[Dédicace] Anne Fakhouri et Olivier Paquet à L’Atalante

Cela se passait à la librairie L’Atalante, à Nantes, car si certains ne le savent pas encore, L’Atalante c’est une maison d’édition ET une librairie, et les deux sont à suivre. Deux auteurs étaient invités. Oui, vous avez bien lu : pas 3, pas 4, mais bien 2 auteurs ! De la maison, évidemment, tant qu’à faire.

Anne Fakhouri et Olivier Paquet, auteurs respectivement de Narcogenèse et des Loups de Prague, étaient déjà installés à leur table lorsque je suis arrivée.
Sans doute que le magnifique soleil qui cognait ce jour là n’a pas décidé les gens à venir s’enfermer à la librairie, car à partir du moment où je suis arrivée, peu de monde s’est présenté. Ou alors je les ai fait fuir (mais pourquoi tout ramener à soi, quelle idée, d’autant plus que tout le monde sait bien que tout est de la faute de Lalou).

Une des trois parties de la librairie, celle que l’on voit en entrant, dédiée aux livres de la collection et aux nouveautés. La dédicace a lieu derrière moi, quartier des livres jeunesse (et juste à côté du quartier dédié au cinéma) ; à gauche de cette salle, le reste de la SFFF et le polar.

J’avais déjà rencontré Anne Fakhouri aux Utopiales il y a un an ou deux (mémoire, mémoire où es-tu) et je lui avais fait signer à l’occasion un Clairvoyage pour offrir à une jeune fille. Mais je n’avais rien lu d’elle alors (ciel !). Cette fois-ci je revenais en ayant lu Narcogenèse, roman fantastique bien flippant. Je lui ai donc fait signer et nous avons un peu discuté des perceptions des différents personnages, de mon ressenti de lecture mais aussi de son ressenti à l’écriture. Car écrire un roman aussi intense n’est pas de toute repos, et ça se comprend. La discussion était vraiment très intéressante, mais je ne puis en dire plus car tout n’était que spoilers et détails (et le poisson rouge qui me trotte sous la caboche a déjà fait le tour).
La pauvre s’est faite embobiner par un libraire malhonnête qui lui a donné envie d’acheter de bons bouquins. Ce n’est pas possible ces libraires qui font leur boulot quand même, même les auteurs en sont victimes. Je soutiens de tout cœur Anne dans cette épreuve, étant moi même victime de cet individu malhonnête depuis plus de trois ans (syndrome de Stockholm en plus : on en redemande).
Anne Fakhouri est une personne pleine d’humour et spontanée, vraiment intéressée par les retours du lecteur sur son œuvre (n’hésitez donc surtout pas à lui en faire part). Nous avons également parlé de lecture de manière plus générale et du fait que chaque lecteur faisait une lecture différente du même livre. Et d’ailleurs nous étions trois à discuter (en la comptant) et nous n’étions pas forcément sur la même longueur d’onde sur les personnages de son roman. Échange très enrichissant.

Notez derrière Anne : La Brume des jours, suite du Clairvoyage, son diptyque Grand Prix de l’Imaginaire jeunesse

Et puis Olivier Paquet, jeune auteur avec son second roman Les Loups de Prague. J’étais en train de le lire (le roman, pas l’auteur) à l’heure de la dédicace, venant tout juste de bien rentrer dans le récit après un démarrage difficile (mais intéressant, c’est l’essentiel. Je préfère ça à un roman facile à lire mais inintéressant, personnellement). Je lui ai donc présenté mon exemplaire, très classe avec son marque page from Lyra dedans. J’ai avoué peiner un peu sur le début, mais en fait il le savait déjà, car en recherchant ce qui se disait sur son livre il était tombé… sur mon suivi lecture Livraddict (oui Lily, il savait qu’il avait une future fan en Finlande, grillée). Donc j’ai dû avouer que je lisais entre 1h et 3h du mat’, mais aussi que je venais de « dénouer » ma lecture, qui s’était fluidifiée sur le dernier chapitre lu (depuis je l’ai fini, attendez donc la chronique bande d’impatients).

Avec une autre personne présente, la discussion s’est engagée sur la politique (qui est une des composantes du livre), j’avoue avoir un peu décroché sur cette partie (même si je m’accrochais aux branches, mais j’avoue que la politique française n’est pas mon sujet de discussion favori)(j’avoue beaucoup aujourd’hui, profitez-en, ça ne durera pas). D’autres échanges ont suivi, sur la façon que chaque lecteur a de lire sa propre histoire – avec Anne, si vous suivez –, la perception du livre – format pavé, grand format/poche, prix, etc – par le lecteur, de l’écriture de manière plus générale, des prologues et du début des romans en particulier. Vraiment très très intéressant, une discussion même enthousiasmante, si j’osais le dire. Olivier Paquet est une personne passionnée par des sujets très variés, qui a plein de choses intéressantes à dire à leur propos en plus, tant qu’à faire, et qui – petite anecdote amusante – lorsqu’il commence à discuter d’un sujet qui le captive, voit son côté prof revenir au galop, voix forte et claire, mains qui s’agitent.

Et je crois que je deviens célèbre, car quand on m’a présentée à eux comme Lelf, les deux ont reconnu mon pseudo (Olivier pour mon suivi lecture, Anne pour ma chronique), ce qui surprend sur le coup, crée une légère gêne, fait rougir et bafouiller quelques secondes, mais s’avère plaisant aussi, ne nous voilons pas la face. Vendredi L’Atalante, demain le monde. x)

Et il ne s’agirait pas d’oublier un élément essentiel : on s’est aussi bien fendus la poire à l’occasion.

En résumé : des discussions très intéressantes, de réels échanges, deux auteurs à suivre, un accueil agréable, de très bons souvenirs. Merci à L’Atalante, à Anne et à Olivier pour ce bon moment !