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Utopiales (4) : Littérature

Il y a trop à dire sur cette partie là de l’événement pour en faire un résumé exhaustif. Les conférences ont été nombreuses, les ouvrages variés, les étrangers se mêlant aux français. Les remises de prix ont ponctué le vendredi et le samedi soirs.

Le Prix Julia Verlanger a été remis à Michael Flynn pour Eifelheim.

Les Grands Prix de l’imaginaire ont été décerné :

  • Roman francophone : Le Déchronologue de Stéphane Beauverger
  • Roman étranger : Roi du matin, reine du jour de Ian McDonald
  • Nouvelle francophone : Le diapason des mots et des misères (recueil) de Jérôme Noirez chez Griffe d’encre
  • Nouvelle étrangère : Des choses fragiles (recueil) de Neil Gaiman
  • Roman jeunesse : Le clairvoyage et La brume des jours de Anne Fakhouri chez L’Atalante
  • Prix Jacques Chambon de la traduction : Gilles Goullet pour Vision aveugle de Peter Watts
  • Prix Wojtek Siudmak du graphisme : Beb Deum pour FaceBox chez Delcourt
  • Essai : Echos de Cimmérie. Hommage à Robert Ervin Howard, sous la direction de Fabrice Tortey
  • Prix spécial : Le lac aux Vélies de Nosfell et Ludovic Debeurme chez Futuropolis
  • Prix européen : La Maison d’Ailleurs, musée de la science-fiction, de l’utopie et des voyages extraordinaires, située à Yverdon Suisse

Le Prix Européen Utopiales/Pays de la Loire a été remis à Stéphane Beauverger pour Le Déchronologue

Le Prix du concours de nouvelles a été remis à Apolline Bremiere pour la catégorie collège et Antoine Le Peuvedic pour la catégorie lycée.

En dehors des prix il reste à noter les succès incontestables de James Gurney et des frères Bogdanoff dont la longueur de file d’attente en dédicace contrastait tristement avec celles de leurs confrères, de grands auteurs restant sans public à leur table. De quoi se demander si le système des dédicaces ne nécessiterait pas une légère refonte.

Il ne reste plus qu’à parler des rencontres et retrouvailles. Malheureusement elles ont été peu nombreuses cette année. J’ai pu croiser Jean Millemann brièvement, ce qui fait toujours plaisir, revoir Lionel Davoust, ce qui n’arrive plus très souvent. Côté rencontre, la découverte de Sylvie Lainé a été assez notable, car sa nouvelle « les yeux d’Elsa » nous a donné un terrain de discussion, alors même que je ne l’avais pas lue. Du coup je suis repartie avec le recueil publié par ActuSF dans lequel se trouve cette nouvelle.

La véritable rencontre, ce fut celle avec Xavier Dollo (ou Thomas Geha, pour son nom de plume), dont le roman « La sabre de sang » sortait le week end des Utopiales. A noter qu’il s’agit du premier roman publié par les Editions Critic. Bref, Xavier donc, que je ne connaissais que par Facebook (magie du net) et avec qui j’ai enfin pu échanger quelques mots.

Au final, malgré quelques instants sympathiques, la 10è édition fut pauvre en rencontres et retrouvailles. Autant il y a deux ans je m’étais sentie dans mon élément, que cette fois j’avais l’impression d’être un peu bêta et de découvrir cet univers pour la première fois, sans réellement le comprendre. Sans doute mon état personnel n’était pas le plus propice non plus, mais il reste une légère frustration tout de même.

Heureusement, il reste les achats, qui furent nombreux, entre de nouvelles anthologies et quelques romans.

Les Utopiales 2009 ont quand même été fortement intéressantes, par la variété des expositions, des rencontres (les assistées par conférences notamment) et des débats. Peut être que sortir d’un cadre un peu trop carré permettrait plus d’ambiance festive parmi les visiteurs et favoriserait les rencontres, mais l’édition 2010 devrait déjà nous réserver quelques surprises, laissons la se dévoiler en son temps.

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