Archives

Angoulême (3) : Palmarès, avis personnel

Il était convenu que le Fauve d’Or, le prix de l’album de l’année, allait se jouer entre deux albums :

  • Spirou : Le Journal d’un ingénu d’Emile Bravo, un album tout public, hors-série racontant la jeunesse du héros et les véritables origines de la seconde guerre mondiale.
  • Pinocchio de Winshluss, détournement quelque peu trash du célèbre conte et d’autres encore, au style unique et couleurs flamboyantes.

Le Spirou avait déjà reçu de nombreux titres tout au long de l’année et du coup la balande penchait vers la reconnaissance d’un jeune album (sorti en fin d’année 2008). Et… Bingo ! C’est dans la voiture, sur le chemin du retour, que nous avons appris que Pinocchio avait gagné.

Cet album est relativement indescriptible. Véritable satyre de société, bourré de référence, graphiquement sublime, c’est un ovni au milieu de la production actuelle. Il faut adhérer au côté « cru », voire gore, de l’oeuvre, mais si cela ne vous dérange pas, nul doute que vous trouverez votre compte dans sa lecture.

Les « Essentiels » accompagnent le Fauve d’Or. Puisque Spirou : Le Journal d’un ingénu n’a pas été élu meilleur album, c’est sans surprise qu’on le retrouve dans ces essentiels. Emile Bravo a eu la bonne idée de ne pas faire vivre une énième aventure au héros adulte, mais de revenir sur ses origines en tentant d’expliquer certaines choses, comme sa tenue de groom par exemple. Un bel album, pour tous.

Le dernier Davodeau, Lulu femme nue, a lui aussi trouvé sa place parmi les meilleurs albums de l’année. Cette histoire d’une femme de 40 ans qui plaque tout du jour au lendemain touche un large public. L’auteur maîtrise les sentiments et la beauté de la vie, ses histoires nous transportent littéralement.

Un album qui est passé plus inaperçu que ces deux premiers, c’est Martha Jane Cannary, une bonne surprise de la sélection. Ce premier tome raconte l’enfance et l’adolescence de la célèbre femme, en mettant de côté l’aspect héroïque de sa vie pour se concentrer sur la femme qu’elle était, avec ses doutes, ses espoirs, ses peurs. Touchant, beau, cette biographie en BD est une petite perle du 9è art, qui nous rend humaine une femme que l’on connaît finalement peu.

Tamara Drewe. Difficile de passer à côté de ce raz de marée venu d’outre manche. Ce bouquin relate l’histoire tranquille d’une pension d’écrivains qui va se voir perturbée par l’arrivée d’une femme fatale : Tamara. Chronique sociale un peu amère, ce livre est construit de façon très originale : mi-BD, mi-roman, il est difficile de le classer dans un genre particulier. Les couleurs bleues et roses sont magnifiques.

Le Petit Christian s’est invité dans la sélection . Une surprise que de voir ce tome 2 parmi les meilleurs albums. Certes, le premier tome avait reçu un accueil impressionnant, mais celui-ci n’avait pas acquis de réputation particulière, ni même été l’objet de grosses vente. Enfin, son auteur, Blutch, est le Grand Prix 2010. Et il faut avouer qu’il a un sacré coup de crayon.



Dédidément, 2009 apporte son lot de surprise. Mon Gras et moi de Gally, édité chez un petit éditeur (Diantre !) est élu par le public prix Fnac/SNCF. Peut être que cette oeuvre parlant des soucis relatifs au poids, notamment psychologiques, a su toucher un large public pas uniquement constitué d’amateurs de bandes dessinées.

Voilà pour quelques prix, mais il y en a eu beaucoup d’autres. Pour une liste complète, vous pouvez aller voir sur ce site.

A bientôt pour le détail de mes découvertes et rencontres marquantes !

Vous aimez cet article ? N'hésitez pas à le partager.

    Reader Feedback

    3 Responses to “Angoulême (3) : Palmarès, avis personnel”

    1. Panthère says:

      Pour Gally et son gras, je la suivais depuis un moment déjà via son blog, et c’est vrai que ses petites bulles sont de vraies perles, bourrées d’humour et/ou de cynisme.
      Les autres, je ne connais pas. Je crois que tu avais déjà parlé de Pinnochio, ça donne vraiment envie de le lire, pour le coup :)

    2. Belgarion says:

      Pinocchio avec 1 n et 2 c rahlahlah, ils ont quoi tous ces gens à l’écrire de travers ?

      Oui le Pinocchio est très bon et mérite franchement d’être lu, et il vaut aussi son prix que certains trouvent trop élevé.

    3. Panthère says:

      Euh Belgarion, pas taper, et tu me crois si je te dis qu’en plus, j’avais vérifié l’orthographe sur la couverture en haut de l’article histoire de pas faire de faute ? Le poisson, sur la question de mémoire, je le bats : lui, si c’est trois secondes, moi c’est le néant ! :$

    Leave a Reply

    *