Jane Yellowrock, Tueuse de Vampires (Faith Hunter)

[livre image= »http://www.imaginelf.com/wp-content/uploads/2010/10/jane_yellowrock_1.jpg » titre= »Jane Yellowrock » soustitre= »Tome 1 : Tueuse de Vampires » auteur= »Faith Hunter » couverture= »Chris McGrath » editeur= »Eclipse – Bit-Lit » dl= »2010″ pages= »416″ prix= »18 € » note= »6″/]

Jane Yellowrock est une Cherokee tueuse de vampire. Sa particularité ? elle vit en symbiose avec une « bête » intérieure et peut adopter la forme d’animaux. Un jour elle est recruté pour un contrat peu habituel : une vampire de la Nouvelle Orléans lui demande de chasser un vampire paria qui s’attaque à ses semblables… Elle devra traquer sa proie tout en prenant garde à ne pas vexer les vampires qui sont somme toute assez protecteurs de leurs secrets.

un univers riche et intrigant

Ce premier volume attire le lecteur dans une chasse des plus intéressantes, dans une Nouvelle Orléans des plus passionnante. L’auteur connaît très bien cette région, et le fait ressentir au lecteur. Faith Hunter propose dans son bestiaire un mélange plutôt réussi entre des vampires –tels qu’on est habitué à en voir un peu partout dans la littérature actuelle– avec la magie, les croyances et les mythes Cherokee (et certainement plus à venir).
L’enquête est bien menée, croisement entre une enquête traditionnelle et une traque menée par « la bête ». Cela donne quelque chose d’intrigant, agrémenté d’un suspense assez fort, qui n’est pas forcement très bien maîtrisé. En effet, l’auteur se sent obligé de souligner l’impact de la révélation, ou la stupidité du lecteur de ne pas l’avoir vu avant. Dommage, surtout ces remarques sont globalement inutiles.

de bons personnages, mais un peu inégaux

Le personnage de Jane Yellowrock est bien construit, sympathique et attachant, il entraînera sans difficulté le lecteur dans le récit. Les échanges qu’elle peut avoir avec sa « bête » intérieure sont bien écrit, un style très brutal, comme la bête, qui rendent bien, et sont mêlés d’une touche d’humour qui prête à sourire plus d’une fois. Ce personnage à l’histoire complexe, même si pas exempte de clichés (jeune femme partiellement amnésique pour ne citer que celui là…) a beaucoup à dévoiler dans ce tome ainsi que dans ceux qui suivront.
Les autres protagonistes sont plutôt intéressants, notamment les vampires, mais certains sont trop simples, pas assez détaillés ou trop semblable les uns aux autres. Pourquoi les hommes de confiance sont-ils forcement de grosses brutes, avec le physique de grosses brutes mais sensibles à l’intérieur ? Au final, ces personnages se confondent un peu. Dommage, surtout que certains reviennent régulièrement dans le récit. Nous nous retrouvons donc avec des personnages un peu déséquilibrés les uns par rapport aux autres, sans détails sur des personnages récurrents, ou avec masse de détails sur des personnages anecdotiques.

un style fluide et descriptif

L’auteur a un style direct assez fluide (narration intérieure) qui permet de faire défiler les pages à toute vitesse. La présence de nombreuses descriptions est intéressante, l’auteur arrivant à faire sentir l’odeur régnant dans les rues de la Nouvelle Orléans, plongeant le lecteur un peu plus encore dans cette ville. Cependant, ces descriptions sont parfois perturbantes, car elles ne servent pas totalement le récit. Manger du porridge c’est bien, donner la recette et les conseils de préparation… un peu moins ! Mais bon, ces descriptions abusives restent très limitées et ne sont pas omniprésentes dans le livre. Le dernier défaut à souligner vis-à-vis des descriptions (pour les plus pointilleux) est la volonté de se crédibiliser avec un vocabulaire pointu parfaitement inutile qui mène parfois à des contradictions entre vocabulaire et personnage.
Globalement l’écriture est tout de même bonne, et l’on peut supposer que l’auteur à besoin de prendre ses marques sur cette série. A voir avec la suite !

une histoire sympathique qui se lit facilement

Si l’on ressort de ce roman en ressentant quelques inégalités sur différents points, on se rend vite compte qu’elles ne font au pire que gêner et ne frustrent pas le lecteur. Celui-ci retiendra une histoire sympathique qui se lit très facilement, dans un milieu riche et très intéressant. Et une envie dévorante d’en savoir plus sur l’histoire de Jane, de Molly et d’autres personnes, de se pencher sur le tome suivant, à paraître chez Eclipse.

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