Imaginales 2013 (4) : Rencontres (2)

Imaginales 2013, affiche

Et oui, encore des rencontres, des tas de rencontres. Rien de tel pour conclure en beauté ce compte -rendu des Imaginales 2013 !

(Rappel : toutes les photos sont ©Lelf et ne doivent pas être utilisées sans autorisation. Vous pouvez les agrandir d’un simple clic. Les commentaires en italique sont d’Herbefol).

Les auteurs dont nous avions déjà lu les livres ou dont nous avions amené les livres

  • Régis Goddyn

Régis Goddyn aux Imaginales 2013 Le Sang des 7 rois, tome 2 (Régis Goddyn)

Nous attendions cette rencontre depuis un moment, après avoir lu et apprécié le Livre Premier du Sang des 7 Rois. Nous ne sommes vraiment pas déçus. Il est pratiquement le premier auteur avec lequel nous avons parlé à notre arrivée aux Imaginales. 2h après nous étions encore avec lui.
Discussions en tout genre, autour des blogs, de sa série, du numérique, du salon, etc. Nous parlons de la conférence que nous venons de voir (Tolkien), lui posons des questions sur sa façon d’écrire, il nous donne des anecdotes sur la rencontre avec L’Atalante et leur travail ensemble.
Nous apprenons par exemple que la couverture devait au départ être colorisée, mais que, ayant apprécié le rendu tel quel, il avait demandé à ce qu’elle reste ainsi. Le dos des volumes devrait dessiner une fresque, ce qui fera très beau dans nos bibliothèques (superficiel, mais le petit plus bien sympathique).

Concernant le numérique il a notamment l’idée que les prix des tomes d’une saga devraient diminuer au fur et à mesure de la sortie des volumes, pour faire un appel à nouveaux lecteurs. Une idée qui nous a plutôt séduits. Régis Goddyn est quelqu’un de vraiment intéressant et en même temps nous nous rendons compte qu’il ne se prend pas au sérieux. Il écrit parce qu’il aime ça, il s’amuse, il n’en vit pas, il se met des petits challenges pour pimenter l’expérience… Du coup les discussions sont détendues, loin de la défense commerciale de l’oeuvre, et pourtant il est très convaincant !

Il faisait indéniablement parti de ces auteurs qui gagnent à être rencontré en festival, tant l’expérience est enrichissante. On sent vraiment que l’on a en face de soi quelqu’un qui est très intéressé par ses interlocuteurs.

  • Gabriel Katz

Je le tiens cette fois ! Non parce que je le croise depuis un moment le monsieur mais je n’avais pas encore de dédicace. Donc Le Puits des mémoires tome 1 (mon préféré) a fait le voyage avec nous et est maintenant personnalisé. Victory ! Nous croiserons Gabriel plusieurs fois au cours des 4 jours.

Le samedi, alors qu’il reçoit le prix Imaginales, c’est aussi le touriste number ouane de la salle, à prendre des photos de son copain Olivier Péru. Très rigolo. Il va aussi se débrouiller pour démonter à moitié son trophée. Mais dans ses remerciements ensuite, il cite des blogueurs, qui ont contribué au succès de sa saga.
J’ai été touchée de ce petit mot, car il est vrai que parfois les blogueurs ont un certain poids dans la vie des livres et Scrinéo est un éditeur bien soutenu à ce niveau. Donc j’ai à mon tour remercié Gabriel le lendemain et il m’a dit que cela paraissait naturel et normal pour lui et m’a demandé si personne d’autre ne le faisait. En réfléchissant je me suis dit « pas souvent en tout cas ». Bref, encore des bonnes rigolades avec ce bout-en-train qui a reçu plein de visites de blogueurs et autres lecteurs tout le long du week-end.

  • Danielle Martinigol

Étant assez fan de la collection jeunesse de L’Atalante, j’ai lu Cantoria rapidement après sa sortie et j’ai été charmée par cet univers où la musique tient une grande place. Comme elle avait commenté un post sur ma page Facebook, je voulais aller me présenter, même si je n’avais pas le livre avec moi. A-do-rable. Pas d’autre mot.

Nous parlons un peu de Cantoria, mais aussi de ses autres livres (que je tenterai sans doute aucun à l’occasion), d’écriture et de l’Atalante. Parce que le mari de Danielle est fan de l’Atalante et finalement elle y est publiée, c’est plutôt sympa. Et toujours ces belles couvertures par Manchu, qui cette fois semble avoir eu un peu de mal à trouver comment illustrer le vaisseau (mais l’auteur est ravie du résultat). Nous promettons de nous revoir aux Futuriales (promesse tenue).

  • Cristina Rodriguez

Deux ans auparavant j’avais acheté Meurtres sur le Palatin aux Imaginales, poussée par Miss Spooky Muffin (et ses bonnes chroniques) et convaincue par notre sympathique discussion. Depuis j’ai lu et apprécié ce titre alors je n’ai pas manqué d’aller la saluer et de lui faire part de mon ressenti.
Finalement nous sommes restées un moment à discuter, nous avons dévié sur les blogs et elle m’a encouragé à continuer quand je lui ai avoué mon découragement régulier face à la sensation de faire beaucoup d’efforts pour pas grand chose (mes possibilités de poster et ma quantité de visiteurs étant tombées dans un gouffre depuis mon déménagement à Paris).

