Les rencontre sont toujours des moments assez forts, mais les retrouvailles avec des gens connus apportent aussi leur lot d’émotion. Voilà qui conclura de belle façon ce 29è Quai des Bulles.
L’année dernière j’avais profité de Quai des Bulles pour enfin acheter Guerrero t.1 de Marazano et Legendre, coup de coeur sur BDGest et dont le graphisme est absolument fabuleux. Sans compter que le scénario se déroule aux temps de la conquête espagnole et des Aztèques, période que j’affectionne beaucoup. Ben ça tombe bien, le tome 2 était en avant première cette année et Camille Legendre était à nouveau là. La date de sortie avait été repoussée alors que j’attendais avec impatience la conclusion de ce superbe récit. En plus, j’avais pu apercevoir quelques images sur le blog de Carabas et je bavais déjà comme un pitbull enragé. J’ai pu donner mon avis enthousiaste à l’auteur sur son travail (et celui de son scénariste, hein, ne l’oublions pas), ce qui, je crois, m’a autant fait plaisir qu’à lui.
C’est simple, quand je regarde ma BD, je me dis : « c’est trop beau, c’est trop beau, c’est trop beau… » en ouvrant de grands yeux brillants et la bave aux lèvres (classe, distingué, tout moi quoi). Maintenant, faut retrouver un semblant de neurones et lire.
(Image extraite du tome 2, disponible sur le site de Carabas et Camille en dédicace)
Nous avions croisé Baron Brumaire à Story BD lors d’une séance de dédicace et j’avais trouvé le personnage très gentil. Sa nouvelle BD, Coucou tristesse !, recueil de scènes en une page où règne un humour assez noir et pessimiste, m’avait plu à feuilleter. Du coup, nous avons profité de sa présence pour faire un brin de causette autour d’une dédicace. Moins confortable qu’en librairie, mais toujours sympa.
Partout où nous allons, nous ne manquons pas de saluer la bande de Vraoum !, Wandrille en tête mais sans oublier Benoît Preteseille qui comptait nos passages devant le stand. Ce qui est bien avec eux, c’est qu’on peut déconner à mort, mais se trouver aussi l’instant d’après à parler très sérieusement et avec passion d’une de leurs oeuvres. Drôles et passionnés, que demande le peuple ? Avec Benoît j’ai parlé de Le jour du musée, un collectif rassemblant quatre auteurs ayant participé aux 24h de la BD d’Angoulême en janvier. Le thème lui tenait à coeur et il a parsemé l’ouvrage final de quelques commentaires, véritable visite guidée. Avec Wandrille, nous avons parlé de Un crayon dans le coeur de Laurel ; après de multiples péripéties qui ont bien failli coûter la parution, il était content du bon retour des libraires de Story (oui, j’ai vendu la mèche, mais fallait pas me le conseiller hein). Et puis nous avons parlé de Au rallye, une tranche de vies autour d’un bar et qui m’appelait en douce depuis sa sortie (le livre, pas le bar).
Et puis en plus leur stand, il a la classe, c’est tout.
(Là, des bouquins de Wandrille et une gravure réalisée pour Les pages noires)(La photo du stand est dans le premier article, ha ha)
La bonne humeur incarnée, c’est Tony Sandoval. Toujours sourire, même épuisé, toujours partant pour une discussion, un petit coup à boire ou une petite fête, il redonnerait la gaité à un croque-mort. En plus il dessine super bien et ses récits ne sont pas en reste. Il est très impliqué dans tout ce qu’il fait et fait toujours preuve d’une grande gentillesse. Moi, c’est bien simple : je l’adore. Rien à ajouter monsieur le juge.
(Et en plus il a l’esprit de partage)
Oh joie, cette année j’ai pu enfin toucher quelques mots avec Etienne Davodeau. C’est une personne très ouverte mais également très demandée et en dédicaces c’est toujours un peu juste pour discuter. Du coup en le croisant à la cérémonie de remise des prix j’en ai profité pour le féliciter et lui dire tout le bien que je pense de ses Mauvaises Gens (j’allais pas non plus m’étendre sur toute sa carrière).
C’est avec une grande joie que j’ai également pu revoir Christophe Chabouté et lui parler de façon plus approfondie que l’année dernière. Ce fut un moment très intéressant et assez fort en ce qui me concerne, j’espère que de son côté il aura apprécié
Et puis les coupaings pour la fin, parce que quand même… Staff de Quai des Bulles et bande des Ensembles Contraires, j’ai nommé Pépito, Eric T., Nicoby et l’inégalable Kris. Si on croise Kris assez souvent (je suis sure qu’il projette un corps astral ou qu’il arrive à se dédoubler par un moyen quelconque pour être autant partout à la fois), autant les autres c’est pas gagné. Mais St Malo c’est l’endroit parfait pour les trouver tous. Ce sont tous des gens simples, formidables, qui mettent du baume au cœur, sont intéressants au possible, souvent drôles (enfin il essayent, hin hin), impliqués et engagés. Enfin bref, je les aime beaucoup. D’autant que l’histoire de Kris et Eric m’a profondément touchée (salauds, m’avez fait pleuré au moins deux fois) et que Nico a fait un travail de mise en image absolument superbe, en restant très pudique face à la force du récit tout en le portant comme il faut. Et j’aime toutes mes dédicaces, mais ma plus belle maintenant c’est celle des Ensembles Contraires t.2, voilà. Pour le dessin et les petits mots. Puis Pépito je l’aime toujours bien, alors même qu’il m’a forcée à passer devant un appareil photo, c’est dire. A eux tous je dis merci la main sur le coeur et j’envoie plein de bisous. Continuez comme ça, tous autant que vous êtes.
(Couverture des Ensembles Contraires t.2 (Kris, Nicoby, Eric T.) et Extrait du Bar de la marée de Pépito)
Tout cela prouve encore une fois que Quai des Bulles, plus qu’un festival, c’est avant tout une aventure humaine. Un grand merci à l’organisation pour son fabuleux travail. A l’année prochaine, sans faute.
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