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Macmillan : les disparus d’Amazon.com


Edit du 01/02 : Amazon capitule (cf. bas de l’article)


Vendredi dernier en fin d’après-midi, les internautes américains auront eu la surprise de voir disparaître les livres Macmillan d’Amazon.com. Macmillan est un grand groupe éditorial qui possède notamment le label Tor Books, spécialiste de fantasy et science-fiction. Bien qu’encore disponibles par les vendeurs tiers, les livres ne sont plus accessibles par Amazon lui même.


La raison de ce retrait ? Un conflit concernant le prix des livres numériques, jusqu’alors proposés à 10$ pour les nouveautés. Macmillan souhaite en effet adapter son prix, ce qui passerait par une augmentation à 13-15$ pour les nouveautés selon les livres et des prix pouvant baisser jusqu’à 6$ au fil du temps, pour les livres anciens. Amazon a refusé cette proposition de l’éditeur et a réagi violemment en retirant purement et simplement les livres (papiers et numériques) de ses propositions de vente.


Dans un communiqué à ses auteurs, John Sargent, CEO de Macmillan, explique les raisons qui poussent l’éditeur à vouloir changer sa politique éditoriale vis à vis du Kindle. Sont évoqués notamment l’équilibre entre marge et prix au consommateur, ainsi que la nécessité d’établir un système concurrentiel. S’ajoute à cela le fait qu’Amazon serait aussi gagnant, vu qu’il ponctue un pourcentage sur le prix de vente (30% actuellement).


Cet événement pose de nombreuses questions et montre bien que l’offre littéraire numérique est encore en plein balbutiement et doit trouver son organisation. D’autant plus dans un contexte d’ouverture à la concurrence, Apple arrivant à point nommé avec son iPad et des contrats plus libres pour les éditeurs. L’éditeur doit-il et peut-il rester libre de sa politique éditoriale ? La réponse naturelle serait « oui ». Savoir si 15$ est trop cher pour un livre numérique ? A chacun de répondre selon sa volonté à dépenser pour un tel média. L’équilibre est encore loin d’être trouvé entre les vendeurs de support et les vendeurs de contenu.


Espérons néanmoins que le conflit Amazon/Macmillan trouve une résolution heureuse pour les lecteurs, qui sont également pénalisés dans cette affaire.


NB : L’auteur John Scalzi (Le Vieil homme et la guerre) partage son sentiment face à l’affaire dans plusieurs articles sur son blog.


Edit 01/02 : Amazon a finalement capitulé et remis les titres Macmillan en vente. Sa raison : l’éditeur a le “monopole” de ses titres. Encore heureux ! Cette réaction disproportionnée de la part d’Amazon et son manque de communication (contrairement au CEO de Macmillan) a de quoi refroidir.  Espérons que ce genre de conflit ne devienne pas monnaie courante, les plus pénalisés dans l’histoire étant les auteurs et leurs lecteurs.

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2 Responses to “Macmillan : les disparus d’Amazon.com”

  1. Je suis fermement convaincu pour ma part que dépasser les 10$ pour un livre électronique, c’est trop cher. L’éditeur n’y trouve peut-être pas sa rentabilité à cette échelle, mais c’est ça ou bien s’exposer au piratage de masse. A mon avis, tout le monde joue un jeu très dangereux dans cette affaire. (Je m’en suis fait l’écho ici aussi : http://lioneldavoust.com/2010/02/et-jentends-le-navire-faire-glou/ )

    • Lelf says:

      Oui, je suis d’accord et c’est ma conclusion : l’équilibre n’est pas encore trouvé.

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