Le plus intéressant en festival, à mon sens, ce sont les rencontres, les retrouvailles et les découvertes que l’on peut faire. Et Angoulême est assez riche en cela.
J’ai ainsi enfin pu rencontrer des gens que je côtoie sur forum depuis quelques mois et notamment des chroniqueurs de BDGest. Je trouve qu’il est important de se connaître de visu au bout d’un moment, l’image que l’on donne de soi au travers d’un forum étant vite biaisée (enfin, heureusement le pire moi c’est au téléphone). Enfin bon, bref, ça m’a fait plaisir de partager un repas et un logis avec des gens sympa et de pouvoir mettre des visages sur leurs noms.
La rencontre facile c’est aussi grâce à l’interview. Cette fois c’est Eric Herenguel (auteur de Krän et Lune d’Argent sur Providence) qui s’est prêté au jeu. Une fois encore je suis tombée sur quelqu’un d’une extrême gentillesse, ouvert, approchable, qui se livre facilement. Cette entrevue a été très intéressante et elle aurait pu ne pas se faire à cause de son emploi du temps, aussi je lui redis un grand merci pour son temps. En plus, il m’a filé une autre interview dans la foulée, d’un auteur que je ne connaissais pas et dont je ne connaissais les œuvres que de réputation. Une rencontre inattendue et encore une fois sympathique.
Je trouve ça vraiment enrichissant de rencontrer les hommes et femmes qui se cachent derrière les œuvres, car on se fait toujours une idée de leur personnalité d’après nos lectures. Et au final, j’ai toujours été agréablement surprise de leur gentillesse et extrême humanité dont ils font tous preuve. Peut être qu’un jour un auteur me fera descendre de mon nuage à coup de plomb dans les fesses, mais en attendant je trouve que les artistes ont une grande âme.
C’est aussi pendant le festival que j’ai pu découvrir ma première interview publiée dans la revue On a marché sur la bulle ! Une grande fierté pour moi, d’autant plus qu‘Emile Bravo et le maquettiste (ça a l’air important) en sont contents. Une première réussite qui j’espère sera suivie par bien d’autres (et pourquoi pas être payée pour aussi ? Haha, l’espoir, tout ça…). En rentrant je me suis empressée de poster un exemplaire de la revue à mon pôpa (ça doit le rassurer de voir que j’ai le chômage actif :p).
Enfin j’ai pu recroiser Luc Brunschwig, en coup de vent, mais ça fait toujours plaisir de revoir une tête connue au milieu de la foule.
Bon, passons aux rencontres au détour d’un stand, d’auteurs et d’éditeurs avenants, souriants, souvent drôles, à la notoriété relative, qui donnent toute leur saveur aux festivals. Nous sommes allés à Angoulême pour eux, sachant pertinemment que du côté des gros éditeurs nous aurions du mal à faire des rencontres.
Arrêt sur le stand de La Pastèque tout d’abord. J’ai emmené « La rue des autres » à faire dédicacer à Violaine Leroy. C’est une jeune femme souriante qui nous accueille et qui répond à mes questions. A côté d’elle, un personnage un peu bourru en apparence se mêle de la conversation. Il s’appelle Leif Tande et se plaint qu’il n’a pas assez de filles en dédicace. Nous commençons à discuter tous les quatre, puis à rire. Au final nous prenons une petite œuvre de Leif (Pando le Panda) qui nous fait une dédicace souvenir directement inspirée de notre conversation. Y’a pas à dire, ça rigole sec chez la Pastèque. Je me pencherai surement sur les autres œuvres de Leif, car j’ai comme l’impression qu’il a une inventivité très intéressante.
(point commun : l’oiseau, qui selon Violaine attire plus facilement les filles, parce que ça fait mignon. Leif a tenté de son côté…)
Passage devant la Boîte à Bulles. Ciel, Nicolas Wild est disponible ! Vite, vidage de porte-monnaie pour acheter (enfin) le premier tome de Kaboul Disco que je convoite depuis un certain temps. Ouf, à quelques centimes près nous n’avions plus assez à nous deux (nous pôvres étudiant et chômeuse, nous pas beaucoup argent). Depuis la sortie du premier tome il y a déjà un moment j’avais été intriguée par cette série. Un peu sceptique (et pauvre, rappelons le), j’avais laissé couler. C’était sans compter sur les amis ultra fans et les chroniques élogieuses. Bref, j’y suis vite revenue. Sans regret. Nicolas prenait toutes les personnes qui venaient en dédicace en photo. Bizarre, mais après tout, je fais pareil dans l’autre sens (enfin des fois j’oublie, mais lui je ne l’ai pas raté). Pendant qu’il dessinait on a eu une discussion fort sympathique (j’emploie beaucoup ce mot hein, mais y’a pas mieux), décontractée et souriante. Je n’en attendais pas moins de sa part et je suis repartie avec la conscience tranquille d’une rencontre réussie.
