apparitions inquiétantes, des errances&#8230; Dix nouvelles composent ce recueil, Grand prix de l&#8217;Imaginaire 2005, paru originellement chez L&#8217;Oxymore, puis chez Bragelonne, avant sa sortie en poche chez Folio cette année.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un recueil très sombre aux descriptions vivantes</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Serpentine </em>est un recueil d&#8217;une grande cohérence par son ambiance. Les textes présentent des instantanés de vie, épreuves particulières, symboliques, un tournant dans des destins souvent abîmés. L&#8217;ambiance est pesante, étouffante, souvent angoissante. Noire. A la frontière entre fantastique et folie, il est difficile d&#8217;identifier les périls réels et les issues. Le chemin est toujours sans retour, les personnages se faisant aspirer par une spirale mentale infernale.</p>
<p style="text-align: justify;">Mélanie Fazi est une spécialiste des descriptions percutantes, vivantes. Les mots prennent corps, les odeurs et couleurs sortent de leur dimension de papier, les ombres embrassent le lecteur pour l&#8217;entraîner avec elles. Le propre vécu de celui-ci trouve un écho dans les fascinations et tourments des protagonistes. Ce qui est sans conteste une qualité peut devenir un défaut. Le trop plein de sentiments négatifs rend la lecture parfois difficile, même si étalée dans le temps, les fantômes des nouvelles précédentes hantant encore la lecture.<br />
Le style général est fluide et agréable, montrant un talent indiscutable. Un grand esthétisme se dégage de chaque nouvelle. Qu&#8217;il s&#8217;agisse de nourriture, de feu, d&#8217;un concert, d&#8217;une vieille maison, d&#8217;un trajet en métro, chaque détail se fait ressentir et même le plus insignifiant est sublimé. Ceci implique d&#8217;imposer un rythme lent, hypnotique, presque détaché de la réalité. Cet effet peut être ressenti comme des longueurs, aussi mieux vaut être averti : les récits prennent le temps de comprendre, de planter le décor, reflets de l&#8217;errance qui caractérise les personnages.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a beaucoup de magie dans ces pages, cette magie de la vie, imperceptible, que les bons écrivains savent capter et rendre sur le papier. Comment sinon réussir à rendre sympathique la mort d&#8217;une jeune fille (Nous reprendre à la route), à compatir avec des êtres violents (Serpentine, Le Passeur), à voir dans les décors les plus banals la manifestation récurrente d&#8217;une âme presque oubliée (Petit théâtre de rame) ? Mélanie fait appel aux émotions les plus primaires, soulevant des réactions contraires à la morale, mais terriblement animales et humaines à la fois.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Une lecture intéressante mais parfois éprouvante</em></p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce bel ensemble, il est possible de distinguer deux sortes de nouvelles. En effet, quelques unes emmènent vers d&#8217;autres paysages et d&#8217;autres temps et leur positionnement dans le recueil est bien vu pour éviter l&#8217;installation de la lassitude. <em>Ghost Town Blues</em> est notamment une bonne nouvelle de clôture pour ce livre, tandis que <em>Mémoire des herbes aromatiques</em> permet de souffler un instant d&#8217;un trop plein de souffrance anonyme, tout en restant dans le ton. L&#8217;omniprésence de la mort est assez étouffante et ces nouvelles plus divertissantes sont les bienvenues.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai trouvé cette lecture éprouvante, la réaliser sur un mois entier (mouvementé) ne fut pas la meilleure stratégie que j&#8217;aurais pu employer. Les angoisses étaient toujours là, en fond, tant que la dernière page n&#8217;était pas tournée. Un certain ras-le-bol m&#8217;a également gagnée, une envie de passer à autre chose, de changer, de sortir de cette nuit éternelle. Les nouvelles prises une par une sont toutes intéressantes, mais le recueil peut parfois faire &#8220;trop&#8221;. A cause de ce plaisir de lecture parfois entamé, le recueil n&#8217;atteint pas le 7 qu&#8217;il mériterait sans doute plus. <em>Serpentine </em>est de ces livres pour lesquels il vaut mieux être très réceptifs pour apprécier. Ce n&#8217;était pas le moment idéal en ce qui me concerne.<br />
