Apéro Bragelonne post-Imaginales

Lundi 27 mai, les Imaginales avaient beau être terminées, Bragelonne avait décidé de prolonger un peu le plaisir en organisant dans ses locaux un apéro en présence de quatre auteurs : Ken Scholes, Alexandra Ivy, Marika Gallman et Samantha Bailly.
(Commentaires en italique d’Herbefol)

Apéro Bragelonne : discours de Stéphane MarsanStéphane Marsan en plein discours, accompagné des auteurs maison (de gauche à droite : Ken, Marika, Samantha, Alexandra)

L’événement était assez intime si l’on peut dire, une vingtaine de personnes environ en plus de l’équipe, blogueurs, journalistes ou simples lecteurs, qu’ils aient déjà rencontré les auteurs ou qu’ils en profitent pour les découvrir. Heureusement, nos envoyés spéciaux étaient sur place pour piller le buf… pour vous rendre compte de l’événement.
C’était l’occasion, pour ceux qui n’auraient pas pu se déplacer au bout du monde – pardon : à Epinal – de rencontrer leurs auteurs favoris et se faire dédicacer leurs œuvres. Alexandra Ivy a été sollicitée tout au long de ce début de soirée, tandis que Marika Gallman a plutôt dû enchaîner sur une jolie pile à la toute fin avant que les lecteurs soient contraints de quitter les lieux.
Tout le monde aura pu profiter de la soirée, l’équipe de Bragelonne ayant fait attention à ce que chaque personne présente puisse approcher les auteurs, aucun timide n’a été maltraité – bien au contraire. Et les lecteurs ont également échangé tout au long de la soirée (nos badges Doctor Who et I love zombies ayant notamment attiré un commentaire ou deux).

Pour notre part, les dédicaces d’Herbie étaient faites grâce à la disponibilité de Ken  Scholes pendant les Imaginales, mais nous n’avons pas résisté au plaisir de revoir ce grand bonhomme et profiter encore un peu de sa bonne humeur, tout en pillant joyeusement le buffet. Ce fut l’occasion d’avoir enfin une photo souvenir avec ce sympathique bonhomme.
Ken Scholes a été pas mal sollicité tout comme ses collègues, entre les éditeurs, des connaissances venues le voir et bien sûr, avec son charme naturel qui a opéré, le reste des présents. Il n’aura pas pu chanter du fait d’une voix un peu fatiguée après 4 jours de festival (ce qui est bien dommage), mais n’a pas hésité à lancer quelques blagues (comme suggérer à Herbie d’aller draguer la jeune fille là bas qui le regardait (moi)). L’une  d’elles a failli coûter cher à Samantha Bailly, car voulant la soulever pour l’approcher d’une gargouille, il l’a en fait presque assommée. Ken… are you trying to get rid of the competition ? Better (and more discreet) ways to do that. Nous avions mal pour tous les deux, sachant que Ken ne pourrait s’empêcher de s’en vouloir et Samantha ayant l’air bien sous le choc. Heureusement, l’incident ne semble pas avoir fait plus de dégât qu’une grosse peur pour les deux auteurs.

Ken Scholes et Marika Gallman font des bêtisesQuelques minutes avant le drame, Ken et Marika jouent avec l’arme du crime (prémédité ? :p)

Mais en dehors de cet incident la soirée fut des plus agréables. Au hasard des discussions, nous avons fini par écouter le passionnant Alain Névant qui expliquait à Alexandra les différences majeures entre marché français et américain concernant la littérature de genre (plus spécifiquement la romance) et le numérique. L’auteure a notamment été très surprise d’apprendre qu’en termes numériques Apple est le premier site en France devant Amazon, alors que ce dernier domine de manière massive en terrain anglophone (pour ne pas dire partout ailleurs). Forte surprise aussi devant le nombre de librairies indépendantes en France, puisqu’en territoire anglophone leur nombre chute depuis des années et est incomparablement plus faible. Ce type a toujours des choses très intéressantes à dire et c’est un plaisir de l’écouter à chaque fois.

