Rue des Livres 2010 : bilan

Ça y est, Rue des Livres est passé. Ce petit festival est décidément bien sympathique. Décor extérieur décalé, expositions, espace enfant, ventes de livres et dédicaces, il y en avait encore une fois pour tous les goûts et tous les publics. A l’honneur surtout : polar, jeunesse, BD et imaginaire. Selon nos affinités et après avoir fait un rapide tour sous la tente polar et la tente médiathèque/espace enfant, nous avons passé toute la journée dans la tente jeunesse/BD/imaginaire. Que de richesses sur ces quelques tables et que de rencontres intéressantes.


La foule est arrivée en milieu d’après-midi et a envahi toutes les tentes, donnant parfois bien du travail aux auteurs, dont certains se sont retrouvés avec un véritable fan club. Néanmoins, tous restaient très disponibles, tant au niveau concret que par leur gentillesse. L’ambiance était donc à la détente et à l’amusement, voire carrément à la déconnade sur certains stand (nous ne citerons pas celui de la librairie Critic… ah, trop tard !).

Hop, passons aux rencontre, qui ont rempli une bonne partie de la journée.
Les blogueuses d’abord. Sachant pertinemment que j’allais rester scotchée au stand Critic, je ne m’étais pas inscrite pour la rencontre de blogueurs qui devait avoir lieu sur place. Avec le recul, sans doute aurais-je dû. Heureusement, j’ai quand même pu croiser rapidement Hilde et Majanissa (la seconde est celle qui m’a incitée à découvrir Les Vestiges de l’Aube de David Khara dont on reparlera plus bas). Première rencontre de visu avec des lectrices, fort sympathique malgré sa dimension « express ».

Côté BD, rencontre avec Alain Brion, illustrateur et dessinateur de Gilgamesh (Soleil). Nous avons parlé un moment de critiques sur sa BD, de sa façon de travailler, d’Elantris (roman dont il a réalisé les couvertures de le version française. Cet auteur a un bon recul sur ce qu’il fait, il sait se remettre en question et respecte touts les avis de lecteurs. Un homme très gentil et une belle dédicace.
Rue des Livres marque aussi ma rencontre avec Nathalie Le Gendre, auteure jeunesse rencontrée sur Facebook au moment où une polémique entourait sont dernier livre Les Orphelins de Naja. Nathalie est une femme très ouverte, fort sympathique et à la personnalité bien trempée. J’ai enfin pu discuter avec elle de vive voix de son livre et du Prix Ado pour lequel il est sélectionné et je suis repartie avec un autre de ses romans : Mosa Wosa (Mango – Autres Mondes, Grand Prix de l’Imaginaire 2005), roman ayant pour héros de jeunes indiens. J’ai hâte de découvrir son travail d’écrivain.

Passage dans la cour des grands chez Critic avec David S. Khara, Justine Niogret, Jean Millemann, Lionel Davoust et Thomas Geha/Xavier Dollo.


David S. Khara, Jean Millemann, Justine Niogret, Thomas Geha, Lionel Davoust

C’est à chaque fois avec un grand plaisir que je retrouve Jean Millemann, dont j’admire la philosophie de vie (qui devrait m’inspirer un peu plus) et la simplicité. Je n’ai rien lu de lui depuis des mois, aussi je suis ravie d’avoir pris Flammagories, cette anthologie inspirée du travail du compositeur Nicholas Lens. J’aurais aimé avoir l’honneur de goûter à son jus de pomme, la prochaine fois je préviendrai à l’avance de ma venue. ^^

Comme j’avais déjà Le Sabre de Sang de Thomas Geha (et joliment dédicacé qui plus est), je lui ai fait signer sa nouvelle de Flammagories (une pierre, deux coups, héhé). Toujours un plaisir de le voir aussi, ce joyeux drille, qui aurait pu mettre de l’ambiance à lui tout seul sur le stand. Et petit instant pub : Xavier est à l’origine d’une nouvelle maison d’édition, Ad Astra, dont les premiers ouvrages devraient paraître dans l’année.

Dernière retrouvailles et pas des moindres, avec Lionel Davoust. Les occasions de le voir sont trop rares, alors autant dire que quand elles ont lieu, j’essaye d’en profiter. Et comment mieux fêter ça que d’acheter son premier roman en avant-première et de lui faire signer sa nouvelle sur Flammagories ? J’ai hâte de découvrir son travail sur un format différent de la nouvelle, cette Volonté du Dragon est bien appétissante. En toute objectivité, ce type écrit bigrement bien et peut faire de très bonnes choses. Suite au prochain épisode dans la chronique, après lecture. 😉

Dur, si l’on s’intéresse à la fantasy, d’être passé à côté de Justine Niogret. Son premier roman, Chien du Heaume, fait l’unanimité sur internet (et ailleurs) et j’avais envie de le découvrir depuis plusieurs mois, car le style et l’univers avaient l’air originaux. Une petite incitation par un membre de Psychovision suivie de la présence de l’auteure en festival… impossible de résister. Surtout que la discussion avec Justine s’est révélée passionnante, autour de son approche de travail, ses intérêts, ses projets. Nous avons également discuté avec elle et David Kahra des critiques littéraires, des blogs de lecteurs et de l’approche de la chronique littéraire de manière générale. Vision d’auteur et vision de chroniqueuse, l’échange a été des plus intéressants.

David S. Khara donc, dont j’ai entendu le nom pour la première fois grâce à Lionel, qui m’avait mentionné qu’après un premier roman chez Rivière Blanche David sortirait son second roman chez Critic à la fin de l’année. Le premier roman est sorti, il s’appelle donc Les Vestiges de l’Aube et c’est une histoire de vampire qui change de tout ce dont on nous bombarde en ce moment. Encore une fois la discussion a été très riche et plaisante. David a vu un véritable fan club passer au cours de la journée et sa pile de livres a bien diminué. Pour un premier salon, ce fut une belle réussite.

Bilan de la journée : plein de lectures, des retrouvailles, des rencontres, des discussions, des fous-rires, de la philosophie, des bonbons, de la bière (pour eux). Un excellent festival !