Bien sûr, je continuerai à lire Mélanie Fazi, dont j&#8217;apprécie énormément le style et les ambiances, même si j&#8217;ai préféré ses travaux plus récents. La sortie d&#8217;<em>Arlis des forains</em> chez Folio en septembre devrait me voir au rendez-vous, pour la découvrir en format long.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré un côté un peu pénible, la lecture fut tout de même agréable dans le détail et instructive (niveau structure des textes et choix des termes, pour qui s&#8217;intéresse un peu à l&#8217;écriture notamment). <em>Serpentine </em>est un recueil à lire, mais surtout Mélanie Fazi est une auteure à suivre&#8230; attentivement.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/serpentine.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-840" title="Serpentine (Bragelonne)" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/serpentine-227x350.jpg" alt="" width="136" height="210" /></a> <a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/serpentine_oxymore.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-841" title="Serpentine (L'Oxymore)" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/serpentine_oxymore.jpg" alt="" width="161" height="210" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<hr style="width: 100%;" />Une lecture commune avec <strong>Le Cercle d’Atuan</strong>.  Chroniques des membres : <a href="http://quadrant-alpha.blogspot.com/2010/04/serpentine-melanie-fazi.html" target="_blank">El Jc</a>, <a href="http://olyaolenka.over-blog.com/article-serpentine-de-melanie-fazi-51302057.html" target="_blank">Olya</a>, <a href="http://livrement.canalblog.com/archives/2010/05/31/18070137.html" target="_blank">Acr0</a>, <a href="http://nevertwhere.blogspot.com/2010/05/serpentine-melanie-fazi.html" target="_blank">Calenwen</a>,</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/logo_atuan.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-762" title="Le Cercle d'Atuan" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/logo_atuan-300x44.jpg" alt="" width="300" height="44" /></a></p>
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		<title>Janua Vera (Jean-Philippe Jaworski)</title>
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		<pubDate>Sat, 08 May 2010 18:43:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Recueil]]></category>
		<category><![CDATA[Cercle d'Atuan]]></category>
		<category><![CDATA[challenge]]></category>
		<category><![CDATA[Jaworski]]></category>
		<category><![CDATA[lecture commune]]></category>
		<category><![CDATA[médiéval]]></category>

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		<description><![CDATA[8 nouvelles, 8 destinées. Au cœur du Vieux Royaume évoluent des personnalités bien différentes. Prêtre d&#8217;un vieux culte, barbare au combat, paysanne, assassin, copiste, chevalier ou roi, tous sont confrontés aux affres de la vie médiévale. Quand certains se trouvent mêlés à des intrigues politiques, d&#8217;autres tentent de survivre à de rudes combats ou courent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="imagitheque"><div class="encart"><center><table><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/janua_vera.gif"><img class="couv" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/janua_vera.gif" title="Janua Vera"/></a></td><td><h2>Janua Vera</h2><span class="label">Auteur : </span>Jean-Philippe Jaworski <br/><span class="label">Editeur : </span>Folio SF <br/><span class="label">Parution : </span>02/2009 <br/><span class="label">Pages : </span>488 <br/><span class="label">Prix : </span>8,20€ <br/><br/><center><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/themes/imaginelf-newspaper/images/notes/kiwi_8.png"/></center></td></tr></table></center></div></div>
<p style="text-align: justify;">8 nouvelles, 8 destinées. Au cœur du Vieux Royaume évoluent des personnalités bien différentes. Prêtre d&#8217;un vieux culte, barbare au combat, paysanne, assassin, copiste, chevalier ou roi, tous sont confrontés aux affres de la vie médiévale. Quand certains se trouvent mêlés à des intrigues politiques, d&#8217;autres tentent de survivre à de rudes combats ou courent après des chimères.