Rebecca, six ans et demi, est souvent malade. Un jour, elle attrape Ernest, un gentil microbe qui devient son meilleur copain. Cette fois, la petite et sa grande sœur Coralie sont envoyées en vacances chez leurs grands-parents, en pleine campagne, pour profiter de l’air pur. Pépé Bestiole semble connaître Ernest, qui lui se fait la belle pendant que les enfants apprennent à apprivoiser leur nouvel environnement.
Après deux épisode où le récit se concentrait sur la relation entre la fillette et son microbe favori, ce troisième tome se centre plus sur le fait de savoir profiter de la vie et savoir apprécier ce qui nous entoure, la famille en premier. Avec Pépé Bestiole, Rebecca découvre que la campagne ce n’est pas seulement l’absence d’un père, un lit qui gratte et un microbe qui part en vadrouille. Pépé lui montre les rivières, les fleurs, lui apprend les plantes et la forêt, l’emmène au marché acheter du poisson frais et rencontrer ses copains bizarres au troquet. Coralie, pendue à un téléphone sans réseau, doit faire face à ses sentiments pour son petit et ami, mais aussi pour sa petite sœur, qu’elle taquine souvent.
Pour Rebecca, c’est une véritable émancipation. Elle apprend sur la vie à la campagne, mais, à parler avec son grand-père, elle apprend aussi sur les relations humaines. En effet, toujours triste que ses parents se séparent, il lui arrive quelques instants de nostalgie que Pépé balaie avec ses mots justes. D’un autre côté, elle apprend à se surpasser en tentant de se faire des amis, ce qui donne lieu à des scènes très drôles. Sa franchise et sa naïveté, sa méconnaissance des choses parfois simples du quotidien, sont touchantes, souvent drôle, s’évertuant à rendre la petite héroïne attachante au point de ne plus avoir envie de la quitter.
Le dessin semble avoir très légèrement évolué par rapport aux précédents tomes, mais Rebecca présente toujours la même bouille, sur sa tête trop grande pour son petit corps, ses émotions transparaissant sans soucis, faisant fondre les cœurs les plus durs lorsque les larmes perlent au coin de ses yeux et embarquant le lecteur dans ses nombreuses malices. Ce graphisme très expressif accompagné de tons vifs et colorés renforce la beauté de l’univers de l’enfant et donne un charme tout particulier à la série.
Il y a comme d’habitude beaucoup de tendresse et d’amour dans ce volume, qui est très touchant et prend le lecteur aux tripes, dans une ambiance toujours chaleureuse, à l’image de la vie : pas toujours rose, mais bien plus belle si on décide de la regarder du bon œil. Ernest & Rebecca est une série très complexe, loin d’une caricature, loin de faire de l’humour pour le plaisir de faire rire. Rebecca est un petit modèle de l’enfant d’aujourd’hui, peut être en version très intrépide, enfant terrible montée sur piles, mais surtout à la fois maîtresse d’un univers merveilleux aux frontières du conte de fées et passablement perdue dans un monde qu’elle ne comprend pas. Bref, Rebecca apprend à grandir et donne parfois quelques leçons aux plus âgés.
En lisant Ernest et Rebecca on sourit beaucoup, on rit un peu et surtout on s’attache à ce petit bout d’chou plein d’énergie qui vit pleinement et a parfois du mal à comprendre le monde des grands.





J’ai feuilleté le premier tome à la librairie. Et j’avais bien aimé. Je pense que je vais l’acheter XD
Je recommande, c’est vraiment super ^.^
Je l’ai lu par épisodes dans Spirou Magazine
Très sympa !
[...] cette pépite d’humour, de poésie et de bonne humeur.Dans le top BD on retrouvera aussi :Ernest et Rebecca t.3 de Bianco et Dalena (Le Lombard), cette série jeunesse pleine de profondeur et [...]