9èmes Rencontres de l’Imaginaire de Sèvres

Le 8 décembre dernier, c’était notre deuxième visite aux Rencontres de l’imaginaire de Sèvres. Une seule journée, mais bien remplie, qui commençait dès 10h30 avec la remise du Prix ActuSF de l’uchronie et continuait avec rencontres-dédicaces, conférences et expositions.
En bons habitués des festivals, nous sommes arrivés aux alentours de… 14h. Pas de malaise Blaise, les quelques heures qui ont suivi ont largement suffi à notre bonheur. (Toujours commenté par Herbefol en italique).

Déjà, nous avons dès notre arrivée croisé des blogueurs, Lhisbei et son Monsieur en tête, mais aussi Isil, Martlet, Tigger Lilly, Vert, Spocky… A peine entrés nous voilà en train de papoter. Puis le traducteur Gilles Goullet débarque (coucou), puis nous croisons Karim Berrouka après avoir fait deux pas. Damned, ce tour de la salle ne commencera donc jamais ! (Comme si on s’en plaignait vraiment…).

Les plus beaux, sans conteste, étaient Sylvie Miller et Philippe Ward, qui profitaient de Sèvres pour faire le lancement parisien de Lasser, un privé sur le Nil, leur dernier né aux éditions Critic. Loukoums, statuettes égyptiennes, costumes et maquillage, petit badge aux acheteurs et toujours leurs personnalités fort sympathiques… Ça fait plaisir de voir des auteurs s’investir autant dans la promotion de leur ouvrage. J’ai évidemment craqué. Bon, ok, c’était prévu, mais quand même. Ils étaient beaux, le livre est beau, j’ai aimé les nouvelles de cet univers lues dans des anthologies… Que pouvais-je y faire ? Voilà pour mon achat à moi.

Il y avait du beau monde à cette édition encore une fois. La jeunesse était bien représentée, avec Marie Pavlenko (Le livre de Saskia), Fabien Clavel, Carina Rozenfeld (Doregon) et bien d’autres encore. Les illustrateurs n’étaient pas en reste avec Krystal Camprubi et Manchu. Il y avait des hommes, des femmes, des jeunes auteurs, des moins jeunes, de la SF, de la fantasy, du fantastique, des petits éditeurs et des associations… Bref, du monde et de quoi satisfaire bien des visiteurs, de Sylvie Denis à Laurent Genefort en passant par Nathalie Dau et Yves & Ada Rémy, sans oublier Jeanne-A Debats ou encore Laurent Whale et Mathieu Gaborit, Pierre Pevel et Estelle Faye (un trio gagnant sur Imaginelf si vous regardez les chroniques ^^’).

 

Puis-je évoquer le scandale de cette édition ? Personne ou presque n’a été prévenu que Kris et Bruno Duhamel seraient présents pour la remise du Prix de l’uchronie. Du coup, j’ai ENCORE manqué Kris qui est parti en début d’après-midi et je n’avais pas ma BD à faire dédicacer. Faudra peut-être penser à te faire désenvoûter, histoire que tu finisses par le croiser un jour ou l’autre.
Mais je n’ai pas manqué l’occasion d’aller saluer Bruno, très charmant, et lui dire tout le bien que je pensais du démarrage de la série des Brigades du temps tant sur le plan du scénario que du dessin. Il a avoué avoir été un peu réticent au départ devant le projet, y voyant de la SF adulte assez sombre ; il a ainsi été très surpris de voir que Kris souhaitait en faire quelque chose de grand public et drôle ! Il est admiratif de voir comment ledit Kris se tire du mélange entre l’humour et la réflexion sombre en arrière-plan (qui se développera dans les volumes suivants). Sachez que Bruno s’est bien marré à lire le scénar’ du tome 2, donc on a hâte d’en voir le résultat. Bref, très contente de cette rencontre.

J’ai évoqué Manchu. Je puis vous dire fièrement que ENFIN, j’ai eu ma première dédicace de ce talentueux illustrateur. Et c’est grâce à qui ? (Ma persévérance ?) Pour cela, j’avais assuré mon choix en prenant Vestiges de Laurence Suhner et je repars avec un magnifique projet non retenu pour le vaisseau des bâtisseurs. Youpi ! Nous en avons profité pour parler un peu, il se trouve que Manchu est assez fan du travail de Laurence et il a beaucoup aimé travailler avec elle. Il faut dire qu’il a l’air d’aimer les thématiques de xénoarchéologie puisqu’il s’est dit grand amateur de Jack McDevitt. Une dédicace qui restera doublement un bon souvenir et qui m’a donné envie de (re)lire les artbooks du Monsieur, parce que c’est bô !

 

De mon côté, j’ai enfin pu faire l’acquisition de Les étoiles s’en balancent, de Laurent Whale, dans la version Critic. Ce roman post-apocalyptique me faisait de l’œil et l’auteur étant présent je n’avais plus tellement d’excuse pour reculer. Taquin, Laurent se propose de me dédicacer l’ouvrage au nom de Monsieur Lelf, pour finalement coller un tampon d’une pin-up en conclusion de sa dédicace. Voila un livre qui a déjà de l’intérêt. On notera que Laurent a demandé si j’approuvais l’apposition dudit tampon, quel gentleman, il est pour la paix des ménages.

Si les visiteurs se regroupaient autour du stand ActuSF, ce n’était pas seulement à cause de leurs livres ou parce qu’ils tenaient la buvette, mais aussi parce qu’avait été mise en place une opération en mémoire de Roland Wagner. Pour minimum 3€, vous achetiez un badge uchronique (à moins que nous ne vivions nous en uchronie, allez savoir, attention les neurones) et l’ensemble de l’argent récolté ira à la famille. Il va sans dire que nous avons tous les deux pris notre badge orné du célèbre borsalino vert fluo du héros des Futurs mystères de Paris. C’est le moins que l’on puisse faire, on ne peut pas dire que l’on connaissait énormément Roland, mais il nous manque.

Petite rencontre jeunesse pour finir, avec Hervé Jubert. Le début de sa série Vagabonde m’a fortement plu, bel humour, bon rythme, bien fun, jolie plume, du coup j’étais contente de rencontrer le monsieur. Hé bien Hervé Jubert ressemble à ce qu’il écrit ; enfin s’il est bien rythmé je ne saurais dire, mais bien fun et avec de l’humour et de l’esprit, ça oui. Lorsque j’ai mentionné la possibilité d’une chronique des Voleurs de tête, il m’a étrangement encouragée à la concrétiser. Peut être donc, car j’aime partager les romans jeunesse qui sortent un peu du lot. Je testerai prochainement Magies Secrètes, chez Pandore, qui a l’air plus mature et plus dans l’imaginaire que Vagabonde et je suis très curieuse de voir cet autre aspect de l’auteur. Il fait partie de cette catégorie d’auteur avec qui une conversation donne rapidement envie de s’intéresser à ses textes. D’ailleurs son message subliminal est passé pour Seth puisque Herbie me l’a ramené d’une expédition en librairie.

Et en dehors de ça, comme d’habitude, mettez deux lecteurs bavards au milieu d’un festival et vous ne les arrêtez plus ! Herbefol s’en est donné à cœur joie avec Laurent Genefort pendant que je papotais avec Spocky, et lorsque je papotais avec Carina Rozenfeld, Herbefol était parti discuter avec Oncle Joe… Bref, on vous épargne les détails mais nous pouvons vous dire que nous avons passé un excellent moment à Sèvres et que nous serons ravis de revenir pour la prochaine édition !