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un univers médiéval</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Janua Vera</em>, bien plus qu&#8217;un simple livre de fantasy, est un véritable volume historique. Ce monde moyenâgeux est décrit avec soin. Barbare et rude, loin des visions romantiques de certaines séries, il est d&#8217;une grande crédibilité. Les protagonistes souffrent, subissent le froid et la faim, vivent tranquillement, complotent ou plus simplement travaillent. L&#8217;aspect fantasy s&#8217;exprime de façon très légère, surtout au travers ce royaume inconnu, mais aussi par l&#8217;apparition de certaines formes de magie ou de créatures quelque peu différentes, qui s&#8217;intègrent discrètement aux nouvelles. Les textes se terminent par des chutes intelligentes et bien amenées, souvent lourdes de sens, parfois attendues mais sans pour autant provoquer la frustration, simplement peut-être parce qu&#8217;elles sont inévitables.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Des nouvelles un peu longues, servies par un style splendide</em></p>
<p style="text-align: justify;">La difficulté principale du recueil vient de la longueur des nouvelles et du détail du texte qui nécessitent une bonne disponibilité de lecture pour bien entrer dans l&#8217;histoire (à ne pas lire deux pages par jour en somme). L&#8217;appel émotionnel ne fonctionne pas à tous les coups, mais quel bonheur de se retrouver à rire, pleurer ou angoisser devant ce livre lorsque Jaworski réussit à entraîner à sa suite !<br />
Le grand point fort du recueil réside dans la qualité du langage et la capacité de l&#8217;auteur a intégrer une multitude de détails et de vocabulaire précis sans alourdir son style. La plume de Jean-Philippe Jaworski est un vrai plaisir de maîtrise et d&#8217;ambiance. Elle rend vivant les personnages et donne réellement consistance aux décors, le lecteur arrivant à percevoir l&#8217;humidité, le froid ou le poids d&#8217;une arme à leur simple évocation. Un tour de force impressionnant qui permet au Vieux Royaume de se dessiner sans effort sous les yeux du lecteur, qui s&#8217;attachera sans soucis à cet univers médiéval.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Petit détail par nouvelles</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Janua Vera</strong> – Évoque un Roi-Dieu en proie à un cauchemar, s&#8217;apparentant à un mythe évoquant Gilgamesh. La chute est bien amenée, mais la nouvelle reste une des plus « faibles » du recueil.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mauvaise donne</strong> – Permet de suivre un assassin de profession : Benvenuto. Ce texte, prélude au roman Gagner la guerre, présente un intérêt à la fois pour son côté « bas-fonds » dans la première partie, et dans la seconde pour le côté politique très intelligent et intéressant. La chute annonce le roman à la perfection.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Service des dames</strong> – Fait penser aux romans de courtoisies grâce à ce chevalier joutant verbalement avec une Châtelaine et un duel d&#8217;honneur. Il y a beaucoup de jeu de paroles, fiel derrière des mots de miel. Le paysage est particulièrement réussi ici. Et encore un belle chute.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une offrande très précieuse</strong> – Décrit une bataille avec un héros pas très malin qui le sait, loin des clichés de fantasy. Le texte présente un aspect onirique en seconde partie, des longueurs au milieu, mais se révèle émouvant grâce à son héros. Le cœur se serre à l&#8217;évocation de son histoire.</p>
<div style="text-align: justify;"><strong>Le Conte de Suzelle</strong> – La nouvelle la plus émouvante suit le parcours d&#8217;une jolie fillette un peu rêveuse et attachante à qui le lecteur ne peut que souhaiter une belle vie. Il la verra grandir et passer les ans, jusqu&#8217;à la chute, poignante. Une nouvelle qui émeut et laisse au bord des larmes.</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jour de guigne</strong> – Dans un style purement Pratchettien, Jaworski choisit le burlesque et le grotesque, arrivant à faire bien sourire pour une nouvelle bien décalée au ton léger appréciable. Maître Calame est un beau guignol, victime d&#8217;une malédiction.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un amour dévorant</strong> – Une très longue nouvelle où des fantômes du passé hantent un bois pour le malheur de ceux qui les approchent de trop près. Sympa pour le décor et les anecdotes des habitants, un peu angoissante. Je l&#8217;ai moyennement appréciée, mais la lecture hachée n&#8217;aide pas ici.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Confident</strong> – Un prêtre a choisi de s&#8217;enfermer dans le noir absolu et s&#8217;explique. Il est intéressant de voir son parcours et d&#8217;apprendre à connaître son culte. La chute m&#8217;a un peu laissée de marbre alors qu&#8217;elle se serait bien prêtée à quelque chose de poignant.</p>
