Bilan de lecture de novembre 2015

Avec le mois de novembre, la panne… s’est installée. Oui je sais, encore une fois j’ai lu plus d’un livre par semaine. Mais pourtant. Certains jours j’ai vraiment dévoré, d’autres je n’ai rien lu du tout, parfois j’ai lu très lentement, parfois je n’avais pas envie… ça ne ressemble pas du tout à ma pratique « normale » de la lecture qui était jusqu’en octobre d’une régularité rassurante.
Mais l’essentiel, comme toujours, est que j’ai réussi à prendre du plaisir à lire et découvert de chouettes titres. Ce bilan de lecture de novembre 2015 est donc satisfaisant si on laisse de côté la panne.

bilan nov15Les Groseilles de novembre, Andrus Kivirähk (Le Tripode) – Après un énorme coup de cœur pour L’Homme qui savait la langue des serpents, j’attendais beaucoup de ce nouveau titre. Au final, il s’est avéré très différent, beaucoup plus dans une veine humoristique, dans un ton moins poétique et globalement moins ambitieux. Donc il n’arrive pas au niveau du précédent, mais la lecture était fort sympathique tout de même. Un divertissement original au cadre inhabituel.

La Ballade de Pern : Les Tambours de Pern, Anne McCaffrey (Pocket) – fin de la Trilogie des Harpistes et un nouveau coup de cœur pour ce titre qui met en avant un ami de Menolly, l’héroïne des deux précédents. Toujours aussi prenant, envoûtant, plein de dragons, avec en arrière-plan des jeux politiques complexes. Le jeune héros est attachant, j’ai adoré le suivre dans son aventure.

Dark Lord of Derkholm, Diana Wynne Jones (Harper Collins) – Un vieux livre de ma PAL, sorti parce que l’auteur est une valeur sure et qu’un peu de fantasy délirante ne pouvait que me faire du bien. Bingo. Au-delà de l’humour, ce titre propose des personnages vraiment sympa et une critique de la société de consommation, surtout en lien avec le tourisme. Comme toujours chez DWJ c’est fun, original et intelligent.

La Fractale des raviolis, Pierre Raufast (Folio) – Un projet d’assassinat et… un souvenir. Qui ramène une anecdote. Et une autre. Et voilà le récit qui de chapitre en chapitre part loin, très loin, de l’histoire de début, avant de retomber sur ses pieds au dernier moment. Une construction originale et très fun pour un livre bourré d’ambiances différentes, de personnages souvent sombres et qui fait voyager dans le temps et l’espace. Très chouette découverte.

A moi seul bien des personnages, John Irving (Points) – Questionnement, errance, affirmation d’un garçon attiré à la fois par certains types d’hommes et de femmes. Le récit se concentre essentiellement sur les premières années, au lycée, mais fait une part belle aux décennies suivantes également, avec les années Sida et l’apparition des transgenres notamment. Un roman intéressant, assez long comme toujours avec Irving mais sans être lassant, à condition de se laisser emporter par les digressions et l’ambiance.

L’Île des chasseurs d’oiseaux, Peter May (Babel Noir) – Un flic rappelé sur l’île de son enfance à cause d’un meurtre similaire à une de ses affaires et nous voilà partis pour un très long voyage qui retrace les liens entre ce héros et son île, ainsi que ses habitants bien sûr. Tout en ambiance, le récit approfondis de beaux personnages et donne toujours envie d’aller plus loin. L’enquête est bien sûr présente en fond et le dénouement est agréablement surprenant.

Emprunts, ebooks, oublis sur la photo ou autre

Beignets de tomates vertes, Fannie Flagg (J’ai Lu) – Récit du quotidien dans une petite ville américaine, qui emmène le lecteur à plusieurs époques : dans l’enfance des protagonistes, en plein âge adulte et puis des années après, lorsque la narratrice raconte tout cela à une femme inconnue. Tous les personnages s’avèrent extrêmement attachants, leur destin pourtant simple est passionnant, tous ont leurs petites particularité, leur caractère bien trempé… Cette lecture fait vibrer au rythme des bonheurs et des drames qui se jouent à Whistle Stop.

Comme un poisson dans l’arbre, Lynda Mullaly Hunt (Castelmore) – Une jeune fille à la scolarité difficile découvre un nouvel instituteur. Et voilà qu’au lieu de la traiter comme la mauvaise élève qu’elle est, il se met à l’aider ! Jolie mise en scène des soucis posés par la dyslexie chez une ado, qui va droit au but et se révèle attachant. Très bien pour parler aux jeunes lecteurs à problème, et pas seulement ceux touchés par la dyslexie car le roman traite de la confiance envers les adultes, envers soi-même, montre que chacun a des atouts à valoriser et donne de l’espoir pour l’avenir.

2 réflexions au sujet de « Bilan de lecture de novembre 2015 »

  1. Ah, je ne savais pas que la Fractale des raviolis était déjà sorti en poche, j’ai eu beaucoup de bons échos dessus ! (et les Tambours de Pern, il est top, comme toute la saga ! Mon seul regret est de ne pas lire assez l’anglais pour voir ce qu’a fait Todd)

  2. Shaya, j’ai lu un ou deux livres de Todd, et de mon souvenir, même s’il reste bien dan la lignée de sa mère, c’était bien moins bien malgré tout 🙁

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