[Utopiales 2012] Rencontres, dédicaces

Les années aux Utopiales se suivent mais ne se ressemblent pas, chacune offre une nouvelle dynamique de rencontres et de moments « off ». Dans ce premier article, Herbefol (en italique dans l’article) et moi-même vous racontons nos rencontres.

Côté BD, j’ai pu revoir Émile Bravo, interviewé à Blois en 2008, sa grande année avec son Spirou fort remarqué. Après m’être re-présentée nous avons bien pu discuter, notamment de ce que j’étais devenue (damned, je réalise juste maintenant que nous avons beaucoup parlé de moi). Pour l’occasion, j’ai acheté Une épatante aventure de Jules tome 1, déjà lu et relu (surement re-relu) mais qui manquait à ma bibliothèque. Cette discussion et cette dédicace n’ont été possibles que parce que Herbie a remarqué que l’auteur était en avance, avec seulement trois personnes en attente. Insertion rapide dans la file avec Grnx et Herbie en chasse de la BD et me voilà quelques instants plus tard devant la table. Alors merci qui ?:-)

Cela restera ma seule dédicace BD. Je cède en effet avant de tenter devant la file d’attente pour Marc-Antoine Matthieu et je manque complètement Kris, que je n’ai pas vu depuis deux ans, qui est d’abord en retard à sa table puis qui part quand je reviens. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé de traquer le bonhomme, mais quand ça ne veut pas… Bouhouhou. Mais je n’attends jamais rien de la BD aux Utos, alors c’est déjà bien.


Emile Bravo et ma dédicace

En faisant signer l’anthologie des Utopiales pour Herbie et moi (enfin au début je l’oublie, j’ai donc deux dédicaces exclusives, oups ^^’) Bravo, ça montre à quel point je peux compter sur toi:p, j’échange quelques mots avec Sarah Doke à propos de la gentillesse de Roland Wagner. Je me présente à Laurence Suhner avec qui j’échange un peu sur Facebook, et finalement nous ne parlons même pas de Quantika, mais elle me parle de l’ambiance de sa nouvelle dans les années 20 et ça donne envie ! Nancy Kress est très gentille et aime beaucoup l’objet livre auquel elle a participé, tout comme Robert Charles Wilson, qui ne se sépare jamais de sa femme dans le salon.

La dédicace d’Ayerdhal se fait sur un coin de table en sortie de conférence sur l’écrivain augmenté, mais il ne veut surtout pas qu’on le lance sur le numérique, sinon nous n’en finirions jamais. Cela ne nous a quand même pas empêcher de discuter un peu à propos de l’un des grands avantages du numérique : le gain de place. Ayerdhal semblait fort bien placé pour en apprécier pleinement le bon côté. Et nous rions bien et évoquons un peu Roland, qui hantait un peu ces Utopiales.


Ayerdhal et notre dédicace

Finalement nous nous amusons encore plus – en tout cas Herbie – a chasser la dédicace pour Snow dans cette même anthologie – parce que tu appelles ça s’amuser ? Un peu de challenge, voilà ce qui manquait à ces Utopiales ! Expert traqueur, mister réussit à attraper le Président et le Directeur artistique du festival qui ont signé la préface. Mais surtout, il était à l’affût de Claude Ecken, dont la petite est fan. Et c’est gagné ! Nous discutons le lendemain un peu avec lui, de lecture mais surtout de Roland Wagner. Il a une voix impressionnante, bien grave, idéale pour les lectures à haute voix. Je veux la même ! Et promis, un jour je lirai son recueil.

Enfin, Laurent Queyssi, dont j’ai bien aimé le recueil Comme un automate dément reprogrammé à la mi-temps (ActuSF) signera son Rageot Thriller à Herbie (un roman sympathique) en plus de l’anthologie de Snow. Mais la dédicace d’Herbie a la classe, on le compare au Doctor grâce à son écharpe ! C’est même la super-classe. Tout le monde n’a pas des dédicaces comme ça. 🙂

Auparavant, et pendant que mademoiselle n’était pas encore là, j’avais déjà fait quelques tours du côté des dédicaces. J’ai ainsi fait la connaissance de Georges Panchard, auteur de SF suisse, dont la production est certes restreinte, mais semble donner pleinement dans la SF mâtinée de cyberpunk. Et comme la version poche de son premier roman a une couverture de Manchu, je ne pouvais pas refuser.:-)


Dédicace de Laurent Queyssi et Georges Panchard très naturel (cherchez pas, il est suisse, ces gens sont fous)

J’ai aussi eu l’occasion d’échanger quelques mots avec Nancy Kress, qui semblait essayer de lire les textes des autres plumes de l’anthologie du festival. Renseignements pris, elle lit un peu en français, mais vraiment un tout petit peu. Ce qui fait écho à la frustration de Robert Charles Wilson de ne pouvoir prendre connaissance des autres textes de la dite antho. Nous avons aussi évoqué brièvement l’admiration qu’éprouve Kress pour Abraham Lincoln, ainsi que le film de Steven Spielberg consacré au personnage.

En dehors des rencontres personnelles, j’ai pu constater que Alain Damasio faisant partie des auteurs les plus prisés en dédicace cette année. Loin derrière Neil Gaiman, certes, mais avec un score tout à fait honorable. Et ce fut un plaisir de voir qu’il y a toujours autant de lecteurs désireux de rencontrer Michael Moorcock.


Cédric Villani (médaille Fields) et une brochette d’auteurs au travail

Et pour f inir, nos achats à la librairie des Utopiales.
C’est tout ? Pour les Utopiales oui, mais on a encore des choses à vous montrer, ah ah.

Vous trouvez que ça manque de Gaiman ou de McKean ? Diantre, vous avez raison. En fait, il y a tellement à en dire qu’ils feront l’objet d’un prochain article. Restez connectés !