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Les Dystopiales, 2è édition

L’association Dystopia, la librairie Charybde et la librairie Scylla de Paris ont organisé les 10 et 11 février derniers la deuxième édition des Dystopiales, deux journées de rencontres où étaient présents des auteurs maison, mais pas que. Pour les curieux, le programme complet est disponible sur le site de l’association.
Voici un petit compte-rendu maison. Mais… c’est que j’ai un invité cette fois. Bienvenue aux commentaires d’Herbefol (en italique) qui était également sur place !

En début de soirée, à notre arrivée, ça ne se battait pas pour s’arracher des dédicaces à la librairie Charybde. Ambiance tranquille, pas beaucoup de monde, des auteurs et lecteurs détendus, contents d’être là. L’espace s’est finalement rempli de façon régulière, le temps passant. Les victuailles de l’apéro étaient renouvelées régulièrement. C’est que l’on sait recevoir aux Dystopiales.

Profitant de cette liberté d’action, je papote déjà avec les autres “touristes” et fais mes premières rencontres parmi eux. Bien sûr, ça parle des livres des auteurs présents et notamment de La Fille automate de Paolo Bacigalupi, ce premier roman multi-primé aux Etats-Unis et que je suis en train de lire. Très bon livre que j’ai lu il y a quelques temps déjà. Ses nombreux prix ne sont pas usurpés. Par contre, je trouve la couverture française vraiment pas à la hauteur du livre et clairement en dessous de celle de la version américaine.

 

Finalement, Tigger Lilly et Shaya arrivent, ce qui me motive à me diriger vers Lisa Tuttle et Mélanie Fazi, bien installées au fond de la librairie. Je venais de terminer le recueil édité par Dystopia et triplement sélectionné pour le GPI 2012 : Ainsi naissent les fantômes, une lecture prenante, de grande qualité aux textes sombres et angoissants. Après avoir réussi à bafouiller à Lisa que j’ai adoré ses textes (damned, mon english serait-il rusty ?), je discute avec Mélanie de détails des textes et du style et finalement nous discutons à cinq à propos d’une nouvelle en particulier. Moment sympathique comme tout, Lisa est une femme très gentille, pleine d’énergie et passionnée, c’est un plaisir d’échanger avec elle.

 

Lisa Tuttle (au fond) et Mélanie Fazi en train de dédicacer (photo : René-Marc Dolhen)

Stéphane Perger, l’illustrateur des couvertures des livres Dystopia, est en pleine réalisation d’une superbe dédicace quand je me place dans la file. C’est impressionnant de le voir peindre comme ça en direct. Et je n’ai pas vu deux dédicaces semblables de la soirée, malgré la dominance du recueil de Lisa Tuttle. Grande Classe. Pendant qu’il s’occupe de mon exemplaire, nous commençons à déconner entre gens présents et Stéphane fait la promotion de sa BD Séquana, une trilogie que je connais depuis la parution du premier volume mais que je n’ai jamais eu l’occasion de lire. Budget oblige, je ne peux pas craquer mais lance en l’air que Herbefol va bien l’acheter, lui. (Note pour plus tard : ne pas plaisanter là dessus avec ce garçon).
Cela m’a surtout permis d’avoir une dédicace qui a fait l’admiration de tous et probablement même quelques envieux. Et puis on ne plaisante pas avec les livres.

 

Stéphane Perger (photo : René-Marc Dolhen) et la dédicace sur mon exemplaire de Ainsi naissent les fantômes, avec aperçu de la couverture de Sequana en dessous

Paolo Bacigalupi a eu des interlocuteurs en permanence au cours de la soirée, mais je profite du départ du dernier en date après la dédicace de Stéphane pour enfin l’approcher. S’ensuit une discussion assez longue et très intéressante. Déjà, Paolo est d’une extrême gentillesse et sourit tout le temps, ce qui rend la discussion d’emblée agréable.
Je commence par lui dire tout le bien que je pense de l’univers de son roman, que j’ai entamé quelques jours auparavant et lui mentionne aussi la difficulté que j’ai à le lire en version originale. Il me rassure en disant que même aux Etats Unis cette difficulté lui a été reproché. Il faut dire que son roman a demandé trois ans de travail et que le début a été apparemment particulièrement dur à équilibrer. Il aurait voulu placer son intrigue en Chine, qu’il connaît, mais pour la cohérence de son récit il a dû délocaliser en Thaïlande et refaire tout un tas de recherches.
Je n’ai pas suivi le pourquoi du comment de ce changement de décor, mais finalement je trouve que la Thaïlande donne un aspect un peu plus exotique à cet étrange futur que décrit Bacigalupi dans « La fille automate ».

