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	<title>Imaginelf &#187; Livres</title>
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	<description>Excursions littéraires dans l&#039;Imaginaire</description>
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		<title>Sans parler du chien (Connie Willis)</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Sep 2010 23:40:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[Prix Bob Morane]]></category>
		<category><![CDATA[Prix Hugo]]></category>
		<category><![CDATA[Prix Locus]]></category>
		<category><![CDATA[voyage temporel]]></category>
		<category><![CDATA[Willis]]></category>
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		<description><![CDATA[En 2057 le voyage temporel est monnaie courante. L'excentrique et riche mécène Lady Shrapnell envoie des historiens dans le passé dans le but de retrouver les détails les plus infimes pour la reconstruction de la Cathédrale de Coventry. Ned Henry est quant à lui chargé de retrouver la potiche de l'Êvêque, mystérieusement disparue dans un bombardement lors de la seconde guerre mondiale. Mais un chat ramené au XXIè siècle pourrait provoquer un paradoxe temporel sans précédent ; et c'est à l'époque victorienne qu'il faudra résoudre le problème.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/09/sans-parler-du-chien.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/09/sans-parler-du-chien.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>Sans parler du chien</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Connie Willis <br/><b>Editeur : </b>J'ai Lu <br/><b>Parution : </b>06/2009 <br/><b>Pages : </b>573 <br/><b>Prix : </b>8€ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_9.png"/></center></td></tr></table></center></p>
<p style="text-align: justify;">En 2057 le voyage temporel est monnaie courante. L&#8217;excentrique et riche mécène Lady Shrapnell envoie des historiens dans le passé dans le but de retrouver les détails les plus infimes pour la reconstruction de la Cathédrale de Coventry. Ned Henry est quant à lui chargé de retrouver la potiche de l&#8217;Êvêque, mystérieusement disparue dans un bombardement lors de la seconde guerre mondiale. Mais un chat ramené au XXIè siècle pourrait provoquer un paradoxe temporel sans précédent ; et c&#8217;est à l&#8217;époque victorienne qu&#8217;il faudra résoudre le problème.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un roman victorien ?</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ce roman résolument SF (voyage et paradoxe temporels) offre néanmoins un cadre des plus particuliers. En effet, la majeure partie de l&#8217;intrigue se déroule en 1888 dans la région d&#8217;Oxford, en pleine époque victorienne. Canotage sur la Tamise, jeunes filles de bonne famille et gentlemen, tenues à volant et ombrelles, bibelots, domestiques&#8230; que d&#8217;éléments dépaysants et caractéristiques, inattendus dans un livre de science-fiction. <em>Sans parler du chien</em> est en réalité un véritable hommage à cette époque, aux auteurs et œuvres contemporains, ainsi qu&#8217;au décor et aux habitants. Les références sont multiples, de Lewis Caroll et son jeu de croquet avec la Reine de coeur, à Jérôme K. Jérôme et son roman <em>Trois hommes dans un bateau (sans parler du chien)</em>, en passant par Wilkie Collins et sa <em>Pierre de Lune</em>, considéré comme le premier roman policier. Le héros utilise d&#8217;ailleurs ses connaissances des œuvres du passé pour avancer dans ses réflexions et résoudre les problèmes. Ces détails sont abondants et raviront ceux qui les connaissent sans perdre ceux qui ne les connaissent pas, leur donnant par la même occasion l&#8217;envie de les découvrir.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour offrir un tel nombre de clins d&#8217;œil dans les décors, les personnages et le contexte, Connie Willis a sans conteste fourni un énorme travail de documentation. Elle réussit par la même occasion à transmettre sa passion pour L&#8217;Angleterre de ce siècle, grâce à de superbes descriptions et aux sentiments de personnages concernant leur vie dans ce siècle qui n&#8217;est pas le leur. Le lecteur sort admiratif face à l&#8217;érudition qui imprègne les pages et qui s&#8217;intègre si naturellement au récit, loin de la simple démonstration culturelle, car chaque détail a son intérêt.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un ton humoristique pour un travail sérieux et des personnages superbes</em></p>
<p style="text-align: justify;">La mise en scène est résolument tournée vers le burlesque. Le héros, Ned Henry est dès le début de l&#8217;histoire en état de déphasage, soit un état absurde qui a tendance à faire divaguer et qui s&#8217;avère drôlissime par les dialogues qu&#8217;il provoque. Connie Willis s&#8217;approprie un humour british tout à fait exquis et fait subir à ses personnages des situations typiques de certains genres littéraires ou théâtraux. Tel ce passage savoureux digne des meilleurs vaudevilles ou des &#8220;running gags&#8221; comme les allusions aux brocantes, dont Ned a la hantise et qui ne cessent de le poursuivre. Les dialogues sont également de pures bijoux, les protagonistes réagissant avec finesse, intelligence et humour à toute occasion, même la plus désespérée. L&#8217;incompréhension de Ned face à des choses tellement simples pour le lecteur, comme anticiper les réactions d&#8217;un chat ou se servir d&#8217;un matériel basique, ajoute à l&#8217;amusement.</p>
<p style="text-align: justify;">Les personnages sont tous fascinants. A commencer par Ned, cet homme du futur qui trouve néanmoins bien sa place au XIXè siècle. Il est plein d&#8217;esprit mais se trouve complètement démuni devant un simple chat. Dans son périple, il rencontre Terence, jeune homme accompagné de son fidèle chien Cyril, bouledogue affectueux mais un peu encombrant. Terence tombe amoureux de Tocelyn, une jeune fille de bonne famille insupportable qui s&#8217;avère être l&#8217;ancêtre de Lady Shrapnell, la terreur de Ned et Verity. Cette dernière est à l&#8217;origine de l&#8217;incongruité qu&#8217;il leur faut rétablir et sert de chaperon à la peste &#8220;Tossie&#8221;. Les personnages secondaires ne sont pas en reste, du majordome lettré et surnaturellement efficace Baine, en passant par le père de Tossie amoureux de ses poissons (qui souffrent régulièrement de la présence du chat), ainsi que sa mère, adepte du spiritisme et parfaite incarnation de la bourgeoise d&#8217;époque. Ces personnalités sont extrêmement attachantes et spontanées, c&#8217;est un plaisir de suivre au quotidien le spectacle de leur vie qui se joue rien que pour le bonheur du lecteur, qui aura envie d&#8217;adopter Cyril, de jeter Tossie dans la Tamise ou de faire tomber Verity dans les bras de Ned.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Des fragments parfois peu accessibles</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le seul reproche qu&#8217;il est possible de faire à ce roman ultra complet est la complexité qui touche aux voyages temporels et aux paradoxes qu&#8217;ils engendrent. Attention au mal de tête lors des explications théoriques. Cependant, même sans suivre et sans tout saisir, ces scènes restent bien intégrées au reste et cette danse scientifique peut être appréhendée avec humour, comme si le lecteur se trouvait devant une auteure déphasée en plein délire. Cela ne gêne pas spécialement la compréhension, Connie Willis étant assez habile pour que les différents niveaux de son récit se rejoignent sans heurt.<br />
Le départ peut également être déroutant, avec une plongée directe dans l&#8217;intrigue combinée au déphasage de Ned qui rend le suivi un peu ardu. Qu&#8217;à cela ne tienne, deux chapitres plus tard ce désagrément est oublié et le cœur du récit démarre. Le conseil est donc de s&#8217;accrocher et de ne pas se fier à ces quelques pages qui, placées au démarrage, peuvent bloquer les plus réticents.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Sans parler du chien</em> est un roman incontournable. Complexe, intelligent, drôle, aux personnages splendides, il ne vole pas ses compliments ni ses prestigieux prix Locus et Hugo obtenus en 1999. Ce roman est un condensé de bonne humeur, recommandé contre la déprime hivernale ou pour embellir le reste de l&#8217;année. Embarquez pour l&#8217;Angleterre du XIXè siècle avec Ned, vous ne le regretterez pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/logo_atuan.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-762" title="Le Cercle d'Atuan" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/logo_atuan-300x44.jpg" alt="" width="300" height="44" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Un coup de cœur découvert en compagnie des Atuaniens : <a href="http://aruthablog.blogspot.com/2010/08/sans-parler-du-chien-connie-willis.html" target="_blank">Arutha</a>,<a href="http://quadrant-alpha.blogspot.com/2010/08/sans-parler-du-chien-connie-willis.html" target="_blank"> El Jc</a>, <a href="http://naufragesvolontaires.blogspot.com/2010/08/sans-parler-du-chien-de-connie-willis.html" target="_blank">Julien</a>, <a href="http://kactusss.blogspot.com/2010/08/sans-parler-du-chien-de-connie-willis.html" target="_blank">Kactusss</a>, <a href="http://chezlaventurierdesreves.over-blog.com/article-sans-parler-du-chien-connie-willis-54937569.html" target="_blank">Lael</a>, <a href="http://olyaolenka.over-blog.com/article-sans-parler-du-chien-de-connie-willis-54791171.html" target="_blank">Olya</a>, <a href="http://edroxy.livejournal.com/48251.html" target="_blank">Roxane</a>, <a href="http://parchmentsha.blogspot.com/2010/07/sans-parler-du-chien-de-connie-willis.html" target="_blank">Shaya</a>, <a href="http://spocky-qui-lit.blogspot.com/2010/07/sans-parler-du-chien-connie-willis.html" target="_blank">Spocky</a>, <a href="http://tortoise.servhome.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=432:sans-parler-du-chien-connie-willis&amp;catid=9:readingpatch&amp;Itemid=24" target="_blank">Tortoise</a>, <a href="http://nevertwhere.blogspot.com/2010/08/sans-parler-du-chien-connie-willis.html" target="_blank">Vert</a></p>
