Cassia a dix-sept ans, l’âge où son promis, celui qui partagera sa vie et avec qui elle fondera une famille, va lui être attribué par la Société, en fonction de critères très pointus. Elle attend avec impatience cet instant et est bien vite récompensée en découvrant l’identité de l’homme choisi pour elle. Tout semble parfait. Oui mais voilà. Lorsque Cassia découvre un autre visage en lisant le dossier de son promis, tout bascule. La jeune fille commence à voir son quotidien parfaitement organisé d’un autre œil et à se poser des questions sur la Société et ses règles. Et si la Société était loin de la perfection ? Si elle pouvait avoir tort ?
Une adolescente ouvre les yeux sur son monde
Promise est le premier volume d’une trilogie qui s’inscrit dans la nouvelle mouvance dystopique de la littérature pour adolescents. Comme pour d’autres titres du genre, le cadre contraignant et rigide remis en question se mêle bien aux questionnements que peut apporter le passage de l’adolescence à l’âge adulte concernant les responsabilités, la vérité, la liberté.
Cassia est une héroïne tout à coup perdu dans un monde qui lui semblait si rassurant et si parfait. Image de la réussite selon les critères de la Société, elle commence néanmoins à douter, grâce à son grand-père, puis à l’erreur qui la conduit à voir un autre visage que son promis sur son support de communication. Elle qui a toujours appris ce qu’on lui demandait d’apprendre, fait ce qu’on lui disait de faire, accepté les choses en l’état, voit soudain s’ouvrir un monde nouveau : celui du choix, que la Société n’est pas prête de lui donner.
Un récit gentil et plaisant mais peu passionnant
Il est intéressant de voir l’adolescence prendre conscience et remettre en question les petites choses quotidienne comme celles qui bouleversent une vie. Si elle s’avère être sympathique, on ne peut pas dire pour autant que le lecteur vibre avec elle et s’y attache profondément. Cassia explique plus qu’elle ne montre vraiment ses états d’âmes, ce qui fait perdre ainsi une dose d’émotion.
Le triangle amoureux représente un ressort narratif intéressant pour amener le doute et la lutte pour la liberté au travers de deux personnalités très différentes, l’une calme et posée, l’autre aventureuse et torturée. Si les deux garçons sont charmants, la situation ne suscite pas non plus d’émotion particulièrement prenante, au delà d’un ou deux bouts de scène. Le style d’Ally Condie est fluide, la lecture est rapide, légère, mais manque parfois un peu de consistance. Heureusement, tous les lecteurs ne semblent pas ressentir cette distance générale concernant les pensées et les relations amoureuses de Cassia.
L’émotion viendra plus facilement dans les rapports entre la jeune fille et sa famille. Son grand-père a une forte incidence sur sa vie dans ce tome notamment, lui apportant un regard sur le passé aussi bien que l’avenir et des paroles qui vont l’amener à réfléchir ; son destin est émouvant et reflète bien l’esprit de la Société. Le petit frère de Cassia est un garçon réellement attachant, ses difficultés à rentrer dans le moule parfait ainsi que les réactions propres à un enfant de son âge apportent des moments parfois très forts.
Un univers intéressant dont certains mystères restent à dévoiler
Ce premier volume est l’occasion de découvrir la Société. Ses origines, ses règles, les sanctions encourues… de nombreux éléments sont dévoilés au lecteur. Comme dans toute dystopie, certains font froid dans le dos et quelques uns prennent une forme intéressante sans être non plus très originaux, comme l’attribution du travail, le moyen de contrôler tout un quartier ou ne serait-ce que l’attribution d’un Promis selon un calcul rigoureux. Les détails donnés intriguent, notamment ceux qui restent sans réponse ou ouvrent une vision plus large sur la Société et sa gestion du pays.
Et c’est là que la fin intervient. Car si tout au long de ce premier tome Cassia en apprend un peu sur ce qui se passe en dehors de sa petite vie bien tranquille, c’est dans les derniers chapitres que l’action intervient et laisse entrevoir un seconde volume bien différent, plus sombre et sous un décor bien éloigné de la ville proprette qu’elle connaissait.