Paolo Bacigalupi (d’après photo de René-Marc Dolhen)

Au fil des minutes d’autres personnes se mêlent à la discussion et Paolo évoque sa connaissance de la Chine et son choix d’apprendre le chinois à l’université “parce que ça avait l’air dur”, sans rien y connaître (il y a des gens qui font vraiment de drôles de choix pendant leurs études) ; mais aussi les subtilités de cette langue et les quiproquos qui peuvent en découler (des exemples nous ont valu de beaux fou rires). On a ainsi pu découvrir qu’en mandarin, la différence entre « je veux acheter ce vélo » et « je veux vendre ce vélo » est infime et permet de bien ridiculiser les quelques étrangers qui pratiquent un peu la langue. Il s’avoue complexé par le fait d’être au milieu de nous sans pouvoir parler français et admire la capacité à lire dans une langue « secondaire ». (Et c’est un type qui parle bien le mandarin qui dit ça :p) Nous parlons d’autres auteurs d’imaginaire et notamment de Ian McDonald et sa dernière parution YA qui lui a paru vraiment fun (au souvenir de ce que McDonald en disait aux Utopiales, ça a l’air bien barré effectivement. En tout cas, il s’amusait beaucoup en l’expliquant), de ses préférences concernant les œuvres de Neal Stephenson…(Mince, ça je l’ai loupé et je le regrette bien)

A un moment la conversation dérive vers une route que je ne peux plus trop suivre et je décide de retourner papoter avec les lecteurs et d’enfin profiter un peu des boissons et petits biscuits mis à disposition.
De mon côté, j’ai enfin fait la queue pour avoir la dédicace de Stéphane Perger, afin de passer une demi-heure à me balader avec ma BD bien ouverte pour faire sécher la peinture de l’artiste. Tout ça en disant du mal de la nouvelle maquette d’une collection en compagnie de deux des libraires.

Pfiou, une courte soirée (sisi, 2h environ), bien remplie, de celles qui donnent la banane (ou la patate, si vous n’êtes pas très fruits). Nous partons sans oublier de dire au revoir à Paolo en lui souhaitant de pouvoir venir aux Utopiales de Nantes à la fin d’année. La première édition des Dystopiales fin 2011 était déjà une réussite, la deuxième édition était, selon mon expérience personnelle, encore plus sympathique ! Une manifestation et des auteurs à suivre de très près.

Et ne dit-on pas jamais deux sans trois ?

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12 Responses to “Les Dystopiales, 2è édition”

  1. Snow says:

    oh comme ça avait l’air bien :D
    Pourquoi ya jamais de truc bien comme ça chez moi (les Imaginales ne comptent pas!)
    Lelf, pourquoi ta dédicace elle a un trou dans le bide (c’est flippant O.o) alors que celle de Herbefol est toute pretty?

    • Lelf says:

      Comment ça, “les imaginales ne comptent pas” ? C’est un des festoches les plus sympa que j’ai fait, morue. xD
      Et ma madame elle a l’air de flotter dans l’eau, d’où que c’est déformé. Et Herbie il a fait dédicacer la BD, pas le recueil. Pas franchement la même ambiance ^^

      • Snow says:

        Je voulais dire ça compte pas parce que ya que ça (et que bon c’est chouette mais j’en veux plus :P ) alors qu’à Paris, ya ça, ya ZF, ya Montreuil, le SDL, … (bon certes pas toujours la même ambiance), des librairies cool (je veux aller visiter celle là quand je viens!)

        et pour les dédicaces :
        ahhh d’accord, bah je préfère quand même celle d’Herbefol :P parce que ta madame dans l’eau elle me fait bizarre! (tu sais bien comment je suis ^^)

        • Lelf says:

          Paris c’est plus facile, y’a plus de monde, plus de moyens, plus de professionnels sur place. Forcément il y a toujours un truc intéressant à voir. Mais il y en a de partout, heureusement ^^ (et regrette pas le sdl, je te l’échange contre les Imaginales quand tu veux :D )

  2. Tortoise says:

    Rohlala voui ça donne vraiment envie d’avoir été là…
    C’est ce genre de moments qui fait toute la saveur des festis etc, surtout quand tu te retrouves à discuter à 5 et tout :p
    Je suis contente pour toi d’avoir pu profiter de ces chouettes moments, c’est comme si on en avait un peu par procuration aussi :)
    (et la toute dernière dédicace en photo est juste sublime indeed)

    • Lelf says:

      Faudra pas qu’il oublie que c’est grâce à moi qu’il l’a eue, cette dédicace, non mais >_<
      Il en a fait des sublimes aussi sur les bouquins Dystopia, on a bavé toute la soirée ^^
      Et ouais c’était chouette un petit truc comme ça, où tout le monde parle à tout le monde, ambiance détendue.

  3. Nathalie says:

    Voilà un des rares trucs qui me font regretter d’être si loin :( Beau compte-rendu en tous cas !

    • Lelf says:

      Je suis consciente que ça ne doit pas être facile, j’aurais du mal à partir notamment à cause de ça. Mais j’aime pouvoir vous en offrir un petit bout par procuration quand je peux :)

  4. Tigger Lilly says:

    Une soirée très sympa, j’espère qu’il y aura une troisième édition.

    Chouette compte-rendu ^^

    • Lelf says:

      Merci ^^ Il y en aura une troisième, surement aux alentours des Utopiales comme l’an dernier.

  5. Lhisbei says:

    chouette compte-rendu (j’adore les commentaires d’Herbefol et j’imagine un petit sourire en coin sur quelques uns d’entre-eux).
    bande de parisiens veinards :D

    • Lelf says:

      Dit-elle alors qu’elle était à Bagneux pendant deux jours :p
      Notre duo remporte un petit succès on dirait, on va surement reproduire l’expérience. ^^

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