Dreams are my realityyyyy
Ça commence comme une jolie histoire d’amour. Un gars, une fille, deux amis d’enfance qui s’en vont à 16 ans dans la Grande Ville pour que monsieur réalise son rêve de devenir une star de la chanson. Comme monsieur sait se démerder, il commence sérieusement à se faire connaître. Pendant ce temps, mademoiselle emploie tout son temps à ramener des sous à la maison et à le soutenir de toutes les manières possibles. Tout va pour le mieux au pays des arc-en-ciels et des petits poneys.
Le jour arrive où Kyoko décide de rendre visite à son prince au travail en lui apportant un cheeseburger. Alors que tout homme sensé, tel Homer Simpson, aurait senti son approche à l’odeur et l’aurait épousée sur-le-champ, son darling Shô la laisse entendre raconter à sa manager qu’il est bien content d’avoir ramené une cruchasse de sa ville natale qui fait le ménage et la cuisine pendant qu’il se la pète peinard sous les projecteurs.
Autant dire que le ciel lui tombe sur la tête.
Et là, au lieu de pleurer, s’effondrer, d’errer dans la rue sous la pluie et de se jeter sous une voiture pour être miraculeusement sauvée par un bel inconnu, Kyoko pète un plomb et même plusieurs. Cet abruti de Shô n’a qu’à bien se tenir, elle va venir sur son terrain lui mettre une grosse mandale dans la tronche et devenir une star qui le fera pourrir dans l’ombre !
Warrior mode : activate
Tout ça c’est bien beau, mais il va falloir rentrer dans le milieu, convaincre les gens de lui donner sa chance, trouver une formation… d’auditions en jobs de débutante déguisée en poulet, elle va tracer sa route et se chercher, elle qui n’a jamais vécu que pour les autres, et devenir actrice.
Actrice, parce qu’entre-temps, elle a fait la connaissance du meilleur acteur de son agence, qui va déclencher sa vocation malgré leur immédiate antipathie. Plaignez d’ailleurs le pauvre garçon (appelons-le Ren puisque c’est le nom qu’il se donne) qui va lentement mais sûrement tomber amoureux d’elle alors même qu’il se l’interdit. Cherchez pas, il a pris l’option torturé avec le pack beau brun ténébreux. Eh oui, il faut croire qu’on ne peut pas sortir de tous les clichés. Enfin, la miss étant bien trop préoccupée par ses objectifs et violemment allergique à tout sentiment amoureux, Ren est surtout parti pour prendre très cher. Parce que, malgré tout, en lui vouant une haine sans bornes et en poursuivant sa vengeance, Kyoko continue un peu à définir sa vie en fonction de son ex. Ce qui rend les moments où Kyoko et Shô se rencontrent particulièrement savoureux. Kyoko est extraordinaire quand elle est en colère et animée d’intentions meurtrières, au bord de la possession démoniaque.
Listen to my song !
Oui, je sais, oh non pas ça pffff un shôjo manga, une histoire de guimauve avec des couvertures moches à fleurs, ça craint. Halte-là, mauvais esprits ! Je vous parle ici surtout de la quête d’identité et de reconnaissance d’une adolescente pas tout à fait normale. Tout ce qui concerne l’apprentissage du métier de Kyoko, les petits rôles de merde, les tournages, les problèmes que peut rencontrer un acteur, y compris les meilleurs, est très bien rendu. J’avoue, on n’échappe pas aux intrigues secondaires pas toujours pertinentes, ce qui est monnaie courante dans ce genre de manga à épisodes où il est rentable de rallonger la sauce.
Côté dessin, soyons honnêtes, ça n’a rien de transcendant, bonjour les grands cils et les jambes de quinze mètres de long. Les visages sont cependant très expressifs, et les changements de comportement des personnages se répercutent bien dans leur manière d’être dessinés. Dans ce manga où non seulement les personnages évoluent mais jouent des rôles différents, c’est crucial. On n’est pas en reste côté caricatures et personnages déformés non plus, bien utiles et bien employés dans les passages comiques.
Tout ça pour vous dire que malgré les faiblesses que je n’ai pas manqué de mentionner, ce manga est assez original et surprenant. Le passage obligé de la romance est tellement en arrière-plan qu’on finit par oublier de se demander quand est-ce qu’ils vont enfin se sortir le cul des ronces et courir main dans la main dans les champs. Et c’est tant mieux, parce que c’est le reste qui est le plus intéressant : le parcours de Kyoko dans la vie et sur les plateaux.







D’origine, j’aurais pas lu un article qui cause de mangas. Mais puisque Lelf a dit que le fait de publier un article de Grnx lui remontait le moral, je suis venue lire.
Et ca m’a fait rire aussi.
Non pas que je lirai le manga (ca, honnêtement, ca m’étonnerait), mais la chronique est gaie, ca fait du bien. Merci
De rien, c’est un plaisir, et merci de même
Pour ma part je n’ai pas lu le manga, mais j’ai vu l’anime.. et effectivement vu la pêche qu’il a et les situations cocasse, la version anime est à mourir de rire
C’est vrai que l’anime était assez énorme et rendait pas mal l’esprit du manga, dommage qu’il n’y ait eu qu’une saison…
Rhaaa je me referais bien un p’tit épisode du coup !
Mets-moi des mangas de côté pour la prochaine fois où je viens te voir. :p
De la tentation sur mon propre blog… on aura tout vu. xD
As you wish, my master
On me l’a conseillé, plein de fois ^^ Il va falloir que je me laisse tenter, surtout que je ne résiste pas aux petits Shojo !