[Utopiales 2012] Ambiance, moments off

Comme tout festival, le plaisir que l’on retire des Utopiales doit beaucoup d’une part à l’ambiance générale et d’autre part à ces petits moments « off » qui n’ont rien à voir avec les animations proposées par le festival mais qui y restent associés dans notre mémoire.

Comme vous avez pu le voir précédemment, nous n’avons pas beaucoup acheté de livres sur place. Mais nous avons quand même passé beaucoup de temps dans cette gigantesque librairie, à flâner autour des tables, être impressionnés par les files d’attente pour Damasio ou juste passer voir quel auteur était à sa table et qui manquait à l’appel. Le samedi et le dimanche l’endroit était bondé, le coin BD étant toujours particulièrement encombré. Nous avons été ravie d’avoir pu en profiter avant. C’est le week-end que l’on mesure toujours à quel point on a bien fait d’être là avant.;-)

Le cinéma semble avoir eu beaucoup de succès, une file d’attente se créait à chaque séance et nous avons entendu parler beaucoup de Mirrormask et Iron Sky par nos amis.
Le pôle jeux/geek était relégué au sous-sol cette année, avec la librairie d’occasion. Des stands où on trouve toujours quelque chose de fun, entre les gadgets japonais et médiévaux. C’est toujours agréable de voir autant de gens s’adonner aux jeux de rôle et aux jeux de plateau de toute sorte. On sent vraiment que ce sont des loisirs qui ont encore un peu d’avenir devant eux. Et pour les parents qui viennent avec leurs enfants au festival, ça fait parfois office de garderie.

Côté jeu, des vieilles bornes d’arcades permettaient notamment de jouer à PacMan. Une jeune fille dans les 14 ans était absorbée par sa partie et Herbefol n’a pas manqué de lui prodiguer quelques conseils en passant. Visiblement, elle n’avait pas intégré deux-trois éléments clés du jeu, qui pour quelqu’un de ma génération étaient évidents. C’est dans ce genre de moment que je mesure le décalage entre les générations. Autour des bornes de jeu, une exposition magnifique permettait d’admirer des graphismes du jeu War Logs, design Camille Bachmann.

 
 

Le vendredi a paru calme côté fréquentation, j’ai donc bien pu profiter de cette journée pour flâner. En revanche, le samedi et le dimanche ont vu la foule arriver en masse, des files se créer où il n’y en avait pas la veille et surtout un encombrement important des conférences et de la librairie. Impressionnant de voir ces gens debout et assis par terre autour de la zone de sièges. Un peu étouffant côté librairie en revanche. Il était effectivement parfois difficile d’y circuler, en particulier du côté des BD, où ça ressemblait à un quai de métro un jour de grève.

 

Cette édition aura été placée sous le signe d’une très forte émotion suite à la disparition de Roland Wagner en août dernier. Sa présence imprégnait tout le festival et grand nombre d’esprits. La conférence hommage m’a énormément émue, les participants ont très bien parlé et les photos défilant derrière étaient très belles. L’émotion était encore là ensuite, après la remise du Prix Verlanger dont il a été le Président du jury pendant longtemps. Nombreuses ont été les personnes ayant eu un mot pour Roland pendant ces Utopiales et nous n’avons pas fait exception à cette règle. Roland faisait partie de ces gens qu’il était justement agréable de croiser pendant le festival, en marge des conférences et des dédicaces, que ce soit du côté du bar ou simplement au coin d’un couloir ou d’un escalier.

Les Utopiales c’est aussi Nantes. Un passage obligé au Penn Kalet, ma crêperie préférée. Retour à la crêperie (mais une autre) ensuite entre blogueurs/lecteurs/auteur/traducteur samedi soir grâce à Tortoise et entre deux un restaurant asiatique avec Grnx et Francis, deux vieux amis d’école. Parce qu’un bon festival est un festival où l’on n’oublie pas de bien manger. C’est important.

En plus de croiser plein de blogueurs, je vois des amis que je n’avais pas croisé depuis des lustres, je bavarde avec des têtes connues et d’autres moins connues, je passe des bonjours, je discute liseuse avec monsieur Laure… Une véritable aventure humaine !

Nantes c’était aussi ma ville, donc forcément on passe rendre visite aux libraires et amis. Nous passons un long moment à Story BD. J’y sors ma Kobo, personne ne semble convaincu (bizarrement ^^). Je flâne dans les rayons si familiers et évidemment décide d’acheter. Damned, comme d’habitude tout ce que je demande est en rupture ou presque. Bon, ce n’est pas comme si j’avais du mal à trouver quoi acheter non plus et j’en mets trois de côté. Mais Herbie aussi fait son tour. Et lui empile. Empile. Empile. Il fallait bien que je m’occupe pendant que mademoiselle discutait. Et puis j’en ai profité pour prendre quelques conseils en BD d’aviation auprès d’un spécialiste du genre. Finalement je repose une de mes BD pour qu’au moins un de nous deux soit raisonnable. Deux bonnes heures de papotage/achat plus tard nous allons à L’Atalante où nous nous faisons scandaleusement séquestrer par Sophie la libraire et son stagiaire du moment tant que nous n’avons pas entre les mains un certain quota de livres. C’est pas nous ! Enfin si, c’est nous qui repartons avec un sac encore plus rempli… Comme quoi, on a beau essayer de ne pas revenir de Nantes avec plus de bouquins qu’en y allant, c’est à chaque fois peine perdue.

 

Un excellent bilan à titre personnel pour cette édition des Utopiales donc ! Je dirais bien « on reviendra », mais qui en aurait douté ? Certainement pas nous, fidèles depuis 2007 (oui, nous avons commencé la même année, mais séparément ^^) ! Et espérons que l’on fera encore plein de rencontres sympathiques ces futures années.