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		<title>Les Pilleurs d&#8217;Âmes (Laurent Whale)</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Aug 2010 00:00:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Ad Astra]]></category>
		<category><![CDATA[coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[pirates]]></category>
		<category><![CDATA[space opera]]></category>
		<category><![CDATA[Whale]]></category>
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		<description><![CDATA[1666, deux agents spatiaux débarquent sur Terre, l'un est chargé d'empêcher la mission de l'autre. Yoran Le Goff, ainsi qu'il se fait appeler pour l'occasion, décide de se fondre dans le paysage et de rejoindre un équipage pirate : celui de Jean-David Nau, dit L'Olonnais.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/07/pilleurs-ames.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/07/pilleurs-ames.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>Les Pilleurs d'Âmes</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Laurent Whale <br/><b>Couverture : </b>Eric Scala <br/><b>Editeur : </b>Ad Astra <br/><b>Parution : </b>07/2010 <br/><b>Pages : </b>218 <br/><b>Prix : </b>18€ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_8.png"/></center></td></tr></table></center>
<p style="text-align: justify;">1666, deux agents spatiaux débarquent sur Terre, l&#8217;un est chargé d&#8217;empêcher la mission de l&#8217;autre. Yoran Le Goff, ainsi qu&#8217;il se fait appeler pour l&#8217;occasion, décide de se fondre dans le paysage et de rejoindre un équipage pirate : celui de Jean-David Nau, dit L&#8217;Olonnais.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;approche des <em>Pilleurs d&#8217;Âmes</em> est originale : ici, le Space Opera se déroule sur Terre, monde étranger au héros, issu d&#8217;une civilisation évoluée technologiquement, mais en proie à une crise grave. La construction du récit permet à la fois de suivre l&#8217;intrigue principale au cœur de la piraterie des Caraïbes, ainsi que les évolutions politiques qui conditionnent la mission de Yoran et perturbent l&#8217;équilibre de son univers. L&#8217;essentiel du roman se concentre sur le jeune homme et son quotidien, les fins de chapitres lui offrant un contexte très intéressant et donnant un aperçu, que l&#8217;on aimerait plus vaste, de l&#8217;espace civilisé au delà du système solaire. Ces deux parties évoluent en parallèle pour mener à la conclusion de l&#8217;aventure, cohérente de bout en bout.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un univers tangible grâce à un beau style</em></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;histoire est extrêmement prenante, Laurent Whale est doué pour transmettre les diverses émotions ambiantes. Le lecteur n&#8217;aura pas de mal à sourire à une bonne blague ou face à la sincère amitié qui lie les protagonistes, ainsi qu&#8217;à ressentir du dégoût suite aux exactions sanglantes des pirates. Le style est fluide, efficace, les descriptions font aisément naître des images mentales. Sans tomber dans l&#8217;horreur absolue et le détail gore, les tableaux de bataille et de torture sont assez parlants et bien dosés pour que le lecteur puisse prendre la mesure de ce qui se passe. Roman d&#8217;évasion, <em>Les Pilleurs d&#8217;Âmes </em>entraîne loin dans l&#8217;imaginaire. Les décors sont splendides, il est facile de se sentir transporté dans ces Caraïbes, à bord des navires d&#8217;époque, dans l&#8217;ambiance des tavernes. Les rires des soulards résonnent, ainsi que leurs chants et celui des canons. Laurent Whale s&#8217;est assurément énormément documenté pour faire revivre ce passé et certains de ses illustres habitants. Car s&#8217;il met en scène des protagonistes fictifs, ceux-ci croisent de véritables figures de la piraterie, avec au premier rang le redoutable Olonnais.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Pas de trêve pour les braves</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le rythme est endiablé, une bataille succédant à une autre, tantôt sur mer, tantôt sur terre, à la poursuite de la fortune et de la gloire, au mépris du danger. Le lecteur, tout comme Yoran, n&#8217;a droit à aucun répit, pour son plus grand bonheur. Avec ses 200 pages, le roman est court, mais dense. Les scènes s&#8217;enchaînent parfaitement, le parcours des personnages offrant une image relativement complète des conditions de vie de l&#8217;époque. Le lecteur découvre tout ceci en même temps que le jeune homme et s&#8217;enthousiasme ou rejette avec lui cette société rude et violente. Les détails foisonnent, bien intégrés aux chapitres grâce à l&#8217;écriture maîtrisée et la narration à la première personne. Le suspense est de mise, l&#8217;ennemi de Yoran étant non-identifié et ses actions impossibles à anticiper. L&#8217;Olonnais ne cesse également de surprendre par son audace et ses divers plans. Les passages concernant l&#8217;univers d&#8217;origine de l&#8217;apprenti pirate ne manquent pas de rebondissements, et le lecteur va ainsi de surprise en surprise, ne lâchant plus l&#8217;ouvrage jusqu&#8217;à la dernière page, pris dans le tourbillon des événements.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un récit au caractère complexe et personnages intéressants</em></p>
<p style="text-align: justify;">Un des multiples intérêt de ce livre, est sa double personnalité. Roman de space opera et de piraterie, il est aussi un roman optimiste, plein de bons sentiments, mais également réaliste sur les hommes de l&#8217;époque et leur capacité meurtrière. Ceci est à l&#8217;origine d&#8217;une grande richesse humaine et de personnages magnifiques et fascinants, qu&#8217;ils soient destinés à être aimés ou craints. Nul n&#8217;est &#8220;le&#8221; méchant, nul n&#8217;est tout blanc ou tout neige. Malgré les meurtres et les pillages, les pirates montrent de bons côté. Inversement, malgré une morale apparemment sans reproche, le personnage principal prend par à toutes ces actions.<br />
Yoran est un héros attachant, il est intelligent et a du cœur . Au travers de son regard se peint un bout d&#8217;histoire. Habitué à une société &#8220;civilisée&#8221;, il juge au départ durement ce peuple barbare. Cependant, ses sentiments évoluent au contact de ses compagnons de route, lorsqu&#8217;il apprend à connaître leurs rituels, leur état d&#8217;esprit, leurs envies&#8230; Ses relations avec certains de ses amis sont parfois un peu gentillettes et positives, frôlant une naïveté qui n&#8217;enlève rien à la qualité du récit, mais lui donne au contraire une dimension enthousiasmante et fait ressortir de cette lecture le sourire aux lèvres et la joie au cœur.</p>
<p style="text-align: justify;">Roman historique, d&#8217;action, de science-fiction, <em>Les Pilleurs d&#8217;Âmes</em> est une œuvre complète, passionnante, qui saura plaire à tous les publics. L&#8217;éditeur a eu un véritable coup de cœur pour ce manuscrit, il est amplement partagé.</p>
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		<title>Chien du Heaume (Justine Niogret)</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Aug 2010 22:29:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[GPI]]></category>
		<category><![CDATA[médiéval]]></category>
		<category><![CDATA[Niogret]]></category>
		<category><![CDATA[Prix Imaginales]]></category>
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		<description><![CDATA[louant son bras, ne trouvant le repos qu'auprès de ses compères d'armes. Son arme préférée : une hache gravée, unique en son genre, du moins jusqu'à ce que la guerrière trouve une jumelle dans les mains d'un chevalier nommé Sanglier. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/chien-du-heaume.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/chien-du-heaume.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>Chien du Heaume</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Justine Niogret <br/><b>Editeur : </b>Mnémos <br/><b>Parution : </b>11/2009 <br/><b>Pages : </b>214 <br/><b>Prix : </b>18€ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_8.png"/></center></td></tr></table></center>