Les auteurs dont nous avons acheté les livres sur place

  • Timothée de Fombelle

Timothée de Fombelle et François PlaceTimothée de Fombelle à gauche, aux côtés de François Place

Dans mon petit programme « pré-Imaginales » j’avais lu et adoré le premier volume de Vango. Donc après la conférence sur la fantasy urbaine, lorsque j’ai vu qu’il n’y avait personne avec lui, j’ai sauté sur l’occasion.
J’ai commencé par le féliciter de s’en être sorti habilement pendant la conférence (cf article), puis j’embraye sur Vango, sur le fait que je ne trouve pas ça spécialement jeunesse. Il est d’accord avec moi, qu’il a juste laissé Gallimard le positionner pour qu’il se vende au mieux mais que tout le monde peut apprécier ce récit.
Nous abordons le mélange de la fiction avec l’Histoire, la grande, qui est subtil et m’a bien plu ; c’est ce qu’il voulait, mettre des touches historiques, quitte à mettre quelques divergences mineures, pour mieux ancrer son récit dans une réalité et intriguer aussi sur cette période (entre-deux guerres).

Je partage avec lui l’anecdote rigolote qui veut qu’en tant que libraire à Noël 2011 j’ai vendu beaucoup de Vango sans l’avoir lu, confiante dans les arguments que j’avais lus (certains titres ne laissent pas de place au doute quant à leur qualité) et que j’ai ENFIN fini par le lire (maintenant que je n’ai plus à le vendre). La discussion avance et je me dit « au diable l’avarice » et je prends le tome 2 pour avoir une dédicace (pas de surprise, j’avais prévu de craquer).  Un moment très sympa, contente d’avoir « osé » aller parler (oui, je ne suis pas timide mais des fois, comme ça, j’ai du mal ^^).

  • Laurent Whale

Laurent Whale aux Imaginales 2013

Nous avons l’habitude de croiser Laurent Whale dans les festival et nous sommes toujours ravis de lui faire un brin de causette. Herbie était en train lire Les Etoiles s’en balancent pendant le festival et il n’a pas résisté à acheter la suite Les Damnés de l’asphalte pour se le faire dédicacer. Toujours d’aussi bonne humeur, toujours souriant, ce fut comme chaque fois un plaisir. J’ai depuis fini ma lecture (heureusement) et je compte bien m’occuper des Damnés de l’asphalte un jour ou l’autre.

  • Alexis Flamand

Alexis Flamand aux Imaginales 2013

J’avais vraiment beaucoup apprécié le premier tome du Cycle d’Alamänder. Aussi, quand Herbie a très spontanément proposé de m’offrir un livre après que je lui ai demandé deux fois avec yeux de biche à l’appui, j’ai orienté mon choix pour le tome 2 de cette saga. Il faut dire que j’avais déjà envie d’aller saluer l’auteur pour lui causer de ce début de lecture.
Le stand de L’Homme sans nom est particulièrement joyeux et Alexis Flamand est un clown en chef, il charme ses lecteurs en blaguant avec eux. Je me présente et oh bonne surprise, il se souvient de ma chronique, c’est flatteur. En guise de dédicace, un tampon m’autorise à poursuivre ma lecture. Ouf, j’ai son aval, il ne peut plus rien m’arriver.
Nous passons un si bon moment que nous repassons le dimanche avant de partir, histoire d’échanger à nouveau quelques bons mots et de dire au-revoir. Encore un auteur qui sait donner envie aux gens de venir lui parler, puis de lire ses livres. 🙂

  • Nicolas Debandt

Nous n’avons pu manquer de remarquer la saga Iluvendan vu que Nicolas Debandt était assis juste à côté d’Alexis Flamand. Herbie a été intrigué par la couverture et l’idée d’un mélange magie/technologie. Quelques explications de l’auteur plus tard et voilà un nouveau titre pour la PAL d’Herbie. IT’S A TRAP ! Et nous sommes ravis d’être tombés dedans, très curieux de découvrir ce que cette lecture va nous apporter.
Et si je ne suis pas satisfait, je me ferai un plaisir de balancer des cailloux sur Alexis Flamand la prochaine fois que je le verrai.

