[Bilan BD] Janvier 2013

Ce démarrage d’année a été bon, vraiment très bon. Mais comment en aurait-il pu être autrement avec la suite et fin de la sublime série De Cape et de Crocs ? Pour couronner le tout, toutes les BD lues ce mois-ci ont été d’excellentes lectures. Les origines géographiques sont en revanche peu variées, un seul manga pour représenter le monde hors Europe. Il reste 11 mois pour se rattraper un peu.
Janvier c’est aussi un mois où j’ai décidé de ne pas du tout être objective, avec notamment les deux coups de coeur que sont De Cape et de Crocs et Les Souvenirs de Mamette. Au diable la retenue, pourquoi bouder son plaisir ?

BD franco-belge

Loup de Pluie t.1, Jean Dufaux & Ruben Pellejero (Dargaud) : 7/10 – Un western et une histoire de famille, un peu de fantastique. Bref, un univers riche et dépaysant, illustré par le trait lumineux de Ruben Pellejero. Un très bon début de série.

De Cape et de Crocs t.3 à t.10, Alain Ayroles & Jean-Luc Masbou (Delcourt) : 9/10 – Vraiment pas objective sur ce titre, une merveille de finesse, aux dessins superbes. Fantasy, cape et épée, poésie, aventure, jeux de mots, sentiments… De Cape et de Crocs est une série extrêmement riche et qui a su se tenir jusqu’au tout dernier volume, le 10ème. Bravo messieurs les auteurs.

Azimut t.1, Wilfrid Lupano & Andreae (Vents d’Ouest) : 8/10 – De Cape et de Crocs se termine et voici arriver un nouvel univers fantasy décalé et poétique (quoique très différent, attention). Excellent démarrage, intrigant, pour cette série où on perd littéralement le Nord. Bestiaire fabuleux, règles complètement différentes du monde réel, Wilfrid Lupano tient là une potentielle pépite, sublimée par les dessins d’Andreae. Vivement la suite pour voir où tout ça nous mène.

Le Café des colonies, Didier Quella-Guyot & Sébastien Morice, d’après Maupassant (Petit à Petit) : 7/10 – Adaptation d’un texte de Guy de Maupassant, ce titre met en scène l’amour difficile d’un homme blanc et d’une femme de couleur. Un petit récit simple et touchant, au dessin accessible et lumineux.

Immergés t.2, Nicolas Juncker (Glénat) : 8/10 – Retour dans le huis-clos de ce sous-marin allemand, avec un nouveau personnage sous le feu des projecteurs. Ses raisons d’être ici, sa façon de vivre dans cet environnement, de percevoir son métier, son rapport avec les autres, ses valeurs, tout est détaillé de manière très rude et très humaine. Juncker continue de dévoiler le visage de l’histoire.

Supplément d’âme, Kokor (Futuropolis) : 7/10 – Un récit en douceur, onirique, poétiquement décalé, qui demande à être abordé dans un certain état d’esprit. Un peu de beauté et d’optimisme dans ce monde de brutes, un peu de rapprochement entre les hommes, une bouffée d’air et de légèreté dans la production actuelle.

Les Souvenirs de Mamette t.3, Nob (Glénat) : 9/10 – L’enfance de Mamette se poursuit dans la campagne des années 30, entre l’école, la ferme, les garçons et sa famille, à la veille de Noël. Entre humour, tendresse et drame comme dans les précédents volumes, Nob sait toucher les lecteurs et faire rire aussi bien que mettre la petite larme à l’oeil. C’est plein de magie et terriblement terre à terre, bref, c’est beau. Sans objectivité aucune (Chronique du tome 2).

La Peau de l’ours, Zidrou & Oriol (Dargaud) : 7,5/10 – Un vieil homme raconte sa vie à un adolescent, comment il est devenu un bras du crime organisé, ce qu’il y a gagné et perdu, ce qui le motivait. Belle ambiance entre l’histoire et le dessin aux couleurs chaudes, une aventure humaine avant tout mais un côté gangster très sympa. Une fin qui aurait pu être plus percutante mais un ensemble à découvrir. Encore du bon Zidrou.

MANGA

I am a Hero t.5, Kengô Hanazawa (Kana) : 8/10 – L’horreur se poursuit dans ce Japon en proie à un virus qui transforme les gens. Hideo est accompagné et des décisions sont à prendre concernant la marche à suivre : faut-il croire les rumeurs et s’y lancer comme les autres ou faut-il au contraire faire preuve de prudence et d’originalité ? Ce volume offre encore quelques scènes bien percutantes, entre l’horreur des situations et la narration particulière. I am a Hero continue de nous accrocher !