La Quête d’Espérance t.3 (Johan Heliot)

La Quête d'Espérance t.3 (Johan Heliot)

La Quête d'Espérance

3. L'Archipel Céleste

Auteur : Johan Heliot
Couverture : Manchu
Editeur : L'Atalante (Le Maèdre)
Date de parution : 11/2010
Pages : 157
Prix : 10€

Poursuivis par les pirates de fer, Izaïn et ses compagnons ont fui par la voie des airs, pour le plus grand étonnement de tous. Se laissant guider par Espérance, ils vont découvrir un secret incroyable, lié au passé et au futur du Territoire. Au sol, le temps ne s’est pas suspendu ; un grand conflit se prépare, avec pour enjeu le contrôle du précieux fluide.

Un dernier tome superbe où tout s’éclaire

Enfin. Le Territoire dévoile ses secrets. Son passé, son présent et son futur s’éclairent, tandis qu’Izaïn récupère son identité. Les révélations sont formidables et même si un infime fragment de la réponse a pu être deviné, la majeure partie surprend agréablement et entraîne dans un nouveau tournant de l’aventure. Le lecteur en prend plein les yeux dans ce tome et reste émerveillé tout le long devant les images créées par Johan Heliot. Ce dernier volume donne tout son sens aux tomes précédents mais ajoute aussi une touche supplémentaire de charme. Décidément, La Quête d’Espérance est une série admirablement bien construite.

Un monde qui continue de dévoiler des surprises et de se renouveler

L’univers connu s’agrandit avec ce changement de décor inédit. Après deux tomes il est encore possible d’éprouver étonnement et dépaysement devant les paysages et les personnages qui les habitent. L’Archipel céleste offre de nouvelles perspectives concernant notamment certains personnages. Les Pirates de fer qui avaient commencé à se dévoiler au tome précédent, laissent tomber complètement le masque de façon inattendue et soulevant de nouvelles épreuves pour les héros. Des personnages auparavant antipathiques ou faciles à cataloguer dans la catégorie « méchant » révèlent des facettes attachantes et cette absence de point de vue tranché sur ces individus contribue à la densité et la crédibilité de l’histoire.

Un récit toujours aussi profond

Le récit se déroule sur deux plans : la guerre au sol d’une part et les investigations d’Izaïn et ses compagnons d’autre part. La construction minutieuse de Johan Heliot amène toutes les voies empruntées à se rejoindre en un superbe final. Encore une fois l’auteur n’hésite pas à chahuter ses personnages, ce qui provoque toute une palette de sentiments entre amitié, peine ou colère en fonction de la situation ; et l’absence de dualité « bien/mal » dans la plupart des cas complexifie le rapport affectif et le rend d’autant plus profond. Rudesse et beauté se côtoient et d’autre oppositions sont notables, qui enrichissent les évènements et leur contexte. Le lecteur est transporté sur le Territoire, au milieu de ses habitants et vit l’aventure à leurs côtés, entraîné par la plume fluide et l’imagination débordante de Johan Heliot.

Encore plus captivant que les volumes précédents, ce roman offre de beaux moments de spectacle et d’émotion, jusque dans les toutes dernières pages, où il devient difficile de dire au revoir après tant de rebondissements. La Quête d’Espérance est une splendide trilogie, loin de se limiter à la jeunesse, à ne surtout pas manquer.