<p style="text-align: justify;">En résumé : Un très bon recueil qui vaut surtout pour la qualité de l&#8217;écriture, mais aussi pour quelques beaux moments d&#8217;émotions. Une lecture parfois difficile à cause des longueurs, mais qui laisse une impression très positive.</p>
<p style="text-align: justify;">
<hr />
<p style="text-align: justify;">Une lecture commune avec <strong>Le Cercle d&#8217;Atuan</strong>.  Chroniques des membres :<a href="http://quadrant-alpha.blogspot.com/2010/05/janua-vera-jean-philippe-jaworski.html" target="_blank"> El Jc</a>, <a href="http://olyaolenka.over-blog.com/article-juana-vera-de-jean-philippe-jaworski-49650949.html" target="_blank">Olya</a>, <a href="http://nevertwhere.blogspot.com/2010/05/janua-vera-jean-philippe-jaworski.html" target="_blank">Vert</a>, <a href="http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/05/janua-vera-jeanphilippe-jaworsky.html" target="_blank">Tigger Lilly</a>, <a href="http://chez-craklou.over-blog.com/article-janua-vera-jean-philippe-jaworski-49711489.html" target="_blank">Daenerys</a>, <a href="http://aruthablog.blogspot.com/2009/05/janua-vera-jean-philippe-jaworski.html" target="_blank">Arutha</a>, <a href="http://mondesimaginaires.over-blog.fr/article-janua-vera-de-jean-philippe-jaworski-39905120.html" target="_blank">Ryuuchan</a>.<br />
Première lecture du défi <strong>Nouvelles sur les 5 continents</strong> pour l&#8217;Europe !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://lecercle.atuan.org/" target="_blank"><img class="aligncenter size-medium wp-image-762" title="Le Cercle d'Atuan" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/logo_atuan-300x44.jpg" alt="" width="300" height="44" /><br />
</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://defis5continents.wordpress.com" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-734" title="Nouvelles sur les 5 continents" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/logo_defit_nouvelles.jpg" alt="" width="240" height="129" /></a> <a href="http://litteraturesdelimaginaire.over-blog.com/" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-735" title="Imaginaire sur les 5 continents" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/logo_defit_imaginaire.jpg" alt="" width="238" height="138" /></a></p>
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		<title>Les Enfants de Svetambre (Lucie Chenu)</title>
		<link>http://www.imaginelf.com/2010/03/les-enfants-de-svetambre-lucie-chenu/</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 07:07:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Recueil]]></category>
		<category><![CDATA[Chenu]]></category>
		<category><![CDATA[Rivière Blanche]]></category>

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		<description><![CDATA[« L'eau et le vent les emportent à travers vingt-six histoires drôles, émouvantes ou tragiques, en SF ou fantastique. Des divinités les pourchassent jusque dans les grottes où ils se terrent, accompagnés de bêtes étranges ou familières. De l'océan tumultueux aux sommets des plus hautes montagnes, du plus profond des gouffres aux lointaines stations spatiales, au son de musiques envoûtantes, dansent les Enfants de Svetambre. »]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="imagitheque"><div class="encart"><center><table><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/03/enfantsdesvetambre.jpg"><img class="couv" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/03/enfantsdesvetambre.jpg" title="Les Enfants de Svetambre"/></a></td><td><h2>Les Enfants de Svetambre</h2><span class="label">Auteur : </span>Lucie Chenu <br/><span class="label">Couverture : </span>Caza <br/><span class="label">Editeur : </span>Rivière Blanche <br/><span class="label">Parution : </span>01/2010 <br/><span class="label">Pages : </span>297 <br/><span class="label">Prix : </span>20€ <br/><br/><center><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/themes/imaginelf-newspaper/images/notes/kiwi_9.png"/></center></td></tr></table></center></div></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Une fois n&#8217;est pas coutume, je laisse le 4è de couverture pour vous présenter ce livre, car je ne ferai jamais mieux.</em><br />