<p style="text-align: justify;">On l&#8217;appelle Chien du Heaume car elle a perdu son nom. Mercenaire, elle erre au fil des saisons, en quête de son identité, louant son bras, ne trouvant le repos qu&#8217;auprès de ses compères d&#8217;armes. Son arme préférée : une hache gravée, unique en son genre, du moins jusqu&#8217;à ce que la guerrière trouve une jumelle dans les mains d&#8217;un chevalier nommé Sanglier.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Tranquille découverte d&#8217;un univers rude mais fabuleux</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le rythme de ce cours roman est lent et porte au fil des saisons, suivant le chemin de vie de la femme d&#8217;armes qui se fait appeler Chien du Heaume. L&#8217;action n&#8217;est pas prépondérante ici, le temps est la clé. Il change les hommes, supporte leurs quêtes personnelles, tue comme il rassemble pendant les hivers rudes. Les protagonistes évoluent ainsi, au gré de leurs envies et du rythme d&#8217;un château, d&#8217;un village. Cependant, il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une vie de tout repos. Car la poursuite d&#8217;un but précis provoque des rencontres plus ou moins amicales et la vie elle-même est à l&#8217;origine de bien de doutes et de blessures. Heureusement, il reste l&#8217;amitié et les soirées au coin du feu, un sentiment de sécurité qui suit un dur voyage.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce choix est idéal pour souligner les détails de l&#8217;univers médiéval, qui s&#8217;avère être bien plus qu&#8217;un simple décor. En avançant en rythme avec les saisons, chaque sensation imprègne le lecteur. Froid et humidité de la neige, chaleur des des feux et des coeurs, abandon et amitié, son des armes qui s&#8217;entrechoquent. La simplicité règne en maître. Point de fantasy ici, seulement un monde qui offre danger et douceur selon les occasions, un moyen-âge pour lequel Justine Niogret semble avoir une grande affection.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Des personnages facile à apprécier</em></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;héroïne est atypique. Femme ronde, marqué par la vie et les batailles, pas vraiment belle et qui a tendance à se laisser aller, elle est plus à l&#8217;aise entourée de guerriers que pour discuter de mondanités. La mercenaire ne manque pourtant pas de charme, sous la plume de Justine Niogret. Bourrue et rude, elle inspire la sympathie. Son dévouement envers ses amis et sa ténacité sont admirables. Chien du Heaume est un personnage facile à aimer. Pourtant, nul doute qu&#8217;une telle affirmation la surprendrait, elle qui vit souvent à l&#8217;écart de ses semblables, fuit leur conversation et se cache derrière un physique ingrat. Chien est un être très humain et l&#8217;auteure lui donne un magnifique rôle, lui épargnant l&#8217;étalage des détails de sa vie privée pour se concentrer sur son humanité.</p>
<p style="text-align: justify;">Si Chien est un superbe personnage, ses compagnons de route ne sont pas en reste. Chacun à leur manière, ils resplendissent. Jeune chevalier fougueux avide de faire ses preuves, vieux chevalier qui sent le changement des époques et qui ne vit pleinement que dans le son des épées qui s&#8217;entrechoquent, homme mystérieux apportant une parole toute aussi énigmatique ou encore belle et fière jeune femme, tous prennent vie au fil des pages. Justine sait provoquer l&#8217;amour, la haine et la sympathie ; ces protagonistes sont vrais et aident à plonger dans cet univers magnifique. Le lecteur ressent des émotions intenses envers ces gens et les quitter s&#8217;avère difficile tellement ils semblent nous intégrer à leur monde.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><em>Une écriture de grande qualité et pleine de force</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le style de Justine Niogret est sans conteste l&#8217;élément clé qui fait de<em> Chien du Heaume</em> une oeuvre à part. Au point que parfois, les mots forment un véritable poème. Le narrateur est d&#8217;ailleurs un conteur anonyme ; il n&#8217;y a pas à dire, le bougre sait y faire. Au point de pouvoir aisément pardonner quelques ressorts narratifs un peu maladroits. C&#8217;est un bonheur de lire un récit de cette qualité, même si, tel une rivière, il s&#8217;efface comme il s&#8217;est dessiné au départ : comme l&#8217;hiver laisse place au printemps après la fonte des neiges. Mais finalement, c&#8217;est aussi un peu ça l&#8217;histoire de ce roman : le lecteur repart à la fin comme il était venu, en pleine saison, discrètement et simplement, comme s&#8217;éveillant d&#8217;un rêve, après avoir vécu une aventure dont les détails s&#8217;estompent peu à peu mais dont il sent encore bien la marque, quittant une amie avec qui il avait fait un bout de chemin.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous aussi, prenez le temps de partager la route de Chien du Heaume pour quelques hivers, et ainsi rencontrer des hommes et des femmes remarquables dans un univers rude et doux à la fois.</p>
<p style="text-align: justify;">Une lecture commune avec <a href="http://rsfblog.canalblog.com/archives/2010/08/14/18698902.html" target="_blank">Lhisbei</a> et <a href="http://edroxy.livejournal.com/" target="_blank">Roxane</a>.</p>
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		<title>L&#8217;Affaire Charles Dexter Ward (H.P.Lovecraft)</title>
		<link>http://www.imaginelf.com/2010/08/laffaire-charles-dexter-ward-h-p-lovecraft/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Aug 2010 22:43:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantastique/Horreur]]></category>
		<category><![CDATA[lecture commune]]></category>
		<category><![CDATA[Locevraft]]></category>
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		<description><![CDATA[Passionné par le passé, le jeune Charles Dexter Ward entreprend des recherches sur un de ses ancêtres : Joseph Curwen. A la fin du XVIIIè siècle, cet aïeul semble s'être livré à d'étranges études qui, combinées à sa longévité impressionnante, ont suscité la méfiance des habitants de Providence. Au fil de ses trouvailles, Charles Ward fait preuve d'une fascination inquiétante, mettant en péril sa santé mentale et physique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/08/affaire-charles-dexter-ward.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/08/affaire-charles-dexter-ward.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>L'Affaire Charles Dexter Ward</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>H.P. Lovecraft <br/><b>Editeur : </b>J'ai Lu <br/><b>Parution : </b>09/2009 <br/><b>Pages : </b>126 <br/><b>Prix : </b>3,70€ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_8.png"/></center></td></tr></table></center>
<p style="text-align: justify;">Passionné par le passé, le jeune Charles Dexter Ward entreprend des recherches sur un de ses ancêtres : Joseph Curwen. A la fin du XVIIIè siècle, cet aïeul semble s&#8217;être livré à d&#8217;étranges études qui, combinées à sa longévité impressionnante, ont suscité la méfiance des habitants de Providence. Au fil de ses trouvailles, Charles Ward fait preuve d&#8217;une fascination inquiétante, mettant en péril sa santé mentale et physique.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un style particulier qui crée l&#8217;angoisse</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le style de Lovecraft est reconnaissable entre mille. Dans ce court roman, il utilise de nouveau son style passif et indirect, comme la lecture d&#8217;un rapport écrit par un témoin des événements plusieurs années après les faits. Cela donne à son œuvre une distance, que le lecteur appréciera plus ou moins. Celle-ci crée une atmosphère angoissante par le manque d&#8217;informations et la lenteur avec laquelle sont dévoilés les indices, par les yeux de protagonistes ne comprenant pas toutes les implications de ce qu&#8217;ils découvrent. Ainsi, dans l&#8217;Affaire Charles Dexter Ward, le récit est tiré du vécu du médecin de famille qui voit évoluer Charles et suit ses recherches au moment où le jeune homme commence à inquiéter son entourage. Il retrace le parcourt du garçon, redécouvrant ce qu&#8217;il a découvert, tirant des conclusions plus ou moins erronées en fonction des clés qu&#8217;il détient.<br />
L&#8217;attente fait naître la tension, le soin apporté au dévoilement des indices, tout en insinuation, rend l&#8217;attente insoutenable. Et même lorsque le lecteur détient enfin les clés, il attend qu&#8217;il en soit de même pour ceux qui sont directement touchés, leur destin restant incertain jusqu&#8217;au terme de cette enquête au fin fond de l&#8217;horreur.<br />
L&#8217;écriture est très littéraire, peu dynamique par sa forme et par conséquent un peu lourde à suivre. Lire Lovecraft requiert de la concentration, mais celle-ci est amplement récompensée.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un enchaînement rigide, mais logique et intéressant</em></p>
<p style="text-align: justify;">La progression du récit est intéressante. Le prologue montre un Charles Dexter Ward malade, interné, avant de reprendre au commencement : les recherches concernant Curwen. Suite au récit détaillé de la vie de l&#8217;ancêtre, le quotidien de Charles prend le relai et le lien apparaît petit à petit. Cette structure peut paraître un peu rigide mais permet au récit de se renouveler quelque peu et d&#8217;apparaître sous un jour nouveau à la fin, dans un ensemble bien équilibré. Le personnage de Charles est attachant, jeune homme qui se perd dans un travail qui le dépasse et le dévore à petit feu. Certes, il y a peu de surprises dans ce roman, il est aisé de deviner, si ce n&#8217;est dès le prologue au moins dès le premier chapitre, la conclusion finale. Néanmoins, avec l&#8217;habileté de l&#8217;auteur, une attente inquiétante s&#8217;empare du lecteur, qui suit le sort de ceux qui n&#8217;ont pas encore compris (et qui sont souvent un peu longs à trouver les solutions), cherchant à monter son propre puzzle. Les révélations sont noires, malsaines, les descriptions sont renforcées par de nombreux détails olfactifs, auditifs, visuels, qui donnent corps à des choses incompréhensibles. Au fil des pages l&#8217;atmosphère se fait de plus en plus lourde, au propre comme au figuré, les sensations désagréables se multipliant pour dévoiler des horreurs qui se tapissaient auparavant dans l&#8217;ombre, omniprésente.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un conflit passé/modernité à replacer dans son contexte</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le passé et la société « moderne » sont en constante opposition, comme souvent chez Lovecraft. Le jeune Charles est passionné par les temps anciens au point de s&#8217;y enfermer pour ses études, Curwen est obsédé par l&#8217;avenir et la vie éternelle, se mettant à dos ses contemporains. Chacun d&#8217;eux représente une époque ; et Lovecraft montre à la fois qu&#8217;il est possible de tout recommencer malgré les siècles d&#8217;attente, et qu&#8217;il est impossible de vivre hors de son époque sans en payer les conséquences. Un parallèle admirablement dépeint, une plongée dans deux périodes de l&#8217;histoire au travers du destin de deux hommes bien différents.<br />
