Imaginales 2013 (3) : Rencontres (1)

Imaginales 2013, affiche

Le plus grand intérêt d’un festival tel que les Imaginales est tout de même d’offrir l’opportunité de rencontrer en quelques jours des dizaines, pour ne pas dire centaines (soyons fou, des milliers), d’auteurs d’origines et d’horizons littéraires différents (quoiqu’ici tous rassemblés sous la bannière de l’imaginaire ou de l’historique). De ce côté-ci, nous avons été pleinement comblés, qu’il s’agisse de revoir des auteurs déjà croisés, d’en rencontrer suite à des lectures récentes ou d’en découvrir complètement. D’ailleurs, ils étaient si nombreux que nous avons décidé de leur consacrer deux articles. Les veinards.
(Les textes en italique sont de Herbefol, les photos sont ©Lelf et ne doivent pas être utilisées sans autorisation. Vous pouvez les agrandir en cliquant dessus. Bonne lecture).

Auteurs étrangers

  • Ken Scholes

Ken Scholes en dédicace aux Imaginales 2013

Sans aucun doute LE coup de cœur de ce festival (oui, on commence par du lourd direct, on est comme ça). Nous avions déjà pu le rencontrer sur Paris quelques jours auparavant et avions découvert un homme d’une gentillesse extrême, d’un enthousiasme communicatif, aux discussions intéressantes et parfois profondes.  Son parcours personnel en fait d’ailleurs un personnage à part entière. Impossible de ne pas tomber sous le charme. Je pense que ses voisines aux Imaginales ne nous contrediraient pas, ni ses éditeurs.

Tout le long du festival, il a poussé la chansonnette dès que l’occasion s’en présentait, attirant les curieux et mettant de l’animation autour de son bout de table comme sur d’autres stands. Il s’est donné à fond pendant toute la durée de son séjour en France, en profitant au maximum pour rencontrer des gens, discuter, chanter, jouer de la guitare, manger et tout ce qui peut être fun à faire lorsqu’on se retrouve à l’étranger. Sacré phénomène, nous espérons le revoir bien vite chez nous. J’avoue que ce type donne l’impression de rencontrer plus qu’un auteur, tout simplement de se faire un ami. Et visiblement, il a su intéresser quantité de gens qui ne le connaissait pas du tout.

  • Gail Carriger

Gail Carriger en dédicace aux Imaginales 2013

La rencontre fut rapide en ce qui la concerne. Nous n’arrivions pas à tomber sur ses heures de dédicace, aussi avons-nous fait la queue à un moment pour être surs d’obtenir notre signature. Nous avions de la compagnie avec des blogueuses SFFF. Finalement Herbie a fait signer son livre, j’ai lancé quelques mots pour lui dire que je m’étais bien éclatée avec le premier volume et hop, c’était fini. Pas vraiment de frustration car elle est gentille comme tout, très souriante, et même si ça a été rencontre-éclair, ça a été rencontre quand même. Puis n’ayant lu que le premier de la série nous n’avions pas grand chose à dire.
J’ai quand même eu le plaisir d’échanger deux-trois mots sur l’intérêt de mettre des noms aux chapitres, sujet sur lequel nous avons apparemment une opinion similaire. Comme attendu, elle se démarquait dans le paysage avec son style très personnel qui a conquis les visiteurs.

  • Alastair Reynolds

Alastair Reynolds en dédicace aux Imaginales 2013

Moi, je ne connais pas. Mais Herbie a lu et apprécié les œuvres de cet auteur de SF gallois. Il a logiquement été à la conférence-rencontre où je l’ai rejoint un peu avant la fin pour apprendre que le Monsieur est un fan de Doctor Who. Un homme selon mon cœur, donc. Suite à la rencontre, direction la dédicace, Herbie commence à parler avec lui (notamment sur le côté un peu sombre et glauque de l’espace et des vaisseaux dans ses premiers ouvrages), puis mentionne Doctor Who et le fait que je suis à jour dans la série. Du coup, étrangement, je rentre dans la discussion et nous parlons notamment du final du tout dernier épisode et plus généralement de la reprise par Moffat (dont nous ne sommes pas très fan tous les deux).

