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Le Volcryn (George R.R. Martin)

Le Volcryn

Auteur : George R.R. Martin
Editeur : ActuSF
Parution : 05/2010
Pages : 155
Prix : 9€

Les Volcryns. Flotte insaisissable, extraterrestres mystérieux. Leur légende traverse les âges et aujourd’hui ils sont plus proches que jamais. Un équipage embarque à bord de l’Armagaddon, dirigé par le commandant Royd Eris, afin de tenter un premier contact. A bord, les tensions se multiplient rapidement et l’inquiétude grandit ; une menace semble peser sur le vaisseau tout entier.

Une proximité dérangeante pour les protagonistes, une ambiance oppressante pour le lecteur

Le voyage est long pour les occupants de l’Armageddon. Leur commandant ne leur fait jamais grâce de sa présence physique et dans cet espace limité la claustrophobie se développe. Le Volcryn est un huis clos spatial qui met à bout de nerfs les protagonistes. Chacun a son rôle précis à bord : technique, force physique, force psychique, médical, gestion et direction… Tous ont une personnalité un brin étrange et leurs travers se dévoilent et sont exacerbés dans cet espace réduit. La proximité crée des tensions, tout comme les mystères entretenus par leur hôte. Au fil des pages le lecteur apprend à plutôt bien connaître chacun des membres d’équipage, ses réactions, ses espoirs, ses peurs et surtout sa raison d’être à bord… Certains se révèlent attachants et les dialogues prennent à l’occasion une tournure amusante ou contribuent à dévoiler la profondeur des sentiments qui habitent ces hommes et femmes.
L’ambiance intimiste qui se développe au départ, chaque membre créant des liens privilégiés avec d’autres, devient étouffante, d’autant plus qu’une menace s’éveille peu à peu. La montée d’angoisse est bien menée par George RR Martin qui en une courte novella réussit à bien installer ses personnages avant de les faire évoluer sous l’emprise de la méfiance et de la paranoïa générale. Le lecteur est entraîné à leur suite, dans un suspense maintenu jusqu’au bout.

Deux aventures en une, entre immensité de l’espace et espace clos abritant une menace

Deux récits, se mêlent donc dans cette novella. Celui d’une quête, la potentielle rencontre avec les fascinants et énigmatiques Volcryns. Et celui de la vie dans le vaisseau, qui prend une tournure inattendue et désagréable pour les participants de la mission, voire inquiétante à partir d’un certain point.
George Martin conduit habilement ce space opera qui tourne au thriller, grâce à une écriture fluide tout d’abord, qui installe une tension palpable. La situation évolue de manière intelligente, offrant des scènes très intéressantes où l’aspect psychologique est déterminant. La méfiance ambiante devient contagieuse et la vérité est attendue avec impatience. Et lorsque celle ci se dévoile, le lecteur n’est pas déçu. Les Volcryns ont quant à eux un côté merveilleux dans les questions qu’ils suscitent et les quêtes qu’ils déclenchent chez quelques hommes. Mais ce côté fascinant s’accompagne lui aussi de sa part d’ombre, car qui peut prévoir comment se déroulera la rencontre et si la mort ou la déception n’est pas au bout du chemin. Entre danger immédiat et danger à venir, les interrogations sont nombreuses, l’attente difficile et le voyage bien long. Mais c’est ce voyage que le lecteur prend plaisir à faire aux côté de l’équipage, car si chacun trouve son destin et des réponses au bout du compte, les questions et les actes qui les y mènent sont tout le cœur de l’histoire.

Le Volcryn est un récit court mais dense et intense, la plume de George R.R. Martin est précise et prenante. Cette novella s’avère très sympathique ; à lire pour le merveilleux du space opera et la tension du thriller.

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18 Responses to “Le Volcryn (George R.R. Martin)”

  1. Guu says:

    Oh mais c’est qu’elle donne envie cette chronique née dans la douleur :p Vais me noter ca de côté tiens, j’aime bien les huis-clos

    • Lelf says:

      Merci Guu, rien que ton commentaire rend ma souffrance utile, merci, merci. “Nous vous devons une reconnaissance éteeeernelle”.

  2. endea says:

    ça donne bien envie et puis c’est Martin quoi ^^
    S’il écrit aussi bien que dans le Trône de Fer, c”est très tentant :)

    • Lelf says:

      L’écriture est très bonne. Je ne peux pas comparer au Trône de fer par contre, je n’ai pas lu ^^

  3. Véro says:

    Qu’est-ce qu’il faut entendre exactement pas “space opera” ? J’imagine que c’est différent de la SF … ou bien un sous-genre ?

    • Lelf says:

      Un sous genre. Le space opera, en résumé, c’est une aventure épique à échelle spatiale. Un exemple connu : Star Wars.

  4. BlackWolf says:

    Moi aussi j’ai passé un bon moment avec ce huit clos spatial des plus prenants. Un récit court et intense qui mérite le coup d’œil, content qu’il t’ai plu aussi.

  5. El Jc says:

    J’en garde un très bon souvenir également. Matin est un conteur protéiforme qui semble a l’aise autant en Fantasy qu’en Fantastique ou SF

  6. shaya says:

    Tout pareil, j’en ai gardé un super souvenir un peu inquiétant de cette novella !

  7. Celui-ci il est depuis peu dans ma PàL. Il me fait de l’oeil, m’invite sournoisement à la lecture tout en me rappelant insidieusement de terminer le Trône de Fer (je sais honte sur moi). Mais si toi en plus tu viens rajouter une couche, alors je risque de craquer plus rapidement que prévu! ;-)

    • Lelf says:

      Où est-ce que c’est la honte de ne pas avoir fini le Trône de fer ? Je l’ai jamais commencé.
      Je comprends pas comment on peut associer ce mot à la lecture. On lit ce qu’on lit quand on le lit et au rythme où on le lit, c’est tout, c’est un choix. La honte a rien à voir là dedans (désolée, ça te tombe dessus, mais je le vois beaucoup en ce moment)
      Je te souhaite en tout cas une bonne lecture du Volcryn quand tu t’y mettras.

  8. Ca tient plus de l’auto-flagellation parce que j’aimerais bien le terminer mais je crois que j’ai oublié une bonne parties des détails de cette saga oh combien agréable. Cela dit, je lirai “Volcryn” avait vu que je l’ai dans ma PàL celui-là.

    Au fait, je ne me sens pas agressé, j’ai bien aimé ta “gueulante” ;-)

    • Lelf says:

      Ouf, tu me vois rassurée. Perso je ne suis pas super fan des saga mais si je m’y mets un jour celle là est en bonne position dans la liste potentielle ^^

  9. Acr0 says:

    Haaan, ça donne envie ! J’ai par contre un peu peur du format novella : ce n’est pas forcément celui auquel j’accroche le mieux mais en courtes nouvelles, Martin s’en sort bien (rapport à la lecture commune du Cercle d’Atuan de l’épée lige et l’autre-dont-je-ne-me-souviens-plus-du-nom)

    • Lelf says:

      Ça me tente bien de lire des nouvelles de Martin.
      Quant à la novella, c’est juste une nouvelle plus longue.
      Peu importe la longueur, du moment que le récit donne ce qu’il a à donner, que l’auteur n’a pas raccourci ou rallongé pour tenir dans un cadre. C’est en forçant le récit que celui-ci ne marche plus, si on le laisse libre et qu’il finit en novella, c’est que cela devait être ainsi. #instantphilo

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