Fables est un comics créé par Bill Willingham, au scénario, et Lan Medina, au dessin. L’idée de départ est d’imaginer ce qu’il se passerait si les personnages de contes de fée existaient vraiment et étaient contraints de vivre parmi nous.
Chassés de leurs contrés par une menace connue sous le nom de The Adversary, Blanche Neige, la Belle au Bois Dormant, les trois petits cochons, mais aussi Barbe Bleue ou le grand méchant loup se sont installés à New York et forment une communauté à part : Fabletown. Les Fables ont un maire, paient des impôts et ont aussi une police… dirigée par le grand méchant loup, surnommé Bigby. Ayant réussi à obtenir une forme humaine et s’étant amendé, c’est lui qui doit débrouiller les soucis divers de ses concitoyens particuliers. Au début de ce tome, il doit justement enquêter sur la disparition de Rose Red, la sœur de Blanche Neige. Les murs de son appartement sont couverts de sang et la « jeune » femme a disparue…
L’idée de base de la série est séduisante. Ce premier volume permet de faire connaissance avec les premiers personnages et nous montre un peu le fonctionnement de cette communauté atypique. Willingham s’amuse à prendre des personnages à contre-pied de l’image que l’on en a gardé par les contes. La plupart sont âgés de plusieurs siècles et ont donc eu le temps d’évoluer et de sortir du rôle qu’on leur connait. Willingham joue aussi sur certains aspects des contes, notamment le prince charmant qui n’étant pas nommé dans les contes peut donc être le même personnage dans l’histoire de Blanche Neige et dans celle de Cendrillon. Avec les conséquences que l’on peut imaginer.
L’univers décrit est riche, organisé, avec des règles, des chefs, des inimitiés et des arrangements de toutes sortes. On sent dans ce premier volume que l’on ne fait qu’égratigner la surface des choses et que nombre d’évènements se sont passés entre la fin des contes tel que nous les connaissons et le début de la série. C’est le principal intérêt de Legends in exile dont l’intrigue n’est pas renversante, même si bien menée. En tout cas, je vais m’intéresser à la suite de cette série dont le potentiel est clairement très élevé.
(Cette chronique est basée sur la VO, le comics est édité en France chez Urban Comics, à 15,00 € pour ce premier volume)




