Les Futuriales 2013

Les Futuriales 2013

La quatrième édition des Futuriales, petit festival d’Aulnay-sous-Bois en région parisienne, s’est tenue samedi 8 juin dernier, en présence d’une soixantaine d’auteurs. (Commentaire italique : Herbie, Photos : Lelf).

Coup de bol, il faisait beau et chaud. Très chaud, au point que les organisateurs ont ouvert des pans de la tente pour laisser passer un peu d’air ! Ça nous change des Imaginales. Nous pensions y passer uniquement la matinée comme l’an dernier, mais suite à quelques papotages intempestifs nous avons dû prolonger la visite pour finalement partir après 16h30. Le déplacement a été rentabilisé !

Nous commençons la visite, après avoir croisé Marie Pavlenko – toujours aussi pétillante -, Jeanne-A Debats et Danielle Martinigol dehors, par un bonjour à Sylvie Miller et Lionel Davoust, qui ont dirigé l’anthologie des Imaginales que je venais de lire. Nous en avons donc discuté, notamment de sa qualité que je trouve égale, chose appréciable dans un ouvrage collectif, même si deux textes m’ont un peu moins marquée personnellement.

Après un arrêt de quelques minutes pour papoter avec Gabriel Katz et son voisin Olivier Gay, nous retournons auprès de Danielle Martinigol. Nous nous étions rencontrés aux Imaginales où j’étais allée me présenter après avoir aimé Cantoria et l’avoir dit sur les réseaux sociaux. Cette fois j’avais amené mon livre et nous avons commencé à parler. D’écriture, de travail, de ses anciens élèves… Un moment très sympathique durant lequel Danielle m’a invitée à écrire moi-même. On verra. ^^

Lionel Davoust aux Futuriales 2013 Olivier Gay et Gabriel Katz aux Futuriales 2013
Lionel Davoust et son super t-shirt orque. Olivier Gay et Gabriel Katz en grande discussion.

Le tour continue, nous flânons gentiment, nous arrêtons à la librairie. Nous réalisons que Cristina Rodriguez n’est pas présente. Alexis Flamand non plus. Snif, nous comptions bien aller les voir. Mais bon, ce sont des choses qui arrivent. Nous réalisons qu’Olivier Péru a la cote. Il faut dire que c’est un des rares auteurs BD présents, pour ne pas dire le seul et que même sur ses romans (5 Haut Conteurs, Druide et Martyrs 1) il fait des gribouilles.

Mais nous nous arrêtons maintenant devant Régis Goddyn. Qui nous propose un verre d’eau. Rha, merci beaucoup, la chaleur est telle qu’on se déshydrate à vue d’oeil. Voila un auteur vraiment attentif à ses lecteurs. Et papoter, ça donne soif. Nous avons parlé de la structure de sa série Le Sang des 7 rois, qu’il considère comme un seul roman. Je l’oppose à Brandon Sanderson qui lui fait des séries avec des fins à chaque volume et en fait donc des entités distinctes. Il se montre très enthousiaste sur le fait de rencontrer des gens pendant les festivals, notamment des camarades auteurs avec lesquels il partage ses repas et ses heures de dédicace.

Mais… voilà justement l’heure du repas. Argh, enfer et damnation, je n’ai toujours fait signer ni mon Vestiges ni l’anthologie Imaginales. Bon… ben on reste, hein Herbie ? Laurence Suhner était prête à nous signer Vestiges juste avant d’aller manger mais plutôt que de faire ça en speed entre deux je lui promets de revenir plus tard.

la salle des Futuriales 2013

Après le repas – restaurant de l’hôtel en face du festival, plutôt pas mal – retour dans la fournaise. Comme si rien ne s’était passé, nous reprenons notre conversation avec Régis Goddyn. Mais il faut le laisser à d’autres visiteurs et nous reprenons notre tour.

Direction Manon Fargetton. Je ne savais pas si nous avions son premier roman Aussi libres qu’un rêve à la maison lors de notre visite aux Imaginales (hey, si vous saviez tout ce qu’a Herbie…) (tu peux causer avec tes BD). Entre temps je l’ai donc cherché. Trouvé. Et lu. Je suis donc allée lui dire que la lecture avait été très sympa et que j’avais trouvé le style bien maîtrisé pour un premier roman et une jeune fille de son âge (écrit entre 16 et 18 ans). Nous parlons de June, sa nouvelle série, qu’elle dit très différente, puis de ses projets, notamment un thriller chez Rageot, dans une collection dont nous apprécions la qualité (visiblement, tous les bons auteurs finissent par atterrir chez Rageot). Voilà qui nous rend curieux. Nous avons donc passé un moment fort agréable à parler et rigoler avec cette jeune femme pleine d’énergie et de bonne humeur.