Bien entendu, ce qui pour Lovecraft était une époque moderne est pour le lecteur un âge bien révolu au même titre que l&#8217;était l&#8217;époque de Curwen pour Charles Ward. Ce décalage est à lui seul d&#8217;un grand intérêt, car là où Lovecraft peignait un monde inconnu et exotique face à un quotidien banal, le lecteur se trouve devant deux sociétés qui lui sont étrangères, dont les codes ne sont pas les siens. Et finalement il est facile de se demander ce que donnerait une répétition de l&#8217;intrigue dans notre siècle. De quoi faire réfléchir un bon moment suite à la lecture.</p>
<p style="text-align: justify;">Lire Lovecraft c&#8217;est s&#8217;exposer à un grand moment, une leçon de littérature d&#8217;un autre temps, dans un style et une construction bien particuliers qui ont fait son succès et continuent de fasciner les nouvelles générations. Un Lovecraft s&#8217;apprécie pour le bon moment de lecture, aussi bien que pour les nombreuses réflexions qu&#8217;il amène sur son œuvre et son époque. L&#8217;Affaire Charles Dexter Ward est un excellent titre pour découvrir ou redécouvrir l&#8217;auteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Une Lecture commune avec : <a href="http://madlypagal.blogspot.com/2010/08/52e-folie-laffaire-charles-dexter-ward.html" target="_blank">Taliesin</a>, <a href="http://quadrant-alpha.blogspot.com/2010/08/laffaire-charles-dexter-ward-howard.html" target="_blank">El Jc</a>, <a href="http://mrzombi.over-blog.fr/article-l-affaire-charles-dexter-ward-h-p-lovecraft-54976469-comments.html" target="_blank">Mr.Zomb</a>i, <a href="http://les-lectures-de-mina.over-blog.com/article-l-affaire-charles-dexter-ward-h-p-lovecraft-54790012.html" target="_blank">Mina</a>, <a href="http://boulimielivresque.blogspot.com/2010/08/laffaire-charles-dexter-ward.html" target="_blank">Belledenuit</a>, <a href="http://naufragesvolontaires.blogspot.com/2010/08/laffaire-charles-dexter-ward-de.html" target="_blank">Julien</a>&#8230;</p>
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		<title>La Communauté du Sud t.1 (Charlaine Harris)</title>
		<link>http://www.imaginelf.com/2010/07/la-communaute-du-sud-t-1-charlaine-harris/</link>
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		<pubDate>Sat, 31 Jul 2010 07:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantastique/Horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Harris]]></category>
		<category><![CDATA[lecture commune]]></category>
		<category><![CDATA[vampire]]></category>
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		<description><![CDATA[Depuis quelques années, les vampires vivent au su et à la vue de tous, grâce à la commercialisation d'un sang de synthèse qui leur permet d'éviter de tuer. Serveuse à Bon Temps, en Louisiane, et télépathe de naissance, Sookie Stackhouse voit arriver sa première créature de la nuit avec excitation. Bill, tel est son nom, bouleverse la vie de la jeune fille, tandis que dans la petite ville, plusieurs meurtres sont commis.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/communauté-du-sud-tome1.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/05/communauté-du-sud-tome1.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>La Communauté du Sud</b></span> <br/><span style="font-size:130%;"><b>1. Quand le danger rôde</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Charlaine Harris <br/><b>Editeur : </b>J'ai Lu <br/><b>Parution : </b>10/2009 <br/><b>Pages : </b>315 <br/><b>Prix : </b>8,90€ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_5.png"/></center></td></tr></table></center>
<p style="text-align: justify;">Depuis quelques années, les vampires vivent au su et à la vue de tous, grâce à la commercialisation d&#8217;un sang de synthèse qui leur permet d&#8217;éviter de tuer. Serveuse à Bon Temps, en Louisiane, et télépathe de naissance, Sookie Stackhouse voit arriver sa première créature de la nuit avec excitation. Bill, tel est son nom, bouleverse la vie de la jeune fille, tandis que dans la petite ville, plusieurs meurtres sont commis.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un style naïf et simple</em></p>
<p style="text-align: justify;">Mieux vaut être averti de la personnalité de cette oeuvre avant de l&#8217;entamer, sous peine d&#8217;être quelque peu surpris et de voir une réaction de rejet apparaître. En effet, <em>La Communauté du Sud</em> (adaptée à la télévision sous le titre de<em> True Blood</em>) est loin d&#8217;être une bit-lit très sérieuse, comme en atteste le côté « je suis blonde à forte poitrine, super naïve et j&#8217;assume » de Sookie, narratrice de ce roman écrit à la première personne. Une fois avisé, ce style simpliste peut prêter à sourire (voire rire&#8230;). Et l&#8217;aventure commence.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Une enquête parfois délaissée</em></p>
<p style="text-align: justify;">Meurtres, sexe, romance et même rock n&#8217; roll à l&#8217;occasion,<em> True Blood</em> est la recette du bon divertissement. Ce qu&#8217;il est. Bien que les questions amoureuses (et existentielles, sans aucun doute) de Sookie et Bill finissent par ennuyer quelque peu, ce premier opus se laisse bien lire.<br />
Certes, il reste à noter encore la lenteur du scénario, l&#8217;intrigue policière passant souvent au second plan. Mais comment fait donc notre péronnelle pour continuer à ne penser qu&#8217;à l&#8217;amour de sa vie plutôt qu&#8217;à sauver ses fesses (moulées dans ses robes) face à un tueur qui pourrait a priori s&#8217;attaquer à n&#8217;importe qui ? Mais passons, peut être que seules les blondes américaines naïves à forte poitrine qui sortent avec des vampires peuvent comprendre. Même si elle passe souvent au second plan, cette intrigue fait peser un suspense bienvenu et fait preuve d&#8217;une cohérence appréciable, l&#8217;identité du tueur étant plutôt difficile à anticiper. Le fait que le roman se conclue sur la résolution de l&#8217;enquête tout en ouvrant sur un prochain est appréciable pour une série aussi longue, le lecteur pouvant décider sans trop de frustration s&#8217;il souhaite continuer.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Des personnages peu attachants mais parfois intéressants</em></p>
<p style="text-align: justify;">Les personnages sont relativement sans consistance, les descriptions physiques sont loin d&#8217;être suffisantes pour les rendre attachants et le style naïf ne leur va pas à tous au teint. Bill perd toute férocité en faisant preuve d&#8217;un romantisme exacerbé (que voulez-vous, monsieur est d&#8217;une autre époque) et les petits noms d&#8217;amour qui volent entre les tourtereaux n&#8217;apportent pas vraiment de corps à leur relation, tout comme les possessifs employés par mademoiselle. Et ne parlons pas des ébats physiques, décrits aussi naïvement que le reste et qui laissent globalement de marbre. Mais au moins tout ce monde a-t-il pour lui d&#8217;être assez atypique (c&#8217;est le moins que l&#8217;on puisse dire). Quelques personnages secondaires ont quant à eux du mal à sortir de l&#8217;anonymat et risquent de glisser rapidement de l&#8217;esprit du lecteur.<br />
Si les protagonistes en eux mêmes ne provoquent pas de sentiment particulier, les relations entre eux peuvent susciter un certain intérêt, notamment lorsqu&#8217;il s&#8217;agit des mystérieuses relations des vampires entre eux et avec les humains. La hiérarchie implicite se dessine légèrement et Charlaine Harris arrive à en dévoiler suffisamment pour donner envie de comprendre comment tout cela fonctionne dans le détail, ce que paraît promettre le tome 2. L&#8217;apparition d&#8217;Eric, vieux vampire, est notamment intrigante et devrait amener des rebondissements plaisants à défaut d&#8217;être captivants jusqu&#8217;à présent.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un divertissement finalement assez plaisant</em></p>