Nous parlons également de l’absence de sa femme, malencontreusement tombée malade et qui aurait voulu être présente, de la ville de Londres. Je découvre quelqu’un de vraiment très gentil et abordable, au magnifique accent british. Super rencontre donc, faudra que je lise ses bouquins un jour (faudra te prévoir un bon créneau dans le calendrier). Je profite de notre présence pour faire l’interprète pour une jeune fille venue faire signer un livre pour son père. Lelf, toujours ravie de pouvoir mettre les gens en contact. C’est d’ailleurs ce que j’explique à Alastair Reynolds lorsqu’il me remercie : j’aime les festivals parce qu’ils mettent plein de gens en contact, alors si je peux aider…

  • Andreas Eschbach

Andreas Eschbach en dédicace aux Imaginales 2013

Un des auteurs que j’ai le plus lu en 2012 (3 livres), encore lu en 2013 (1 pour l’instant) et dont j’apprécie vraiment le style et les personnages. Le genre d’auteur dont je suis sûre par avance d’apprécier tous les livres (sauf erreur de parcours), jeunesse ou non, SF ou thriller… Après l’avoir vu en conférence, nous allons le retrouver à sa table de dédicace. Bonheur pour moi, il parle français – il faut dire qu’il vit en France depuis un moment.J’ai choisi Black*Out, son thriller technologique YA qui m’a beaucoup plu, car ses principaux titres « adulte » sont à Herbie (bouuuuuh). Je commence la discussion en disant que je l’ai connu grâce au téléfilm d’après Jésus Vidéo. J’aurais aimé avoir une photo de la grimace que j’ai eue en retour ! Ce téléfilm n’est en effet pas fameux et très éloigné du livre, il a donc été surpris que ça me donne envie de le lire. Bonne rigolade.

Nous parlons bien sûr un moment, évidemment de Jésus Vidéo que je n’ai pas encore lu mais déjà offert et notamment de son titre bluffant Des milliards de tapis de cheveux, de sa construction particulière et de sa fin qui déroute parfois (chronique à venir). Je le remercie aussi d’avoir contribué au début du succès de mon blog malgré lui. En effet, il a fait un lien vers une de mes news au tout début de son existence, qui a contribué à ramener beaucoup de visiteurs pendant des mois. Je suis ravie de l’avoir rencontré et je pense continuer ma découverte de son œuvre dans l’année. Ne serait-ce qu’avec Hide*Out, suite de Black*Out.
L’un de mes plaisirs lors des rencontres avec les auteurs étrangers, et de profiter de leurs accents. Et dans le cas d’Eschbach, d’entendre un allemand s’exprimer en français, avec ce phrasé prudent de celui qui s’exprime dans une langue qui lui est un peu étrangère.

Auteurs de l’anthologie Elfes et Assassins

Elfes et assassins (Collectif)

Lionel Davoust : Anthologiste n°1 et bien sûr incontournable dès qu’il est dans les parages. Première rencontre depuis qu’il s’est rasé le crâne, ça lui va aussi bien en vrai qu’en photo (ça le rajeunit un peu, on croirait presque qu’il est plus jeune que moi :p). Une petite signature dans l’antho et une dans un exemplaire à offrir du poche du premier Léviathan et hop. Snow se charge de convertir les gens aux livres de Lionel, je n’ai même plus à faire ce travail là, elle le fait très bien. Je me contente maintenant de les offrir, c’est déjà pas mal.

Sylvie Miller : Anthologiste n°1 bis (par ordre alphabétique, sinon c’est n°1 ex-aequo) qui nous fait une petite gribouille quand nous réussissons à l’attraper. Il faut dire qu’être là en tant que traductrice, modératrice et auteur, ça occupe ! La série des Lasser, co-écrite avec son compère Philippe Ward, rencontre un certain succès tout au long du festival et nous en sommes bien contents. C’est qu’on se marre toujours bien avec eux alors on leur souhaite le meilleur.