« L&#8217;eau et le vent les emportent à travers vingt-six histoires drôles, émouvantes ou tragiques, en SF ou fantastique. Des divinités les pourchassent jusque dans les grottes où ils se terrent, accompagnés de bêtes étranges ou familières. De l&#8217;océan tumultueux aux sommets des plus hautes montagnes, du plus profond des gouffres aux lointaines stations spatiales, au son de musiques envoûtantes, dansent les Enfants de Svetambre. »</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un beau livre pour une belle femme</em></p>
<p style="text-align: justify;">Encore une fois Rivière Blanche ne se contente pas de livrer des textes, mais entoure le livre d&#8217;une histoire. La préface par Nathalie Dau, très personnelle et touchante, annonce le ton : Lucie est une femme et une auteure engagée, passionnée, d&#8217;une grande humanité, et cela se ressent vraisemblablement dans ses textes. La postface dévoile de nombreux hommages inattendus d&#8217;auteurs, devenus amis, ayant croisé Lucie au cours de leur carrière et à qui elle a beaucoup apporté. La présentation de chacun des vingt-six textes, avec son contexte d&#8217;écriture permet au lecteur de se rapprocher d&#8217;autant plus de l&#8217;histoire de ce recueil et du parcours de son auteure. <em>Les Enfants de Svetambre</em> sont ainsi au-delà d&#8217;une collection de nouvelles, le dévoilement d&#8217;une belle personnalité.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Simplicité, engagement, émotion</em></p>
<p style="text-align: justify;">Sans révolutionner la science-fiction, les textes savent trouver le brin d&#8217;originalité qui les rend intrigants, inattendus, voire passionnants. L&#8217;environnement sert de scène pour des personnages plus humains les uns que les autres, avec leurs espoirs, leurs joies, leurs souffrances. Lucie dépeint des sentiments, des destins, et l&#8217;aventure est bien souvent intérieure autant qu&#8217;extérieure. L&#8217;auteure possède de toute évidence une sensibilité particulière envers les individus fragiles : enfants, femmes et animaux, qui sont les héros de bien des textes. Les frères et sœurs se retrouvent notamment régulièrement. Dans <em>Le Village aux chats</em>, ils souffrent d&#8217;une séparation ; dans <em>Chœur de dragon</em> ils construisent leur destinée ensemble ; alors que <em>Le Théâtre de Barbe-bleue</em> montre un frère très protecteur envers sa petite sœur. La femme est notamment associée à la mère, comme dans <em>Clonage</em>, également une leçon scientifique ; dans <em>Noces de Diamant</em>, la procréation devient un acte dangereux ; et dans <em>Fille-mère</em>, l&#8217;amour pour un enfant surpasse les malheurs subits. La conscience politique et sociale est également importante, comme dans <em>Traitement de Textes</em>, où un robot se retrouve confronté à un problème d&#8217;éthique. Le destin de tous ces personnages est souvent douloureux, pour mieux dénoncer les malheurs qu&#8217;apportent la discrimination ou la solitude, et le besoin de se respecter et de s&#8217;aimer les uns les autres malgré les différences.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Exercices de style, construction d&#8217;univers, maîtrise technique</em></p>
<p style="text-align: justify;">Les exercices de styles sont également nombreux, Lucie aimant participer à des ateliers d&#8217;écriture. Qu&#8217;il s&#8217;agisse de réaliser une nouvelle à plusieurs (<em>Haine, Rupture et Commencement</em>), de laisser son texte au soin d&#8217;un autre auteur (<em>Grande Prêtresse</em>), d&#8217;écrire une « suite » à un univers préexistant (<em>Retour à Gaïm&#8217;Hya</em>), de rendre hommage <em>(Le Garçon qui attirait l&#8217;attention au bar de l&#8217;astroport</em>) ou de s&#8217;imposer une contrainte (<em>Écoutez la légende, Trois Sabres</em>&#8230;), chaque récit révèle une personnalité différente, et une autre facette de l&#8217;auteure.<br />
Bien que très attachée à ses personnages, Lucie n&#8217;en oublie pas pour autant de travailler ses univers et ses effets de chute, prenant parfois le contre-pied des attentes de lecteur. La féérie et la mythologie tiennent une bonne place, comme dans <em>La Cime et le Gouffre ; </em>parfois pourtant, le quotidien semble simplement se faire bousculer par des forces invisibles comme dans <em>Vent d&#8217;Autan</em>. Mais qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une mer lointaine (<em>Le Havre de l&#8217;îlot sans nom</em>), d&#8217;une planète et d&#8217;un temps indéfini (<em>La Malédiction du gardien</em>), d&#8217;un pays et du passé terriens (<em>Le Sang du temps</em>), tous ces lieux et époques paraissent familiers. Beaucoup de sensations illustrent ces paysages et ces mondes fabuleux, par une utilisation très bien dosée des cinq sens. La course du vent dans les cheveux, le froid mordant, le son d&#8217;une voix, provoquent chez le lecteur comme chez les personnages, des impressions fortes.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Une régularité impressionnante, un beau cadeau</em></p>