<p style="text-align: justify;">En dehors de ces considérations, il faut l&#8217;avouer, il est possible de prendre du plaisir à la lecture. Celle-ci ne mobilise pas trop les neurones, idéal pour se reposer entre deux œuvres  plus exigeantes, et garde une certaine rigueur de bout en bout, permettant au lecteur de suivre une histoire avec un début et une fin. Relativement inconsistant mais agréable, voilà qui résume bien ce rapide moment en compagnie de Sookie, qui est à aborder en tant que tel et aurait pu devenir déplaisant avec plus de longueurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Je remercie <a href="http://l-odyssee-litteraire-d-evy.over-blog.com/" target="_blank">Evy </a>de m&#8217;avoir permis de découvrir cette série que j&#8217;aurais eu tendance à éviter naturellement, ce fut une expérience assez intéressante, même si elle ne se poursuivra sans doute pas. ^^</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le cadre de cette lecture commune, n&#8217;hésitez pas à aller voir les avis de : <a href="http://books-a-lot.over-blog.com/article-charlaine-harris-la-communaute-du-sud-tome-1-53066457-comments.html" target="_blank">Nadège</a>, <a href="http://boulimielivresque.blogspot.com/2010/07/la-communaute-du-sud-t1.html" target="_blank">Belledenuit</a>, <a href="http://land-of-books.skyrock.com/2890321677-La-Communaute-du-Sud-tome-1-Quand-le-danger-rode.html" target="_blank">Setsuka</a>, <a href="http://livresanctuary.canalblog.com/archives/2010/07/31/18613742.html" target="_blank">Vozrozhdenyie</a>, <a href="http://xx-au-fil-des-pages-xx.over-blog.com/article-la-communaute-du-sud-tome-1-quand-le-danger-rode-c-harris-54706373.html" target="_blank">Auudrey</a>, <a href="http://endorphinage.wordpress.com/2010/07/31/la-communaute-du-sud-quand-le-danger-rode/" target="_blank">Endorphinage</a>, <a href="http://mdelivres.blogspot.com/2010/07/bill-sookie-et-eric-dans-la-serie-note.html" target="_blank">tachas</a>, <a href="http://melcouettes.blogspot.com/2010/07/la-communaute-du-sud-tome-1-quand-le.html" target="_blank">Melcouettes</a>, <a href="http://louisemiches.blogspot.com/2010/07/jai-ete-mordue.html" target="_blank">Louisemiches</a>, <a href="http://arnaudpassions.jimdo.com/critiques-litt%C3%A9rature-adulte-1/" target="_blank">lebonsai</a>, <a href="http://love-of-book.skyrock.com/2634470960-Charlaine-Harris-La-communaute-du-Sud-1-Quand-le-danger-rode.html" target="_blank">Love-of-books</a>, <a href="http://falaiselynnaenne.canalblog.com/archives/2010/07/31/18704908.html#comments" target="_blank">Lynnae</a>, <a href="http://leylies.wordpress.com/2010/07/31/la-communaute-du-sud-tome-1-de-charlaine-harris/" target="_blank">Leyla</a>, <a href="http://www.livraddict.com/blog/?p=824" target="_blank">Scor13</a>, <a href="http://feebourbonnaise.wordpress.com/2010/07/31/la-communaute-du-sud-tome-1-quand-le-danger-rode-charlaine-harris/comment-page-1/" target="_blank">Fée Bourbonnaise</a>,<a href="http://s.ecriture.over-blog.com/article-a-communaute-54729215.html" target="_blank"> s.ecriture</a>, <a href="http://diary-of-an-onlooker.blogspot.com/2010/07/la-communaute-du-sud-t1-charlaine.html" target="_blank">Klemocius</a>, <a href="http://cristaux-de-verre.cowblog.fr/la-communaute-du-sud-tome-1-quand-le-danger-rode-charlaine-harris-3020038.html" target="_blank">Nymi</a>, <a href="http://leslecturesdemylene.blogspot.com/2010/07/la-communaute-du-sud-t1-quand-le-danger.html" target="_blank">Mycoton</a>,</p>
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		<title>Ceci n&#8217;est pas un jeu (Walter Jon Williams)</title>
		<link>http://www.imaginelf.com/2010/07/ceci-nest-pas-un-jeu-walter-jon-williams/</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Jul 2010 10:38:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Belgarion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[geek]]></category>
		<category><![CDATA[L'Atalante]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>
		<category><![CDATA[Williams]]></category>
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		<description><![CDATA[Ceci n'est pas un jeu est l'histoire de quatre amis d'université, liés par de longues parties de jeu de rôle et ayant plus ou moins réussi dans la vie. Dagmar, conceptrice de jeux de réalité alternative, Charlie son patron qui dirige une grande société éditrice de logiciels, Austin qui fait dans le capital-risque et enfin BJ qui bosse pour une hotline.
Un jour, de passage à Djakarta pour son travail, Dagmar va se retrouver bloquée au milieu de l'effondrement financier du pays. Elle ne pourra compter que sur ses vieux amis et sa grande communauté de joueurs pour la sortir de cette situation périlleuse. Mais ce n'est qu'un début, elle va être témoins d'une série d'assassinats, et d'une cascade d'effondrements monétaires…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/07/ceci-n-est-pas-un-jeu.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/07/ceci-n-est-pas-un-jeu.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>Ceci n'est pas un jeu</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Walter Jon Williams <br/><b>Editeur : </b>L'Atalante <br/><b>Parution : </b>2010 <br/><b>Pages : </b>416 <br/><b>Prix : </b>21 € <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_7.png"/></center></td></tr></table></center>
<p style="text-align: center;"><em>un thriller sur fond de crise financière</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ceci n&#8217;est pas un jeu est l&#8217;histoire de quatre amis d&#8217;université, liés par de longues parties de jeu de rôle et ayant plus ou moins réussi dans la vie. Dagmar, conceptrice de jeux de réalité alternative, Charlie son patron qui dirige une grande société éditrice de logiciels, Austin qui fait dans le capital-risque et enfin BJ qui bosse pour une hotline.<br />
Un jour, de passage à Djakarta pour son travail, Dagmar va se retrouver bloquée au milieu de l&#8217;effondrement financier du pays. Elle ne pourra compter que sur ses vieux amis et sa grande communauté de joueurs pour la sortir de cette situation périlleuse. Mais ce n&#8217;est qu&#8217;un début, elle va être témoins d&#8217;une série d&#8217;assassinats, et d&#8217;une cascade d&#8217;effondrements monétaires…</p>
<p style="text-align: center;"><em>des personnages originaux</em></p>
<p style="text-align: justify;">Les personnages sont intéressants ; bien que &#8220;geek&#8221;, ils ne sont pas trop clichés, très différents les uns des autres, avec chacun une personnalités assez forte. On prend assez bien à coeur Dagmar et la suivons avec grand plaisir. L&#8217;auteur retranscrit à merveille les émotions, fait trembler avec les angoisses de l&#8217;héroïne. Un autre point rendant Dagmar intéressante, c&#8217;est qu&#8217;elle est un peu madame tout le monde, pas particulièrement douée pour résoudre une enquête, et va donc s&#8217;attaquer à ce problème avec le seul outil qu&#8217;elle maitrise totalement, à savoir sa communauté de joueurs.</p>
<p style="text-align: center;"><em>une méthode d&#8217;investigation originale</em></p>
<p style="text-align: justify;">Utiliser les jeux de réalité alternative comme fond de trame est une idée très originale et permet, entre autre, d&#8217;intégrer intelligemment Internet comme source de travail collaboratif. Le seul reproche que l&#8217;on pourrait faire sur ce sujet est plus culturel qu&#8217;autre chose, car si ces jeux sont assez répandus aux États-unis, ils restent méconnus du grand public en Europe, ce qui éloigne peut-être un peu l&#8217;histoire de notre &#8220;réalité&#8221;. Mais au-delà de cela, leur concept est plutôt simple et le lecteur en saisira vite l&#8217;idée principale.<br />
Il ne faut pas non plus se laisser berner par la crise financière en trame de fond : non, l&#8217;auteur n&#8217;utilise pas un sujet d&#8217;actualité pour vendre, il a écrit le livre avant notre dernière crise. Il s&#8217;agit donc bel et bien d&#8217;une totale fiction (ou d&#8217;un don de prémonition de l&#8217;auteur ?). Il donne un aspect intéressant à ce chamboulement financier, qui mine de rien, reste assez crédible.</p>
<p style="text-align: center;"><em>une histoire un peu évidente</em></p>
<p style="text-align: justify;">Attention, si Walter Jon Williams est un auteur de science-fiction, il ne fait pas que cela, la preuve ici avec ce thriller. Par contre, il reste difficile de le qualifier d&#8217;auteur de thriller/policier, car ce qu&#8217;il fait là peu d&#8217;autre auteurs pourraient le faire. Il nous dresse un roman avec une héroïne geek qui va tenter de résoudre un mystères avec les outils qu&#8217;elle sait utiliser. Il ne faut donc pas s&#8217;attendre à trouver ici une enquête policière classique/conformiste, bien que le roman contiennent quelques éléments de référence, comme certains procédés à la Agatha Christie.<br />
Même si l&#8217;histoire est bien menée avec des personnages intéressants et attachants, l&#8217;aspect enquête peut paraitre assez léger. Je dois dire que j&#8217;ai senti venir le &#8220;truc&#8221; assez rapidement, que je n&#8217;ai pas vraiment eu de surprise. Je dois même dire que j&#8217;ai trouvé le passage &#8220;révélation&#8221; où le lecteur est sensé comprendre le fameux &#8220;truc&#8221; un peu trop évident, trop appuyé. J&#8217;ai vraiment eu l&#8217;impression que l&#8217;auteur ne voulait pas qu&#8217;on le rate. Mais peut-être est-ce simplement dû au fait que je l&#8217;ai compris trop rapidement (un de mes dons&#8230; ou malédiction ?), ou au fait qu&#8217;il y ait trop peu de protagonistes dans l&#8217;histoire pour vraiment semer le doute.</p>
<p style="text-align: justify;">Je retiendrais surtout une histoire très intéressante, bien menée, qu&#8217;il ne faut pas lire pour son suspens et côté policier, mais pour son contexte très particulier, les moyens peu communs employés et ses personnages. Walter Jon Williams nous fait au final passer un moment de lecture très agréable !</p>
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		<title>L&#8217;Enfant tombé des étoiles (Robert Heinlein)</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 21:51:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Heinlein]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
