[Utopiales 2012] Expositions

Les expositions sont la première image visible en entrant dans ses Utopiales. Pour rejoindre librairie et conférences, il vous faut forcément passer au milieu de l’une ou l’autre. Ce qui prouve que les organisateurs sont des malins.
Si vous prenez à droite, vous pouvez admirer l’exposition McKean, suivie de celle de Manchu et de Nicolas Fructus, dessinateur de l’affiche de l’année. Si vous prenez à gauche, ce sera Mervin Peake à l’honneur, ainsi qu’une exposition mystérieuse derrière un rideau noir.
Globalement, il n’y avait pas de grande exposition comme il y a eu ces dernières années, elles étaient toutes relativement petites, mais de qualité, ce qui est quelque peu frustrant (ben voui : on en veut toujours plus quand c’est bon).

Avoir une exposition Dave McKean pour cette édition était un peu indispensable. Cet auteur/illustrateur est un créatif de génie et n’hésite pas à expérimenter les supports, les formes, les matières, les sujets… L’exposition de cette année donnait un aperçu de cette diversité, de l’album jeunesse au roman graphique érotique, mais était tout de même bien trop petite pour en mesurer l’ampleur.

 

Manchu est un illustrateur très connu des amateurs de science-fiction. Prolifique, il a déjà illustré plusieurs centaines de couvertures et signé deux artbooks. Petite exposition encore une fois qui permettait d’admirer son talent. Mais un tel talent aurait aussi mérité plus d’espace. Le style de Manchu est reconnaissable entre mille. L’artiste est impressionnant dans sa capacité à concevoir et dessiner des appareils en tout genre, mais aussi des décors impressionnants. Si l’expo était assez limitée le concernant, elle était cependant centrée sur ses contributions à la revue Ciel & Espace. On pouvait ainsi constater que Manchu ne sait pas que mettre en image la fiction, il sait aussi illustrer avec talent l’exploration spatiale dans tous ses aspects.

Nicolas Fructus a réalisé l’affiche cette année et avait comme il se doit son petit coin à lui. Ses tableaux mêlant vieilles photos et éléments fantastiques inquiétants étaient assez fascinants. J’avoue que j’apprécie assez ce genre, avec son côté uchronie fantastique que commentait bien les légendes des illustrations.

 

Du côté des expos animés, le CEA proposait un petit tour sur Mars tandis qu’Aldebaran Robotics présentait son robot Nao qui aime danser sur de la techno. La démonstration de danse des petits robots avait un côté bluffant.

Un peu en retrait mais difficile à manquer, les Lego s’étaient installés. Impressionnantes constructions en hommage à Star Wars principalement, avec des petits clins d’oeil rigolos, mais aussi des scènes inspirées d’autres références. Un sacré travail pour des passionnés parfois très jeunes. Je suis béat d’admiration devant le travail accomplis par les passionnés de Lego sur certaines scènes. Ça fourmillait de petits détails incongrus et poussait donc le visiteur à admirer attentivement la mise en scène, à la recherche d’autres petites touches décalées. Un régal pour les yeux.

Hybride de recherche scientifique et de création littéraire et populaire, Amazing Science, réalisé en collaboration avec l’INSERM et le CEA, avec la plume de Claude Ecken, fait revivre les pulps à la mode moderne. Une expo qui flashe !

 

Si vous entrez par l’autre côté, vous tomberez sur l’exposition Mervyn Peake. En plus d’être poète et écrivain, l’homme était aussi illustrateur, soit pour ses propres œuvres comme avec Le Capitaine Massacrabord, ou pour d’autres auteurs comme Robert Louis Stevenson ou Lewis Carroll. Une belle redécouverte. Je n’ai jamais eu l’occasion de goûter à la plume de Peake, mais le moins que je puisse dire c’est que son trait à un style particulier qui attire l’oeil.

 

Bien cachée derrière cette exposition, derrière un rideau noir, l’exposition Odyssée d’Etienne Rey, tout un travail autour de la lumière. Bon, nous ne l’avons pas faite alors nous nous arrêterons là dans la description. Il faut dire que le samedi il fallait faire la queue pour pouvoir en profiter. Beau petit succès.

Du choix, de la variété, mais toujours du beau, encore des expositions bien choisies pour ces Utopiales !