Laurence Suhner est juste à côté, hop, je lui tends mon Vestiges. Elle en profite pour faire une photo de la dédicace de l’illustrateur Manchu. Et moi j’ai enfin mon bouquin dédicacé (comme c’est un pavé on ne le traîne pas en festival lointain), youhou. Nous parlons un peu du tome 2, mais sans spoilers pour Herbie qui n’a toujours pas lu le 1 (faites comme moi : « bouuuuuuuh » Si tu veux jouer à ça, tu risque de perdre :p), du nouveau site qui va arriver (l’ancien étant toujours accessible). Nous apprenons aussi que Laurence est bonne élève et a rendu son manuscrit du tome 2 en avance. La version finale atterrira dans les librairies en fin d’année.

Laurence Suhner aux Futuriales 2013Laurence Suhner et son prix Futuriales

Mister Péru étant encore et toujours en train de dédicacer, nous allons plutôt rendre visite à David Bry, participant à l’anthologie Imaginales de l’année. J’ai bien aimé sa nouvelle et je ne manque pas de lui dire pourquoi. Nous semblons partager un certain goût pour les textes qui ne donnent pas toutes les réponses mais préfèrent questionner le lecteur. En passant, je repère à nouveau son roman 2087 sur lequel je finirai peut-être par me pencher.
Translation vers Jeanne-A Debats, autre auteure de l’anthologie. Je me suis bien éclatée avec sa nouvelle, dans l’univers du roman Métaphysique du vampire. Nous discutons un moment avec elle ainsi qu’Olivier Paquet, que nous avions déjà salué dans la matinée.

Olivier Paquet aux Futuriales 2013Olivier Paquet, ravi de voir son nouveau roman en avant-première

La remise des prix approche et Olivier Péru est encore assailli. Technique Ninja : pendant les discours nous allons faire la queue, comme ça nous suivons de loin. Carole Trébor remporte le prix jeunesse, décidément, joli doublé après les Imaginales pour une série qui nous intrigue depuis déjà quelques mois. Nous applaudissons bien fort  Laurence Suhner qui remporte le prix adulte (L’Atalante poweeeeeeer !).
Notre tour arrive avec Mister Péru. C’est Martyrs que nous lui faisons dédicacer, car ma lecture a vraiment été excellente. Je lui mentionne que la seule chose qui m’a un peu gênée est la facilité de la relation entre deux jeunes gens, mais je lui parle surtout des points positifs, qui sont nombreux, notamment sa fin inattendue. J’ai noté avec intérêt l’attention qu’il porte aux avis de ses lecteurs, en particulier sur les points négatifs. Toujours appréciable de voir un auteur essayer de comprendre pourquoi certaines choses qu’il a écrite ne sont pas passés aussi bien auprès du lecteur. Il nous dit être en train d’écrire le tome 2 et avoir peur du volume final (parti pour être plus important que le premier qui fait 700 pages déjà, glups). Une chouette rencontre, nous avons bien parlé, sans spoiler Herbie, perfect.

Ça y est, la mission de base est terminée. Reste à prendre des photos des lauréates de cette année. Nous approchons donc de Carole Trébor et faisons l’erreur fatale de lui parler. Lorsqu’elle commence à dire qu’il y a du vrai morceau de Staline dans ses bouquins, Herbie ne se tient plus et entame une discussion à thématique historique. Erreur fatale disais-je (ça ne peut pas être une erreur, y a du Staline dedans :p), car après un échange aussi intéressant, comment résister encore à l’achat d’un livre qui nous fait déjà envie à la base. Hop, Nina Volkovitch rejoint notre bibliothèque. Et une petite dédicace en prime. Carole Trébor est une personne vraiment intéressante et l’approche choisie pour sa série nous plaît beaucoup (contexte historique très réaliste et fantastique). Un vrai bonus pour finir ces Futuriales.

Carole Trébor aux Futuriales 2013 Raphaël Albert aux Futuriales 2013
Carole Trébor en pleine discussion avec Herbie. Raphaël Albert, à moins que ce ne soit son double cyborg.

Au moment de partir nous allons quand même voir Raphaël Albert qui s’est bien mis dans l’ambiance du festival. Nous parlons un peu de sa nouvelle dans l’anthologie Elfes et Assassins, dans le même univers que ses romans, que je n’ai pas lus (mais je vais le faire, si si !).
Au final, la seule personne que je n’aurais pas vue est Pauline Bock dont j’ai bien aimé Les Lumières de Haven. Je n’avais pas le livre sur moi et elle était souvent entourée, ce n’est pas bien grave.

Et nous nous éclipsons avant de terminer en dommage collatéral de la guerre sanglante opposant Paul Béorn à Carina Rozenfeld et Marie Pavlenko, qui se sont mis à s’envoyer des boulettes et avions de papier d’abord de manière totalement anarchique et inefficace avant de lancer une… partie de tennis. Une note loufoque pour finir cette journée. Une deuxième édition réussie des Futuriales pour nous.

Bataille de papier aux Futuriales 2013Marie Pavlenko fait un avion, Carina Rozenfeld tente de viser. Planquez-vous !