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		<description><![CDATA[Comme ses ancêtres avant lui, John Thomas Stuart, onzième du nom, prend soin de Lummox, extraterrestre rapporté lors d'un voyage interstellaire. Oui mais voilà, Lummox est grand, très grand. Alors quand il s'échappe du jardin, c'est pour semer la panique en ville. S'ensuit alors un procès, qui pourrait bien coûter cher au jeune garçon et à son protégé. A moins que l'intervention du ministère des Affaires Spatiales soit en leur faveur...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/07/enfant_tombe_etoiles.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/07/enfant_tombe_etoiles.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>L'Enfant tombé des étoiles</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Robert Heinlein <br/><b>Couverture : </b>Manchu <br/><b>Editeur : </b>Le Livre de poche (Science-fiction) <br/><b>Parution : </b>05/2010 <br/><b>Pages : </b>346 <br/><b>Prix : </b>6,95€ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_9.png"/></center></td></tr></table></center>
<p style="text-align: justify;">Comme ses ancêtres avant lui, John Thomas Stuart, onzième du nom, prend soin de Lummox, extraterrestre rapporté lors d&#8217;un voyage interstellaire. Oui mais voilà, Lummox est grand, très grand. Alors quand il s&#8217;échappe du jardin, c&#8217;est pour semer la panique en ville. S&#8217;ensuit alors un procès, qui pourrait bien coûter cher au jeune garçon et à son protégé. A moins que l&#8217;intervention du ministère des Affaires Spatiales soit en leur faveur&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><em>De superbes personnages</em></p>
<p style="text-align: justify;">Lire Heinlein c&#8217;est, semble-t-il, toujours s&#8217;exposer à un excellent moment de lecture. L&#8217;aventure est encore une fois riche en rebondissements, portée par des personnages fortement sympathiques. Lummox, la star du livre, est un imposant extraterrestre qui se comporte comme un enfant, ne distinguant pas le bien du mal sauf si John Thomas le lui enseigne. Cette grosse bête est d&#8217;entrée de jeu attachante, grâce à une focalisation interne qui permet d&#8217;entrer dans la tête de l&#8217;alien. Le lecteur en ferait bien son compagnon personnel. Sa stature vaut à Lummox et son propriétaire bien des tracas, mais ils sont heureusement soutenus par Betty, l&#8217;amie de John Thomas. Heinlein ne se moque pas de ses héros et leur donne à tous le beau rôle. John Thomas est un jeune homme timide dévoué à son ami extraterrestre, très attachant. Betty est, elle, une figure de femme forte et indépendante, celle qui trouve toujours les solutions et mène les discussions. Un point extrêmement intéressant à souligner, pour un roman publié en 1954. Le vice-ministre Kiku est sujet aux maux d&#8217;estomac et orchestre d&#8217;une main de maître toutes les réclamations où sont impliqués de près ou de loin des étrangers de l&#8217;espace ; il fait également preuve d&#8217;une intelligence redoutable, associée à une pointe d&#8217;humour bien sentie. Son acolyte, le délégué Greenberg, ne manque également pas de charisme, d&#8217;esprit et de compétences.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Une aventure trépidante</em></p>
<p style="text-align: justify;">Tout ce petit monde se croise et se recroise, autour de Lummox, qui lui ne demande qu&#8217;à manger et vivre tranquille avec son John Thomas. Le rythme de l&#8217;aventure est endiablé, les pauvres amis n&#8217;ayant aucun répit, la survie et la liberté de l&#8217;attachante bestiole étant en jeu. Le roman se dévore de la première à la dernière ligne, sans temps mort, alternant parfois entre le ministère et la petite ville de campagne où a élu domicile Lummox, pour mieux amener des péripéties toujours plus nombreuses. Un conseil cependant : lecteur, évite de lire le quatrième de couverture qui te raconte l&#8217;histoire. Car même si certains événements peuvent être facilement anticipés, il y a plus de plaisir à se dire qu&#8217;on les a découverts soi même que parce que le résumé l&#8217;a dit. Cette facilité à percevoir à l&#8217;avance les péripéties ne gâche en rien la lecture, car le plaisir se situe surtout dans l&#8217;ambiance créée par Heinlein et les dialogues savoureux entre personnages colorés.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Style, humour et profondeur</em></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;univers de <em>L&#8217;Enfant tombé des étoiles</em> est très riche. Heinlein imagine une Terre future où les explorations stellaires ont déjà permis de créer de nombreux liens diplomatiques entre les espèces, comme les Rargylliens, ces extraterrestres à tête de Méduse qui négocient pour le compte d&#8217;autres peuples. Sous cette science-fiction, l&#8217;auteur se permet d&#8217;évoquer les différences entre sociétés et le regard de l&#8217;autre face à l&#8217;étranger, ainsi que les préjugés qui semblent inévitables au premier contact avec des inconnus. De nombreuses valeurs sont ainsi défendues, parmi elles la tolérance et l&#8217;amitié. Le roman aborde discrètement de nombreux thèmes, en étant réalisé de façon à éviter d&#8217;imposer une morale, laissant la part belle à l&#8217;aventure et aux personnages.<br />
Comme à son habitude, Heinlein fait preuve d&#8217;un humour fin, créant des dialogues et situations loufoques, sans oublier de construire son récit de bout en bout. L&#8217;écriture est un délice, les phrases coulent les unes après les autres, dans ce style toujours décalé et poétique. Le lecteur plonge dans les réflexions des différents personnages, ce qui l&#8217;en rapproche d&#8217;autant plus. Il en résulte une œuvre équilibrée et tout simplement passionnante qui, bien que faisant partie des productions jeunesse de l&#8217;auteur, saura plaire à un très large public.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L&#8217;Enfant tombé des étoiles</em> est une pépite de littérature SF, qui plaira à tous les lecteurs, même ceux n&#8217;ayant aucune affinité a priori avec ce genre. Il serait dommage de passer à côté de ce moment de tendresse et de  bonne humeur.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;autres avis :<a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2010/07/l%E2%80%99enfant-tombe-des-etoiles-robert-heinlein/" target="_blank"> Guillaume44</a>, <a href="http://leslecturesdecachou.over-blog.com/article-l-enfant-tombe-des-etoiles-robert-heinlein-53538711.html" target="_blank">Cachou</a>, <a href="http://iluze.over-blog.com/article-robert-heinlein-l-enfant-tombe-des-etoiles-50876510.html" target="_blank">Iluze</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/06/logo_summer_star_wars.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-887" title="Summer Star Wars" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/06/logo_summer_star_wars.jpg" alt="" width="135" height="101" /></a></p>
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		<title>Neverwhere (Neil Gaiman)</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Jul 2010 11:11:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[conte]]></category>
		<category><![CDATA[coup de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[fantasy urbaine]]></category>
		<category><![CDATA[Gaiman]]></category>
		<category><![CDATA[Londres]]></category>
		<category><![CDATA[VO]]></category>
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		<description><![CDATA[Richard Mayhew a une petite vie bien réglée : un appartement londonien, un travail de bureau, des amis, une fiancée qui l'entraîne dans toutes les manifestations artistiques et dirige une bonne partie de sa vie. Tout bascule le jour où apparaît devant lui une jeune fille blessée, qu'il emmène chez lui pour la soigner et qui se présente sous le nom de Door (Porte). Mais en rendant service à cette inconnue, sa vie vole en éclat et il se retrouve propulsé dans un monde hostile dont il ne soupçonnait même pas l'existence : le Londres d'en bas, à la société étrange et très bien organisée.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/07/neverwhere.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/07/neverwhere.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>Neverwhere</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Neil Gaiman <br/><b>Editeur : </b>Headline Review <br/><b>Parution : </b>2005 <br/><b>Pages : </b>372 <br/><b>Prix : </b>7,99£ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_9.png"/></center></td></tr></table></center></p>
<p style="text-align: justify;">Richard Mayhew a une petite vie bien réglée : un appartement londonien, un travail de bureau, des amis, une fiancée qui l&#8217;entraîne dans toutes les manifestations artistiques et dirige une bonne partie de sa vie. Tout bascule le jour où apparaît devant lui une jeune fille blessée, qu&#8217;il emmène chez lui pour la soigner et qui se présente sous le nom de Door (Porte). Mais en rendant service à cette inconnue, sa vie vole en éclat et il se retrouve propulsé dans un monde hostile dont il ne soupçonnait même pas l&#8217;existence : le Londres d&#8217;en bas, à la société étrange et très bien organisée.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un conte merveilleux</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Neverwhere</em> fut au départ une mini-série TV commandée à Gaiman par la BBC. N&#8217;ayant pu développer son univers de manière aussi détaillée qu&#8217;il le souhaitait, l&#8217;auteur décida d&#8217;écrire le roman qu&#8217;il avait en tête. Grand bien lui en a pris !<br />