De son côté, elle nous a parlé du fait qu’à ses débuts, seuls les vampires avaient leur porte d’entrée tandis que maintenant elle note avec plaisir une diversification importante des créatures en paranormal romance. L’entraide et les conseils entre auteurs semblent aussi très développés dans la romance. Elle justifie ça par le fait que si par exemple Twilight ou Kelly Armstrong font l’actu (film ou entrée dans des listes du New York Times par ex), elle en bénéficie aussi, comme beaucoup d’auteurs. Et pour en revenir au numérique, alors que Bragelonne avec même pas 10% de son chiffre annuel en numérique est leader en France, Alexandra nous a mentionné que 38% des ventes de son dernier roman sont dues au numérique ! Quel écart ! C’est là que l’on mesure le retard que l’on prend en France dans ce domaine de manière générale. Un peu comme à une époque avec l’implantation du net.

Alexandra Ivy, Aliette de Bodard et Alain Névant papotent (apéro Bragelonne)Alexandra Ivy, Aliette de Bodard et Alain Névant en pleine discussion

Autre personnalité de Bragelonne, Stéphane Marsan a évoqué rapidement son séjour aux Imaginales, ses rencontres avec les petites maisons d’édition, le speed-dating avec les jeunes auteurs. Il a également évoqué certains choix éditoriaux en soulignant que le plus important est d’aimer ce qu’on publie, principe que Bragelonne applique, quitte à refuser des titres qui ont parfois trouvé un bon succès ailleurs. Une philosophie qu’on ne peut qu’approuver.
C’est lui qui a prononcé le petit discours de la soirée, présentant chacun des auteurs, répétant le plaisir que Bragelonne a à les éditer et les recevoir, rappelant la sortie du tome 3 de Maeve Regan le 31 mai et annonçant déjà le tome 4 pour l’automne (et même le tome 5 pour l’année prochaine dites donc… attention à la pression, Marika).

Un petit bonus est apparu en fin de discours en la présence discrète d’Aliette de Bodard, très amie semble-t-il avec Ken Scholes ; Stéphane Marsan l’a présentée aux gens présents, rappelant son succès outre-Atlantique (elle écrit en anglais) et louant la qualité de ses textes (non non, ce n’est pas une auteure Bragelonne, vous pourrez bientôt trouver la réédition D’Obsidienne et de sang chez Panini). Nous n’avons donc pas pu manquer l’occasion de féliciter Aliette pour son tout récent Prix Nebula pour sa short story ‘Immersion’, disponible gratuitement ici. Ce genre de surprise ajoute définitivement une touche magique à ce genre de soirées. Nous avons promis de nous pencher enfin sérieusement sur son œuvre, d’autant plus qu’un ou deux de ses textes traînent déjà dans nos bibliothèques.

Des auteurs sérieux et d'autres... un peu moins (apéro Bragelonne)Ken Scholes et Marika Gallman ont bien du mal à rester sérieux devant les appareils photo.
Samantha Bailly, Alexandra Ivy et Aliette de Bodard sont sages, elles ^^

De manière générale, nous avons donc pu constater une nouvelle fois que l’équipe Bragelonne est très proche de ses auteurs et les chouchoute tant que possible. Les lecteurs ne sont en plus pas oubliés dans l’équation, ce qui est appréciable. Nous avons donc passé un excellent début de soirée en compagnie de tout ce petit monde et avons fini sur un double « american hug » de Ken en guise d’au-revoir. Non pas « adieu » car Ken a absolument adoré son séjour français et compte bien revenir dès que possible nous rendre visite. Il ne sait pas encore quand, peut-être à l’une ou l’autre des prochaines éditions des Utopiales. Ce qui est sûr, c’est que l’auteur reviendra à la rencontre de ses lecteurs français qu’il a su magnifiquement charmer tout au long de son séjour.