<p style="text-align: justify;">Bien que certains textes semblent moins forts que d&#8217;autres (petite déception sur <em>Au delà de la porte</em> en ce qui me concerne, assez prévisible), tous sont agréable à la lecture. Et plus celle-ci avance, plus le lecteur s&#8217;immerge dans le monde de Lucie Chenu, grâce à des histoires de plus en plus fouillées et intenses. Parfois drôles, souvent tendres, les nouvelles provoquent un sentiment indéfinissable. Elles révoltent mais apaisent à la fois, transportent dans des contrées lointaines et d&#8217;autres peuples mais aussi chez nous, en nous. Il y aurait de l&#8217;amour dans ces pages, que cela ne serait pas étonnant. Amour pour tous les êtres vivants, espoirs de fraternité, combat pour la liberté. La vie. Lucie Chenu nous donne quelque chose, un peu de passion, beaucoup d&#8217;humanité. Merci à elle.</p>
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		<title>Interférences (Yoss)</title>
		<link>http://www.imaginelf.com/2010/02/interferences-yoss/</link>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 15:04:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Recueil]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Rivière Blanche]]></category>
		<category><![CDATA[Yoss]]></category>

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		<description><![CDATA[Un univers, deux pays, trois histoires. Le petit pays est gouverné par un "Affable Dictateur", le grand pays est une démocratie ; les deux ont bien du mal à s'entendre. Une impression de déjà vu ? Normal, puisque Yoss est cubain. Mais attention, jamais aucun nom n'est prononcé. Ce petit pays et son grand voisin pourraient représenter bien des états sur bien des planètes, si les éléments du récit n'étaient pas aussi flagrants.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="imagitheque"><div class="encart"><center><table><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/02/interferences.jpg"><img class="couv" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/02/interferences.jpg" title="Interférences"/></a></td><td><h2>Interférences</h2><span class="label">Auteur : </span>Yoss<br />
(Traduction Sylvie Miller) <br/><span class="label">Couverture : </span>Javier Caparo <br/><span class="label">Editeur : </span>Rivière Blanche <br/><span class="label">Parution : </span>11/2009 <br/><span class="label">Pages : </span>171 <br/><span class="label">Prix : </span>16€ <br/><br/><center><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/themes/imaginelf-newspaper/images/notes/kiwi_8.png"/></center></td></tr></table></center></div></div>
<p style="text-align: justify;">Un univers, deux pays, trois histoires. Le petit pays est gouverné par un &#8220;Affable Dictateur&#8221;, le grand pays est une démocratie ; les deux ont bien du mal à s&#8217;entendre. Une impression de déjà vu ? Normal, puisque Yoss est cubain. Mais attention, jamais aucun nom n&#8217;est prononcé. Ce petit pays et son grand voisin pourraient représenter bien des états sur bien des planètes, si les éléments du récit n&#8217;étaient pas aussi flagrants.<br />
Des émissions télévisées perturbées, des transformations inattendues de citoyens et la construction d&#8217;immenses cheminées sont autant d&#8217;éléments venant perturber le quotidien et forçant les deux pays à se confronter.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Une démarche éditoriale complète</em></p>
<p style="text-align: justify;">Choisir de publier un roman non édité dans son pays d&#8217;origine démontrait déjà la confiance accordée au travail de l&#8217;auteur. Et encore une fois, Rivière Blanche n&#8217;a pas fait les choses à moitié. Loin d&#8217;être livré tel quel au lecteur, le récit est accompagné d&#8217;une préface de Sylvie Miller, qui a déjà permis aux lecteurs la découverte de nombreux auteurs hispanophones, ainsi que d&#8217;une interview de l&#8217;auteur, accompagnée de sa biographie, et d&#8217;une présentation de l&#8217;illustrateur Javier Caparo. Sans oublier le bonus non négligeable composé de deux nouvelles de Yoss, écrites dans des styles bien différents. Bref, en plus d&#8217;offrir un excellent récit de science-fiction, l&#8217;opportunité est également donnée au lecteur de comprendre la personnalité de l&#8217;auteur et le contexte socio-économique entourant la littérature cubaine. Une démarche très intéressante qui renforce la qualité de l&#8217;ouvrage.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Une SF discrète &#8220;du présent&#8221; et engagée</em></p>