Sylvie Miller et Lionel Davoust aux Imaginales 2013

Raphaël Albert : Il tente d’être désagréable avec les lecteurs, selon lui une bonne technique marketing, les visiteurs aiment ça(voila un auteur qui a compris qu’en tout lecteur sommeille un masochiste). Vous l’aurez compris, l’auteur a un humour bien décalé, parfois déstabilisant, et aime jouer avec ses interlocuteurs. Le fourbe. Nous apprenons que l’intrigue de son texte dans l’antho se situe dans le même univers que ses romans. Challenge : que celle-ci nous donne envie d’enfin les lire ! L’idée de départ est intelligente en tout cas : le point de vue d’un autre personnage sur une intrigue totalement indépendante. De quoi ne pas perdre ceux qui n’ont pas lu les romans et prolonger le plaisir des autres.

Fabien Clavel : Pendant qu’il signe nous lui mentionnons que nous aimons beaucoup la collection Thriller Rageot et que par conséquent nous lirons sans doute un jour ses titres. Il nous avoue être en train d’en écrire un nouveau… avec des zombies. Ah, le mot magique a été dit… vendu ! Nous délirons notamment sur le fait qu’une invasion zombie démarrant un lundi à l’heure de pointe dans les transports en commun parisiens passerait inaperçue pendant un bon moment.

Anne Duguël : Tout le monde ne sait pas que Gudule signe ses récits adultes avec son vrai nom. Renseignement donné à Snow plus tard, nous voici à réclamer une signature à cette très gentille dame.

Anne Fakhouri : Sa dédicace au ton mafieux est dans le ton de sa nouvelle. Même si d’un livre à l’autre le texte change, elle vous promet toujours des choses bien… sympathiques. Glups. ^^

Johan Heliot : Un auteur qu’Herbie et moi apprécions pour des œuvres assez différentes (il faudra qu’on se les échange à l’occasion), c’est donc un plaisir de le revoir. Et puis oh, ça tombe bien, Françatome, inédit en poche chez Mnémos, est tout fraîchement arrivé an avant-première sur le salon. Cette uchronie tente bien Herbie qui ne se pose même pas de question et l’achète. Bah oui, hein, pourquoi se priver ? Quand on met les bons ingrédients dans la recette, il est difficile de résister à l’envie de goûter le plat, non ? J’ai aussi eu ce petit plaisir que l’on éprouve toujours lorsque l’on pose une question un peu pointu à un auteur à propos de l’un de ses textes et que l’on voit dans son regard la lueur du type content de voir que l’on a compris de quoi il parlait. 🙂

Johan Heliot en dédicace aux Imaginales 2013

Rachel Tanner : Voilà une auteur qui a de l’énergie à revendre. Je ne sais comment mais la dédicace commence à tourner au débat très animé entre Rachel et ses voisins concernant certains films (le poisson rouge a effacé les titres). Je crois que la discussion a commencé lorsque Rachel m’a dit avoir fait un personnage féminin fort ; en tout cas c’était assez drôle d’être témoin de tout ça, mais je me suis éclipsée discrètement, des fois que ça dégénère xD

Rachel Tanner en dédicace aux Imaginales 2013

Pierre Bordage : L’incontournable, l’omniprésent, l’inimitable, qu’on ne présente même plus. C’est toujours sympa d’avoir du Pierre Bordage à lire. D’ailleurs c’est sans doute l’auteur le plus présent dans ma PAL grâce à des cadeaux. Et celui qui m’attire le plus en ce moment, Porteur d’âmes, n’y figure pas (évidemment, sinon ce n’est pas drôle, mais heureusement ceux que j’ai me font envie quand même).

A très vite pour la suite et fin de ce compte-rendu !