The Graveyard Book (Neil Gaiman)

The Graveyard Book (Neil Gaiman)

L'Etrange vie de Nobody Owens

The Graveyard Book

Auteur : Neil Gaiman
Editeur : Harper Collins
Date de parution : 09/2010
Pages : 320
Prix : 19$

 

Il fut recueilli un soir, encore nourrisson, alors qu’il était poursuivi par the man Jack, qui venait de massacrer toute sa famille. Le libre accès au cimetière lui fut donné, ainsi qu’un nom : Nobody. De ses fantômes de parents adoptifs, il prit le nom d’Owens. Un mystérieux parrain, nommé Silas, lui fut donné. Ainsi grandit l’enfant, au milieu des spectres et protégé par les grilles du cimetière, sans se rendre compte de l’étrangeté de sa condition.

 

Un héros chenapan

La quasi-totalité du récit se passe dans le cimetière et où le garçon grandit. Le début le voit bébé, sachant tout juste marcher, mais rapidement Nobody fait preuve de curiosité, d’esprit d’aventure ainsi que d’une grande intelligence. Sa personnalité est très crédible, son caractère très bien décrit, du garnement boudeur au casse-cou, en passant par le garçon attentif et bien élevé. Nobody fait toujours de nouvelles découvertes, qu’il s’agisse d’un nouveau lieu dans le cimetière, d’un habitant encore non rencontré ou d’un visiteur. Chaque événement donne lieu à une leçon de vie pour celui dont elle ne fait que commencer.

 

Une aventure magique

Des goules, une perceptrice revêche aux étranges capacités, un parrain fuyant, des parents fantômes, des tombes millénaires, une danse, un meurtrier… l’histoire ne manque ni de rebondissements, ni de personnages secondaires hauts en couleur. Et surtout, il y a le jeune Bod, protégé par le cimetière et bénéficiant de talents enviables, comme celui d’être invisible aux yeux des mortels tant que l’attention ne se porte pas sur lui, ou celui de traverser les pierres tombales comme les spectres. Les ingrédients sont captivants et la recette est bonne, mettant rapidement en appétit et ne rassasiant jamais. Le lecteur découvre l’impossible et le merveilleux avec l’enfant et lorsque le danger pointe son nez, il tremble pour la sécurité de ce petit être, plus effrayé que lui parfois, en un réflexe protecteur.

 

Un conte sur la vie

Le contexte est original, les aventures effrayantes et fantastiques à la fois. Mais The Graveyard Book c’est avant tout une ode à l’enfance, à la liberté et la vulnérabilité de ces âges innocents, un conte en huis clos. Neil Gaiman entraîne le lecteur dans un environnement fabuleux, avec son style bien à lui : efficace et poétique à la fois. Les illustrations en noir et blanc de Dave McKean ponctuent discrètement le récit et ne sont pas dénuées de charme. Cependant, l’univers magique inventé pour ce livre est très riche et au final assez peu développé face aux possibilités que l’auteur a lui même créées. Certaines questions quant aux rebondissements « périphériques » restent en suspens et laissent espérer une suite.

Malgré tout, en gardant à l’esprit que le cœur du récit est centré sur Nobody, ces manques deviennent secondaires et il est impossible de ne pas se prendre d’affection pour le petit garçon ou de s’attacher à lui au fil des ans et des pages. A tel point que la fin, poignante, laisse au lecteur une boule dans le gorge, entre tristesse et joie. Encore une belle tranche d’émotion dans les pages d’un Neil Gaiman toujours en forme.

13 réflexions au sujet de « The Graveyard Book (Neil Gaiman) »

  1. Rouh ! ^^ je vais le lire c’est certain ! 🙂 merci beaucoup pour cette critique, ça doit être vraiment sympa de lire un Gaiman en VO en tout cas, il faudrait que je tente un jour ! (^-^)

    • De rien pour la critique.
      Si tu veux tester Gaiman en VO c’est un bon moyen de commencer avec un jeunesse comme celui là ou Coraline 😉

  2. j’ai été un peu déçue en le lisant.
    ça reste un bon moment (le chapitre sur les goules est vraiment excellent je trouve) mais il manque un je ne sais quoi pour rendre le bouquin vraiment captivant…

    Un bon Gaiman même si ce n’est pas mon préféré.

    • Je suis d’accord, pour moi il manque un petit approfondissement. Mais c’est aussi assez typique des contes, du coup pour moi c’est passé 😉

  3. Superbe commentaire, merci ! Ce livre est déjà inscrit dans ma LAL mais alors là j’ai encore plus envie de le lire. Il risque fort d’être le prochain sur ma table de nuit 🙂

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