A comme Association t.6 (Erik L’Homme)

A comme Association t.6 (Erik L'Homme)

A comme Association

6. Ce qui dort dans la nuit

Auteur : Erik L'Homme
Editeur : Gallimard Jeunesse/Rageot
Date de parution : 10/2011
Pages : 203
Prix : 10,05€

Après sa dernière mésaventure et le traumatisme encore bien vivace, Jasper revient à l’Association pour trouver porte close. Qu’à cela ne tienne, le voilà déjà reparti dans une enquête, aidé par son sort renifleur Fafnir. Celle-ci le mènera sur des chemins toujours bien dangereux et lui fera croiser le chemin d’une autre agent stagiaire de l’Association. Vers quels ennuis se dirige encore le jeune homme ?

Ce qui dort dans la nuit confirme un nouveau tournant pour la série A comme Association. Si par le passé la construction était simple et définie par les tomes, permettant à Jasper d’être confronté à un soucis à la fois, vampire, troll ou magicien, depuis le volume précédent la trame globale se renforce et elle devient réellement dominante. Pas de conclusion à attendre donc dans ce sixième tome, qui s’inscrit dans une continuité et encourage le lecteur à enchaîner avec la suite pour que le tableau final se révèle.

L’humour qui était auparavant omniprésent dans la série, surtout concernant Jasper, s’efface peu à peu. Les tentatives sont parfois ratées, forcées. Un changement notable comparé aux précédents volumes, mais qui s’avère cohérent avec l’angoisse qui étreint le héros. Le cœur n’y est plus autant qu’avant.
Ce qui dort dans la nuit est globalement plus sombre, les dangers sont plus concrets et les conséquences immédiates et irréversibles. Jasper n’est pas le seul à souffrir, l’Association elle-même est déstabilisée, tout le monde perd ses repères, ce qui ajoute à l’angoisse générale.

Ce livre se révèle donc plein de mystères, Jasper étant sans doute le plus important de tous. Certains voilent se lèvent, d’autres tombent au cours de l’aventure, ce dont le jeune homme n’a parfois pas conscience mais dont le lecteur est le témoin privilégié.

Plus que deux tomes avant la conclusion et il est encore difficile de savoir où va aboutir le chemin tracé par Erik L’Homme (et Pierre Bottero). Malgré tout, l’auteur tient le lecteur en haleine avec facilité, tant ce dernier s’est attaché au jeune garçon à l’humour douteux, courageux et fragile à la fois.