Balade tranquille dans les allées. Un petit renfoncement. Mais c’est 6 pieds sous terre ! Mais c’est James ! De James j’avais beaucoup aimé le petit livre « Un week end entre parenthèses ». Du coup je décide de prendre autres chose (à savoir : « Comme un lundi »). Et hop, dédicace-papote. Quel dommage que certains éditeurs aient été placés à part comme cela, surtout que chez cet éditeur on trouve de bonnes choses. On aurait pu repartir avec plus de bouquins que les deux qui sont finalement repartis avec nous. Une petite dédicace mignonette et un Winshluss de plus dans la poche plus tard (ce n’était pas le seul…), le tour continue.
Direction Diantre ! Éditions. Aujourd’hui il y a Marc Dubuisson, alias Unpied, qui dédicace « La nostalgie de Dieu » ou comment faire de la bonne BD humoristique avec un bonhomme bâton. Unpied je le connaissais déjà vaguement par Parano.be (wikipedia est votre ami), parce qu’il est un grand pote virtuel de Francis, qui lui est un de mes potes réels (vous suivez ?). Du coup on a parlé Francis, Parano, BD. A nous deux nous avons pris trois bouquins et obtenu trois dédicaces (mais une seule pour nous hein, vous allez vous imaginer des trucs encore…). Adorable le Marc. Vraiment gentil (même Gentil avec un grand G). On a bien rigolé. Du coup je vous invite à aller voir son blog (livre II), on y trouve des liens vers ses autres blogs aussi. Tous bien.
Chez Diantre ! C’est aussi les éditrices qui valent le détour. Fofolles, toujours en train de rire, de bouffer, bonnes vivantes quoi, au moins c’est un stand animé où il fait bon s’arrêter. Je suis contente que le prix Fnac-SNCF vienne de chez elles tiens, ça les récompense aussi.
Bientôt l’heure du départ (enfin, expo avant, puis départ), direction l’Association. Mathieu Sapin dédicace bientôt. Bon vendeur, le gugus nous fait repartir avec 5 bouquins de plus (vous avez peur hein ? Ils font 6€ les bouquins, on est pas des pigeons à ce point là quand même). Le Mathieu en question arrive en retard (tsss), mais on ne lui en veut pas, c’est midi après tout (aaaah). Personne d’autre que nous. Bon… Ben commençons par « Le Journal de la jungle 1 ». Hop, dessin en marche et papote également. Comme d’habitude : BD, parcours perso, choix perso et raisons, bla bla bla. Toujours personne derrière nous ? Bon, ben encore un alors. Et re-blablabla. Un mec vraiment sympa. Encore personne ? Ben une troisième alors. Ca fait encore plus de blabla et un mec encore plus sympa (ben ouais, on apprend à se connaître et tout). Une vraie bonne surprise, d’autant qu’on a commencé à le connaître la veille en lisant « Salade de fluits » et qu’on est devenus fans d’un coup. Bon, comme on n’a pas assez de mains pour porter les trucs qui sèchent, on s’arrête à trois dédicaces et on lui souhaite bien du courage pour la suite.
(dédicace sur Salade de Fluits, très concentré le Mathieu. si vous zyeutez derrière, vous verrez Matt Konture sous une touffe de cheveux)
Du coup, en repartant (après l’expo au baisemain qu’on aura mis trois plombes à trouver), on a la banane, la patate, la pêche. Moi encore plus je crois. Parce que quand je rencontre des gens comme eux, je me sens à ma place bizarrement. Leurs valeurs sont les miennes, leur perception de l’art et même de la vie aussi. Je me sens à l’aise parmi eux et ça fait du bien.
Bon, fini Angoulême, encore un an avant le prochain. Place aux autres festivals en attendant. Ce week end c’est Chalonnes sur Loire, pas loin de la maison. Avec interview d’une idole de mon enfance : De Gieter, auteur de Papyrus. Sans oublier de lire toutes nos trouvailles et de travailler les interviews d’Angoulême, histoire de faire durer le plaisir un peu plus…
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Tu vas finir par me donner envie d’y aller
(bon, mon grand regret est de ne toujours pas avoir pu rencontrer Unpied, garce)
Ca avait l’air sympa, du côté des petits éditeurs
A ce week-end !