L’avantage avec Quai des Bulles, c’est qu’il est doublement agréable de s’y rendre. D’une part le festival et les gens sont très sympathiques, mais en plus la ville, le cadre (et la météo parfois) le sont également.
La pluie aura épargné les visiteurs du mieux qu’elle a pu, se contentant, après une matinée ensoleillée, de quelques gouttes vendredi après-midi (avant une franche averse dans la soirée). La grisaille aura fait un peu plus de résistance le samedi, avant de laisser la place au grand soleil le dimanche. Une évolution dans le bon sens en somme.
Le vendredi aura été assez calme côté fréquentation, pas au point de devenir inquiétant mais assez tout de même pour qu’il soit facile de l’observer au premier coup d’œil. Tant mieux pour nous, pauvres touristes, qui avons pu déambuler dans les allées en toute tranquillité. Évidemment, certains points chauds restaient à éviter (toujours les mêmes) : stand Soleil et Glénat en tête de liste.
Les deux jours suivant en revanche se sont levé sous le signe de la foule (et de la chaleur samedi). Le dimanche après-midi, des dizaines de personnes faisaient encore la queue pour acheter le précieux billet d’entrée.
La haute fréquentation a donné lieu à quelques désagréments, entre de légers malaises dûs à la chaleur et un bouchon à l’exposition des 40 ans de Glénat engendrant quelques frustrations. Pas de quoi fouetter un chat (ils sont trop mignons d’abord) ni se gâcher le week end.
Vendredi calme chez Ankama, Samedi foule chez Delcourt (Chloé Cruchaudet au premier plan, Valp derrière elle)
Un des très bons points de Quai des bulles est sa dimension familiale. Les enfants étaient légion non seulement le vendredi (jour des scolaires), mais également le reste du week end, qu’ils soient accompagnés de papa/maman (bédéphiles ou non) ou de papy/mamie (qui eux aussi s’émerveillaient devant toutes ces jolies formes et couleurs). Certains stands et auteurs ont été particulièrement pris d’assaut, comme Sobral (Les Légendaires), Kokor et Dauvillier (Petite Souris, Grosse bêtise – qui possédait son petit coin expo au Palais) et également Milan et leur Ticayou (Priscille Mahieu et Eric Le Brun)(à tel point que j’ai pas pu avoir ma propre dédicace, je boude… moi aussi j’adore Ticayou).
Cette jeunesse ambiante contribuait grandement au climat général. Je pense que les auteurs auront apprécié, certaines conversations en dédicace avec ces petites bouilles pouvant parfois atteindre des sommets d’hilarité. Un bon bilan pour la BD jeunesse qui a encore une fois révélé quelques petites perles et laisse très optimiste quant à son évolution future.
La petite souris (Editions de la Gouttière) et Ticayou (Milan), deux stars jeunesse
Il n’y en a pas eu que pour les petits pendant ce week end et à voir les files d’attente chez tous les éditeurs ce ne sera pas trop s’avancer que de parler de « succès ». Les distributions de tickets auront même été civilisées dans l’ensemble, c’est dire. Je ne pourrai pas m’étendre sur l’ambiance générale chez les gros éditeurs, n’y ayant pas mis les pieds du week end. Enfin… si. Futuropolis attire de plus en plus de gens et a dû distribuer des tickets pour presque la totalité des séances de dédicaces et des auteurs. Impressionnant. Preuve que la qualité de leurs livres séduit chaque année plus de lecteurs. Les personnes autour de nous dans la file d’attente pour les tickets parlaient de la valeur des récits et de la qualité graphique des œuvres, confirmant la qualité du public également (qui a priori ne venait pas « que » pour la dédicace, sans avoir lu les bouquins…).
Bref, revenons à nos moutons, ie les petits éditeurs. Le bilan du festival a également dû être bon pour eux ; il faut dire que les albums proposés cette année étaient encore une fois superbes. L’accessibilité et la bonne humeur des personnes sur ces stands joue pour beaucoup dans la bonne image que je garde de Quai des Bulles. De gros délires ainsi que des séquences émotions sont nés notamment sur les stands de Makaka Editions, Petit à Petit, Paquet ou encore Vraoum.
Benoît Preteseille chez Vraoum, Tony Sandoval chez Paquet
Les pauses déjeuner sont prétextes à la balade dans le St Malo intra-muros et au pétage de panse dans les nombreux restaurants qui s’y trouvent. Fidèles à la tradition, nous avons passé les trois midis chez Timothy, pâtissier/glacier de son état qui ne fait pas de mauvaise choses salés également. Fière d’avoir pu finir les deux desserts de vendredi et samedi, j’ai eu les yeux plus gros que le ventre le dimanche et me suis faite avoir par une coup de glace (enfin y’avait quand même des bouts de brownies et de gâteaux aux amandes hein, en plus des multiples boules de glaces, coulis de chocolat, chantilly…).
Quai des bulles c’est aussi bon pour les papilles que pour le moral.
(Et demain, place aux expos)
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Timothyyyyyyyyyyyyy !!!
?
Dis, tu viendras un de ces 4 au salon de Montreuil
attention, bave pas trop
/ Montreuil ça me tente carrément, je regarde d’un oeil pour cette année (y’a Blois juste avant, c’est chaud, mais faut voir)