[Bilan] Décembre 2012

Déjà le dernier mois de l’année 2012 et même pas une petite fin du monde à se mettre sous la dent, c’est triste. Avec les jours bien courts et la fatigue, le livre est un refuge bienvenu. Etant près des 100 lectures j’ai eu envie ce mois-ci d’atteindre ce nombre purement symbolique. Du coup j’ai surtout lu des petits livres rapides, ce qui allait bien avec une difficulté de concentration due à la fatigue. Malheureusement toutes les pioches n’ont pas été fabuleuses, mais au moins le mois aura été marqué par la fin de la lecture d’American Gods, commencé en novembre, gros coup de coeur de cette fin d’année (pour une relecture). Voyons voir l’ensemble.

Les Temps parallèles, Robert Silverberg (Le Livre de poche, trad. Henri-Luc Planchat) : 7/10 – Tourisme et voyage temporel, un mélange intéressant et bien maîtrisé par Silverberg. Le roman est cependant un peu daté et laisse surtout une grande place à la thématique de la sexualité du héros, ce qui n’est pas le plus intéressant.

Les Revenants de Whitechapel, George Mann (Eclipse, trad. Pierre-Paul Durastanti) : 7/10 – Une plongée intéressante dans l’Angleterre victorienne. L’ambiance so british et distinguée est bien rendue avec un côté steampunk, l’enquête policière se tient bien, les personnages sont sympathiques. L’oeuvre aborde plusieurs thèmes, zombies, robotique, éthique…

Jésus contre Hitler ép.1 : Zombies nazis en Sibérie, Neil Jomunsi (Walrus) : 7/10 – L’ebook est un support parfait pour les feuilletons. Celui-ci est une vraie dose de pop-corn, complètement délirant, mettant en scène un Jésus Christ barré et un Hitler plus méchant que l’original, à la tête d’une armée zombie. Le tout avec les codes du film d’action. Pas de la grande littérature certes, mais on s’éclate.

Les Amours auvergnates, Exbrayat (Le Masque) : 8/10 – Roman policier autant que roman d’intrigues familiales, il garde le suspense jusqu’au bout. Sa force est surtout d’être extrêmement drôle, plein de quiproquos et d’avoir un héros d’une naïveté confondante. Le cadre « France profonde » des années 60 ajoute du charme à cette oeuvre loufoque et maîtrisée. Un régal.

Les Harmoniques célestes, Jean-Claude Dunyach (L’Atalante) : 7/10 – Un recueil de nouvelles pas mal orienté autour de la mort, dans une approche très humaine et souvent même poétique. La plume de Dunyach est toujours fortement plaisante et les thèmes et les approches malgré tout bien variés, même si ce titre m’a moins conquise que Déchiffrer la trame.

American Gods, Neil Gaiman (Headline Review) : 9/10 – Gaiman offre ici un roman magistral, d’une richesse impressionnante. Déroutant, il est construit comme un road movie avec très peu d’action, l’essentiel des informations est à lire entre les lignes, dans les anecdotes, les histoires racontées, sur les visages croisés. Une lecture qui demande temps et investissement mais un voyage inoubliable.

Les Peaux-Épaisses, Laurent Genefort (Critic) : 6/10 – Une plume fluide et un livre bien construit. Cependant un récit très court et une intrigue qui se résume à des mecs qui se recherchent puis se tapent dessus. Bref, un roman de gare pour se détendre, mais qui ne m’a pas plus accrochée que ça.

La Douane volante, François Place (Gallimard Jeunesse) : 8/10 – Une aventure d’une grande poésie, à l’ambiance superbe. L’histoire d’un garçon qui arrive bien malgré lui dans un étrange pays et va devoir grandir et s’adapter, sans jamais oublier sa Bretagne natale et en exploitant au mieux les dons qui lui sont donnés. Une lecture pour tous.

2001 l’odyssée de l’espace, Arthur C. Clarke (J’ai Lu, trad. Michel Demuth) : 7/10 – Un classique qui manquait à mon palmarès de lecture. Les thématiques abordées ici sont vraiment intéressantes : conquête de l’espace, premier contact extra-terrestre, réflexion sur la solitude, aspect technologique développé par Clarke… La lecture a néanmoins été un peu lente et laborieuse, mais aucun regret.

Ces choses que nous n’avons pas vues venir, Steven Amsterdam (FolioSF, trad. Valérie Malfoy) : 6/10 – Un récit qui montre ce que devient le monde en mode apocalyptique (climat, société…), au travers de la vie du héros. Les chapitres font des sauts de puces discontinus pour offrir un panorama sur une large période. Intéressant, mais on en voit finalement trop peu et le héros est parfois pénible. Dommage.

Legion, Brandon Sanderson (Dragonsteel Entertainment, LLC) : 8/10 – Sanderson sait faire court et il le fait bien. Le héros schizo qui projette ses personnalités dans des hallucinations est excellent et l’intrigue façon thriller d’anticipation est très intrigante. Par contre, c’est vraiment très court et certaines choses ne sont qu’effleurées, quelle frustration !

Jésus contre Hitler ép.2 : Tentacules en folie, Neil Jomunsi (Walrus) : 7/10 – Suite des aventures de John J. Christ et David Goldstein. Toujours aussi n’importe quoi, toujours aussi jouissif. Avec cette fois du Cthulhu et de manière générale du Lovecraft. Comme auparavant, le feuilleton offre ce qu’il annonce : du délire, du film d’action avec clichés intégrés et du plaisir à la clé. ^^