Bien que moyennement enthousiasmant, Promise s’avère être une lecture agréablement distrayante. Avec une telle fin qui relance l’aventure, reste à voir si le deuxième volume tiendra mieux ses promesses.





C’est un livre qui m’a l’air sympathique ! Je me laisserai sûrement tenter dans les semaines à venir
Je pense que ça te plairait Tiboux
Il est dans ma PAL depuis peu vu qu’on me l’a prêté. J’ai hâte de le découvrir
J’espère qu’il te plaira plus qu’à moi
ah c’est un thème chouette ça pour les jeunes ^^ lisez donc de la dystopie, vous grandirez moins bête XD
Roh, y’a pas que la dystopie pour devenir intelligent ^^
J’adore ce courant littéraire en tout cas (même si je n’ai pas adoré ce titre)
Tu sais que j’ai adoré ce roman… mais je reconnais les faiblesses que tu lui attribues. Je me demande si la lecture en VO ne m’a pas demandé tant d’efforts que du coup j’ai été plus “prise” par les personnages (Cassia en tête) que si je l’avais lu en Français.
J’en sais rien en fait, mais ce que je sais c’est qu’il me tarde de lire la suite ^^
Si j’avais dû mettre plus de temps je pense que mon ressenti aurait été pire. Je ne sais pas à quel point la traduction joue, mais si je compare à Delirium que j’ai aussi lu en français et dont la trad’ était honnête sans être extraordinaire, j’ai bien plus préféré Delirium ^^
Je ne sais pas trop, je suis pas vraiment tenté par ce livre et ton avis, malgré les points positifs, me donne pas encore envie de me lancer.
Je pense que tu n’es pas assez midinette pour ce livre
Les points intéressants risqueraient de ne pas être suffisants pour contrebalancer l’aspect “ado féminin”. J’ai pris plaisir juste parce que je l’ai lu vite et que la famille est sympa, sinon je n’ai pas été particulièrement enthousiaste donc je ne te le recommande pas spécialement.
Lu en 1 jour ! Il m’a beaucoup plu même si on peut imaginer à l’avance ce qu’il va se passer, comment ça va finir… j’ai beaucoup aimé. Pour moi c’est vivement le T2
Ca a l’air intéressant comme idée tout de même, faudra que je guette sa présence en bibliothèque. Je trouve la couverture bien sympathique en tout cas, et pas juste à cause de la couleur xD
Je ne suis pas tentée même si effectivement cela a l’air distrayant. Et puis l’intrigue -et l’atopie- est un peu vue et revue.
“cadre contraignant” ? Dans le récit lui-même ou le type de roman/d’écriture ?
C’est quoi, c’est quoi, le choix qu’ele doit/peut faire ? :p
mais alors, si elle se rend compte que la société n’est pas parfaite, elle agit surtout pour elle, ses proches, et son environnement immédiat ou alors elle a le “pouvoir” pour faire bouger toute la société ?
Euh.
Première question, je parlais juste de la dystopie en général et par conséquent dans le roman. La société dystopique contraint sans en avoir l’air.
Les choix que Cassia peut/doit faire relèvent de l’intrigue, je ne vais pas m’étaler dessus. Mais par exemple le fait de choisir son futur mari, puisqu’il est choisi pour elle mais qu’elle découvre un autre garçon. Va-t-elle réussir à obtenir le droit de choisir ou devra-t-elle juste se plier à la société…
Troisièmement, dans les dystopies en général les héros s’occupent de leur propre gueule parce qu’ils n’ont pas l’envergure de meneurs du peuple. Mais leur action finit parfois par tout chambouler. Là j’en sais rien, c’est une trilogie et ce tome n’est qu’une prise de conscience personnelle qui n’entraîne des changements que pour les proches. Vu la fin, je pense que ça pourra sans doute s’étendre.
Mais tu sais, tu peux le lire pour avoir des réponses à tes questions :p
J’ai très envie de le lire et pourtant j’ai préféré laisser passer un peu de temps car j’ai adoré Délirium et comme les deux sont souvent comparés, j’avais peur de ne pas l’apprécier à sa juste valeur. Même si ton avis est mitigé, tu me donnes bien envie de le lire. Ce sera pour bientôt, je pense.