Dans son style simple mais débordant d&#8217;imagination, Neil Gaiman donne vie à cet autre Londres, effrayant et sale, mais merveilleux et fascinant à la fois. Il propose au lecteur un conte moderne, où la princesse se balade dans les égouts, où la méchante sorcière est un duo démoniaque, la bonne marraine un dandy se faisant payer en faveurs et le preux chevalier un londonien moyen bien ennuyé de se retrouver au milieu. Le décor est atypique et malgré les répulsions qu&#8217;il pourrait inspirer, les descriptions le font apparaître coloré, vivant, charmant à sa manière. C&#8217;est là tout le talent de l&#8217;auteur d&#8217;arriver à mettre de la poésie dans la misère, de la magie et de la féérie dans la grisaille et de rendre visible l&#8217;invisible. L&#8217;univers est extrêmement riche et détaillé, rien n&#8217;étant laissé au hasard, ni les personnalités croisées ni les lieux évoqués.<br />
Après avoir lu <em>Neverwhere</em>, le lecteur ne verra plus le métro londonien de la même façon et saura sans doute prendre le temps d&#8217;observer ces choses insignifiantes qui l&#8217;entourent, mais qui pourraient bien révéler une magie ancienne, une porte vers une autre vie.</p>
<p style="text-align: center;"><em>De beaux personnages&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;">Même si le lecteur est parfois tenté de secouer Richard Mayhew, le héros malgré lui, pour être un peu trop empoté, il est aisé de s&#8217;attacher à cet homme simple qui tente maladroitement de s&#8217;en sortir dans un univers qui dépasse son entendement. Son bon cœur et sa volonté de ne pas être un fardeau le rendent touchant et le définissent bien en tant que héros. Chaque personnage est comme un acteur de théâtre au costume exubérant, à la personnalité bien définie, captivant par ses gestes et ses paroles, scotchant le spectateur à son fauteuil. Proches de la caricature, ils y échappent par le côté conte que possède le récit. Le Marquis de Carabas est un énergumène particulièrement magnifique et un des personnages secondaires les plus attachant. Lady Door est une jeune personne charmante, fragile et forte à la fois, petit lutin plein de noblesse, maîtrisant son territoire souterrain. Les méchants, M. Croup et M.Vandemar, sont assez atypiques, à la fois détachés de la condition humaine et sensibles à la colère, diablement cruels et complètement décalés dans ce monde humain, ce qui les rend d&#8217;autant plus effrayants et&#8230; drôles. Un paradoxe intéressant sur lequel joue très bien l&#8217;auteur.</p>
<p style="text-align: center;"><em>&#8230;qui portent un récit prenant</em></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;intrigue est bien équilibrée, les rebondissements sont nombreux, entre trahisons, attaques inattendues, énigmes et lieux étranges. L&#8217;auteur balade le lecteur, qui se laisse prendre par la main et écarquille les yeux à chaque bifurcation des égouts, émerveillé par la beauté que l&#8217;écrivain réussit à leur donner. Neil Gaiman réserve quelques franches surprises le long du récit, laissant planer des ambiguïtés sur certains personnages et leur intentions. Bien que ces surprises soient absentes à la relecture, le roman ne perd rien de son charme, les réactions de déception ou de douleur des héros étant toujours communicative. Chaque petit détail du récit a son importance, révélée au fil de l&#8217;aventure, marquant l&#8217;habile construction de l&#8217;auteur et sa maîtrise de l&#8217;œuvre de bout en bout.</p>
<p style="text-align: justify;">Neil Gaiman est particulièrement doué pour les fins, ce qu&#8217;il prouve dans ce titre encore une fois. Le dernier chapitre plonge le lecteur dans une errance personnel, il fusionne ainsi avec Richard et vit les derniers moments de l&#8217;aventure avec lui, oubliant son univers personnel et plongeant dans <em>Neverwhere</em> sans aucune retenue.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Un livre magique ?</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a de la magie pure dans Neverwhere, de celle qui fait les contes qui traversent le temps. De celle qui se transmet d&#8217;un monde à l&#8217;autre, qui imprègne la lecture même une fois qu&#8217;elle est terminée et qui donne à chaque petite détail de la vie un goût fabuleux. Premier livre que j&#8217;ai lu de Neil Gaiman, il reste un de mes préférés, captivant et facile à lire (même en VO), plein de charme. Neverwhere se lit à la fois avec des yeux d&#8217;enfant et d&#8217;adulte, avec le même émerveillement.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/07/neverwherea.gif"><img class="alignnone size-medium wp-image-944" title="Neverwhere (version adulte)" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/07/neverwherea-229x350.gif" alt="" width="137" height="210" /></a> <a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/07/neverwherej.gif"><img class="alignnone size-medium wp-image-945" title="Neverwhere (version jeunesse)" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/07/neverwherej-228x350.gif" alt="" width="137" height="210" /></a></p>
<p style="text-align: center;">(nouvelles éditions Au Diable Vauvert)</p>
<p style="text-align: justify;">Merci à <a href="http://leylies.wordpress.com/" target="_blank">Leyla</a> pour m&#8217;avoir permis de redécouvrir ce coup de coeur pour la première fois en VO, ainsi que pour l&#8217;avoir parsemé de petites choses, faisant de mon exemplaire un livre doublement plein de souvenirs.<br />
Neverwhere, une lecture commune avec : <a href="http://autrecotedumiroir.net/neverwhere" target="_blank">Laure</a>, <a href="http://lesescapadesculturellesdefrankie.blogspot.com/2010/07/neverwhere-de-neil-gaiman.html" target="_blank">Frankie</a>, <a href="http://lilyn-kirjahylly.blogspot.com/2010/07/neverwhere-de-neil-gaiman.html" target="_blank">Miss Spooky Muffin</a>, <a href="http://little-read-planet.blogspot.com/2010/07/neverwhere-de-neil-gaiman.html" target="_blank">Lexounet</a>, Leyla, Alice, Mélo.</p>
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		<title>JPod (Douglas Coupland)</title>
		<link>http://www.imaginelf.com/2010/07/jpod-douglas-coupland/</link>
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		<pubDate>Sun, 04 Jul 2010 13:41:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Belgarion</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[absurde]]></category>
		<category><![CDATA[Au Diable Vauvert]]></category>
		<category><![CDATA[Coupland]]></category>
		<category><![CDATA[geek]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
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		<description><![CDATA[Bienvenue dans JPod, une équipe de six développeurs faisant parti d&#8217;un gros studio de jeux vidéos. Ethan et ses compagnons geeks doivent y subir les &#8220;sévices&#8221; du service marketing. La vie qu&#8217;ils mènent les uns les autres est toujours plus amorale et absurde que l&#8217;on peut l&#8217;imaginer. Drogue, traffic de clandestins, danse de salon, et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/07/jPod.png"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/07/jPod.png" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>JPod</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Douglas Coupland <br/><b>Editeur : </b>Au Diable Vauvert <br/><b>Parution : </b>2010 <br/><b>Pages : </b>523 <br/><b>Prix : </b>22 € <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_8.png"/></center></td></tr></table></center>
<p style="text-align: justify;">Bienvenue dans JPod, une équipe de six développeurs faisant parti d&#8217;un  gros studio de jeux vidéos. Ethan et ses compagnons geeks doivent y  subir les &#8220;sévices&#8221; du service marketing. La vie qu&#8217;ils mènent les uns  les autres est toujours plus amorale et absurde que l&#8217;on peut  l&#8217;imaginer. Drogue, traffic de clandestins, danse de salon, et parties de Tétris sont autant  d&#8217;éléments de leur quotidien.</p>
<p style="text-align: center;"><em>absurde mais crédible</em></p>
<p style="text-align: justify;">JPod est un roman difficile à définir, avec beaucoup  d&#8217;absurde, mais qui au final reste crédible. Crédible oui, mais  effrayant si cela devait être vrai ! Coupland permet ici de suivre  le quotidien de quelques développeurs et de leur entourage, tous plus  fous les uns que les autres. L&#8217;idée est très intéressante et l&#8217;on se  prend très rapidement au jeu. Oui, la vie d&#8217;un développeur n&#8217;est  pas toujours rose, non il n&#8217;a pas un travail facile et lucratif. Coupland renforce le côté absurde du fond, par une forme qui ne l&#8217;est pas moins par moment. Il suffit de feuilleter l&#8217;ouvrage pour se rendre compte que certaines pages sont étranges (caser les 100.000 premières décimales de π dans un roman, j&#8217;appelle ca étrange/absurde).</p>
<p style="text-align: center;"><em>fragments de la vie de geeks</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il faut arriver à se plonger dans l&#8217;histoire, ce qui n&#8217;est pas  forcément facile. En effet il ne faut pas chercher à savoir où l&#8217;on va,  car on ne va nulle part, on ne fait qu&#8217;une sorte de visite d&#8217;un fragment  de leur vie. Une fois passé cette difficulté, on se fait absorber par le  récit pour ne se voir recracher qu&#8217;à la dernière page. Coupland connaît clairement le milieu &#8220;geek&#8221; et  celui des développeurs informatiques. Les situations qu&#8217;il crée m&#8217;en ont  rappelé certaines que j&#8217;ai pu vivre durant mon cursus d&#8217;ingénieur en  informatique.</p>
<p style="text-align: center;"><em>pas pour tout le monde</em></p>
<p style="text-align: justify;">Son style d&#8217;écriture est plutôt direct, comprendre par là qu&#8217;il y a énormément de dialogue, ce qui rend la chose facile et rapide à lire. J&#8217;ai passé un très agréable moment en lisant ce livre, et le recommanderai tout particulièrement à mes amis geeks. Par contre, si vous n&#8217;avez absolument aucune culture geek ou que  l&#8217;absurde vous hérisse le poil, alors ce roman ne vous est certainement  pas destiné.</p>
