Histoire
Constat effarant au ministère : le Japon, en cas de rupture des liens commerciaux avec l’étranger, serait condamné à une famine certaine. Comme le nombre d’agriculteurs ne fait que diminuer, le jeune Shuntaro Natsume est nommé en pleine campagne pour pousser les jeunes d’un lycée agricole à se tourner vers les métiers de la terre.
Le jeune fonctionnaire, promu prof, est enthousiaste mais découvre très vite que sa mission est empoisonnée et qu’elle est vouée à un échec presque certain. Surtout que lui même ne connaît rien aux métiers de la terre. Heureusement, certaines rencontres l’amèneront à vite cerner le sujet. Shuntaro Natsume, plein d’espoir, d’énergie et d’amour pour sa nouvelle région d’adoption, va tout faire pour redonner le sourire et la foi en l’avenir à tous les habitants, jeunes et vieux, qui ne croient plus à au futur de l’agriculture.
Avis
Le dessin et le format sont typiques d’un manga classique. Néanmoins, les paysages sont très joliement détaillés et les personnages facilement distinguables et sympathiques. Les auteurs arrivent à nous faire aimer des personnages très humains. Leurs difficultés et leur enthousiasme nous touchent, on a envie de les voir s’en sortir, les uns comme les autres.
« Les Fils de la terre » est une aventure humaine, mais aussi économique, qui nous pousse à nous poser des questions sur ce qu’un individu seul peut faire pour changer les choses et également la conséquence des politiques économiques sur la vie au quotidien de milliers de personnes.
Un manga fabuleux, à découvrir sur plusieurs niveaux de lecture. Une oeuvre qui redonne foi en la qualité des mangas et qui prouve que Taniguchi n’est pas le seul à pouvoir nous faire rêver en format japonais.
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Je ne connaissais pas ce manga, ni cet auteur. Je pense que je vais y remédier. Merci pour cette découverte ! ^^
Mais de rien ! C’est une série qui vaut le détour, qu’on connaisse/apprécie les manga ou non. Du très très bon.
Je n’avais pas dépassé le premier tome. En me forçant. Ce qui m’a le plus rebuté c’est la personnalité du héros, naïf, tout gentil, presqu’un héros de shonen ; et le côté assez manichéen de l’histoire. Ca tombe très rapidement dans la caricature, ça verse un peu dans le mélodramatique. Tout ce que je n’ai pas aimé.
Je crois que la palme du ridicule revient à l’une des dernières scènes du premier tome, lorsque le p’tit gars nous fait sa démonstration de force devant ses étudiants ébahis (ou alors, le coup du rugby aussi, si j’ai de bons souvenirs).
Pourtant je m’y étais intéressé, et le sujet me tentait. Mais la manière dont c’est présenté ne m’a pas convenu.
Ah je ne connaissais pas, mais les dessins ont l’air très beaux !