<p style="text-align: justify;">La science-fiction n&#8217;est pas une finalité dans <em>Interférences</em>. Elle est le prétexte a déclencher des réactions politiques de la part de l&#8217;Affable Dictateur et du gouvernement du grand pays, montrant les tentatives de gestion de crises de grande ampleur. Les récits s&#8217;attachent avant tout aux réponses humaines devant l&#8217;inconnu. Celles-ci, dictées par l&#8217;orgueil et la volonté de faire preuve de sa puissance, se révèlent souvent injustifiées, à la limite de l&#8217;absurde et disproportionnées. La critique est à peine voilée, mais sans prise de position apparente. Les deux pays paraissent tour à tour dangereux, grotesques et puissants. Yoss réussit à éviter les jugements politiques, préférant mettre en avant les décisions et leur mise en place, selon les moyens employés par le système. Aucun des deux ne semble meilleur ou pire, même si le petit pays se replie souvent un peu trop sur lui-même. Les trois histoires qui composent le roman se déroulent chronologiquement et se complètent bien, l&#8217;auteur allant jusqu&#8217;à conclure avec une &#8220;véritable&#8221; fin cette rivalité insensée. Utiliser la science-fiction plutôt que le réalisme donne à <em>Interférences</em> une dimension merveilleuse et dure, transformant le récit en fable moderne.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un style intelligent et drôle</em></p>
<p style="text-align: justify;">Yoss est un conteur hors pair. Son style apparaît presque naïf, détaché et innocent. Les visions des deux pays sont données alternativement, pour ne pas avoir l&#8217;air de prendre parti. C&#8217;est là tout le talent de l&#8217;auteur, qui laisse au lecteur les clés de la réflexion et développe un humour subtil dans son œuvre. Certes, la société du petit pays n&#8217;est pas épargnée, mais que dire du grand pays ? Rien n&#8217;échappe à la plume acérée du cubain.<br />
Le ton est clairement décalé. Des effets de répétitions, comme l&#8217;attribution d&#8217;un glorieux (et différent) surnom à l&#8217;Affable Dictateur à chaque fois qu&#8217;il est mentionné, prêtent au rire. Tout comme les parallèles entre les deux pays, qui se veulent radicalement différents mais qui, présentés côte à côte, se ressemblent beaucoup malgré tout. Ce rire là n&#8217;est pas gratuit et dénonce bien des choses. Sous couvert de légèreté, Yoss souligne la gravité, avec une intelligence et une maîtrise remarquables.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Interférences </em>est un livre divertissant et enrichissant, qui devrait ravir tous les amateurs de belles lectures. Sa découverte m&#8217;a été possible grâce à un partenariat entre Rivière Blanche et Livraddict. Un grand merci à eux.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.livraddict.com" target="_blank"><img title="Livraddict" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/02/logo_livraddict-300x74.jpg" alt="" width="300" height="74" /></a> <a href="http://www.riviereblanche.com/" target="_blank"><img title="Rivière Blanche" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/02/logo-rivière-blanche-300x38.gif" alt="" width="300" height="38" /></a></p>
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		<title>Le K (Dino Buzzati)</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Feb 2010 14:14:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un journaliste inspiré Le K est un recueil de 50 contes écrits par le journaliste/écrivain italien Dino Buzzati et publié en 1966 pour la première fois. Difficile de faire le résumé d&#8217;un pareil ouvrage, tant il est riche (et cela n&#8217;aurait également pas de sens). Buzzati tirait ses textes de sa propre vie, de ses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="imagitheque"><div class="encart"><center><table><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/02/leK.jpg"><img class="couv" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/02/leK.jpg" title="Le K"/></a></td><td><h2>Le K</h2><span class="label">Auteur : </span>Dino Buzzati <br/><span class="label">Editeur : </span>Pocket <br/><span class="label">Pages : </span>441 <br/><span class="label">Prix : </span>5,90€ <br/><br/><center><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/themes/imaginelf-newspaper/images/notes/kiwi_10.png"/></center></td></tr></table></center></div></div>