  • Gabriel Eugène Kopp

En parlant de piège, passer devant le stand Griffe d’Encre revient souvent à tomber dedans. L’éditrice est redoutablement persuasive lorsqu’elle nous conseille ses titres. Pour les Imaginales elle est accompagnée de Gabriel Eugène Kopp dont elle recommande les titres à Herbie, en sachant ce qu’il aime bien.
Après avoir manqué l’auteur plusieurs fois, nous réussissons à le croiser sur le stand et Herbie prend donc Chroniques de la grande séparation, le dernier paru.
Magali est dangereuse, elle essaie toujours de me vendre des livres. C’est à croire qu’elle les édite. :p

  • Sylvie Denis

Sylvie Denis aux Imaginales 2013

Dimanche matin, en passant devant les tables pour la centième fois, quelque chose accroche mon oeil. Je reviens en arrière, intriguée. Mais non, je ne rêve pas ! Une pile de Haute-Ecole ! Roman introuvable depuis des années qui a bonne réputation et que j’ai dans ma wishlist depuis des lustres. Je commence donc à pousser des cris de ravissements. Ce qui bien entendu fait plaisir à Sylvie Denis qui me précise qu’il est réimprimé et donc à nouveau disponible. Mais bonheur joie youpi ! Mais hop-là boum, libraire tenez, ma carte, je prends, je signe. Enfin non, c’est l’auteur qui signe.

Je lui parle donc du fait que j’ai voulu le trouver depuis un moment suite aux bons avis lus et je lui parle d’une amie pas du tout versée dans le fandom SF comme nous qui avait aussi entendu parler de ce livre et se l’était procuré d’occasion (pour dire comme il a une aura étendue). Elle nous dit avoir beaucoup de retour sur ce titre, encore aujourd’hui, les gens s’en rappellent positivement des années après. J’ai maintenant hâte de découvrir pourquoi j’avais tellement envie de lire ce titre (ben quoi, je ne lis jamais les 4e de couverture, mais c’est un Atalante, j’ai forcément envie de le lire). C’était donc le craquage de fin de festival, la cerise sur le gâteau, le petit moment qui fait plaisir et au lecteur et à l’auteur. Perfect ending.

Une bonne façon de terminer un festival un dimanche matin après avoir cru que l’on ne viendrait que pour dire au revoir aux gens. Et une bonne surprise de constater qu’il y a encore quelques bricoles d’auteurs français qui arrivent jusqu’à l’étape de la réimpression.

Des auteurs juste croisés ou vus de loin

Les Imaginales sont vastes et il y a du monde. Les rencontres ne se sont pas limitées aux dédicaces, bien au contraire. En quatre jours nous avons croisé, dit bonjour, papoté vite fait avec bien d’autres auteurs. Nous avons aussi manqué certaines rencontres, la plupart du temps volontairement, par manque de temps, absence du livre avec nous ou certitude de les revoir sous peu. Certains auteurs étant présents à tous les festivals ou presque, on n’a pas trop de regret à les louper ici ou là, au contraire de ceux qui viennent de l’autre côté du monde.

  • Croisés

Justine Niogret (toujours pétillante et immanquable)
Marie Pavlenko (à qui j’ai pu dire que j’ai aimé sa Fille Sortilège)
Karim Berrouka (c’est une habitude, nous le croisons souvent à Paris)
Manon Fargetton (à qui nous promettons de regarder si nous possédons son premier roman)
Mélanie Fazi (qui signe les anthologies plus vite que l’ombre de Lionel Davoust)
Ophélie Bruneau (qui était là pour la sortie de son petit dernier au Chat Noir)
Andoryss (qui passe de l’autre côté de la table pour signer ses BD)
Olivier Gechter (avec qui je discute depuis longtemps sur Twitter, il était temps que je me présente)
Jean-Michel Truong (à qui Herbie fait signer Le Successeur de pierre)

  • Vus de loin

Stéphane Beauverger (je n’avais pas mon Déchronologue, qui pèse lourd)
Kai Meyer (dont je n’ai pas trop aimé le titre lu en prévision des Imaginales)
Jean-Marc Ligny (Aqua tm est aussi un morceau énorme laissé à la maison)
Olivier Péru (qui traîne souvent dans les événements d’Île de France)(d’ailleurs on s’est rattrapé depuis aux Futuriales), François Place (un bon regret, j’aurais dû amener ma Douane Volante), Laurence Suhner (que nous avons revue aux Futuriales peu après).

Les livres signés par les auteurs présents et conclusion

Les livres de Lelf dédicacés aux Imaginales 2013 Les livres d'Herbefol dédicacés aux Imaginales 2013
A gauche : ceux de Lelf / A droite : ceux d’Herbefol

Quatre jours très riches en rencontres, donc. Nous sommes comblés sur ce point du festival, les auteurs étaient tous adorables et disponibles. Globalement nous avons fait peu de découvertes, vu que nous suivons l’actualité et avions déjà pas mal à nous occuper avec les auteurs que nous connaissions.

Néanmoins, les Imaginales m’auront à nouveau donné envie de découvrir Samantha Bailly (c’était déjà le cas il y a deux ans, il va être temps de s’y mettre). Le froid n’aura pas vaincu et nous sommes partis le dimanche midi presque à regrets, même si le plaisir aura été prolongé par une discussion avec Jean-Claude Dunyach et Silène dans le train du retour vers Nancy. Comme quoi on croit que c’est terminé, et finalement pas tout à fait.