<div style="text-align: justify;">Le livre possède également un site Internet dédié <a title="JPod, le site officiel" href="http://www.jpod.info/" target="_blank">http://www.jpod.info/</a> qui est déjà une expérience particulière.</div>
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		<title>Axiomatique (Greg Egan)</title>
		<link>http://www.imaginelf.com/2010/06/axiomatique-greg-egan/</link>
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		<pubDate>Fri, 25 Jun 2010 18:48:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lelf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Recueil]]></category>
		<category><![CDATA[Science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Egan]]></category>
		<category><![CDATA[hard-science]]></category>
		<category><![CDATA[lecture commune]]></category>
		<category><![CDATA[philosophie]]></category>
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		<description><![CDATA[Axiomatique, où l'on trouve des assassins marchant entre les mondes parallèles, des artistes fous prêts à tout pour faire vivre l'Art, un cristal qui permet l'immortalité, des implants qui modifient les convictions profondes, des vortex temporels instables ou encore des savants qui jouent au Tout Puissant.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<center><table style="border:5px solid #D4E4D2;background-color:#fff5dd;padding-top:7px;padding-left:7px;" cellpadding="0" cellspacing="0"><tr><td><a href="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/axiomatique.jpg"><img src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/axiomatique.jpg" width="150px"/></a></td><td><span style="font-size:150%;"><b>Axiomatique</b></span> <br/><br/><b>Auteur : </b>Greg Egan <br/><b>Couverture : </b>Manchu <br/><b>Editeur : </b>Le Livre de Poche <br/><b>Parution : </b>10/2009 <br/><b>Pages : </b>496 <br/><b>Prix : </b>7,50€ <br/><br/><center><img src="/wp-content/plugins/books-tags/kiwi_8.png"/></center></td></tr></table></center>
<p style="text-align: justify;"><em>Axiomatique </em>est un recueil de 18 nouvelles de science-fiction, écrites par Greg Egan, auteur australien très remarqué ces dernières années. En France, son recueil <em>Océanique </em>vient de recevoir le prix du Cafard Cosmique après avoir obtenu le prestigieux Prix Hugo et le Prix Locus en 1999. Greg Egan est spécialisé en Hard Science, ses nouvelles sont empruntes des connaissances scientifiques actuelles, utilisées pour expliquer des sociétés futuristes.<br />
<em> Axiomatique</em>, où l&#8217;on trouve des assassins marchant entre les mondes parallèles, des artistes fous prêts à tout pour faire vivre l&#8217;Art, un cristal qui permet l&#8217;immortalité, des implants qui modifient les convictions profondes, des vortex temporels instables ou encore des savants qui jouent au Tout Puissant.</p>
<p style="text-align: center;"><em>De la hard-science au service d&#8217;une réflexion sur la condition humaine</em></p>
<p style="text-align: justify;">La plongée dans ce recueil n&#8217;est pas des plus aisée, le style de Greg Egan étant très poussé, notamment dans la théorie scientifique. Physique, chimie, biologie ou mathématiques sont les supports des nouvelles et l&#8217;auteur se sert de connaissances avérées pour imaginer les évolutions et dérives possibles de ces sciences. Le lecteur scientifique reconnaitra ainsi du vocabulaire et des principes connus, mais que les non-scientifiques se rassurent, il n&#8217;est pas facile, quoi qu&#8217;il en soit, de suivre la pensée de l&#8217;auteur. Néanmoins, selon les nouvelles la théorie est accessible ; et même en renonçant à une compréhension totale le message passe bien et l&#8217;aventure est un plaisir à suivre.</p>
<p style="text-align: justify;">La science sert de prétexte à une profonde réflexion sur l&#8217;humain. L&#8217;auteur soulève notamment de nombreuses questions d&#8217;éthique (eugénisme, tests pharmaceutiques, définition d&#8217;une entité intelligente, les scientifiques qui jouent au Tout-Puissant&#8230;), ainsi que sur la nature profonde de l&#8217;Homme (où commence et s&#8217;arrête la liberté, comment définir une personnalité &#8211; notamment si on la copie, qu&#8217;est-ce qui définit un couple et sa longévité&#8230;). Ces interrogations philosophiques sont relativement poussées et abordées de différentes façons, certains textes se faisant parfois écho entre eux. La science-fiction est le moyen idéal pour soulever ces thématiques et Greg Egan l&#8217;utilise de manière subtile, proposant différents niveaux de lecture, le lecteur n&#8217;étant pas obligé de voir toutes ces analyses derrière l&#8217;aventure, mais la percevant néanmoins.</p>
<p style="text-align: center;"><em>Des récits d&#8217;aventure riches</em></p>
<p style="text-align: justify;">Côté intrigue, le suspense est de mise. Les héros sont souvent amenés à faire des choix dont les conséquences bouleversent leur quotidien, ou celui de leur entourage immédiat, voire celui de la société entière. Le déroulement est parfois prévisible, ce qui n&#8217;entache pas vraiment l&#8217;intérêt de la lecture, étant donnée la profondeur de réflexion qu&#8217;il est possible de développer. Le petit détail amusant à souligner est le décor évoqué : l&#8217;Australie. Il est assez inhabituel de parcourir les rues des villes de ce pays ou d&#8217;avoir des histoires qui utilisent ses caractéristiques (comme par exemple dans <em>Eugène</em>, où l&#8217;on apprend que les gens choisissent d&#8217;avoir la peau noire, ce qui est plus pratique au soleil et fait chuter le taux de cancers de la peau).</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Quelques nouvelles appréciées, plus en détail </span>:</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><em>Lumière des événements</em> : Les hommes reçoivent le journal de leur vie à l&#8217;avance, écrit par leur moi futur. Quelle place reste-t-il pour l&#8217;imprévu, ne peut-il y avoir de mensonges et comment peut-on s&#8217;écarter de cette route toute tracée ?</li>
<li style="text-align: justify;"><em>Le Coffre-fort</em> : Une conscience qui passe de corps en corps, habitant les gens pour 24h. Plutôt comique au départ et intéressant de voir cet homme projeté dans des inconnus et s&#8217;approprier leur vie.</li>
<li style="text-align: justify;"><em>En apprenant à être moi</em> : Pour prévenir la dégradation du cerveau et garantir l&#8217;immortalité de la conscience, les hommes ont tous un cristal qui enregistre une copie de leur cerveau. Cristal et cerveau sont-ils une seule personne ou deux entités qui pourraient se différencier et qui cohabitent ? Une belle question d&#8217;identité, des réponses qui pourraient bien faire froid dans le dos.</li>
<li style="text-align: justify;"><em>Orbites instables dans la sphère des illusions</em> : Un couple marche entre les bulles d&#8217;attractions qui renferment des croyances. S&#8217;ils s&#8217;approchent de trop près d&#8217;une de ces bulles, ils pourraient malgré eux adopter la croyance qui la caractérise et ne plus jamais repartir. J&#8217;ai une petite affinité personnelle pour la réflexion qu&#8217;elle propose, autour de la définition de liberté. Même quand on se croit en liberté, l&#8217;est-on vraiment. Quand on se rebelle et refuse les sentiers battus, ne suit-on pas également un chemin établit par avance. Jusqu&#8217;à quel point est-on libre de ses choix et de ses mouvements ? La prise de conscience suffit-elle à changer cet état ? De bons souvenirs de philo en somme, et une nouvelle qui conclue bien le recueil.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">En bref, <em>Axiomatique </em>est un bon recueil, une bonne surprise de retrouver toute cette réflexion éthico-philosophique et de voir les sciences utilisées de manière aussi pointue. Mais c&#8217;est également une lecture un peu exigeante. Avis aux amateurs.</p>
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<p style="text-align: justify;">Ce livre a été lu en <strong>LC</strong>, retrouvez les chroniques des autres blogueurs : <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2010/06/axiomatique-greg-egan/" target="_blank">Guillaume44</a>, <a href="http://grandebibliotheque.blogspot.com/2010/06/axiomatique.html" target="_blank">Anudar</a>, <a href="http://www.valunivers.fr/2010/06/greg-egan-axiomatique/" target="_blank">Valunivers</a>, <a href="http://leslecturesdecachou.over-blog.com/article-axiomatique-greg-egan-52952015.html" target="_blank">Cachou</a>, <a href="http://thebigmachine.over-blog.com/article-axiomatique-de-greg-egan-52956411.html" target="_blank">Charmante Lova</a>, <a href="http://books-a-lot.over-blog.com/article-greg-egan-axiomatique-51516468.html" target="_blank">Nadège</a></p>
<p style="text-align: justify;">Axiomatique constitue également la deuxième étape de mon tour des 5 continents en nouvelles et en imaginaire, pour l&#8217;<strong>Océanie</strong>.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://defis5continents.wordpress.com" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-734" title="Nouvelles sur les 5 continents" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/logo_defit_nouvelles.jpg" alt="" width="240" height="129" /></a> <a href="http://litteraturesdelimaginaire.over-blog.com/" target="_blank"><img class="alignnone size-full wp-image-735" title="Imaginaire sur les 5 continents" src="http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/04/logo_defit_imaginaire.jpg" alt="" width="238" height="138" /></a></p>
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