<p style="text-align: center;"><em>Un journaliste inspiré</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le K est un recueil de 50 contes écrits par le journaliste/écrivain italien Dino Buzzati et publié en 1966 pour la première fois. Difficile de faire le résumé d&#8217;un pareil ouvrage, tant il est riche (et cela n&#8217;aurait également pas de sens). Buzzati tirait ses textes de sa propre vie, de ses peurs d&#8217;homme ; et s&#8217;inspirait parfois, pour les mettre en scène, de faits divers couverts par le journal où il travaillait. A cause de sa double étiquette, il lui arrivera d&#8217;être controversé dans les milieux littéraires, qui estiment que le métier de journaliste est incompatible avec une création de qualité.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Une triste Comédie Humaine</em></p>
<p style="text-align: justify;">Buzzati offre au travers du K un regard sur son prochain et sur lui même, sans concession. La Mort notamment est omniprésente, l&#8217;auteur démontrant à mainte reprises l&#8217;absurdité de courir après des chimères, puisqu&#8217;au bout Elle sera toujours là, prête à cueillir avec sa faux une vie brûlée trop vite. Des chutes, des tristes fin, des gens passant à côté de l&#8217;essentiel, une vieillesse prématurée, l&#8217;Enfer, sont autant de faces à faces avec une condition précaire que chacun a tendance à oublier un jour où l&#8217;autre.<br />
Les chimères sont également celles du succès et de la fortune, sans oublier celles de l&#8217;amour. Combien de couples brisés et de jalousies sont ainsi dévoilées au fil des nouvelles ? Des amants sont détruits par une maîtresse manipulatrice, des hommes perdent leur femme au profit de belles voitures. Certaines fascinations conduisent à une perte inévitable.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Du réalisme au fantastique</em></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est dans la forme et le ton des textes que résident le génie de Buzzati. Il ne se contente pas de raconter des histoires, il leur donne vie par des allégories et des métaphores, torturant monsieur tout le monde ou en se mettant en scène lui-même. Certains textes se révèlent drôle, comme lorsqu&#8217;il explique qu&#8217;il a un nègre qui écrit à sa place depuis ses débuts. D&#8217;autres sont purement angoissants, comme cette scène banale de jeux entre garçons qui cache une chute redoutable ou cette nouvelle qui voit un homme fuir un monstre qui doit lui apporter la mort. Maison, voiture, jardin ou livre deviennent des outils pour déchaîner la peur, la honte ou l&#8217;amour. L&#8217;auteur n&#8217;hésite pas à transformer des hommes en chiens, des amours en haine, des femmes en voiture pour mieux servir sa plume.<br />
L&#8217;audace fonctionne à merveille, tous les textes dont écho chez le lecteur, car faisant appel au lien le plus commun qui existe : l&#8217;humanité. Le fantastique apparaît alors comme un moyen de mieux l&#8217;illustrer, révélant ce qui d&#8217;ordinaire n&#8217;est pas visible, mettant le lecteur face à son miroir intérieur, qu&#8217;il soit laid ou non.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Une prose unique</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le K est un reflet, une introspection douloureuse et laissant peu de place à l&#8217;espoir ou au pardon. Paradoxalement peut être, le K est une poésie magnifique, une ode à la vie, à ce qu&#8217;elle a a offrir et que l&#8217;Homme gâche si souvent sans s&#8217;en rendre compte. La morale est sévère, l&#8217;Enfer serait peut être bien sur Terre et le Paradis peut être pas où nous le cherchons. Buzzati nous ouvre la porte d&#8217;une réflexion qui invite au respect (de soi et des autres) et au frein d&#8217;une course qui entraîne toujours plus vite vers une fin écrite par avance pour tous.</p>
<p style="text-align: center;">Un chef d&#8217;œuvre d&#8217;écriture, inclassable, indispensable.</p>
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